Débat hier matin, à l’Université d’été du Medef, consacré aux images numériques. Nous étions réunis, avec des communicants, des universitaires, des industriels et des blogueurs, pour réfléchir au statut des nouvelles images, à leurs nouveaux usages numériques. Débat de société on ne peut plus actuel, sur la prolifération des images, leur fabrication ou leurs détournements, et la manière dont le citoyen fait face à cette abondance, chaque jour.
En regardant quelques images truquées, quelques fakes célèbres sur la toile, nous avons évoqué les inquiétudes légitimes que suscitent les nouvelles pratiques culturelles, notamment en matière d’information. L’image numérique inspire de la réticence ou de la crainte, parce qu’on la regarde comme un objet superficiel, facile à détourner, dont les sources sont souvent incertaines.
Les risques existent, oui, mais des réponses sont peu à peu données, une pédagogie des usages s’invente. J’ai insisté sur ce point, en évoquant notamment les chantiers en cours sur la protection des données, le droit à l’oubli ou bien encore la défense de l’anonymat, à laquelle je suis attachée.
C’était une manière de rappeler, aussi, que l’image numérique est sans doute bien moins superficielle ou éphémère qu’on le dit. Dans le numérique, ce qui est plat, c’est l’écran. L’image, elle, a une histoire, celle de ce qu’elle représente et celle, surtout de ses usages. C’est sa « profondeur ». Et nous avons tous besoin d’apprendre à la connaître, pour en faire bon usage.
GAYET
3 septembre 2010, 18:21Bonjour,
En effet l’utilisation des images et leur réutilisations, retouches posent problèmes (éthique, journalistique…), Ayant travaillé dans le milieu scolaire, il faudrait aussi inclure dans la réflexion les limites de l’usage de l’image et les droits s’appliquant aux respects des personnes. Il y a eu dans le Collège, en 2009, où j’étais contractuel un conflit entre les enseignants et une partie de la Direction suite à la diffusion sur le web d’images non autorisées d’un enseignant…
Un atelier de réflexion a été mis en place qui a débouché sur une conférence débat au collège durant le mois de juin 2009. Parmi les intervenants, une coach-psychothérapeute, un avocat, des gendarmes (DPDJ) et une personne ayant une société dans le domaine informatique.
Ce qu’il faut savoir sur les images qui se trouvent sur le web :
L’adresse IP de connexion publique (primo connexion) est « gravé informatiquement dans le marbre » cela signifie que des images « glanées » sur le web par des prédateurs peuvent se retrouver sur un serveur pédophile et du même coup la personne ayant mis en ligne l’image (primo connexion) se trouve involontairement parmi les suspects. Si des parents me lisent, il faut à tout prix sensibiliser leurs enfants à ne pas mettre en lignes de photos « aguichantes » et préjudiciable pour trouver son premier emploi, baby sitting….
Article à propos de la conférence débat : http://www.npinfo.fr/crbst_33.html
Article sur les dangers d’internet expliqués aux ados (même prestataire) :
http://www.npinfo.fr/dna-14juin.html
Article sur l’internet expliqué aux parents (même prestataire) :
http://www.npinfo.fr/dna-14septembre.html
Article sur HADOPI (même prestataire) :
http://www.npinfo.fr/crbst_39.html
GAYET
3 septembre 2010, 18:36Bonsoir,
En effet c’est de la valeur de l’éthique journalistique qui est en jeu mais je tiens à préciser qu’avec l’arrivée d’internet et de sa version 2.0 (participative) nous sommes tous des journalistes et sanctionné en tant que tel sur le web.
Il faut aussi réfléchir sur le droit à l’image et à pouvoir « retracer » la route d’une image car en effet seul l’adresse ip publique de la première publication est prise en compte. Admettons qu’une image d’une adolescente ou d’un adolescent soit récupéré par un prédateur et publiée sur un serveur pédophile celui qui aura mis en ligne la photo sera considéré comme suspect.
