Je voudrais revenir sur la décision du Conseil d’Etat d’annuler la clause de sauvegarde sur le maïs transgénique MON810. Pour ceux d’entre vous qui suivent mon engagement depuis quelques années, vous imaginez mon sentiment à ce moment précis où l’interdiction de culture de ce maïs est mise à l’épreuve.
Il ne s’agit pas ici de se tromper de combat. Ma position, et la position du Gouvernement, à l’encontre des OGM est loin d’être idéologique. Lorsque nous avions activé en 2008 la clause de sauvegarde sur le MON810, nous avions fondé notre avis sur les premières études qui laissaient penser que le MON810 pouvait avoir des effets non désirés, et peut-être irréversibles, sur l’environnement.
C’est sur cette base de connaissance de 2008 que le Conseil d’Etat a jugé la décision d’interdiction et l’a trouvée mal fondée juridiquement. De nombreuses questions sur l’innocuité environnementale de ce maïs n’ont toujours pas de réponse à l’heure où j’écris ce billet. Au contraire, de nouvelles études ont été faites et un faisceau d’éléments nous incitent à la prudence. En particulier un avis du Haut Conseil des biotechnologiques de décembre 2009 a mis en évidence un risque fort d’apparition de résistances chez les ravageurs et a questionné son impact sur les invertébrés non cibles. Plus récemment, les résultats venus des Etats-Unis sur les risques d’apparition accélérée de résistances (chez la chrysomèle par exemple), par la culture de maïs transgénique, rappellent l’importance d’examiner ces impacts et de les prévenir en amont. On ne peut pas ignorer ces questions.
C’est pourquoi, conformément aux annonces du Président de la République de ce jour, nous allons déposer une nouvelle clause de sauvegarde qui répond aux objections soulevées par le Conseil d’Etat. Elle s’appuiera notamment sur les nouvelles études et les nouveaux éléments techniques qui ont été versés au dossier.
A bien des égards, la politique de protection de l’environnement diffère des autres politiques. On ne peut pas « tester » pour quelques années une politique avant d’en changer : les dégâts causés sont irréversibles. C’est pourquoi, jusqu’à preuve scientifique du contraire, le Gouvernement maintiendra son opposition à la culture de ce maïs transgénique sur le territoire français.


ASTIER rené-louis
1 décembre 2011, 08:45Pourriez vous nous parler aussi du MON863 ?
merci
UNYK
1 décembre 2011, 09:08Bonjour,
C’est en ma qualité d’humain responsable et soucieux de la planète sur laquelle il vit… C’est aussi, en ma qualité de professionnel qui veille et aide ses semblables à positiver … » http://www.mental-one.fr » que je m’autorise ce commentaire.
Ayant vu nombres de films sur le sujet « monsanto » et ses dégâts, qui nécessitent temps privations et argent pour enrayer ses effets délétères et redonner à la terre sa richesse naturelle première..
J’appuie avec coeur et énergie, la direction où vous mène vos propos en partageant pleinement votre choix.
Excellente journée.
Mailliart Charles-Antoine
1 décembre 2011, 09:16Bonjour,
Je m interroge sur le risque de ne pas nous même faire de la recherche sur les OGM.
En effet les seuls moyens que nous avons à notre disposition pour protéger les cultures et les faire croitre sont les pesticide et les engrais qui ont également un gros impact sur l environnement et pas seulement sur la mutation des ravageurs mais aussi sur la pollution des nappes freatiques et plus grave encore sur la mort des abeilles.
Agir sur la résistance des plantes par la sélection génétique (comme cela se fait depuis le début de l’agriculture) est peut être une meilleur réponse et si nous ne faisons pas nous même des travaux dans ce sens nous risquons de nous trouver dépendants des grands groupes agroalimentaire américains le jour ou la nocivité des pesticides sera déclarée plus néfaste que celle des OGM.
Qu en pensez vous ?
Merci d avoir pris le temps de me lire et bon courage dans votre action.
Xeb
1 décembre 2011, 13:27« On ne peut pas « tester » pour quelques années une politique avant d’en changer : les dégâts causés sont irréversibles », dites-vous. Alors pourquoi n’appliquez-vous pas ce principe au nucléaire ? Tester le risque d’accident nucléaire majeur pendant quelques années est au moins aussi inconscient que de tester les OGM. Et par pitié, ne nous répliquez avec les habituels arguments que vous ne croyez pas vous-mêmes pour nous faire croire que chez nous, ça ne peut pas arriver.
