Les « Ateliers de l’élu 2.0 » que j’ai lancés à l’automne dernier ont fait salle comble à chacune des sessions : les parlementaires et les élus de tous bords on été assidus et enthousiastes. C’est un succès, parce que les participants étaient nombreux et plus encore parce qu’ils ont fait connaître cette initiative auprès de leurs collègues en France et au Parlement Européen !
Durant les dix sessions, nous avons reçu près de deux cents participants, qui sont venus assister aux ateliers d’introduction puis aux séances pratiques organisées sur différents thèmes et outils. Ces élus sont devenus les porte-parole des outils numériques et ils ont contribué au « buzz » des ateliers. Avec succès, manifestement, puisque plus d’une centaine de comptes ont été ouverts ou réactivés au lendemain des sessions. Et je vois que le groupe socialiste de l’Assemblée nationale a désormais une personne à plein temps en charge de valoriser les députés PS sur Internet.
Ces groupes improvisés rassemblaient des utilisateurs de tous niveaux. Il y avait des parlementaires parfaitement « connectés », comme Alain Lambert ou Pierre Moscovici, qui se sont mélangés à des débutants et les ont guidés. Et des défricheurs, comme Lionel Tardy, qui ont livré des astuces aux plus curieux.
Le plus souvent, les élus se posaient des questions sur le profil des internautes qui visitent leurs pages, pour mieux adapter leurs messages à leurs destinataires virtuels. Les parlementaires ont tous souhaité valoriser leurs échanges avec les administrés de leur circonscription en utilisant les réseaux sociaux. L’avantage de Facebook et de Twitter étant bien sur que les élus qui en font usage savent à qui ils s’adressent. C’est important pour cibler leur discours, pour expliquer leur démarche et surtout poursuivre le débat. Les élus avaient également envie de savoir où trouver sur la toile une veille thématique susceptible de les instruire sur les débats d’opinion. Nous leur avons indiqué des pistes.
Les équipes de mon cabinet assurent la hotline des ateliers de l’élu 2.0, certains parlementaires les contactent pour les interroger sur la mise en place de groupes thématiques sur Facebook, ou bien sur des fonctionnalités de Twitter en accès sur leur téléphone mobile.
Le 14 avril dernier, l’association des maires d’Île de France avait elle aussi pris l’initiative d’organiser ces ateliers pour renforcer le lien entre les citoyens et les élus en zone urbaine.
Et aujourd’hui, ce mardi 18 mai, Damien Abad, le benjamin des députés européens, Président de l’intergroupe Jeunesse du Parlement, lance la déclinaison européenne des Ateliers de l’élu auprès des parlementaires de la délégation française. C’est le début d’une seconde vie des ateliers, les sessions vont se succéder et seront ouvertes à tous pendant les prochains mois.
Ces rendez-vous des nouvelles technologies dédiés aux élus s’intègrent au paysage institutionnel : ils essaiment et je m’en félicite.
MAJ : L’interview de Damien Abad « Avoir des députés européens 2.0 est essentiel »

JB
18 mai 2010, 18:38Si seulement pouvait également essaimer une meilleure compréhension d’Internet et de ses enjeux (qui a dit NetNeutrality ?).
Utiliser les ressources mises à disposition par Internet, c’est bien. S’approprier internet est encore mieux.
Au fait, ces ateliers comportent-ils une sensibilisation sur les question de vie privée ? C’est bigrement important lorsque l’on souhaite se lancer sur Facebook et consorts, non ?
Antoine
18 mai 2010, 18:50Bientôt un « Petit traité de manipulation à l’usage des politiques à l’ère d’Internet ou l’Art de divertir les foules numériques » publié par la Secrétaire d’Etat chargée de Twitter et Facebook.
Vous vous prétendez 2.0 mais vous êtes éternellement en version beta et pas prête d’en sortir.
Au fait, le pouvoir rend les hommes sexy surtout aux yeux des filles à papa et des femmes vénales. Et souvent le pouvoir corrompt les hommes et les femmes et les fait agir sans conscience morale, scrupules ou éthique.
Jean Mularski
19 mai 2010, 21:02Avec tous leurs budgets…. les élus ont certainement les moyens de se former eux mêmes à ce dont ils ont besoin….! En vérité je pense que la véritable communication des élus avec les citoyens a considérablement baissé depuis 30 ans…
GAYET
20 mai 2010, 08:31L’usage d’internet dans un dialogue constructif entre les Citoyens, les Elus et les différentes administrations est souhaitable. Pour cela, il faut réduire d’une part la fracture (facture) numérique, favoriser l’émergence au côté de Windaube d’autres systèmes d’exploitations alternatifs faciles d’usage et de compréhension.
