De la bioéthique à l’environnement : la recherche de la mesure

Jeudi 24 juin 2010 à 09:49 3 commentaires

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Mardi soir, en compagnie de l’évêque Pierre d’Ornellas, j’ai débattu en la Basilique Sainte-Clotilde sur la bioéthique et le développement durable. Les alentours de Sainte-Clotilde étaient plongés dans une nuit d’été plutôt étrange : non seulement le quartier était calme et vide, comme un soir de défaite, mais dans la rue Las Cases, en lieu et place des voitures, ce sont des fiacres qui stationnaient, avec leurs chevaux au repos. Le tournage d’un film avait renvoyé les abords de la Basilique au XVIIIe s., à une époque où l’équipe de France de Football n’existait pas.

L’évêque d’Ornellas préside le « groupe de travail des évêques » qui a pris une part très active aux débats sur la révision des lois de bioéthique. En juin 2009, les états généraux de la bioéthique avaient lancé ce processus, qui devrait aboutir devant le Parlement en 2011. Le Conseil d’Etat y a apporté également sa contribution, sous la forme d’une étude, et le Comité consultatif national d’éthique a rendu plusieurs avis publics sur les différents objets de la législation.

Le lien entre la bioéthique et le développement durable ne va pas de soi. Il tient bien sûr à la vie, des hommes et des autres vivants, qui est l’objet commun des sciences et des technologies du vivant, et qui est au cœur des réflexions bioéthiques et écologiques. Pour le responsable politique que je suis, ce lien tient surtout à la recherche collective d’une mesure, susceptible d’être instituée. C’était l’un des enjeux, il y a quelques années, de l’inscription du principe de précaution dans la Constitution et de la prise en compte juridique des générations futures. Et ce doit être l’objet de règles d’institutions internationales, à même d’encadrer la recherche et les technologies. Sur le terrain écologique, il faut qu’une organisation mondiale de l’environnement voit le jour. Les questions bioéthiques méritent elles-aussi une réglementation à l’échelle européenne.

Mais du point de vue de l’expertise publique et du débat collectif, la comparaison entre le développement durable et la bioéthique montre un vrai déséquilibre. J’ai le sentiment qu’aujourd’hui nous sommes collectivement lucides sur les avancées, les risques ou les dangers de la recherche et des techniques médicales, notamment en matière de procréation. C’est d’ailleurs tout l’intérêt et la réussite des états généraux que d’en avoir fait la démonstration : consultations étendues, haut niveau d’information, débats informés et décisions souvent consensuelles. Mais en matière d’environnement, contrairement à ce que l’on pourrait croire, notre lucidité est bien moindre. Notre conscience collective des risques et des bouleversements reste faible, et la « mesure » législative et institutionnelle que nous devrions y mettre en est encore à ses débuts. Voilà une comparaison qui a pu sembler paradoxale, peut-être provocante, mais je suis convaincue que la qualité scientifique de l’information et des débats sur la bioéthique est en avance, et qu’elle pourrait inspirer les initiatives environnementales à venir.

Les liens intergénérationnels et le monde qui vient

Mercredi 23 juin 2010 à 09:09 12 commentaires

le monde qui vient

© Marie Etchegoyen / Storybox Photo

J’ai animé hier matin à Sciences Po la séance inaugurale d’un séminaire de réflexion sociale et de prospective : « Le monde qui vient ». Sous ce titre presque poétique, un projet aussi simple que vaste : s’intéresser avec les meilleurs observateurs aux transformations qui sont en train de dessiner la société de demain. S’intéresser à ce qui vient et s’annonce, dès aujourd’hui. Je poursuivrai ce séminaire à un rythme régulier. La prochaine séance aura lieu à l’automne et sera consacrée au travail, à ses métamorphoses récentes et aux transformations du salariat.