ESPERANZA
1 décembre 2011, 15:20Madame,
Je tiens à vous féliciter de votre position concernant le MONS 810.
En revanche je suis très déçue que les deux ministres qui me semblait les plus crédibles au sein de ce gouvernenment,(vous Madame , ainsi que Monsieur Bruno Lemaire ) avez pu céder, aux pressions du lobby semencier en approuvant le texte pour les C.O.V . une grande menace pour les pratiques agricoles et dépendance de l’industrie !!! Après les financiers qui spéculent sur notre vie , voici que l’on s’attaque à ce qui fait la richesse de la France son terroir , sa gastronomie !!!
Arretez de faire n’importe quoi, l’avenir de nos enfants est en jeu, respectons la nature
Malgré tout , je fais confiance à la nouvelle génération politique et vivement que tous ces anciens politiques cumulars vous laissent la place car vous semblez moins cupides et plus respectueux de l’environnement et du désir des citoyens. Ne détruisez pas la nature car elle risque de se venger !!! Actuellemnt on impose au peuple , c’est un danger pour la démocratie !!! Les Français ne sont plus dupes, place aux quinquas…….
Recevez mes salutions les meilleures
ESPERANZA
1 décembre 2011, 16:08rectification , vive les quadragénaires et les trentenaires pour une nouvelle politique
Laurent
3 décembre 2011, 11:23Je suis totalement d’accord avec vous sur la lutte contre les OGM. Il faut d’ailleurs que cette lutte ne se limite pas au seul MON810 mais à tous les OGM…
Par contre quelle est votre position sur les semences. On pourrait fort bien penser que les semences font partie du patrimoine mondial de la nature (et non pas de l’humanité) et que par là même leur utilisation doit être libre de droit lorsqu’il s’agit de semences non hybrides (Puisque Monsanto et les grands semenciers produisent des semences hybrides dont les graines sont infertiles ou donne un résultat hasardeux).
L’Etat et votre ministère devraient même travailler à construire un conservatoire des semences tant à l’heure actuelle la biodiversité est en danger à cause des semenciers…
MOREAU
4 décembre 2011, 17:56Madame, vos propos sont plûtot rassurants, car au delà des risques environnementaux, il y existe aussi le risque de prise en otage de nos semences, des produits traitants et par consquent de la liberté de nos agriculteurs. Le monopole et la menace hégémonique ont toute leur place dans cette reflexion.
Merci,
Michel Fabre
8 décembre 2011, 14:04Madame Kosciusko-Morizet, j’apprécie beaucoup votre action, en particulier sur les OGM. Votre décision de maintenir le moratoire est d’une grande sagesse, et nous protège des appétits des semenciers. Nos paysans et les consomm’acteurs ne veulent pas être dépendants de Monsanto, et ne voulent pas que les OGM se dispersent dans la nature sans aucun contrôle. Comme le dit le grand chercheur en OGM Christian Vélot, la terre n’est pas une paillasse de laboratoire !
Jérôme
10 décembre 2011, 22:50Madame,
Que pensez-vous également de la variété de pomme de terre OGM De chez BASF, nommée Fortuna ? Le mode de reproduction de la pomme de terre étant uniquement végétatif, envisageriez-vous un autorisation sur le marché français ?
Je suppose que cette question suggérerait une réel dilemne poour vous car la pomme de terre OGM Fortune résistante au mildiou pose un antagonisme de poids :
- autoriser un OGM qui présente des risques de dissémination quasi infimes et qui permet d’éviter entre 20 et 30 traitements de la culture avec du manèbe.
- refuser cette variété et continuer à utiliser du manèbe, même avec des outils d’aide à la décision permettant de raisonner au mieux les interventions.
A l’heure du plan Ecophyto 2018 que le ministère de l’Agriculture a mis en place et qui est loin d’être facilement applicable pour de nombreuses culutres, il va falloir faire des choix !
Sincères salutations
Jérôme, agriculteur, grandes cultures en Champagne Ardennes.
Deroin
11 décembre 2011, 12:19Votre combat contre les nuisances aériennes est méritoire. Encore faudrait-il que les nouvelles trajectoires (définies et mises en oeuvre officiellement le 17/11/2011 par la DGAC – configuration LORTA par exemple) ne soient plus ignorées par les pilotes et les compagnies aériennes (Air France, FedEx), pilotes et compagnies qui violent impunément les lois républicaines (dont vous êtes garante) en continuant de survoler dès 05H30 du matin des communes qui n’ont plus à l’être !!!
JOUDRIER
12 décembre 2011, 18:46Mon message (du 06/12) n’étant apparemment pas passé, je le fractionne en 5 parties.
