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Rentrée studieuse à l’UMP, qui réunit ses équipes et ses élus à Port-Marly, dans les Yvelines.
Aujourd’hui, c’est le « Campus » des jeunes du Mouvement Populaire qui commence, autour de tables rondes, d’ateliers et de débats. L’ambiance est au travail et à la réflexion.
Elle l’était également hier, lors du séminaire consacré aux valeurs des Français. Autour d’universitaires, le bureau politique et les secrétaires départementaux du Mouvement ont débattu des valeurs, de celles qu’il nous revient de défendre, de celles dont l’historien que nous écoutions expliquait qu’elles sont la « vocation » de la droite républicaine et du centre. Le sens de l’État, l’exigence de la prospérité nationale, la défense des traditions et des mœurs sont l’ADN de la droite républicaine, commun à ses trois principales familles : la tradition gaulliste, les centristes et les libéraux.
L’UMP réunit depuis maintenant huit ans cette diversité de familles et de traditions, et elle a accueilli des personnalités et des sensibilités différentes, au fur et à mesure que notre mouvement s’est saisi d’enjeux nouveaux.
Je pense avant tout à l’environnement, mais il en existe d’autres, qui ont conduit l’UMP à s’ouvrir à des familles progressistes pour inventer son propre « pluralisme », celui qui anime Port-Marly depuis hier. Le Mouvement Populaire a huit ans. C’est une formation jeune, qui s’invente petit à petit un destin. Le socle en est solide : il s’agit donc de nos valeurs, de celles qui commandent notre action et qui nous distinguent de nos opposants de gauche, qui ne sont plus aujourd’hui qu’une force d’indignation.
Si notre majorité gagne les élections nationales, c’est parce que notre réalisme est crédible, parce que nous sommes jugés responsables, capables de prendre des risques, et capables d’assumer des mesures parfois impopulaires. Et c’est aussi parce que nous sommes jugés dignes de défendre la justice et l’équité.
Il va nous falloir tenir fermement à nos valeurs, à ce que les citoyens attendent de nous. Notre action politique, celle de l’UMP comme celle du gouvernement, s’efforce de concilier deux aspirations : l’encouragement de l’effort et des initiatives individuelles, et l’exigence de justice sociale et d’équité. La vérité est notre affaire. Qu’elle soit dure à entendre ou que la franchise soit risquée ne doit rien y changer, y compris lorsque nous rencontrons des difficultés ou lorsque nous nous trompons (ce qui nous arrive). Nous tenons à la vérité, nous tenons à la responsabilité et nous tenons à la justice. Ce sont trois valeurs qui sont à la fois dotées d’une charge affective puissante, d’une dimension universelle et « transcendante », qui sont accessibles et capables d’orienter une action politique. Elles seront au principe des futures campagnes électorales et du contrat que notre candidat devra passer avec les citoyens lors des élections de 2012.
D’ici-là, notre réflexion va se poursuivre de la manière la plus populaire qui soit, à travers une série de consultations de débats à différentes échelles, que nous organiserons dans tout le pays, dès le mois de novembre. Notre action gouvernementale va se poursuivre, elle aussi, sans perdre de vue le cap des réformes nécessaires qui est notre mandat depuis 2007.







