Au moment de ma prise de fonction, en janvier dernier, au secrétariat d’État à la Prospective et au Développement de l’économie numérique, j’ai accru mon usage d’Internet, notamment en m’initiant aux réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Heureux hasard, pure coïncidence…
Non, simplement une question de tempérament, un penchant naturel pour l’empirisme qui me pousse, chaque fois que possible, à avoir recours à l’expérience pour guider mon action politique. Approche que j’ai déjà adoptée avec l’écologie et que je prolonge aujourd’hui jusque dans la gestion de Longjumeau, où je m’emploie à mettre en pratique localement les principes du Grenelle de l’environnement.
Mais revenons à Internet, car l’ouverture de mon blog est l’occasion de dresser le premier bilan de ces 8 mois d’utilisation assidue des outils du Web 2.0.
J’ai, avant tout, découvert, un lien direct avec vous, une relation humaine toute nouvelle totalement interactive, immédiate, libre, sans affectation, et en perpétuelle évolution. J’y ai vu d’emblée une autre façon d’être en prise avec le terrain.
Depuis mes premiers pas sur Facebook et Twitter, je me sens dans la peau d’un pionnier propulsé dans un espace sans limite, qui se réinventerait sans cesse, une forme de « work in progress » dont le carburant serait l’intelligence collective. C’est à la fois vertigineux et exaltant.
Côté exploration, je n’en suis encore qu’aux tâtonnements et pourtant au fur à mesure de mon apprentissage, je prends conscience de la puissance de ces objets. Plus je pratique, plus je réalise à quel point il appartient à chaque utilisateur d’imaginer les usages qui lui conviennent, comme si par capillarité chaque usage en appelait un autre.
A la manière d’un jeu vidéo, j’accède à différents niveaux, ouvrant chaque fois sur une dimension nouvelle. A ce stade de mon parcours, je suis déjà saisie par la valeur ajoutée que représentent les réseaux sociaux dans le cadre de mon activité :
Au-delà de tous ces enseignements, la grande leçon que je tire de ma connaissance du réseau, c’est qu’on ne peut l’investir à moitié. Il faut en accepter la part d’inconnu comme le caractère incontrôlable.
Or, cette règle du « sans filtre » consubstantielle de la spontanéité, de l’instantanéité d’Internet, bref de toutes ces vertus que je viens juste de louer, constituent également une mise en danger. Une brèche qui expose aux fausses rumeurs et aux provocations des trolls**. Sans doute, la vieille histoire de la médaille et de son revers.
Au final, le côté obscur de la toile ne saurait me priver de sa fréquentation et je reste plus que jamais persuadée de la nécessité d’être praticien d’Internet pour comprendre l’ampleur de la révolution numérique. C’est donc en internaute avertie que j’y poursuis ma route.
* Hashtag : mot clé utilisé sur Twitter pour regrouper les messages autour d’un même thème.
** Troll : désigne un provocateur sur le net

mlb9146
26 octobre 2009, 18:00Allez, je vais me lâcher sur un petit commentaire … et parier sur l’interactivité, l’échange !
Après avoir lu ce week-end, le texte de l’appel à projets sur le Haut-Débit Rural, le dossier sur la « Montée en Débit » de l’ARCEP …, tout en gardant à l’esprit le contenu de la circulaire FILLON pour » l’établissement de Schémas de Cohérence Territoriaux d’ici fin 2009″ et le débat à venir autour de la Loi PINTAT, considérant les calendriers respectifs des 2 textes … (23/11 pour la consultation ARCEP, 30/1/2010 pour l’appel à projets …) … je me demande quel sera le contenu des projets retenus … et si il n’est pas déjà trop tard pour certains territoires ?
Car, sans faire dans le « troll » , il doit bien y avoir des régions, bonnes élèves ou avisées, qui ont anticipé le sujet et travaillent d’ores et déjà sur des dossiers bétons, des régions ou inter-régions où la cohérence territoriale n’est pas un vain mot ou un challenge à réaliser, des régions ou inter-régions où les clivages politiques sont dépassés … NON ?!
Au fait, si vous étiez en place de répondre, vous iriez dans quel sens, pour avoir une chance de voir votre projet retenu … Le(très) haut débit rural, c’est quoi pour vous et vos deux collègues Michel Mercier et Bruno Le Maire ?
PS: ce commentaire sera mis en ligne sur mon blog … ainsi que les éventuelles réponses !
Christophe D.
