L’A10 au quotidien…

Mercredi 22 juin 2011 à 08:45 16 commentaires

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© Jérôme Bon – 2007

Il est des dossiers qui ne nous quittent pas, quelles que soient nos responsabilités d’élu. L’A10 fait partie de ceux-là. Dès 2003, alors que j’arrivais à l’Assemblée Nationale, je me penchais sur le sort de cette autoroute et m’engageais vigoureusement contre la construction d’un parking pour poids lourds sur l’aire de Briis-Janvry. Deux années de mobilisation plus tard, l’idée était définitivement enterrée.

Mais ce n’est là qu’une péripétie parmi toutes les grosses difficultés attachées à l’A10. La première d’entre elles à mes yeux concerne les nombreux essonniens qui empruntent quotidiennement cette autoroute pour aller travailler. Un aller le matin, un retour le soir, avec parfois un trajet au moment du déjeuner pour s’occuper d’une question urgente : c’est autant de fois que l’on passe le péage de Dourdan, et que l’on paye 1,60€. Sur une année, cela peut représenter plus de 2000€ pour un ménage !

En octobre dernier, j’avais donc sollicité une réunion avec les élus locaux, l’association « A10 gratuite » les services du ministère des transports, et secrétaire d’Etat au Transport de l’époque. Il avait été convenu que la société concessionnaire de l’A10, Cofiroute, allait conduire une étude de trafic sur la zone concernée pour évaluer l’impact financier des différentes options envisageables.

Le destin fait parfois bien les choses. Quelques semaines plus tard, je me suis retrouvée en charge du Ministère des Transports. J’ai donc demandé dès le mois de février un point d’étape sur les suites de la rencontre d’octobre. Les modalités de l’étude de trafic ont été validées et nous nous sommes donnés rendez-vous quelques mois plus tard pour la présentation des résultats. Elle a eu lieu mercredi 18 mai et chaque partie étudie maintenant en détail les données recueillies.

Je résume la situation : l’Etat dispose en fait de peu de marges de manœuvre car l’exploitation de l’A10 a été concédée à Cofiroute. Si le tronçon devait devenir gratuit, il devrait être gratuit pour tous et il faudrait alors dédommager la société des pertes de revenus que cela engendrerait. C’est une obligation juridique.

 En revanche, il est possible de subventionner des abonnements à bas prix. C’est d’ailleurs ce qui se fait déjà : Cofiroute propose des réductions de 30% sur le prix des péages à travers une gamme de forfaits. Cette réduction est entièrement à sa charge. En général ces tarifs réduits sont également subventionnés par les collectivités locales. L’Agglomération d’Orléans propose ainsi une baisse de 80% du prix du péage sur son tronçon local de l’A10 pour les usagers réguliers. Pour le moment, les conseils généraux de l’Essonne et des Yvelines n’ont pas souhaité participer à l’effort collectif.

 

D’autres pistes sont également envisageables : je crois beaucoup au développement du covoiturage, sans négliger bien entendu le renforcement de l’offre de transports en commun, notamment en passant par l’A10.

 

Un prochain rendez-vous a été fixé au mois de septembre pour faire le point sur ces différentes options. Je continuerai à vous tenir au courant !