Nous avons traité des « liens intergénérationnels », pendant plus de deux heures, avec deux sociologues : Jean-Pierre Le Goff et Louis Chauvel. Vous pouvez d’ailleurs trouver différents documents sur le site du secrétariat d’État, puisque nous avons réaliser quelques entretiens en marge de l’événement (un grand merci à Sciences Po pour son accueil).

Louis Chauvel a proposé un diagnostic très sombre et plutôt incisif du déséquilibre profond qui sépare aujourd’hui, en France, deux générations. Celle d’une jeunesse en grande difficulté devant l’emploi et le logement, et celle des seniors qui viennent de prendre leur retraite après avoir connu une période de prospérité autrement plus soutenue. La situation est donc critique, selon Louis Chauvel, qui estime que la France, comme d’autres pays latins, reste une société à « statuts » qui fait payer ses déséquilibres sociaux et économiques à la jeunesse. Le statut y est garanti à ceux qui en disposent, quand le coût des déséquilibres pèse sur ceux qui attendent parfois en vain d’en obtenir un : les jeunes.

Jean-Pierre le Goff a tempéré quelque peu ce portrait de générations opposées, en insistant plutôt sur le bouleversement des repères culturels et historiques qui gêne aujourd’hui la transmission. Les déséquilibres patrimoniaux ne sont pas l’essentiel des enjeux à ses yeux, là où en revanche la difficulté à transmettre perturbe les repères sociaux qui rythment la succession des générations. La continuité des âges de la vie est aujourd’hui heurtée ; le passage à l’âge adulte et au travail est à la fois retardé et difficile ; la stabilité conjugale et familiale est ébranlée. Ces bouleversements doivent être pris en compte : non pas pour revenir à un état antérieur de la société, ce qui serait vain, mais pour forger de nouvelles formes de transmission entre générations.

Nous avons débattu longuement, avec les deux intervenants et avec le public. Il m’a semblé important de rappeler que d’opposer les générations entre elles n’était pas de mise. Après tout, comme l’a concédé L. Chauvel, le rôle des retraités dans la formation des plus jeunes, dans le soutien financier des enfants et des petits-enfants, est aujourd’hui une forme de solidarité à la fois concrète et indispensable. Et les familles, qu’elles soient nouvelles ou recomposées, restent bien le lieu privilégié des liens intergénérationnels. Nous avons abordé ce matin un grand nombre de questions. La prochaine séance nous donnera l’occasion de poursuivre notre exploration de ce monde qui vient. Et de débattre.

Troublante téléprésence

Lundi 14 juin 2010 à 16:43 21 commentaires

Mercredi dernier, je me suis retrouvée nez à nez avec des responsables d’entreprises présents physiquement à Londres, à Bruxelles et à la Plaine Saint Denis. Rien d’extraordinaire me diront certains. Après tout, la visioconférence est une pratique de plus en plus courante dans les entreprises implantées dans le monde entier. Oui mais la nouveauté réside dans l’incroyable effet de présence obtenu par la fluidité parfaite de l’image et surtout l’échange des regards, comme dans une rencontre « réelle ».

Dans cette salle de téléprésence, j’avais devant moi trois grands écrans où je pouvais voir en même temps les trois groupes de personnes situés à trois endroits différents. Les caméras sont placées de telle sorte que je pouvais voir leurs yeux lorsqu’ils me regardaient, ce qui est impossible avec un simple ordinateur et une webcam.

Lors de cette téléconférence, nous avons parlé de ce que changent les réseaux dans la vie des entreprises et dans leurs relations avec leurs clients. Cette conférence était elle-même une illustration de ce que la téléprésence permet de faire. Elle évite les multiples déplacements longs et coûteux auxquels doivent souvent recourir les cadres d’une entreprise mondialisée. Cela représente non seulement une économie importante mais aussi un gain évident en terme de développement durable. Je songe aussi à ce que peut devenir le télétravail avec un tel outil. L’équipement d’une salle de téléprésence reste encore cher mais qu’en sera-t-il demain ?
Lorsque chaque foyer sera équipé de très haut débit, il deviendra possible de participer à de vraies réunions de travail interactives tout en restant chez soi. Et je n’oublie pas les possibilités de rencontres avec des parents ou des amis qui habitent loin.

