Dans ma circonscription, la ville de Longjumeau, au même titre que Montlhéry, Linas, ou encore la Ville-du-Bois, pâtit d’être traversée par la RN20. Il s’agit d’une vraie souffrance, car avec cette route où passent près de 60 000 véhicules par jour, les encombrements sont monnaie courante. Qui n’a pas déjà mis plus d’une heure pour aller d’Arpajon à Massy ? Qui n’est pas resté, moteur à l’arrêt, sur une route bloquée ?
Les causes sont bien identifiées. La RN20 n’a pas été repensée depuis plus de 40 ans. Elle n’est donc tout simplement pas adaptée au nombre de véhicules qui l’empruntent chaque jour. Elle est hachée par des feux tricolores inadaptés, et elle comporte toujours des zones dangereuses où les accidents restent beaucoup trop nombreux.
Dès 2005 je me suis battue pour que des solutions soient trouvées. A l’époque, j’avais rencontré le directeur de cabinet du ministre des Transport d’alors, Gilles de Robien, pour attirer son attention. Puis j’ai pris l’initiative des 1ères assises de la RN20, à Montlhéry en 2006, qui ont réuni les acteurs locaux concernés, les riverains, les élus et les associations.
Lorsque je suis entrée au Gouvernement en 2007, j’ai commandé un rapport à Bernard Laffargue pour réfléchir à une modernisation de la RN20. Dans ses conclusions, le rapport préconisait un réaménagement total de la RN20, de façon à la transformer en une 2×2 voies, avec une voie de chaque coté réservée au transport en commun. Avec, aussi, des pistes de « circulation douce » (vélos, piétons). Lors de sa présentation à la presse et aux élus, le 16 juin 2008, le projet avait été particulièrement bien accueilli par tous.
C’était il y a presque 3 ans ! Que s’est-il passé depuis ? Un syndicat mixte présidé par le Conseil Général de l’Essonne a été mis en place, avec l’ensemble des acteurs locaux. Il a pour mission de mener la concertation sur le projet : où doit-on placer les gares du futur transport en commun en site propre qui reliera Arpajon à Massy en une trentaine de minutes ? Et ses parking relais? Qui financera le projet ?
Vous imaginez bien que chacun défend son petit intérêt. C’est compréhensible. Seulement la conclusion de tout cela, c’est que le projet n’avance que très lentement et ce sont les riverains et les automobilistes qui en pâtissent tous les jours en attendant !
C’est pourquoi vendredi prochain, le 20 mai, jour où le syndicat mixte doit se réunir de nouveau, je serai présente au feu de La-Ville-du-Bois pour défendre toutes les personnes bloquées une fois encore dans les embouteillages de la RN20. D’ici là, n’hésitez pas à partager ici votre sentiment et à me faire part de vos idées d’action. Tout cela n’a que trop duré. Agissons ensemble sur le terrain pour faire avancer les choses.


Mena Francisco
18 mai 2011, 18:43Que d’années de lutte poltique pour voir la réalisation des idées. D’autant que le projet de la RN20 répond aux besoins des citoyens. De votre parole donnée, à l’action le pas a été franchi et confirmé dans le temps. Votre engagement politique à voir ce projet aboutir vous honore, Félicitations.
Lami
18 mai 2011, 21:33L’arlésienne…Il y a quelques années, j’etais des cadres territoriaux présents aux réunions devant préparer la requalification de la N20. Ces réunions se résumaient effectivement à des guerres de clochers entre élus…Tous étaient d’accord sur la nécessité d’agir, mais aucun consensus ne sortaient de toutes ces palabres. Entre les services de l’Etat qui faisaient véritablement figures de dinosaures, certains élus locaux (anciens) qui n’y croyaient plus ou ceux tirant la couverture à eux, j’assistais souvent médusé à ces échanges. Sans doute qu’aujourd’hui une dynamisue nouvelle peut voir le jour. Les principaux élus concernés ont récemment appelé au « travailler ensemble et dans l’intérêt de tous ». L’occasion leur est offerte de le démontrer dans LES FAITS. Il est à espérer que ces déclarations vont au-delà de faire barrage à certains empêcheurs de tourner en rond ;) Pour les motiverz tous, il suffit de prendre un instant pour imaginer la N20 transformée de Longjumeau à Linas en grands boulevards…Que de potentialités inexploitées ! Et tout près ?….Le Plateau de Saclay, le Val d’Orge, Europ’Essonne, Evry, Sénart…autant de territoires rivalisant de dynamisme et d’envies de conquêtes ! Si rien n’est fait pour la N20 dans les toutes prochaines années, c’est tout ce secteur qui sera laissé pour compte.
Renaud de Langlade
18 mai 2011, 22:50Merci beaucoup.