Ambiance « bon enfant » au ministère

Mercredi 15 juin 2011 à 20:56 5 commentaires

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Durant quelques heures, cet après-midi, le ministère du Développement durable a résonné des gazouillis d’une vingtaine de bébés, accompagnés de leurs parents. En les invitant, Valérie Pécresse, ministre de la Recherche, et moi-même avons voulu les remercier de s’être engagés dans une aventure au long cours, l’étude Elfe. Ce projet constitue le plus vaste programme de santé publique jamais lancé à ce jour. Il va permettre de recueillir des milliers de données essentielles pour mieux cerner les impacts de l’environnement sur le développement, la santé, la socialisation ou encore le parcours scolaire, de l’enfant. A cette fin, pas moins de 20.000 enfants vont ainsi être suivis dans toute la France, du stade prénatal jusqu’à leurs 20 ans.
Ce programme me tient particulièrement à cœur, car il y a 6 ans, lorsque j’attendais mon premier enfant, j’avais souhaité qu’il puisse être l’un de ces « bébés Elfe ». Malheureusement, le programme a pris du retard, et je n’ai pu y participer ni pour mon aîné, ni d’ailleurs pour mon second enfant. Je suis donc heureuse et fière de pouvoir lancer, en tant que ministre, cette belle aventure collective qui n’a qu’un seul objectif : faire progresser la santé publique.
2.800 familles se sont d’ores et déjà engagées. Trois autres campagnes de recrutement sont prévues, tout au long de l’année 2011. La prochaine aura lieu du 27 juin au 4 juillet sur toute la France auprès de 340 maternités. Alors si vous êtes sur le point d’accueillir un nouveau-né, surtout renseignez-vous pour devenir à votre tour une famille « Elfe ».
Pour plus d’informations sur le programme, rendez-vous sur le site.

Le FN, un parti antinational

Mardi 7 juin 2011 à 15:56 40 commentaires

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Le Front antinational, mon dernier livre, sera en librairie ce jeudi.
J’avais envie de m’expliquer sur le FN, sur le danger qu’il représente. Surtout aujourd’hui, à un moment où il est lancé dans une vaste entreprise de séduction, pour essayer de faire croire qu’il avait changé et s’était modéré. Et cette entreprise de séduction a été efficace, si l’on en juge par l’audience médiatique et les derniers résultats électoraux. D’autant plus efficace que l’extrême droite est désormais incarnée par une femme.
Le FN de Marine Le Pen se présente comme un parti renouvelé, qui aurait pris ses distances avec les excès de son précédent président. C’est un mensonge. La tête du parti a changé, mais les hommes sont restés et les idées sont les mêmes. Et l’extrême-droite est toujours aussi radicale.
J’ai voulu m’adresser dans ce livre à ceux qui ont l’impression que le FN a changé, et à ceux qui sont tentés par le vote FN. J’ai voulu leur rappeler combien ce parti est étranger aux valeurs de ma famille politique : la droite républicaine. Le FN, lui, ne rêve que d’une France à genoux, parce qu’il ne prospère que dans la crise et le malheur. C’est d’ailleurs là que nous conduirait son prétendu « programme », avec des mesures économiques aussi délirantes que celle qui voudrait nous faire quitter l’euro. Comme si les 1500 milliards de notre dette en euros pouvaient être soldés ainsi, d’un trait. Cette dette, que nous avons contractée pour les 2/3 auprès de pays étrangers, c’est l’impôt qui la paie : si le FN appliquait ses mesures, ce sont les classes moyennes et les Français es plus fragiles qui seraient le plus durement touchés. Voilà l’un des points sur lesquels j’attire l’attention dans Le Front antinational, conformément aux valeurs politiques qui sont les miennes, pour défendre ce que le FN refuse : l’échange, l’avenir.

La Fondation ADN organise son premier colloque

Samedi 21 mai 2011 à 06:28 12 commentaires

 

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Je suis membre d’une fondation, un « think tank » intitulé ADN, pour « Action durable novatrice ». Un cercle de réflexion ouvert, qui s’est formé cet hiver et qui veut  mener des études de prospective , sur toutes les questions qui intéresseront la société dans quelques années.

La première manifestation publique de l’ADN est un colloque, qui aura lieu lundi à Paris : « L’entreprise aux mains de la génération Y ».

La génération Y, ce sont ceux qui, âges de 18 à 30 ans, ont grandi avec les outils numériques. Ces jeunes adultes, cadres d’aujourd’hui et dirigeants de demain, sont donc des « natifs numériques ». Leurs attentes et leur comportement bousculent les codes établis et l’organisation des entreprises. Le colloque du lundi 23 leur est consacré.