GAYET
3 septembre 2010, 18:38Glupp’s le deuxième commentaire c’est tout simplement que mon premier commentaire ne c’était pas affiché même après un vidage du cache. Merci NKM pour le système de bac à sable ou filtrage des commentaires.
Renaud de Langlade
3 septembre 2010, 23:02Droit à l’oubli à l’Université d’été du MEDEF ? Merci d’y être attachée, avec raison … encore une fois !
Faire acte positif de sauvetage, reprendre une boîte en difficulté ou en faillite et la redresser, c’est vivre pendant « des années » avec des pages sur Google et autres, qui rabachent le RJ et les affres du passé de la gestion romantique antérieure, et donc avec épouvantail pour tout nouveau client attaché sur le front, alors qu’un jugement, décision de justice donc, a permis de la redresser et qu’elle fonctionne normalement dans son Plan de Redressement, surveillée par un Commissaire à l’Exécution du Plan (CEP).
« societe.com » refuse d’enlever les pages historiques, les CCI n’agissent que sur L+AR et menaces des élus locaux.
Ne parlons même pas des autres sites d’information. Le déréférencement est un coût très important et prends un temps fou. Sauvez une entreprise c’est sauver des emplois. Il y a encore du travail pour le faire reconnaitre dans le droit à l’oubli. Allez on y croit !
Rh
4 septembre 2010, 01:47« Et nous avons tous besoin d’apprendre à la connaître, pour en faire bon usage. » ..
Cela implique-t-il aussi le parquet de Paris, ainsi que nos chers enquêteurs barbouzes de l’anti-terrorisme … ? Quand aux dérives médiatiques.. Je me souviens encore de la photo du défunt Ilan Halimi pendant son calvaire, publiée dans le magazine « Choc! »
..depuis quand les affaires juridiques prennent place dans les magazines people..? En détruisant totalement l’avenir de l’individu concerné ? Qu’attendez-vous pour enfin agir dans ce domaine ? Plus de victimes ?
GAYET
4 septembre 2010, 18:51Bonsoir,
Concernant mo premier message qui s’est affiché pour disparaitre par la suite je pense que s’il y avait un message subliminal à me faire passer je pense l’avoir compris et vous souhaite bonne chance.. tenez bon jusqu’au bout
GAYET
5 septembre 2010, 19:23@Jany keochkerian :
Comment doit on comprendre votre dernier post ; en effet cela pourrait intéresser un certain Ministre… D’un point de vu métaphorique doit-on comprendre que le gouvernement FILLON ne passera la semaine à venir ? La France rejoindrait-elle le club très fermé des pays sans Gouvernement (Belgique : tensions entre Néerlandophones et Francophones)
GAYET
6 septembre 2010, 08:10Pour continuer dans le même registre (cf Brgitte FONTAINE « partir ou rester ») – (au GVT ?), le chant Révolutionnaire « çà ira » assez proches de l’esprit de la chanson de BF, illustré par des images de l’époque Révolutionnaire.
Il me semble très dangereux de jouer avec le feu comme le font actuellement les politiques Belges ; l’UE va devoir intégrer en express deux nouveau pays (Flandres et Wallonie) et devoir créer un Distric Fédéral Européen pour la Région Brussels Capitale au risque de provoquer chez les euro septiques de Gauche comme de Droite de l’agacement. Peut être l’acte premier de la naissance de Nation Européenne où les nationalités d’Etat Nations disparaissent au profit d’une nationalité Européenne ?
http://www.youtube.com/watch?v=35UnkTdPhO0&NR=1
pierre
8 septembre 2010, 18:05il faut parler de l’image publicitaire, qui s’impose souvent sans même un clic, c’est à dire un acte volontaire, qui peut être tendancieuse ou non…et ce n’est pas normal, c’est une atteinte à la liberté…
GAYET
9 septembre 2010, 16:37La profondeur des images (et au risque de faire un crime de lèse Majesté Sarkozy) (oups Safari ne sait qui est sarkozy !)