Il est souhaitable que les élus comprennent mieux internet et l’usage « démocratique » qu’il peut être fait avec ce média ; internet peut être un faiseur d’élus tout comme il peut en renverser sur le simple fait d’une communication mal maitrisée. Les internautes et les élus se posent la question de l’usage de ce média mais comment faisait-on avant internet ? J’ai tenu correspondance avec le Pdt de la Commission Européenne (Jacques DELORS) et cela à une époque où le Web, en Europe, n’était pas encore là… La correspondance papier gardera un avantage face aux échanges numériques.
Correspondre avec un Elu (local, national…) est selon moi à la portée de tous les Citoyens…
Récemment par le biais d’un parlementaire, j’ai transmis mon point de vue et inquiétudes sur le dossier internet/HADOPI auprès de la Secrétaire d’Etat chargée de l’économie Numérique.
GAYET
20 mai 2010, 09:57Petite précision qui a son importance, je descends de la Famille du Roannais/Charolais qui a donné un Député (sous le Directoire – Saône et Loire, Jean-Pierre GAYET avril 1799 -> 18 Brumaire 1799) et un maire à Charolles (le fils du Député)
Quand je dis « Correspondre avec un Elu (local, national…) est selon moi à la portée de tous les Citoyens… » à la portée de tous ou de familles ayant par le passé laissé des traces dans la Res Publica et aux Archives Nationales (PV du Directoire – Le député a soutenu Etienne LAVAUX concernant l’extension des Droits et Libertés acquis par les colons aux noirs de l’ile de Saint Domingue.
politoblog
20 mai 2010, 12:37Je tiens d’abord à vous féliciter pour cette initiative, qui est de très bon eloi. Je tiens aussi à vous féliciter pour cet espace; le NKM blog, dans lequel les sujets sont divers, très souvent intéressant et toujours intelligents. Ce qui est surtout remarquable, c’est que vous ne censurez jamais les intervenants sur ce blog, malgré qu’il puisse y avoir à votre encontre des critiques ou des remarques. Si vous pouviez insuffler le même esprit dans la classe politique, ce serait faire un grand pas. Car trop souvent les hommes politiques ont un site, une page Internet ou un blog pour distiller leurs idées, pour communiquer, pour faire la propagande de leurs lutte politique. C’est même parfois un lieu d’auto satisfaction que le politique met en place pour se complaire à lui même ; regarder chers citoyens je vous fais partager mon discours.
Ex : http://www.arnaudmontebourg.fr/
A mourir de rire …
GAYET
20 mai 2010, 13:56Ouah ! le site d’Arnaud Montebourg…
Il n’y a pas que les idées du PS à rénover !! (je me tire une balle dans le pied ; je suis Socio-Démocrate tendance DSK)
Arnaud Montebourg a un site qui ne respire pas ; le dernier billet date du 12 mai soit une semaine d’inactivité. Soit il manque d’idées soit il n’a pas (suivre la vidéo sur l’atelier élus 2.0) un comité rédactionnel pour faire vivre son site Web – Blog.
Arnaud Montebourg devrait revoir notamment son nuage de tags… c’est étonnant pour le Président du Conseil Général de la Saône et Loire au regard de ce qui a été fait au niveau des archives départementales.
Je participe bénévolement à l’animation du site internet d’une association luttant contre le Harcèlement moral et psychologique dans la vie professionnelle et privée voici l’adresse du site relooké par mes soins http://www.harcelement-moral.org
Antoine
20 mai 2010, 22:32@politoblog
NKM devrait être félicitée de ne pas censurer les commentaires contrariants ?! Vous êtes mûr pour écrire un « Eloge de la servitude volontaire »…
La conception hiérarchique de la politique avec les élus et les ministres qui auraient le monopole du juste et du vrai est dépassée. Fini le monde où les politiques se prennent pour les suzerains de leurs électeurs – mais pas encore fini le monde où les parlementaires sont les vassaux de leur chef -, fini la déférence, les courbettes, les arguments d’autorité, les dîners de cons organisés par les parti politiques, les injonctions et les leçons de morale (n’est-ce pas Frédéric Lefebvre et Dominique Paillé), etc.