Pour consulter le programme du colloque et vous y inscrire, rendez-vous ici

Une soirée pour devenir auto-entrepreneur, le 6 juin

Jeudi 19 mai 2011 à 09:48 6 commentaires

Alors que l’Insee a, à nouveau, annoncé hier  de  très  bons chiffres de créations d’auto-entreprises, j’ai souhaité organiser avec Hervé Novelli, le créateur de ce régime, une soirée à Longjumeau pour présenter à tous les Essonniens, ce nouveau statut que plus de 800 000 Français ont déjà adopté.

Ce  régime est fait pour tous ceux qui ont envie de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, à temps plein, ou simplement pour tester une idée en parallèle de leur activité principale.

Il est accessible à tous …

- les salariés ou les fonctionnaires  qui veulent un complément de revenu

- les retraités qui veulent améliorer leur pension

- les jeunes qui ont besoin d’un peu d’argent pour leurs études

- les chômeurs, qui peuvent y trouver une vraie chance pour rebondir ….

… et a été conçu en simplifiant à l’extrême les formalités. On devient auto-entrepreneur en 10 minutes montre en main, et sans se déplacer ! Il suffit de se connecter sur www.lautoentrepreneur.fr, ou de télécharger l’application « auto-entrepreneur » dans l’Apple Store.

Pour tout savoir sur ce régime, je vous donne donc rendez-vous le lundi 6 juin à 20h au théâtre de Longjumeau pour une soirée intitulée « L’auto-entrepreneur : mode d’emploi ».

La soirée sera ponctuée par de nombreux témoignages d’entrepreneurs qui ont cru en leur projet, qui ont osé et qui ont réussi !

Hervé Novelli, Ancien Ministre, Aziz Senni, jeune entrepreneur, auteur du livre L’ascenseur social est en panne, Gérard Huet, Président de la Chambre de Commerce de l’Essonne, Gregoire Leclercq, Président de la Fédération des Auto-Entrepreneurs, mais aussi de nombreux auto-entrepreneurs, partageront  vous donneront les bons conseils, et ils répondront à toutes vos questions. L’auto-entreprenariat n’aura plus de secrets pour vous !

Alors, pourquoi pas vous ?

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Les solidarités en débat

Jeudi 19 mai 2011 à 07:16 1 commentaire

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Colloque « Vivre ensemble », mardi soir à Paris. J’avais souhaité organiser cet événement, avec Laurent Wauquiez et la Fondation pour l’Innovation Politique. Pour débattre de la solidarité, avec des chercheurs, des universitaires, des acteurs sociaux. Des solidarités plus exactement, puisque nous avons pu discuter des solidarités au sein de la famille, entre les générations, de la solidarité publique ou bien encore de tous les liens qui se tissent au sein de la société civile, autour des associations ou des ONG.

Roselyne Bachelot est venue rendre compte de l’action publique, elle a pu débattre avec Louis Chauvel, François Ewald, Serge Paugam, Florence Leduc et la dizaine d’intervenants. Tous ont proposé un état des lieux et des pistes d’innovation. Il le fallait parce que les temps changent et que le « vivre ensemble » se heurte à des obstacles nouveaux. Celui de la crise, bien sûr, qui a fragilisé un nombre considérable d’entre nous, qui a frappé l’emploi et le pouvoir d’achat. Mais d’autres encore, notamment le changement de notre démographie : l’allongement de la durée de la vie accroît les phénomènes de dépendance. Il faut y répondre, il faut inventer des équilibres nouveaux. Et il faut garder confiance, à un moment où certains d’entre nous se demandent s’il faut vraiment aider son prochain, et continuer de garantir le bénéfice de la solidarité nationale à des citoyens qui parfois la détournent ou la trompent.

A ceux qui en doutent, il faut répondre que la solidarité est le principe même de la société. La solidarité, entendue comme collaboration et aide mutuelle des citoyens. Une collaboration, c’est une contribution active. Mais défendre la solidarité, c’est aussi combattre les abus et les fraudes. Il faut combattre les abus parce qu’ils dévoient la solidarité, qui est le principe de la vie sociale. Un principe qui ne se négocie pas.