Le sommet international du ballon rond

Jeudi 10 juin 2010 à 19:00 21 commentaires

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Source : FlickR – shanediaz120

Demain, la Coupe du Monde commence. Les amateurs de football auront les yeux rivés sur les écrans dès 16h00, et les 95 000 places du Soccer City Stadium de Johannesburg sont toutes réservées depuis belle lurette.

La Coupe va durer un mois, et c’est peu dire que le monde entier va la suivre. La question ne se posera même pas de savoir si l’on est amateur de football ou pas : tout le monde saura ce qui s’y passe, d’une manière ou d’une autre. Vous n’y échapperez pas.

Un événement de cette ampleur en Afrique ? Une première. L’Afrique du Sud au cœur d’un tel événement ? Une première. Une rencontre internationale de ce type ? Une première. Mais pourquoi au juste ? Parce que les villes sud-africaines vont accueillir pendant un mois des représentants du monde entier. Des touristes, des amateurs de sport, des supporters, des commerçants, des cadres, des élus, des gouvernants venus de partout. On aura là une sorte de sommet international, dans la durée, dont l’ampleur n’a nul équivalent.

Avec 32 nations représentées, ce sommet sera d’une originalité extrêmement forte et particulièrement instructive pour tous ceux qui s’intéressent aux instances internationales de délibération et de régulation. Ceux notamment qui travaillent avec tant de difficulté au développement d’une gouvernance mondiale de l’Internet, ou bien ceux qui cherchent à créer une organisation internationale de protection de l’environnement.

La FIFA s’apprête à réussir, autour des terrains de football, ce que bien des acteurs internationaux rêvent de réaliser dans leur domaine. Je vous accorde que la paix, la liberté et l’ensemble des enjeux humanitaires et environnementaux ne trouveront pas leur équilibre mondial dans les stades. Mais il n’empêche que va s’ouvrir demain une rencontre internationale pacifique, autour d’une commune activité. Sans qu’un pays l’écrase de son leadership, sans que les pays les plus riches partent avantagés, sans que les règles communes soient disputées. C’est un exemple intéressant, non ?

Réforme des retraites : le débat est lancé

Mercredi 26 mai 2010 à 16:53 36 commentaires

J’ai ouvert hier matin la « Convention nationale sur la réforme des retraites » organisée par le Mouvement Populaire. La convention s’est déroulée toute la journée à l’Assemblée nationale, dans une salle comble, de l’ouverture à la clôture. Les places étaient comptées, tout le monde n’a malheureusement pas pu rentrer. Cette convention, comme toutes celles que nous avons organisées depuis deux ans, a montré combien l’UMP vit désormais au rythme du débat.

Hier, les trois tables rondes ont été suivies par des militants et des sympathisants, mais également par un public intéressé par le thème des retraites et attiré par la qualité des intervenants. Nous n’étions pas dans un meeting, mais au cœur d’un véritable débat où des positions différentes, parfois franchement hostiles, ont pu s’exprimer.

Dominique Paillé a modéré les tables rondes et les échanges avec le public, sans se départir de son flegme. Impressionnant, parce que certains échanges étaient vifs. « Nous sommes là pour brasser des idées », disait-il à un moment où la salle s’emportait. Il a tenu bon, et des élus, des acteurs sociaux, des syndicalistes et des économistes ont eu le temps d’exposer leurs vues et de répondre aux questions. Ils ont pu éprouver aussi les réactions de la salle, qui était partagée sur certaines propositions. Le sociologue Louis Chauvel en a fait l’expérience, lorsqu’il a plaidé en faveur de la taxation fiscale des retraités les plus riches. Une bonne partie de la salle protestait ; quelques jeunes semblaient plus séduits. La solidarité intergénérationnelle était mise à l’épreuve, en direct.