26 octobre 2009, 19:43Soyons précis : ce blog, tout comme vos comptes Twitter et Facebook, semble surtout servir de « caisse de résonance » (= un outil de communication, je traduis) pour votre secrétariat d’État, non ? Et même qu’à mon avis, à plus ou moins court terme, en cas de besoin, il ne vous servira pas qu’à récolter des candidatures pour des appels à projets…
À partir du moment où ce blog vous sert à parler boulot, avec les postes que vous occupez, la réserve, l’entourage et les responsabilités qui vont avec, il devient de fait un outil de communication politique. Il serait bien naïf pour vos lecteurs considérer vos pages 2.0 comme de petits espaces personnels sur lesquels vous pouvez écrire ce que vous voulez, pour votre plaisir ou pour la découverte. Forcément les genres se mélanges, on ne sait plus trop où se situe la frontière entre le off et l’officiel ; entre le spontané et le stratégique ; entre le « je » qui veut dire « nous » et le « nous » qui veut dire « je » ; et même entre ce qui est écrit par vous et ce qui est soufflé par vos conseillers. Finalement, pour vous, le curseur est assez facile à glisser dans un sens ou dans l’autre, au grès des besoins, ce qui doit être bien pratique.
Pourtant, ce brouillage des codes de la communication traditionnelle semble fonctionner à merveille. Comme les commentateurs qui m’ont précédé sur ce blog, je me surprends même à vous interpeler comme si vous alliez vraiment me répondre ! Car finalement, c’est aussi une nouvelle expérience pour nous, les lecteurs « 2.0 » : discuter avec une personnalité de haut niveau dont on sait déjà qu’elle ne nous répondra pas — peut être n’a t-elle tout simplement même pas le temps de nous lire.
Bonne chance tout de même ;-)
mlb9146
26 octobre 2009, 20:11Certes Christophe, mais des fois …ça marche pour certains ! Naïf ou Candide inclus … même s’ils ont la petite lumière dans le coin du cerveau pour relativiser !
Faut juste rester du bon côté de la « border line » .
;-)
Desirade
26 octobre 2009, 22:23J’ai bien du mal à vous lire comme un ministre.
Plutôt envie de chanter « Elle est des nôtres » ou « For she’s a jolly good fellow. »
Il est clair que vous nous avez fait voir du pays.
Nous en attendons je pense encore plus de vous.
Voilà. Je ne bois que de l’eau mais je lève mon verre à votre santé.
Good blog.
(^(o)^)~
CV webmaster
27 octobre 2009, 15:11Bonjour,
Pour moi, Web 2.0 ou blog, enfin machin où les internautes peuvent laisser des commentaires (vous l’appellerez sous le nom à la mode que vous voulez), a surtout un intérêt quand les commentaires servent à l’initiation d’un dialogue (2.0) et non à des monologues croisés (1.0 + 1.0) où jamais l’auteur initial ne répond…
Vous voyez venir ma question : avez-vous prévu de consacrer du temps à répondre aux questions des internautes dans les commentaires de votre blog ?
Cordialement.
Coltrane
27 octobre 2009, 15:15@CV w : Comuniqué officieux : ce n’est pas au goût du jour…
Coltrane
27 octobre 2009, 15:16« @jflegat Non j utilise les deux, hellotxt et tweetdeck, selon que je modifie en même temps mon statut Facebook ou pas. » -> selon si c’est moi mon attaché de presse ,ou la personne que
jele ministére emploie…Fran
27 octobre 2009, 16:41Comme d’autres, je pense que si votre blog se résume pour nous à lire votre prose ( sympa mais linéaire dans le sens où c’est de la prose made in UMP qu’on connait déjà), on va vite se lasser.
Le Web 2.0 c’est l’échange, là perso j’échange rien avec vous.
Bonne continuation
Joseph
28 octobre 2009, 13:35Ce billet est très mal écrit. Le style est alambiqué, on se perd dans les méandres de votre pensée. Utilisez plutôt des phrases simples avant de vous lancer dans des phrases complexes. Sur le fond, la vacuité le dispute au néant : Twitter, Facebook, Twitter, Facebook… Quant à l’usage de la première personne du singulier, il ne faudrait pas en abuser, on pourrait croire que vous êtes narcissique.
Prenez quelques leçons du côté du Sénateur Lambert (qui a véritablement compris Internet) avant de vouloir donner des cours. Et changez de conseiller en com’.
Nicolas Patte
28 octobre 2009, 13:53« une relation humaine toute nouvelle totalement interactive, immédiate, libre, sans affectation, et en perpétuelle évolution » [...] « un espace sans limite, qui se réinventerait sans cesse, une forme de « work in progress » dont le carburant serait l’intelligence collective » [...] « ma connaissance du réseau, c’est qu’on ne peut l’investir à moitié. » [...] « de la nécessité d’être praticien d’Internet pour comprendre l’ampleur de la révolution numérique. »
Nous ne sommes que 34 millions à pouvoir te comprendre ;-)
http://www.leparisien.fr/societe/34-millions-de-francais-sont-des-internautes-28-10-2009-690641.php
Joelrol
28 octobre 2009, 17:51Et ben dis donc, ça vole pas haut !! Pourquoi ne pas faire un peu confiance à la seule personne politique qui intervient selon les règles numériques ? moi, je trouve qu’entre ce que je lis et ce que j’entends, c’est la même personne…. je pense que comme toute nouveauté politique, il faut commencer par faire confiance et si on nous ment, il suffit de sanctionner aux urnes.
