Jeudi 28 janvier 2010 à 09:53
Le Parti socialiste soutient la candidature de Georges Frêche aux élections régionales.
C’est un soutien objectif et déguisé : Frêche est écarté de son parti, mais aucune liste socialiste n’est opposée à celle qu’il conduit.
Pendant que le Parti socialiste s’en prend au Gouvernement ou qu’il dénonce le caractère « nauséabond » des travaux de la commission parlementaire sur le voile intégral, Frêche poursuit sa campagne répugnante : il y avait trop de « blacks » dans l’équipe de France de football, les harkis sont des « sous-hommes » et c’est désormais Laurent Fabius qui « a une tronche pas catholique ».
Je veux bien croire que de conserver une région n’ait pas de prix pour les socialistes, mais celui du racisme et de l’antisémitisme me paraît bien trop élevé.
Mercredi 27 janvier 2010 à 16:18

La place des femmes dans les conseils d’administration est aujourd’hui au menu du déjeuner des États généraux de la femme. C’est le magazine Elle qui est à l’origine de cette initiative. Quarante ans après avoir lancé les premiers États généraux, Elle a lancé une nouvelle édition pour réfléchir aux problèmes des femmes d’aujourd’hui. Je ne peux que saluer cette initiative.
Le sujet au menu de ce mercredi n’est pas anodin : on compte en effet à peine 7 % de femmes siégeant dans les conseils d’administration des grandes entreprises ! Les autres pays ne font pas forcément mieux que nous. Ainsi, aux États-Unis, les femmes sont certes 45 % parmi les cadres, mais seulement 5 % à avoir accédé au statut de cadre dirigeant. Pis, les femmes n’occupent que 2 % des postes de PDG dans les 500 premières entreprises mondiales.
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Mardi 26 janvier 2010 à 18:04

© Huebi – Fotolia.com
Haïti dévastée enterre ses morts et s’apprête à se relever, pour se reconstruire.
En deux semaines, l’île a connu le pire d’une humanité soudain privée de tout et laissée à elle-même, puis le meilleur du secours immédiat et de la solidarité internationale.
Les Haïtiens se sont porté secours entre eux, les Dominicains ont aidé leurs voisins, les États-unis, le Canada et l’Union européenne ont essayé d’acheminer au mieux une aide massive. Le meilleur n’est pas à la hauteur du désastre qui ne pourra être effacé en une semaine. Chacun sait qu’il faudra des dizaines d’années pour y remédier et que le deuil est immense ; quant au pire, il n’est pas absolu : les Haïtiens se redressent, la barbarie ne l’a pas emporté.
Ils mettent en œuvre ce que Dany Laferrière désigne comme une incroyable « énergie », dans un témoignage impressionnant que Le Monde a publié la semaine dernière. Laferrière était sur l’île lors du séisme : il est retourné au Canada, où il vit, pour témoigner, pour dire le courage et la dignité du peuple haïtien, et pour dire l’ampleur de la reconstruction.
Mardi 12 janvier 2010 à 15:18

Ce matin, j’étais au Ministère de la culture et de la communication pour recevoir, aux côtés de Frédéric Mitterrand, les conclusions de la mission confiée à Marc Tessier sur la numérisation du patrimoine écrit.
Initialement comprise par de nombreux observateurs comme étant la réponse du Gouvernement à Google, qui avait entamé des discussions avec la BNF, le rapport va, heureusement, beaucoup plus loin. Il rappelle qu’un partenariat, c’est un échange, et que la France, et particulièrement ses grandes institutions publiques comme la BNF, ont non seulement un patrimoine à valoriser, mais également une expertise en matière de numérisation comme d’indexation.
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Mardi 12 janvier 2010 à 10:42

Photo libre de droit
Avec Marc-Philippe Daubresse, qui est comme moi Secrétaire général adjoint de l’UMP, j’ai été chargée de rédiger la contribution que le Mouvement Populaire soumet à la « mission d’information sur la pratique du port du voile intégral ». Le sujet me tient à cœur, je l’avais déjà traité l’an dernier dans mon livre « Tu viens ? »
Je suis favorable à l’interdiction du voile intégral. Il me paraît important que la République dans son ensemble, de manière unanime, puisse adresser une fin de non-recevoir à cette dissimulation des femmes qui reste pour moi, quoi qu’on en dise, une marque d’oppression.
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Vendredi 8 janvier 2010 à 19:02