La rencontre a été plus qu’enrichissante, parce que les vraies questions ont toutes été posées. J’ai le sentiment que nous avançons. En lucidité, sur les enjeux démographiques comme sur la crise qui frappe le financement des retraites ; en clarté, aussi, sur ce que l’on attend du Mouvement Populaire dans la concertation engagée par le Gouvernement. Nous avons un objectif publiquement assumé, sur lequel Xavier Bertrand a insisté : sauver les retraites par répartition sans diminuer les pensions des retraités. Et sans non plus accabler la prochaine génération en la condamnant à des augmentations de cotisation qui la priveront à la fois d’emplois et de retraites !

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Ne cédons pas à la tentation facile du « Facebook émissaire » !

Vendredi 21 mai 2010 à 10:27 51 commentaires

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© Ministère de l’intérieur – DICOM
Photographe DELAMOTTE

Je débute ce billet dans un registre que vous n’attendiez sans doute pas de moi : je vais défendre Facebook ! Il faut avouer que les actualités concernant le plus célèbre des réseaux sociaux se télescopent. On ne parle ces jours-ci que des « apéros Facebook » et de leurs conséquences dommageables.

Je tiens à rappeler tout de suite que le Gouvernement n’a en aucune manière l’intention d’interdire les manifestations conviviales. Comme l’a indiqué mercredi Brice Hortefeux à l’issue d’une réunion consacrée à cette question, si le Gouvernement insiste sur le respect des règles d’organisation, c’est qu’il s’agit là du seul moyen d’éviter la mise en danger de la santé ou de la sécurité des participants. Oui à la fête, non aux drames !
Il ne s’agit pas de paroles en l’air : le décès d’un participant à Nantes la semaine dernière rappelle les risques liés à l’absorption excessive d’alcool.

Les apéros géants « spontanés » constituent l’occasion pour les participants de faire la fête, et il n’y a rien de mal à cela ; l’ennui c’est qu’il n’y a ni service d’ordre ni secours en cas de malaise ou d’accident.

Et Facebook dans tout ça ? Facebook est le médium par lequel les apéros sont lancés. Le réseau social ne porte aucune responsabilité quant à l’organisation de ces événements. Selon la loi (pour ceux qui veulent savoir, c’est la loi de 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, LCEN de son petit nom), un service qui donne aux internautes la possibilité de publier des données n’est en rien responsable des contenus ainsi mis en ligne. Il n’a pas d’obligation de surveillance de ces contenus.
Toutefois, si un de ces contenus lui est signalé comme illicite, il doit le retirer, faute de quoi sa responsabilité civile et pénale est engagée.

On ne peut donc pas reprocher à Facebook d’héberger des groupes appelant à organiser des apéros. Tout au plus pourrait-on lui reprocher de ne pas effacer l’invitation à un apéro qui lui aurait été signalé comme illicite, c’est-à-dire qui n’aurait pas fait l’objet d’une déclaration par les organisateurs aux autorités au plus tard 3 jours avant la date prévue, ou qui aurait été interdit par les autorités en raison de risques graves de sécurité.

N’accablons donc pas Facebook sur le thème des apéros géants. Ne l’accablons pas non plus pour une autre affaire dont on parle ces jours-ci, celle de deux personnes qui ont été licenciées par leur employeur pour avoir, sur Facebook et dans le cercle d’échanges privés, critiqué le management de leur entreprise.
Leur dialogue, qui n’était pas public, avait été transmis à l’employeur par un des « amis » ayant accès aux contenus en question.

Là encore, Facebook n’est pas responsable. Cette affaire nous rappelle opportunément que toute donnée mise en ligne sur Internet nous échappe, même lorsque l’on croit qu’elle est réservée à un cercle privé d’amis. Nos « amis Facebook » sont susceptibles de faire de ces données un usage que nous n’avions pas prévu, éventuellement à notre détriment, comme le montre ce litige. On attend avec intérêt la décision du conseil des prud’hommes de Boulogne-Billancourt, initialement prévue pour le 20 mai et renvoyée à une date ultérieure.