Et puis quel intérêt de venir sur le blog d’une personne pour la flinguer ?
Perso, je continuerai à venir (même si un peu plus d’interactivité serait bien de mise).
PS : je n’ai pas de carte UMP… bien au contraire. Mais j’aime bien les gens qui utilisent le même discours et les mêmes outils que moi pour causer et qui respectent leur lecteur. Lisez les blogs des autres politiques et vous verrez comment eux se fichent de nous.
Roddenberry
28 octobre 2009, 19:28Que pense la secrétaire d’état du web semantique, evolution du web telle qu’elle a été définie par tim Berners Lee. Apres les donnees statiques (documents,html) du web 1.0, les donnees dynamiques (videos, medias sociaux) du web 2.0, l’apparition des méta-données.
que pense-t’elle du retard et de la deconnexion des spheres mediatiques et politiques face aux mutations technologiques et scientifiques qui s’accélèrent en ce début du 21eme siècle
Jean-no
29 octobre 2009, 13:19@Christophe D. : Bien sûr, bien sûr. Mais…
Les polytechniciens sont souvent d’une bêtise confondante, comparés aux énarques, mines, normaliens,… Ce qui n’est pas une fatalité cependant, mais il me semble remarquer qu’ils n’ont jamais de mépris pour la technologie contrairement aux autres pour qui le clavier est un truc de secrétaire, l’écran un truc de secrétaire aussi et la souris… Qu’est-ce que vous appelez la souris au juste ?
Je peux raconter une histoire incroyable (1992) : le haut fonctionnaire qui dirigeait l’informatique de tout ce qui dépendait de la santé (y compris les hôpitaux) m’a un jour demandé un écran 17″ car il avait entendu dire que c’était le dernier cri. Je faisais mon service national dans l’assistance informatique du ministère.
J’ai amené le moniteur comme prévu mais impossible de trouver à le brancher : « où est l’ordinateur ? » – « l’ordinateur ? Il faut un ordinateur ? ». Là, c’était quelqu’un qui avait fait l’ENA.
Je fais au moins confiance à Nkm pour ne pas atteindre ce niveau (et elle n’a vraiment pas l’air bête pour une X).
Maintenant, son côté « ministre twitter » est effectivement un peu douteux non pas dans l’intention mais dans la réalité.
HipHopHype
7 novembre 2009, 10:06Et si nous parlions partage par le net du « Musée Imaginaire » de chacun d’entre nous avec « Tous », « Qui Il Veut », ou « Qui il Choisit »;
Cela (vous) permettrait peut-être une transition des NTIC à la Culture … non ?
Et pourquoi pas à l’Europe : le musée imaginaire de nombreux individus de la planète n’est il pas majoritairement constitué de représentations d’origine européenne … (pas sur, à voir).
Essayez de constituer votre « imagier muséal », ceux de vos amis … croisez-les, intersectionnez-les et vous vous rencontrerez peut-être aux carrefours qu’est l’Europe.
L’Europe un ensemble de carrefours culturels qui heureusement ne peut accepter le bon sens unique … même si parfois elle perd un peu de temps dans des giratoires à spirales, centrifuges ou centrip…, cela reste fractalement naturel et beau : God is in the detail(s?) disent les uns qui enluminent et peut-être de Gaulle, the Devil is in the detail(s) disent les autres et peut-être Churchill. Es Fatal !!! et f(r)atal avec un peu plus d’air.
Sortons de ces détails et E-maginons Ensemble ce partage sur les murs de nos I-machines & I-Trucks: ces camions de transfert d’informations. We Need You.
A suivre …
Bonne continuation
Marie-Micheline Dufour
7 février 2010, 03:47Merci pour cet article intéressant.
MARTINEZ
14 août 2010, 08:14SVP:Sans réponse ni résultat sur votre site « officiel », je voudrais pouvoir vous en dire plus ici.
Dans le cadre de « serious game », je voudrais développer (sur Paris, notamment) un événementiel que nous organisons déjà à Montpellier : Les MANAGERIALES (tournoi du jeu d’entreprise par équipes et en « live » pendant une journée entière, contrairement aux autres « games » qui sont individuels et/ou à distance et « replié sur soi »). J’avais déjà envoyé un message au gouvernement mais sans succès, car contrairement aux « idées reçues » dans le Grand Public, notre « game » n’est pas nécessairement vidéo et individualiste, bien qu’informatisé et très dynamique -et certainement plus instructif que la plupart-… Il ajoute une partie convivialité qui n’est pas toujours bien vue des « accros de la console »… mais bienvenue pourtant aux yeux de nos jeunes participants (étudiants et professionnels mêlés).