Mais le 91, à gauche, n’est-il pas otage des « pastèques » anti voiture et donc paralysant tout investissement routier, …. comme ailleurs aussi : Grenoble, etc …
N’est-il pas temps que la double Ministre prenne position pour le développement durable, fut-ce une route ! Ce sont les bouchons de voitures qui polluent pas les routes bien faites.
Je sais bien que ce n’est pas politiquement correct pour la Minsitre de l’Ecologie de faire une route. Mais c’est justement pour cette incorrection qu’on vous a aimée autrefois sur les OGM etc …
Sur un autre terrain, on ne parle que des frasques de D$K. Ne craignez vous pas que la fin de l’omerta sur le sujet ne fasse « sortir » celles d’un autre … petit empereur du sujet et dont vous, surtout vous, ne pouvez pas dire ignorer les pratiques.
Mais que faites vous dans cette équipe ? Comment pouvez-vous accepter ça ?
Où est passée la jeune députée qu’on a adorée, la jeune Ministre et encore celle plus expérimentée et « sure de ses valeurs » ?
Stéphane
19 mai 2011, 11:10J’aurais beaucoup à dire, notamment concernant l’étude réalisée mais il est très probablement l’heure, d’éviter de se noyer dans ces réflexions pouvant apparaître aussi nécessaires que stériles, en proposant une série de solutions simples :
1) Élargir la route en mangeant un peu sur des trottoirs de 3m de large laissés à l’abandon, ce qui pourrait permettre d’offrir une voie réservée aux transports en commun, reliant Massy à Arpajon. Celà pourrait permettre aussi une plus grande sécurité, car sur certains tronçons de route le moindre écart peut provoquer un accident.
2) Supprimer les feus, étant effectivement la cause principale des ralentissements.
3) Construire ponts ou tunnels pour les quelques voitures traversant la nationale dans le secteur Ville du bois – Montléry – Linas
4) Éviter les radars fixes à 50, où le réflexe est évidemment de piler, dans des zones où celà n’est pas forcément justifié.
Pour ce qui est des financements, n’y a t il pas des champs de compétences définis pour les collectivités ?…..
Danthez
20 mai 2011, 07:35Bien sûr un réaménagement de la N20 s’impose mais ne serait-il pas super sympa de ressusciter l’arpajonnais (en version « écolo » !) disparu vers 1937.
Ce serait un vrai grand projet capable de mobiliser toute l‘énergie positive des habitués de la N20.
Didier
20 mai 2011, 08:30Nous sommes aujourd’hui le 20 mai 2001 et des militants m’ont distribué votre tract concernant la RN20.
Comme toujours avec les politiciens, le constat est bon mais les conclusions sont incorrectes et polémiques :
Le problème ne vient pas du conflit entre le Conseil général et certains élus mais du désengagement de l’état pour ce qui concerne les routes nationales. Elles ne sont plus nationales puisque la nation se décharge sur les départements. Elles deviennent alors départementales et donc moins importantes/stratégiques, moins entretenues et en théorie moins empruntées que les routes nationales.
La solution pour assurer un trafic important n’est pas un bus de 50 personnes (fut-il en site propre) deux fois par heure comme le DM153 mais un train ou un métro de 1000 personnes. D’autant plus que le développement du Grand Paris demande d’atteindre le plateau de Palaiseau/Saclay et qu’un bus est incapable de pratiquer les routes en pente durant les épisodes neigeux qui sont de plus en plus fréquents.
La sécurité est aussi un sujet important mais jamais vraiment traité. Par exemple, M. Sarkosy a inauguré un radar près de Longjumeau (celui de la Ville du Bois) à un endroit sans danger alors qu’il continue d’y avoir des morts 500 mètres plus loin car les utilisateurs de transports en commun (bus) doivent traverser à pied la RN20 afin de rejoindre les entreprises situées là. Il aurait mieux valu ne pas acheter le radar mais construire une passerelle.
Christian (Montlherien)
20 mai 2011, 15:45Au secours, au secours et encore au secours….
Si une élue locale (ou ancienne élue) , qui plus est actuellement ministre du transport et de l’écologie (on ne peut rêver mieux au niveau du CV) n’arrive pas à faire définitivemment et rapidemment bouger les administrations et lancer ce projet de 2×2 voie en site propre alors je ne sais pas qui pourra le faire !
Bientôt (en 2014 mais à l’échelle du projet RN20, c’est demain !!), de nouveaux conseillers territoriaux seront élus et là, on repart à ZERO….Au secours! C’est vraiment désespérant et le terme projet prend tout son sens dans la mesure où rien ne s’est concrétisé depuis les premières réflexions…….qui datent de 20, 30 ou 40 ans !