Il y a en revanche des reproches plus fondés à formuler envers Facebook concernant la protection des données personnelles.

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Les Ateliers de l’élu 2.0 font des petits

Mardi 18 mai 2010 à 15:41 13 commentaires

Les « Ateliers de l’élu 2.0 » que j’ai lancés à l’automne dernier ont fait salle comble à chacune des sessions : les parlementaires et les élus de tous bords on été assidus et enthousiastes. C’est un succès, parce que les participants étaient nombreux et plus encore parce qu’ils ont fait connaître cette initiative auprès de leurs collègues en France et au Parlement Européen !

Durant les dix sessions, nous avons reçu près de deux cents participants, qui sont venus assister aux ateliers d’introduction puis aux séances pratiques organisées sur différents thèmes et outils. Ces élus sont devenus les porte-parole des outils numériques et ils ont contribué au « buzz » des ateliers. Avec succès, manifestement, puisque plus d’une centaine de comptes ont été ouverts ou réactivés au lendemain des sessions. Et je vois que le groupe socialiste de l’Assemblée nationale a désormais une personne à plein temps en charge de valoriser les députés PS sur Internet.

Ces groupes improvisés rassemblaient des utilisateurs de tous niveaux. Il y avait des parlementaires parfaitement « connectés », comme Alain Lambert ou Pierre Moscovici, qui se sont mélangés à des débutants et les ont guidés. Et des défricheurs, comme Lionel Tardy, qui ont livré des astuces aux plus curieux.

Le plus souvent, les élus se posaient des questions sur le profil des internautes qui visitent leurs pages, pour mieux adapter leurs messages à leurs destinataires virtuels. Les parlementaires ont tous souhaité valoriser leurs échanges avec les administrés de leur circonscription en utilisant les réseaux sociaux. L’avantage de Facebook et de Twitter étant bien sur que les élus qui en font usage savent à qui ils s’adressent. C’est important pour cibler leur discours, pour expliquer leur démarche et surtout poursuivre le débat. Les élus avaient également envie de savoir où trouver sur la toile une veille thématique susceptible de les instruire sur les débats d’opinion. Nous leur avons indiqué des pistes.

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Pour le maintien de l’autonomie des CCI départementales en Ile-de-France

Lundi 17 mai 2010 à 15:47 10 commentaires

CCI Essonne

Un projet de loi visant à réformer les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) a été examiné à l’Assemblée nationale. Cette réforme est nécessaire et attendue.

Cependant, une des dispositions du texte vise à créer une Chambre de Commerce et d’Industrie d’Ile-de-France unique, privant ainsi les chambres départementales de leur statut d’établissement public. Chaque délégation départementale ne pourrait alors plus agir que sur habilitation de l’échelon régional. Autant dire que cet amendement parlementaire, fortement soutenu par la CCI de Paris, mettrait en péril les actions de proximités remarquables des CCI départementales, à l’image de celles menées en Essonne, sous l’impulsion de son président, Gérard Huot.
La CCI Essonne illustre sa performance en se classant ainsi au 8ème rang national sur 143 en termes de bases économiques. Autre écueil dénoncé également par la CCI Seine-et-Marnaise, ce projet de fusion risque d’alourdir les charges pour les entreprises.

J’ai à cœur, avec mon suppléant Guy Malherbe, de soutenir l’autonomie de la CCI de l’Essonne afin qu’elle poursuive son accompagnement au quotidien de toutes nos entreprises locales. Entreprises qui, surtout en cette période de crise sans précédent, ont plus que jamais besoin de s’appuyer sur la compétence des services qu’offre la CCI Essonne.