Aller à la fin de l’article, avant les commentaires
(source AGORA VOX de l’urticaire peut apparaître sur le peau de militants UMP)
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/no-sarkozy-day-la-berezina-contre-74766
Francis Puchala
12 septembre 2010, 01:15Chère Nathalie Kosciusko-Morizet,
Apparemment vous ne modérez pas votre blog! N’est-ce pas un peu risqué? Il n’aura pas fallu longtemps pour que les commentaires ici passent hors sujet, puis se transforment en une stupide bataille de liens. Déconcertant… Effarant… Pour ne pas dire plus…
Concernant votre billet du 3 septembre, vous dites « L’image numérique inspire de la réticence ou de la crainte, parce qu’on la regarde comme un objet superficiel, facile à détourner, dont les sources sont souvent incertaines ». Vous donnez quelques pistes, mais n’en oubliez-vous pas une, essentielle? L’éducation! Que l’on continue, s’il vous plaît, d’enseigner « entièrement » l’Histoire et la Géographie dans les écoles de la République, la musique aussi, le latin et le grec, les auteurs anciens autant que les modernes, la philosophie, bref, que l’enseignement continue de pouvoir donner aux futurs citoyens les bagages nécessaires pour juger par eux-même, pour acquérir l’esprit critique! Dans tout programme de gouvernement au XXIème siècle, dans ce nouveau monde de l’image instantanée, omniprésente, la préservation, la qualité, l’exhaustivité de l’enseignement prodigué par l’Education nationale devrait venir en tête de liste. Mais voilà, on supprime la formation à la pédagogie pour les futurs enseignants! On supprime les cours d’Histoire et de Géographie en terminale S! On réduit les heures de cours! Ce n’est pas ainsi que l’on donnera à chacun les outils nécessaires pour comprendre la société dans laquelle il évolue et y débusquer les impostures.
Autre piste dont vous ne parlez pas. Vous dites: « Nous étions réunis, avec des communicants, des universitaires, des industriels et des blogueurs ». Et la presse dans tout cela? Aucun représentant de la presse? Elle fleurit pourtant sur internet, où elle véhicule moult images numériques! L’avantage de l’internet – encore – libre que nous connaissons aujourd’hui, c’est qu’il permet à une presse en ligne indépendante de dénoncer presque immédiatement les tentatives de manipulation par l’image, dont celles organisées par une autre presse écrite ou numérique, disons… moins indépendante. Un peu comme lorsqu’un article de Wikipédia est modifié de façon tendancieuse ou inexacte, quelqu’un finit toujours par rétablir la vérité. Il existe encore en France une presse écrite libre, mais elle se raréfie au rythme des rachats de journaux par de grands groupes industriels. En revanche, tant que l’internet sera libre, la presse en ligne pourra continuer d’y prospérer. Une Aurore numérique de ce siècle aura encore le cran de donner une tribune au J’accuse d’un Zola. C’est pourquoi les tentatives de privatisation d’internet vues il y a peu aux Etats-Unis (accord envisagé entre Google et Verizon, qui donneraient la priorité sur le réseau aux informations dont les fournisseurs auraient payé pour cela) doivent être surveillées de très près.
En tout cas, bon courage pour cette rentrée ministérielle et politique! Vous allez, j’imagine, en avoir besoin…
Francis ;o)
Renaud de Langlade
13 septembre 2010, 20:46Merci pour le tri dans les 100+ messages assez hors sujet.
Renaud
pierre
14 septembre 2010, 08:39On a effacé mon second message, peut-être me suis-je mal exprimé, je m’en excuse. Je ne crois pas non plus être hors sujet. J’ai déjà posé cette question du reste.
Je pensais être unique sur la toile lorsque j’y mets ma patte, alors pourquoi certains circulent sur la toile avec mon empreinte, et osent m’inonder de leurs images commentées ? N’est-ce pas comme s’ils avaient maquillé ma plaque numéralogique ? Lorsqu’ils vont chez les autres, oh ! l’abus de qualité, ceux-là même doivent penser que c’est moi, quel discrédit !