D’autant moins que certains d’entre nous ont vraiment besoin de l’attention de leurs concitoyens et de leur coopération. Il faut donner du soutien à ceux qui souffrent le plus, aux malades, aux personnes dépendantes ou défavorisées. Il faut renforcer, aussi, les valeurs porteuses d’avenir et d’autonomie : l’éducation des jeunes générations, l’aide à l’insertion professionnelle et à la recherche d’emploi. Tout ce qui relève des flux de solidarité intergénérationnelle et des liens que tisse la société civile elle-même.

Nous avons discuté trois heures durant de l’avenir, de la manière de construire une solidarité durable, qui équilibre mieux le travail et les solidarités familiales. Nous avons donc débattu, aussi, du coût de la solidarité, des nouvelles ressources. Les débats sont en ligne sur le site de la Fondapol. Je vous les recommande et vous invite à les poursuivre.

La lente modernisation de la RN20

Mercredi 18 mai 2011 à 10:59 14 commentaires

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Dans ma circonscription, la ville de Longjumeau, au même titre que Montlhéry, Linas, ou encore la Ville-du-Bois, pâtit d’être traversée par la RN20. Il s’agit d’une vraie souffrance, car avec cette route où passent près de 60 000 véhicules par jour, les encombrements sont monnaie courante. Qui n’a pas déjà mis plus d’une heure pour aller d’Arpajon à Massy ? Qui n’est pas resté, moteur à l’arrêt, sur une route bloquée ?

Les causes sont bien identifiées. La RN20 n’a pas été repensée depuis plus de 40 ans. Elle n’est donc tout simplement pas adaptée au nombre de véhicules qui l’empruntent chaque jour. Elle est hachée par des feux tricolores inadaptés, et elle comporte toujours des zones dangereuses où les accidents restent beaucoup trop nombreux.

Dès 2005 je me suis battue pour que des solutions soient trouvées. A l’époque, j’avais rencontré le directeur de cabinet du ministre des Transport d’alors, Gilles de Robien, pour attirer son attention. Puis j’ai pris l’initiative des 1ères assises de la RN20, à Montlhéry en 2006, qui ont réuni les acteurs locaux concernés, les riverains, les élus et les associations.

Lorsque je suis entrée au Gouvernement en 2007, j’ai commandé un rapport à Bernard Laffargue pour réfléchir à une modernisation de la RN20. Dans ses conclusions, le rapport préconisait un réaménagement total de la RN20, de façon à la transformer en une 2×2 voies, avec une voie de chaque coté réservée au transport en commun. Avec, aussi, des pistes de « circulation douce » (vélos, piétons). Lors de sa présentation à la presse et aux élus, le 16 juin 2008, le projet avait été particulièrement bien accueilli par tous.

C’était il y a presque 3 ans ! Que s’est-il passé depuis ? Un syndicat mixte présidé par le Conseil Général de l’Essonne a été mis en place, avec l’ensemble des acteurs locaux. Il a pour mission de mener la concertation sur le projet : où doit-on placer les gares du futur transport en commun en site propre qui reliera Arpajon à Massy en une trentaine de minutes ? Et ses parking relais? Qui financera le projet ?

Vous imaginez bien que chacun défend son petit intérêt. C’est compréhensible. Seulement la conclusion de tout cela, c’est que le projet n’avance que très lentement et ce sont les riverains et les automobilistes qui en pâtissent tous les jours en attendant !

C’est pourquoi vendredi prochain, le 20 mai, jour où le syndicat mixte doit se réunir de nouveau, je serai présente au feu de La-Ville-du-Bois pour défendre toutes les personnes bloquées une fois encore dans les embouteillages de la RN20. D’ici là, n’hésitez pas à partager ici votre sentiment et à me faire part de vos idées d’action. Tout cela n’a que trop duré. Agissons ensemble sur le terrain pour faire avancer les choses.

Le « murmure » d’Orly

Dimanche 8 mai 2011 à 17:54 16 commentaires

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Voilà longtemps que je voulais prendre quelques instants pour faire le point avec vous sur les nuisances que nous subissons quotidiennement, nous qui vivons aux abords d’Orly. C’est un ballet quotidien d’avions au dessus de nos têtes, et loin de nous y habituer, j’ai l’impression que plus le temps passe, plus nous sommes sensible à leur bruit!