JOUDRIER 6 décembre 2011, 11:44
1/5
Madame le Ministre,
Ayant connaissance des nouvelles publications sur lesquelles vous vous basez pour tenter de justifier un nouveau moratoire sur les variétés de maïs possédant l’événement MON810, je peux vous assurer qu’aucune d’entre elles ne semble pertinente. De plus, s’il y avait « risque » ce serait alors pour le maïs GM lui même (qui aurait perdu l’une de ses propriétés) mais certes pas pour l’environnement. Si la résistance était contournée, ce maïs ne serait plus cultivé (le dommage serait économique d’abord pour le semencier, puis pour l’agriculteur mais en aucun cas pour l’environnement). Par ailleurs, on touche là aux fondements mêmes de l’amélioration des plantes. En cas de problème le sélectionneur doit, comme toujours, trouver, sélectionner, créer, une nouvelle variété résistante …Et c’est ce qu’a toujours fait l’agriculteur depuis l’origine de l’agriculture en mettant en œuvre des techniques de plus en plus performantes au fur et à mesure du progrès des connaissances.
Il faudra que vous puissiez appuyer votre argumentation scientifique sur d’autres travaux qui n’existent pas encore mais, en tous cas, pas sur des études qui concernent le cotonnier ou une autre toxine que la Cry1Ab (présente dans les variétés de maïs ayant l’événement MON810) ou ayant provoqué une résistance chez des insectes n’existant pas en Europe. En science, on ne peut raisonner par amalgame et dans ce cas précis, il est obligatoire de raisonner au cas par cas.
JOUDRIER
12 décembre 2011, 18:472/5
De plus, il faudrait simultanément que vous puissiez justifier d’un danger imminent. Pour une variété qui a été cultivée (et consommée) pendant plus de 10 années de par le monde sans que l’on soit capable de mettre en évidence le moindre problème (tant environnemental que sanitaire), cela semble donc un exercice des plus périlleux !
La France doit-elle, une fois de plus, être la risée de l’Europe et de la communauté scientifique internationale au vu des justifications qu’elle présente ? Faisant de tels rapports, notre pays étale son manque de connaissances et simultanément sa perte de compétence et d’expertise du sujet. Réalisez-vous que depuis 1984, date de création des premiers OGM, la recherche publique n’a pas été « capable » d’en « sortir » un seul. On se demande même si elle en aurait eu les moyens.
Toute votre argumentaire découle d’un concept qui est faux : « les OGM sont dangereux a priori ». Le vocabulaire, les formules militantes mêmes que vous utilisez pour en parler suffisent à le prouver (comme par exemples contamination, plantes insecticides, … ).
JOUDRIER
12 décembre 2011, 18:473/5
Pourquoi voulez-vous qu’un OGM soit dangereux a priori ? Un OGM n’a rien subi que n’aurait subi un autre génotype obtenu par une autre technique d’amélioration. Certes, il a subi une modification génétique voulue par l’homme mais un simple croisement et a fortiori d’autres techniques telles celles utilisant la culture in vitro ou la mutagenèse aléatoire provoquent des événements et modifications génétiques sinon identiques (et notamment l’addition de gène(s), événement que crée la transgénèse) mais le plus souvent plus nombreux que celui qui se passe lors de la transgénèse.
Or, il n’y a aucune relation entre l’importance d’une modification génétique (de la plus simple à la plus complexe) et un risque quelconque (ainsi plusieurs maladies génétiques humaines résultent de la modification d’une seule base du gène codant la protéine impliquée dans la maladie. Exemples : la drépanocytose ou l’hématochrose héréditaire, maladies génétiques particulièrement fréquentes). Les OGM n’obéissent pas à des lois de la biologie qui leurs seraient spécifiques ! Les risques que vous évoquez sont donc identiques pour n’importe quelle nouvelle variété mise sur le marché, indépendamment de la méthode ayant permis de l’obtenir. A ceci près, qu’au final, ils sont certainement moindres pour les PGM en raison des nombreux contrôles qu’elles subissent tant sur les aspects environnementaux que sanitaires. Tous les accidents connus (pommes de terre, céleri, courgettes, maïs, châtaignier, … ) ont été observés sur des variétés issues de sélection conventionnelle. Aucune allergie alimentaire avérée n’est due à la consommation de PGM !
JOUDRIER
12 décembre 2011, 18:474/5
Ainsi, concernant l’irréversibilité, que vous semblez tellement craindre, si on arrête de cultiver une variété, elle disparait. En effet, il n’existe pas de plante cultivée qui soit envahissante !