Le colloque « Nouveau monde, nouveau capitalisme » vient de s’achever.
Introduite par le Président de la République et conclue par le Premier ministre, cette rencontre a réuni des gouvernants, des universitaires et de jeunes chercheurs du monde entier, venus débattre à Paris des transformations du capitalisme et de la manière dont la crise transforme aujourd’hui notre vision du monde et transforme le monde lui-même.
Au milieu de plusieurs économistes (dont les prix Nobel Amartya Sen et Joseph Stiglitz) et de ministres étrangers et français, j’ai pris la parole ce matin pour évoquer la manière dont la crise changeait notre vision du monde. J’ai pu dire à mon tour, avec d’autres, qu’il était important de saisir la crise comme une occasion : celle de ne plus répéter les mêmes erreurs ; celle, encore et surtout, de progresser réellement, efficacement, dans la création d’institutions de régulation internationale qui soient légitimes et représentatives, et qui soient efficaces.
Notre situation aujourd’hui est bien sûr paradoxale, puisque nos économies sont toutes interdépendantes mais que nos institutions politiques ne le sont pas. Ce paradoxe a été mis en lumière et mis en défaut par la crise. De sorte que le monde ne sortira véritablement de la crise que lorsqu’il sera doté d’institutions communes. Faute de cette initiative réellement « cosmopolitique », qui prendra du temps, nous ne progresserons plus.
En marge du colloque, j’ai eu l’occasion de discuter longuement de ces questions avec Joseph Stiglitz, qui m’expliquait combien les États-Unis, quoi que puisse souhaiter le Président Obama, auront du mal à prendre de telles initiatives institutionnelles. Le Congrès américain, de plus en plus hostile à Obama, n’est guère ouvert à la régulation financière et commerciale, pas plus qu’il n’est majoritairement disposé à prévenir les bulles financières ou les folies spéculatives qui nous ont pourtant conduits là où nous sommes aujourd’hui. Là d’où, selon J. Stiglitz, nous sommes bien loin d’être sortis. Du coup, m’expliquait-il, l’Europe et les pays émergents sont appelés à prendre cette initiative. La donne internationale change, c’est indéniable. L’Europe doit continuer d’agir.
Jeudi 7 janvier 2010 à 10:20

Photo : Assemblée nationale
Philippe Séguin nous a quittés cette nuit. Mes pensées vont à ses proches, à sa femme et à ses enfants. Sa disparition est une perte immense pour ma famille politique comme pour le pays tout entier, qui perd avec lui un homme d’État dont l’intelligence et la culture n’ont eu d’égale que la force et la droiture. Un homme d’honneur, dont la voix si profonde portait dans une langue très belle, un extraordinaire amour de la France.
J’avais eu la chance de faire sa connaissance, au début des années quatre-vingt dix, grâce à mon grand-père, lui-même gaulliste.
Philippe Séguin a mené des combats sans concession ; vous vous souvenez peut-être de la tenue si inhabituelle du grand débat qui l’avait opposé à François Mitterrand, lors de la campagne qu’il menait contre le traité de Maastricht, de ses interventions à l’Assemblée nationale qu’il présidait, ou bien encore de ses grandes diatribes républicaines.
Philippe Séguin était pupille de la Nation, d’une Nation qu’il aimait sans retenue, avec cet attachement fidèle qui le caractérisait, et qu’il servait hier encore à la Cour des Comptes.
Hier, à midi, lors des vœux aux services du Premier Ministre, je l’ai croisé ; il m’a semblé heureux, déterminé devant les divers chantiers où il s’apprêtait à engager la Cour, notamment sur le terrain bancaire. Nous venons de perdre un ami, un grand homme.
Mercredi 6 janvier 2010 à 19:43

L’année 2010 démarre en trombe, à Longjumeau comme à Paris : la campagne des élections régionales précipite les premiers jours de janvier et je devine que les semaines à venir suivront au même rythme.
Je poursuivrai mon travail au secrétariat d’État, avec de nombreux chantiers très importants, notamment celui du grand investissement public issu de l’emprunt.
Je vous retrouverai ici, aussi, pour poursuivre des échanges qui me tiennent à cœur. Je forme pour vous tous le plus beau vœu qui soit : je vous souhaite une très heureuse année 2010. Une année de découvertes, de surprises, d’aventures, de plaisir : une année de bonheur.
Mercredi 6 janvier 2010 à 17:20

Le 9 décembre dernier, avec plus de 300 élus et usagers des lignes C et D du RER, nous avons manifesté devant le siège du STIF (Syndicat des Transports d’Île-de-France), pour nous opposer au projet d’aménagement des lignes C et D du RER particulièrement injuste pour les habitants de la grande couronne.
Jean-Paul Huchon avait tenté de nous faire avaler l’affaire en soumettant en même temps au vote des élus en juillet un programme d’investissements, nécessaires et attendus de longue date, et une nouvelle organisation du trafic, visant notamment à rendre omnibus les RER sur la petite couronne. Résultat : un temps de trajet rallongé de 10 minutes dans chaque sens pour les usagers essonniens. Ceux-ci subissent déjà les temps et les coûts de transport parmi les plus élevés, et on envisageait d’aggraver encore leur situation !
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