C’est une problématique sur laquelle je me suis particulièrement mobilisée depuis 2002, d’abord en tant que Députée, puis de Maire, et bien entendu par ma fonction de Ministre. En fait, face à ces nuisances sonores, il y a 4 grandes familles d’actions qui sont efficaces :

•         limiter les avions les plus bruyants sur les tranches horaires les plus gênantes ;

•         limiter le nombre de créneaux de décollage/atterrissage ;

•         choisir les trajectoires qui auront le moins d’impact au niveau du sol ;

•         améliorer l’isolation des bâtiments.

Orly est soumis depuis 1968 à un couvre-feu entre 23h30 et 6h15. Il n’y a donc aucun avion qui atterrit ou qui décolle durant la nuit afin de préserver le sommeil des riverains. Et depuis 1994 et 1999, le nombre de créneaux de décollage/atterrissage est limité, tant au total par an sur l’aéroport, que par compagnie aérienne.

Sur le troisième point, vous savez que je me bats depuis 2007 et mon arrivée au secrétariat d’Etat à l’Ecologie pour « remonter les trajectoires d’interception d’Orly ». Derrière ce vocabulaire technique se cache simplement le fait de faire voler plus haut les avions aux abords de l’aéroport. Le bruit entendu au niveau du sol en sera donc atténué. J’ai bon espoir d’aboutir à l’automne prochain.

Enfin sur la question de l’isolation phonique, il existe une taxe que payent les compagnies aériennes (la TNSA) à chaque fois qu’un avion décolle. Les recettes de cette taxe sont entièrement affectées à des subventions aux particuliers pour qu’ils puissent isoler leur logement. Le montant de la subvention est actuellement compris entre 80% et 95%. Je sais que ce n’est pas assez, et je continue à essayer d’améliorer l’accès au dispositif.

Jusqu’à présent ce financement était réservé aux travaux d’isolation des habitations privées. Or il me semble naturel que si l’on considère le bruit comme une gêne dans un lieu privé, il en soit de même dans un lieu public J’ai donc demandé à Didier Gonzales, Député du Val de Marne, d’étudier les possibilités d’inclure dans ce dispositif les crèches, les écoles, les hôpitaux, etc. Bref l’ensemble des bâtiments publics accueillant du public.

Malheureusement les nuisances d’Orly ne sont pas que sonores… j’y reviendrai dans un prochain billet !

Internet à très haut débit à Longjumeau !

Jeudi 5 mai 2011 à 16:46 4 commentaires

la fibre

« Light Fountain », par Jim Sher – 2010

J’ai reçu lundi dernier à Longjumeau France Télécom-Orange, pour que l’entreprise me présente ses projets de fibre optique sur notre territoire. La Fibre, c’est l’Internet à très haut débit.

En tant que Maire, j’ai toujours attaché beaucoup d’importance à ce que les Longjumellois puissent bénéficier des nouveaux services offerts par le très haut-débit. La qualité de la connexion Internet à Longjumeau est très variable. Il y a les quartiers denses, bien desservis par l’ADSL, mais il y a aussi les hameaux de Balizy-Gravigny qui ne bénéficient pas toujours de débits suffisants pour profiter de certains services, à commencer par la TV par Internet !

En déployant la fibre optique sur toute notre commune, nous allons pouvoir mettre fin à ces fractures territoriales. C’est un vrai levier pour le développement de nos territoires et la croissance de notre économie, mais plus encore pour la qualité de vie des habitants de Longjumeau. Ce sont les différentes raisons pour lesquelles, lorsque j’étais secrétaire d’Etat à la Prospective et au Développement de l’économie numérique, j’avais convaincu le Président de la République de consacrer 2 milliards d’euros du grand emprunt au déploiement de la fibre optique dans tout le pays.

Encore faut-il le faire dans un contexte de saine concurrence, pour que chaque habitant puisse choisir l’opérateur (et le prix !) qui lui convient. C’est l’objectif que nous avons poursuivi à Longjumeau.