Par ailleurs, et ce concept est général, on ne peut prouver l’innocuité de quoi que ce soit d’inoffensif. On peut donc multiplier les expérimentations et les répéter pendant des siècles, on ne trouvera jamais rien ! De plus, une évaluation sérieuse devrait être menée sur la base du rapport bénéfices/risques or vous n’évoquez jamais les bénéfices (réels et démontrés) apportés par ces PGM.
Ainsi, savez-vous qu’il est démontré depuis près de 12 années maintenant que les maïs Bt ont des teneurs en mycotoxines très faibles en raison d’une moindre contamination par des champignons ? La plupart de ces mycotoxines sont connues pour être cancérigènes ou au minimum suspectées cancérigènes (classées IIb). Il ne fait donc aucun doute que la consommation de maïs Bt présente moins de risques pour les animaux mais aussi pour les humains. Ce fait, à lui tout seul, devrait constituer une obligation de cultiver du maïs Bt si vous avez le souci de la santé des consommateurs.
Mais je constate, avec effarement, que depuis 10 ans, nos gouvernants successifs font tout pour empêcher sa consommation. Je déteste les amalgames mais, pour le coup et dans ce cas précis, cela s’apparente terriblement à la situation de l’amiante !
JOUDRIER
12 décembre 2011, 18:485/5
Il ne fait aucun doute non plus que les agriculteurs utilisant moins d’insecticides chimiques sont donc moins exposés. C’est également un bénéfice pour l’environnement et sans doute, au final, pour le consommateur. En tant que ministre en charge de l’Ecologie, vous ne pouvez ignorer que les PGM, en général, ont un meilleur EIQ (Environmental Impact Quotient) que les plantes « conventionnelles » et que ce sont elles qui contribuent le mieux au développement durable.
Au final, je regrette profondément que vous ne fassiez pas confiance aux commissions d’experts scientifiques mis en place par l’état et que vos décisions politiques ne tiennent pas compte de leurs avis. Je ne peux que vous conseiller de lire mon ouvrage « OGM : pas de quoi avoir peur ! » (Ed. Le Publieur) ainsi que d’autres également peu médiatisés et je suis même prêt à vous rencontrer pour en parler.
« Aujourd’hui, la peur est revenue… » vient de dire notre Président, oui, certes, mais même parmi certains de ses ministres ! On ne peut constater que « votre » (pas seulement le votre, celui de gouvernements successifs) refus d’investir pour l’avenir a malheureusement conduit à l’effondrement de la filière semencière qui était un fleuron pour la France il n’y a pas si longtemps encore et a fait régresser de manière considérable toute la recherche française dans le domaine des biotechnologies végétales. Demain, au lieu d’avoir nos propres variétés, nous cultiverons (peut-être) celles qui auront été créées par des Chinois, des Indiens ou des Américains et/ou nous les consommerons !
Ounichibou
16 décembre 2011, 23:29Madame,
nous sommes d’accord sur un point : votre position sur les OGM n’est pas idéologique : les OGM ne sont pas populaires en France, permettre leur culture, serait, en cette période pré-électorale, tout sauf productif pour la campagne qui s’annonce.
Cependant, le reste de l’argumentation est faible. Les résistances constatées restent localisées et disparaîtraient avec l’abandon de sa culture : il n’y aurait plus d’avantage pour les prédateurs à garder cette résistance. La crainte de irréversibilité de la culture des OGM est donc infondée.
D’ailleurs, jamais cette question n’est soulevée lors de l’introduction de nouvelles variétés de culture issue d’un autre processus (hybridation, mutagénèse). Pourtant, ces autres processus ont parfois conduit à des variétés toxiques !
C’est à vous de prouver que la culture des OGM actuels provoquent des dégâts irréversibles dans les pays où ils sont utilisés.
Karg
19 décembre 2011, 13:27Pourquoi interdire le MON810 sous prétexte de contournement de la résistance alors qu’au même moment on s’apprête à utiliser la même molécule insecticide en masse pour lutter contre les moustiques dans le sud? Pourquoi ne pas interdire sont usage en agriculture biologique?
Slick
15 janvier 2012, 17:58Madame la Ministre,
Vous n’ignorez sans doute pas que l’amélioration génétique des plantes a contribué aux progrès et aux performances de l’agriculture.
Vous n’ignorez pas non plus que les découvertes scientifiques récentes on biologie moderne permettent d’ouvrir de nouvelles perspectives à l’amélioration des plantes, notamment grâce à la transgénèse.