Jean-Michel
27 mai 2011, 19:50Madame le Ministre,
Le problème de l’inertie sur ce dossier de la RN20 provient à mon avis qu’il n’existe pas de solutions bon marché. La solution passe par un investissement lourd que notre pays (quelques soit la clef de répartition entre l’état, la région ou le département) ne saurait se payer avant des années sauf recours au péage.
Solution 1 : réalisation d’une C6 sur les emprises déjà réservées. Transformation de la RN20 en boulevard urbain à 2 fois 1 voie + les 2 autres voies rétrocédés à un TCSP. Personnellement, j’aurais bien vu un tram par nostalgie de l’Arpajonnais.
Vu le coût de cette solution, la concession me semble obligatoire.
Solution 2 : principe de l’A86 à Fresnes, enfouissement d’une autoroute sous la RN20 actuelle et reprise de la solution 1 en surface. Le coût de cette solution imposera également une concession.
Solution 3 : à minima! Tenter de débarrasser la RN20 de trafic inutile. L’idée est de faire des mini-tunnels (comme sur la RN7) à Linas, Montlhéry et la Ville du Bois et de rétablir la communication entre les 2 bords de la RN20. En effet, avant la mise en place d’un rail en béton central pour des raisons de sécurité évidente, il était possible de traverser la RN20 (à ses risques et périls). Ce trafic de traversée se retrouve inutilement sur la RN20 pour aller chercher un pont. En conséquence, il faudrait rétablir des traversées entre Longpont et la Ville du Bois (entre le feu et le pont au Dames), un passage souterrain entre le centre commercial du Rouillon à Ballainvilliers et la route des chasses à Saulx, un passage souterrain entre Ballainvilliers et Saulx les Chartreux au niveau de Beaulieu. De plus, permettre un raccordement direct entre la RN20 et l’A10 dans le sens Montlhéry vers Massy sur des emprises déjà réservées à cet effet permettrait de symétriser l’échangeur et limiter les encombrements au carrefour des Champarts. Quand au SPTC, il pourrait reprendrait dans ces conditions une version adaptée du tracé de la C6.
Bien respectueusement.
Tissot Jean-Pierre
31 mai 2011, 17:43Chère Nathalie,
Que de polémiques concernant la RN 20. Cela fait 40 ans que cela dure!
Il existe enfin un projet où presque tout le monde peut arriver à un accord en mettant de côté les querelles de clocher.
Maintenant que NKM est arrivée au poste qui pourrait faire avancer plus vite le projet, je suppose qu’il manque certainement de l’argent pour démarrer des travaux.
Quel dommage que les fonds déjà prévus il y a quelques années aient disparus.
Il faudrait au moins commencer certains aménagements avant la fin de la législature. Y a t-il un espoir?
A partir de 2012 ( sauf peut être victoire de la majorité actuelle…..???) on risque de repartir pour une période d’attente indéterminée , de plus en plus difficile à supporter pour les riverains.
La RN20 devrait être déclaré cas de » Grande Cause Nationale », car unique en France.
( Plus de 60000 véhicules traversent quotidiennement plusieurs agglomérations).
Espérons qu’il n’y aura pas d’accident très grave pour faire bouger les choses, comme c’est malheureusement trop souvent le cas.
Bien amicalement.
Jean-Pierre.
Hervé
7 juin 2011, 23:15LA SOLUTION EST POURTANT SIMPLE !
Il suffit de prendre les bonnes solutions, celles qui ne coûtent rien, mais que personne n’ose mettre en œuvre, par exemple :
-limiter la vitesse à 50 km/h, pour espérer voir les voitures rouler à 70 ! Et la RN20 arrêterait peut-être de ressembler à à une piste de formule 1 (des véhicules roulent à plus de 100 km/k à mois de 2 mètres des habitations et des enfants qui vont à l’école.
-réglementer l’installation de certaines activités qui donnent une idée négative de la 20, les casses auto par exemple…(Pourquoi on ne trouve pas cette activité en centre ville ?)
-obliger les propriétaires de maisons en ruine à entretenir leur patrimoine (hé oui certaines maisons menacent de s’effondrer et sont juste protégées par des barrières) !
- Nettoyer les trottoirs, devant chez moi ça n’a pas été entretenu depuis plus de 6 mois, et pourtant je paye mes impôts locaux comme les autres…
-Recouvrir les tag qui prolifèrent et ruinent les efforts des riverains qui essayent d’entretenir les habitations.
Bref, on ne demande pas à ce que des millions soient dépensés si ce n’est pas possible, on voudrait juste être considérés comme n’importe quel habitant des centre-villes, avec sécurité, qualité de vie et entretien des abords.
PS : je suis un riverain de la 20, qui se sent vraiment abandonné par les élus et les pouvoirs publics.
Laurent clémenceau
13 juin 2011, 11:02Bonjour,
Que de paroles politiques depuis des années, la décision de réaliser les travaux pouvant fluidifier la nationale 20 aurait dû être prise depuis bien longtemps.