Voici un commentaire lu sur Agoravox qui exprime mieux ma pensée que je ne saurais le faire :
«[...]
Croyez-vous réellement que les débats en ligne vont changer quelque chose ? Rien du tout. C’est juste pour obtenir une caution populaire. Tout est déjà décidé. Comment fonctionne un mouvement politique ? Un quarteron d’hommes décide de tout, attribue les places à leurs amis. Ils créent des commissions de réflexion où viennent débattre les militants ordinaires du parti, qui font ensuite des propositions afin d’élaborer un programme. Vous voyez, ça existe déjà depuis longtemps. Combien de ces propositions militantes sont retenues ? Aucune selon les nombreux témoignages que l’on peut recueillir (voir dernièrement sur rue 89). Les militants comme le peuple servent de caution à un régime pseudo-démocratique.
[...]
Nous sommes à l’aube d’une révolution politique qui voit l’affrontement de deux mondes. Le monde vertical, autoritariste, fortement hiérarchisé, où dominent la concurrence, le darwinisme, le malthusianisme économique, culturel et intellectuel. Le monde horizontal en émergence, chaotique, qui promeut la collaboration, l’entraide, l’abondance.
Le modèle vertical, traditionnel et ancien n’est plus apte à gérer la complexité alors que la connaissance que détient l’humanité double tous les 20 mois et grâce à Internet, ce mouvement va s’accélérer. Cela signifie que la somme des connaissances qui circule rend le citoyen ou l’employé beaucoup plus critique envers ses dirigeants parce qu’il est à même de comprendre, juger et proposer quand ledit dirigeant demeure réfractaire à cela. Or, nous savons grâce aux neurosciences cognitives que sous l’influence de l’environnement social et culturel le cerveau déploie les ressources nécessaires pour progresser dans la connaissance, jusqu’à la fin de notre vie !
Le modèle vertical pense analyse quand il faut penser systémique. Un homme, quel que soit sa qualité, ne peut plus gérer seul une organisation d’importance : les faits, les relations entre les faits et le sens sont trop nombreux et complexes pour son hippocampe et amygdale. Les mondes 1,2 et 3 de Karl Popper ne peuvent pas êtres saisis par un homme seul. On ne peut plus gouverner avec des indicateurs qui, pour être abondants, n’en changent pas moins rapidement. Conduire systématiquement avec les yeux sur le compteur de vitesse (un indicateur) nous empêche de voir la route.
Le premier monde qui s’essouffle nous a envoyé ses caricatures : Sarkozy (Etat), Parisot (Entreprise), Domenech (Association), [NKM (Twitter & Facebook)]. Que des hommes et femmes autoritaires pour mener le combat contre le modèle émergent.
*Il convient donc de ne pas se laisser séduire par des propos dilatoires sans cesse répétés, des promesses jamais tenues*. La seule solution est une rupture totale avec cet ancien monde, une révolution au sens étymologique, soit un retournement. *Les gens qui nous gouvernent sont trop stéréotypés, pas assez humbles pour le comprendre. Ils sont incapables de se remettre en question, d’admettre leur échec et la nécessité du changement pour construire un modèle qui saura gérer la complexité*. Ils sont arrivés là où ils en sont grâce à une bonne dissertation. On ne peut plus avoir les politiques d’un côté, avalisés par des élections bidons ; et les citoyens de l’autre. Chaque citoyen doit être un politique. Chaque citoyen doit participer directement à la vie de la cité. Cela est aujourd’hui possible, souhaitable et nécessaire.»
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/politiques-citoyens/article/rencontre-avec-nathalie-kosciusko-66817#forum2356826
Peut-être que notre hôte a compris et ressenti ce changement de paradigme, mais elle aime tellement le pouvoir qu’elle ne le sacrifiera jamais pour d’éventuelles convictions – qui jusqu’à aujourd’hui ne sont apparues que comme des arguments de marketing politique.