Free a été le premier. Il investit depuis plus d’un an déjà, et commence tout juste à raccorder les premiers immeubles. La signature du bailleur 3F va permettre à plus de 900 logements d’avoir accès à la fibre. Les autres immeubles et les pavillons suivront très prochainement.

Maintenant, c’est au tour de France Télécom-Orange de s’engager. L’entreprise couvrira 67% de la ville dès 2011, dans le centre-ville et la partie dense du quartier Sud, puis les hameaux de Balizy-Gravigny en 2012. Les derniers foyers seront raccordés en 2013. En trois ans, la totalité du territoire communal sera donc couverte.

En 2013, tous les Longjumellois auront le choix entre deux opérateurs d’Internet à très haut-débit !

Je tenais aussi à ce que les villes voisines, membres de notre communauté d’agglomération Europ’Essonne, ne soient pas oubliées. J’ai demandé à France Télécom-Orange d’accélérer son calendrier, et de prendre plus fortement en compte les zones blanches et grises (toutes celles qui ne sont pas ou peu couvertes par l’Internet haut-débit actuellement). Ballainvilliers, Champlan, Epinay-sur-Orge, Saulx-les-Chartreux seront donc équipées à partir de 2013. Et en 2015, le déploiement aura été engagé sur toutes les communes de l’agglomération.

La fibre arrive !

Les financements innovants, à New York

Lundi 18 avril 2011 à 06:49 23 commentaires

© Rick Bajornas (UN)

© Rick Bajornas (UN)


Mon déplacement aux Etats-Unis s’est poursuivi à New York avec deux journées consacrées à la mobilisation contre le changement climatique. Mon programme comprenait deux types de rencontres : une rencontre institutionnelle avec le secrétaire général des Nations-Unies, avec lequel j’ai parlé de la séquence qui nous mènerait d’aujourd’hui à Durban en décembre, puis à la conférence de Rio+20 en juin 2012. J’ai insisté pour que nous avancions sur la question des financements innovants et sur la mise en place d’une organisation mondiale de l’environnement. J’ai également pris part à des rencontres moins institutionnelles avec des universitaires, des associations et des entreprises américaines.
Nous savons combien il est difficile de convaincre les dirigeants des différents Etats de s’accorder sur la mise en place d’un accord contraignant en matière de réduction de gaz à effet de serre. C’est pourquoi il est si important de mobiliser les opinions. Les enjeux sont de taille. Je ne me suis attachée qu’à l’un d’entre eux, dont l’importance est considérable : le financement, et plus exactement, les financements innovants. A Copenhague, en décembre 2009, nous nous étions mis d’accord pour verser 100 milliards de dollars par an aux pays en développement, à partir de 2020. Puis à Cancun, en décembre 2010, un fonds vert a été crée. Il faut désormais l’abonder, il en va de notre crédibilité. Car il n’est pas possible de demander à ces pays de s’associer à la lutte contre le changement climatique sans leur en donner les moyens. Tout cela commence à bouger. Le Président de la République a fait des financements innovants l’une des priorités de la présidence française du G20. Les enjeux étant mondiaux, il faut un financement global. Il existe bon nombre de pistes. Dont celle d’une taxe infinitésimale sur les transactions financières. Mais aussi et encore d’un mécanisme fondé sur les émissions des navires ou des avions ; ou bien d’une diminution des subventions versées aux énergies fossiles. Trouver un accord à l’occasion de la réunion du G20, en novembre prochain, permettrait d’aborder la conférence de Durban en décembre puis celle de Rio +20 sous les meilleurs auspices. Il faut rentrer dans ce cercle vertueux ! 2011 doit être l’année de la mobilisation et des réalisations. C’était la raison de ma présence à New York, pour m’entretenir avec des think tanks, des financiers et des économistes, et pour les intéresser à ces questions. Lors de mon entretien avec Ban Ki Moon, j’ai vu combien le secrétaire général des nations unies était résolu à porter ce projet et combien il appréciait la manière dont la France encourage ces initiatives.