J’ai lancé hier la consultation publique sur le droit à l’oubli numérique. C’est la suite annoncée du travail de réflexion et de concertation que j’avais engagé en novembre dernier, en réunissant les différents acteurs concernés par le contrôle ou l’effacement des données personnelles sur Internet : la CNIL, le Forum des droits sur l’Internet (FDI), la Délégation aux usages de l’Internet (DUI), les responsables de réseaux sociaux, des associations de protection de consommateurs ou de l’enfance, des cabinets d’avocats ou encore des services administratifs.
Vaste projet et vaste ensemble de questions, relatives à la manière dont chacun peut souhaiter voir disparaître des informations ou des données, parce qu’on les estime préjudiciables à notre réputation, injustes ou simplement dépassées (ce que montre bien l’enquête de la CNIL).
D’obtenir que le citoyen puisse mieux maîtriser ce que l’on dit ou sait de lui sur le réseau est un enjeu de taille, qui concerne à la fois le fonctionnement des réseaux sociaux, la diffusion des informations de presse, ou bien encore le fonctionnement des entreprises publicitaires qui font usage des données personnelles.
Les difficultés existent, les abus également, les outils législatifs et réglementaires sont encore trop rares pour répondre aux inquiétudes ou aux plaintes.
Il m’avait semblé important de lancer ces travaux, et au bout de cinq mois, les résultats sont là, sous la forme de recommandations qui désignent des bonnes pratiques et suggèrent un certain nombre de pistes qui pourraient constituer une charte sur le droit à l’oubli numérique.`
L’heure est maintenant à la consultation publique et au débat sur Internet. Je la lance sur une « place publique » particulière, ouverte sur le nouveau site du secrétariat d’État : www.prospective-numerique.gouv.fr.
C’est une naissance que nous attendions avec impatience, la gestation a été un peu longue, mais le site est là.
Après avoir fait le coucou numérique pendant plus d’un an, en mettant en ligne nos communiqués sur un site, nos appels à projet sur un autre, nous avons enfin construit notre propre nid. C’est là que vous trouverez cette Place publique, notre agora virtuelle où les internautes pourront débattre et contribuer aux consultations.
Le site fait ses premiers pas, nous serons amenés à l’ajuster petit à petit : je vous invite à le découvrir et à nous faire part de vos avis.
Lancement de la consultation publique sur le droit à l’oubli
envoyé par NKM. – L’info video en direct.

SymboliqueNumérique
17 avril 2010, 11:48Parfait pour l’idée.
Dans la forme, je suggère d’utiliser un autre not que numérique qui est beaucoup trop réducteur et obsolète. Par exemple:
— DEFI 1 :ouvrez une page internet au hasard sous n’importe quel browser, n’importe quel système d’exploitation, n’importe quelle machine en vente aujourd’hui, n’importe où dans le monde entier. En face du code source, comptez le nombre de chiffres ou de nombres, d’une part. Ce nombre représentera la partie « numérique ». D’autre part, dans une partie dite « symbolique »comptez le nombre de lettres qui regroupées en mots sont des symboles, comme: link, , « Un tour de France peut en cacher un autre », etc.
Répétez le nombre de fois que vous voulez. Faites des statistiques. Dites nous quelle part pour le « numérique » et le « symbolique » dans le tout;
— DEFI 2: dans le cadre des conséquences hydrauliques de l’aménagement du plateau de Saclay ( « Le Grand Paris »), je me suis intéressée aux structures administratives en place et aux communes les constituant, ce qui forme les données du problème:
http://homepage.mac.com/jacquelinezizi/EauOIN/Villes50.html
et à la circulation de l’information entre ces structures: communes, communautés d’agglos et syndicats existants (regroupement de communes). Cette circulation est représentée par les flèches dans les divers diagrammes de:
http://homepage.mac.com/jacquelinezizi/EauOIN/StructuresPourOIN.html
J’ai fait ça avec quelques lignes de programmation informatique, réalisable par n’importe quel élève de classe prépas scientifiques, puisqu’ils étudient de tels systèmes. Qui peut faire pareil, plus vite, plus simple, plus facile à débuguer, remontée sur Internet comprise, liens hypertexte inclus, en « numérique seul »?
Vantrepotte
20 avril 2010, 08:32Bonjour,
Votre initiative est intéressante mais j’avoue « tiquer » un peu lorsque je lis : « en réunissant les différents acteurs concernés par le contrôle ou l’effacement des données personnelles sur Internet ».
Je suis vice-président de la Fédération des Revendeurs et Prestataires Informatique Indépendants (www.frp2i.fr) et nous sommes en première ligne sur les demandes des usagers de l’outil informatique, qu’ils soient professionnels ou particuliers.
Nous sommes des acteurs de proximité et de véritables professionnels, nos adhérents s’obligent à respecter une charte de qualité de conseils et de services.
Nous nous demandons, alors, pourquoi notre fédération, certes jeune, ne fait pas partie de vos réunions ???
Il y a de cela quelques jours, via votre blog, je vous ai envoyé un message pour vous présenter notre fédération : ses objets, ses buts et ses obligations… Message resté à ce jour sans réponse de votre part !
Nous restons à votre disposition pour toute information.
Cordialement.
VANTREPOTTE Vincent
Vice Président FRP2i
http://www.frp2i.fr
vice-president@frp2i.fr
caroline
24 avril 2010, 17:43Ca y est cela fonctionne, on peut enfin voter.
Cela faisait un peu négligé, comme consultation du peuple.
Mais bon, venu de la part de l’UMP, où l’incompétence est lié à « je fais semblant de demander votre avis », cela ne m’étonne pas trop.
Jean-Claude
13 juin 2010, 14:05Bonjour
Je tiens à relayer le message d’un internaute inquiet à propos d’un site…, ici : intransigeants.wordpress.com
C’est pas nouveau, mais là c’est clairement un appel à « casser des citoyennes et citoyens ».
Il y a, à mon sens, un chantier à mener aussi pour que ce type de site passe « à l’oubli numérique ».
En vous remerciant de la suite que vous pouvez donner à cette histoire.
Jean Claude Loos pour blog-associations.com
THIERY Michel
21 juin 2010, 09:17Comme la plupart des franco-français sont incapazbles de comprendre que vous êtes la nièce du LaFayette polonais il vaudrait mieux adopter un nom plus court comme PHILIPPE par exemple mais ça ne me regarde pas. Un Z manque à KOSCIUSKO.
chomster
8 avril 2011, 16:37@nkm j’aime cette initiative.
qui a pris le relai?