En effet, cet axe routier ne cesse de s’engorger d’année en année, sans que pour autant la région n’est réellement pris une décision.
Une réelle prise de position aurait été de devancer l’état pour l’étude de projet et le lancement des travaux tout en menant en parallèle une négociation avec celui-ci.
Bien entendu que cet axe ne distribue pas d’important centres de profits comme le plateau de Saclay, mais il côtoie des milliers d’Essonniens qui tous les jours subissent la pollution dégagée par les milliers de voitures et camions qui l’emprunte.
Par ailleurs, le fait de créer un boulevard Urbain est une bonne chose, mais la suppressions des feux s’impose, dans le cas contraire cela ne changera rien aux actuels engorgements.
La création d’un tunnel serait très certainement la solution la moins contraignante pour les usagés pendant les travaux et éviterait au riverains de continuer à subir le fameux cortège régulier de véhicules lors de sa mise en service.
Par cette construction, nos enfants auraient la possibilité de respirer un air meilleur dans les prochaines années.
Castelan
13 juin 2011, 11:42Je suis ravie de découvrir ce petit espace d’ échange et d’ expression.
J’ habite un village situé au pied de magnifiques coteaux encore préservés de la folie goudron-béton.
Pas pour longtemps hélas car ici on n’ aménage pas l’ existant, on ne réfléchit pas à des solutions les moins dommageables possibles pour l’ environnement.
Les responsables politiques ne consultent personne, pas les citoyens bien sur, ils n’ ont pas l’ habitude de partager le pouvoir mais pas non plus les spécialistes du développement, les professionnels sur le terrain.
Le trafic routier menace de s’ intensifier ?
C’ est pas un problème ici, on va nous faire une nouvelle route !
Au diable les terres agricoles fertiles, les producteurs de notre délicieux Jurançon les espèces protégées dans les zones humides …
Ici, vous êtes dans les Pyrénées Atlantiques.
On n’ a plus beaucoup d’ ours mais au conseil général, on a conservé de beaux spécimens de dinosaures .
Je termine en vous disant aussi que cette nouvelle route Pau-Oloron éventrera notre village et ça, ça n’ empêche aucun de nos responsables politiques de dormir .
Et puis, elle va quand même couter 400 millions d’ euros soit la moitié du budget annuel du conseil général, pour 25 km !
Et vous voulez qu’ on dorme avec tout ça !
fregeac
2 juillet 2011, 13:19Madame le Maire,
S’agissant de la RN20 votre action est certainement louable, mais à l’echelle de la commune que vous dirigez, nous aimerions, nous vos administrés qu’il y ait une réelle volonté de s’attaquer à la dangerosité des routes de la commune. Je voulais vous relancer sur le péril que nous risquons lors de la traversée des voies routières à Longjumeau. L’accident du 1er juillet 2011 (malheureusement : encore un) commis sur une pietonne rue F.Mitterrand (reclassification à effectuer) en est l’exemple type. Je pense qu’il pas nécessaire d’avoir un budget démesuré pour pouvoir s’attaquer à des modifications légéres permettant de résoudre le problème de la vitesse. C’est en créant des chicanes à toutes les entrée de la ville sur la partie nord de F.Mitterand, comme cela a été réalisé à l’entrée nord de la commune (uniquement) ou en généralisant les ralentisseurs que la vitesse au volant pourra être jugulée de façon permanente. La présence de la police occasionnellement n’est pas la solution, elle doit être dirigée sur d’autres tâches prioritaires.
En espérant que malgré votre agenda chargé de ministre de la république, cela n’occulte en rien la prise de décision pour les réalisations destinés au confort de vos administrés, d’autant que pour vos administrés , vous êtes avant tout notre Maire avant d’être un Ministre de la république.
Madame le Maire, veuillez agréer mes meilleures salutations,
nkm
23 juillet 2011, 11:15@Mena Francisco Merci !
@Lami Il y a effectivement urgence à agir.
@Stéphane Tout le problème est de trouver les financements pour ces infrastructures. Ils sont généralement partagés entre l’Etat et les collectivités. @Jean-Michel Je suis absolument contre une mise en concession de la RN 20. Vos idées sont intéressantes mais elles coûtent très chères.
@fregeac C’est un problème très sérieux. Voila longtemps que je souhaite bloquer l’entrée de la ville au plus de 3.5 tonnes, grâce à un portique qui ne laisserait passer que les poids lourds autorisés (véhicules des pompiers et ramassage des ordures). Or ces travaux relèvent de la compétence du département. Une première demande faite au président du conseil général en août 2008 a été refusée. A la suite de ce terrible accident, je lui ai réécrit. J’espère une réponse positive, mais je suis scandalisée qu’il faille attendre un drame pour que certains prennent conscience du danger.