Les grands pays agricoles l’ont compris et investissent fortement dans les biotechnologies végétales.
Vous n’ignorez pas non plus que les PGM autorisées dans le monde depuis 15 ans n’ont provoqué aucun problème sanitaire ou environnemental scientifiquement prouvé contrairement à ce que vous écrivez.
Vous parlez d’apparition de résistance. Ce phénomène est très courant avec les herbicides, les fongicides, les insecticides (les antibiotiques aussi) et ne sont pas liés à la technologie de transgénèse utilisée (dont on sait aujourd’hui qu’elle a moins d’impact sur le génome des plantes que d’autres techniques courantes) mais à de mauvaises pratiques agricoles.
Vous prônez sans cesse l’intérêt de la recherche et de l’innovation pour notre pays mais vous refusez les biotechnologies végétales qui répondent pourtant aux grands défis alimentaires, nutritionnels, sanitaires et environnementaux .
Madame la Ministre vous vous trompez et surtout vous privez la France et notre agriculture d’atouts considérables.
YS Ingénieur agronome
abusse
28 janvier 2012, 19:42ou l’on reparle en janvier de ces produits OGM.
c’est un véritable scandale, voyez les conséquences en Inde, les paysans n’y gagnent rien du tout.
Bien déçu que ce ne soit pas réglé et a la place on va les retrouver dans les champs.
le gaz de schiste, ca repart de plus belle ? c est super aux USA. des produits chimiques dans le sol et puis quoi encore? les voix vont définitivement partir ailleurs en 2012 si les actes ne rejoignent pas les paroles.
Cordialement
MERELLE
29 janvier 2012, 19:01Madame Le Ministre,
Je souhaiterai vous faire part, de ma déception, relatif au « nouveau » Décret relatif à la « Consultation du public et son Droit à l’ information » sur le sujet des OGM.
Après lecture du Texte définitif, il apparaît clair – que, le principal argument – n’ a pas été retenu:
A savoir – l’ accès au données brutes ( Etudes toxicologiques ) détenues par les autorités ( Dossiers de demande d’ autorisations = données brutes ) à toute personnes qui en fais la demande – et ce – SANS AUCUNE RÉSERVE OU/ET/ condition.
J’ avais apportée personnellement, ma contribution – sous forme d’ un texte ( pdf ) regroupant de nombreux liens ( dont ceux figurant sur votre Blog ). Mais rien n’ es sortis…
Qu’ en pensez vous?
Mac
3 février 2012, 19:34Bonjour,
Je suis technicien agricole et apprécie à ce titre la qualité du Mon 810.
Le summum de la lutte chimique systématique est de traiter chaque jour, chaque heure, chaque minute sa culture.
C’es ce que permet le maïs Bt en synthétisant sa protéïne insecticide du semis à la récolte.
Dans ces conditions on peut se poser la question de l’intéret, à la vue de la quantité d’insecticide produite, et au dela de çà de la selection d’insectes résistants et des délais avant récolte imposés pour un traitement et ignorés pour les plantes produisant leur insecticide.
La culture d’une telle plante consiste à céder à la facilité pour un intéret à court terme ayant un cout au niveau de la semence et une totale inutilité au bout du compte comme on le voit avec la Chrysomèle.
Lorsque la recherche se sera axée à 100% sur les maïs Bt, ce caractère sera dans le pack semence, avec le prix des OGM et le gout du Bt dans notre maïs en espérant qu’il n’ai pas d’incidence sur le développement de nos animaux d’élevage ou des hommes pour ceux qui en consommeront sans crainte comme les américains.
Est il nécessaire de rappeler le miracle des OGM RR aux USA ou les agriculteurs se battent à présent avec des adventices résistants au glyphosate, en y mélangeant à présent d’autres désherbant sans même la garantie de récolte ? Sommes nous donc les seuls à avoir le glyphosate (malgré sa fabuleuse biodégradabilité) et l’AMPA son sous produit comme premier plolluant de l’eau, alors même que nous n’utilisons pas d’OGM RR ???
Pourquoi les USA se battent ils avec les adventices résistants au glyphosate alors qu’en France nous n’avons pas ces problèmes ??? Alors même que les USA utilisent encore la simazine interdite depuis des années en France ???
Pourquoi devrait on planifier la cohabitation des OGM avec nos cultures alors que les OGM n’ont finalement d’intéret que pour les marchands d’OGM ?
Vous avez tout mon soutien pour l’interdiction de ce maïs et de toutes les OGM pesticides, je suis révolté de la façon dont on veut nous les imposer.