C’est pourquoi, j’ai personnellement sensibilisé à cette question mon collègue Hervé Novelli, secrétaire d’État qui est notamment chargé du commerce. Guy Malherbe a par ailleurs déposé un amendement visant à maintenir cette autonomie. Bien que l’amendement ait été rejeté, Hervé Novelli s’est engagé en séance à ce « que le schéma retenu au niveau francilien laisse toute leur place à l’Essonne et à la Seine-et-Marne. Cela est possible et réalisable ».

Je me suis toujours battue aux côtés des acteurs économiques de mon département pour défendre au mieux leurs intérêts, car l’emploi sur notre territoire dépend de leur dynamisme. La préservation de l’autonomie de la CCI de l’Essonne est un dossier auquel je suis donc particulièrement attentive. Prochaine étape début juin avec le passage du texte au Sénat : je serai vigilante.

Quand la biodiversité ministérielle réserve des surprises…

Mercredi 5 mai 2010 à 17:08 27 commentaires

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Les cabinets ministériels abritent de temps en temps une biodiversité qui réserve bien des surprises. Contre toute attente, ces milieux sont parfois favorables au développement de spécimens des plus insolites. Derrière les costumes gris et les tailleurs stricts se cachent parfois des crapauds fous, des individus singuliers aux trajectoires étonnantes. J’en ai d’ailleurs plusieurs dans mon équipe. A ce propos, ma directrice de cabinet lorsqu’elle est un peu à cran me reproche même d’en faire l’élevage.

Mais ce billet n’a pas pour objet de vous parler de l’ensemble de ma collection de batraciens cinoques, mais d’un conseiller en particulier, Fabrice Mattatia.
J’ai rencontré pour la première fois Fabrice sur les bancs de Polytechnique. Spécialiste dans les systèmes de sécurité informatique et d’identité numérique, il a rejoint mon équipe au moment de ma prise de fonction au secrétariat d’État à la prospective et au numérique. Mais il a plus d’une corde à son arc : outre la physique quantique, le latin, le droit et le cryptage, Fabrice est également féru de volcanologie, science qu’il a étudiée en tant que chercheur à l’université de Cambridge.

Alors quand l’Eyjafjöll a commencé à cracher ses cendres, Fabrice s’est essayé à synthétiser, à l’usage des profanes, ses connaissances en la matière. J’ai trouvé la note très claire, intéressante, et j’ai eu envie de partager ma toute nouvelle science.

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Pour sauver les retraites, soyons clairs et justes

Vendredi 30 avril 2010 à 17:31 13 commentaires

Institut sondage INSEE

Le Gouvernement, en concertation avec les partenaires sociaux, a engagé le débat et la réflexion sur la réforme des retraites. L’UMP a choisi, elle aussi, de faire de cette réforme essentielle un vrai débat. À la fin du mois de mai, nous organiserons une Convention sur les retraites, qui sera l’occasion de faire le point sur les enjeux et les propositions, et d’ici l’été, des réunions seront organisées dans chaque fédération, autour de tous les acteurs locaux.

La réforme des retraites est nécessaire : elle est la conséquence du vieillissement de notre population et de l’entrée plus tardive dans la vie active, deux facteurs dont on peut se réjouir. Elle résulte aussi d’un paramètre beaucoup moins enthousiasmant : les actifs sont moins nombreux, le système de répartition est en crise. Aujourd’hui, une retraite sur dix n’est pas financée.

Ce système, fondé sur la solidarité intergénérationnelle, nous y sommes tous profondément attachés. Il nous faut le sauver. C’est un choix de responsabilité politique et un choix de justice.

La réforme, qui en est donc aujourd’hui à sa phase de concertation, devra rééquilibrer un certain nombre de paramètres. Les quatre principaux d’entre eux, qui décident du montant des pensions, sont les cotisations des salariés (les « cotisations salariales ») ; les cotisations des employeurs (les « cotisations patronales ») ; la durée de cotisation ; et enfin, l’âge du départ à la retraite.

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