Si vous vous contentez d’un cours de géologie niveau 5ème sur le blog de la secrétaire d’Etat à l’économie numérique, pour ma part, je suis particulièrement déçu par la médiocrité de ce site. Peut-être que ce qui importe pour vous sur les blogs ou sur Twitter c’est l’idée de vous sentir valoriser parce que tel ou tel politique vous aura répondu, ou de retweeter à coups de « Bêêêêêêêêêêêêêêh* @nk_m monte dans l’ascenceur », « Bêêêêêêêêêêêêêêh* @nk_m descend de la voiture », « Bêêêêêêêêêêêêêêh* @nk_m serre la main du PDG de Google Inc. France » (* lire RT), voire de Tweeter comme un fayot annonçant à vos followers et à l’intéressée que vous avez réussi à parler d’elle lors d’un cours de droit des TIC et PI (à part dans une digression, je vois pas trop le rapport entre NKM et le droit des TIC et la PI).
Qu’elle ne soit pas étonnée ensuite d’être perçue comme faisant de la figuration.
Bonus Track : La presque imaginaire prochaine phrase choc de NKM : « La confidentialité des communications électroniques ne doit pas devenir le point godwin de l’économie numérique » à propos du encore imaginaire prochain projet de loi LOPPSI 3 qui interdira le chiffrement des communications sans transmission préalable de la clé privée à la place Beauvau.
dragolbub
21 mai 2010, 08:31Initiative plus que nécessaire, une question de survie pour les politique. Les citoyens nés avec le 2.0 ne se contenteront pas de politiques ne sachant s’adresser qu’à la télé et les journaux.
julie
21 mai 2010, 10:03Je ne suis pas d’accord avec tous les grincheux qui viennent ici pour critiquer la taulière de ce blog. La droite a une vision dangeureusement stupide d’Internet et il est plutôt rassurant d’avoir quelqu’un comme nkm pour rééquilibrer le débat. Plus ver dans la pomme que crapaud fou, la nkm!!!
Jean Mularski
21 mai 2010, 12:50Lorsque je me promenais en Pologne il y a 30 ans dans l’ancienne « démocratie Populaire » les élites disaient » à l’ouest vous êtes libres, mais c’est, cause toujours tu m’intéresses » …. je pense que NKM comprendra.
GAYET
17 août 2010, 11:07En parlant d’élus 2.0 il ne faut pas faire ce qu’Alain LAMBERT a fait lors de l’office religieux du 15 Août 2010 ; en effet il a omis d’éteindre son Smart Phone (il aurait pû sonner) et il a twitté durant l’office. Quelle mauvaise éducation en fait il de même au Palais du Luxembourg ?
ecole des candidats
1 janvier 2011, 23:35Bonjour,
Nous sollicitons votre aide pour diffuser largement cette information citoyenne auprès des personnes intéressées par les élections.
Nous vous présentons l’association
« école des candidats »
Une démarche originale
Notre objectif est de former les candidats aux élections politiques, locales (municipales, cantonales, régionales et territoriales), nationales (présidentielles, législatives et sénatoriales) et européennes.
Il s’agit d’atteindre une certaine maîtrise des concepts fondamentaux d’une campagne électorale, en utilisant une méthode intensive et directement opérationnelle (méthode Bergé).
Cette méthode se présente comme un maillage serré entre la théorie et la pratique, sur une période courte de 2 jours ( soit ½ journée de cours théoriques et trois ½ journées de mise en situation). C’est donc une matrice adaptable à la personnalité du candidat, à sa démarche politique, et à la circonscription électorale.
Public visé
Ces stages s’adressent, et sont ouverts, à tous les électeurs, tous les candidats et les équipes de campagne, sans condition de diplôme, de parcours ou niveau scolaire, de statut social ou professionnel, ni d’engagement partisan ou militant.
Nous ne pratiquons aucune discrimination. Nous considérons que c’est l’électeur qui, par son vote, valide certaines démarches politiques.
Une contribution citoyenne et non partisane
Nous ne dépendons , ni directement ni indirectement, d’aucun groupement politique, syndical, philosophique, religieux, sectaire, économique ou financier.
Nous n’avons aucune revendication, ni position politique sur les sujets d’actualités.
Nous souhaitons seulement apporter notre contribution dans l’espace politique, en favorisant les candidatures, par l’intermédiaire des stages de maîtrise de la campagne électorale.
Une équipe composée de personnalités aux parcours et engagements divers
Nous exerçons ou avons exercé des responsabilités associatives, politiques, syndicales, économiques, administratives, mutualistes.
Nos parcours, nos expériences et nos engagements différents sont :
• un enrichissement pour cette école,
• une garantie d’indépendance et de neutralité à l’égard des structures et institutions,
• une garantie de respect des opinions de chacun.