Pourquoi les femmes parviennent si rarement aux postes à responsabilités ?
Sur ce plan, on pointe souvent du doigt le monde politique mais on oublie que le tableau est encore moins brillant dans le monde de l’entreprise. A peine 7 % des patrons de moyennes et grandes entreprises sont des femmes. Et dans les conseils d’administration des entreprises, elles ne sont également que 7 % à siéger ! Les autres pays ne font pas forcément mieux que nous. Ainsi aux États-Unis, les femmes sont certes 45 % parmi les cadres mais seulement 5 % à avoir accédé au statut de cadre dirigeant.
Les chercheurs américains ont forgé il y a déjà quelques années une expression que je trouve bien vue. Ils parlent du « plafond de verre » pour désigner cette forme d’obstacle contre lequel les femmes à fort potentiel viennent buter, ce qui entrave leur ascension professionnelle.
Ce phénomène perdure, il tend même à s’aggraver, ce qui conduit la sociologue Catherine Marry à parler de « ciel de plomb ». Comment expliquer la persistance de cette inégalité alors que les femmes font un cursus scolaire souvent plus brillant que les hommes, qu’elles ont accès désormais aux métiers les plus traditionnellement masculins ?
On invoque souvent l’autocensure que les femmes s’infligeraient : se sentant obligées, plus que les hommes, de concilier leur charge de travail avec leurs contraintes familiales, elles se décourageraient de briguer les plus hautes places de la hiérarchie. Je pense que cette explication a sans doute du vrai mais on ne peut pas s’en contenter.
Il faut regarder les choses en face : il existe dans les équipes dirigeantes des entreprises une forme de solidarité masculine qui favorise la cooptation des hommes entre eux pour accéder aux plus hauts postes. J’ai la conviction que ce n’est pas la compétition qui est défavorable aux femmes, mais une forme spécifique de compétition, celle qui passe par les réseaux et la cooptation. Certains pays ont instauré des mesures contraignantes. C’est le cas notamment de la Norvège où, depuis 2006, les entreprises ont l’obligation de faire siéger 40 % de femmes.
Je me réjouis que la majorité s’empare aujourd’hui de ce débat.
Les quotas n’épuisent pas pour autant le sujet. Il ne faudrait pas qu’ils deviennent un prétexte pour abandonner le combat sur d’autres fronts. S’il est difficile de combattre les formes invisibles de solidarité masculine, les femmes ont sans doute intérêt à mettre sur pied, elles aussi, des réseaux de solidarité féminine et à favoriser davantage la nomination de femmes dans les institutions qu’elles contrôlent. Et puis pourquoi ne pas faire en sorte que les hommes soient plus incités à s’occuper de leurs enfants ? Là, ce n’est pas la loi qui peut changer les choses mais bien nos mentalités. Elles ont évolué, certes, mais beaucoup de chemin reste à faire !

bidart
3 novembre 2009, 19:39génial Nathalie, je suis avec vs !!
NOISETTE
3 novembre 2009, 20:04Ce n’est hélas que trop vrai ! Changer les mentalités. Il y a beaucoup à faire
I'm An Angel
3 novembre 2009, 20:56Désolé de vous le dire, chère Nathalie, mais vous oubliez un élément non négligeable qui fait que…
Je vous le demande : à quel âge dirige-t-on en général une entreprise ? La fourchette se situe plus entre 45 et 60 ans. Si on fait un retour en arrière, à l’âge où l’on fait des études. Combien de % de femmes avaient le profil ?
C’est comme le fameux « les femmes gagnent moins », ça dépend des secteurs. Dans ma branche (la communication), les femmes gagnent exactement la même somme si ce n’est parfois +.
Non pas que votre « combat » soit futile mais c’est un peu comme si on disait pourquoi parmi les corps enseignants est exclusivement féminin. Les hommes sont-ils moins bon pédagogue ?
J’aime beaucoup un de vos arguments, celui sur la vie familiale, dernièrement au chômage, j’ai assisté à un atelier Anpe (Pole-Emploi si vous préferez) de simulation d’entretien. La recruteuse nous fait passé tour à tour. Parmi notre groupe, deux personnes entre 40 et 45 ans ayant 2 enfants. 1 homme 1 femme. Devinez à qui la recruteuse a posé la question « Si vos enfants sont malades, comment vous organisez-vous ? », je vous le donne en mille, à la femme.
Je précise toute de même, aux mauvaises langues ;) que j’aimerai que les mentalités changent. Et qu’en tant qu’hommes nous trouvions enfin une place à égalité avec l’autre composante de l’Homme, la femme !
Raphaël
3 novembre 2009, 21:38Bonjour, Nathalie.
Je ne pensai pas intervenir sur ce blog un jour ! Mais, je me suis posé la même question que vous, avec un point de vue un peu différent, un point de vue d’homme et de père.
Le plafond de verre/plomb existe bel et bien, ainsi que les divers phénomènes que vous citez. Vous évoquez d’ailleurs deux sources possibles, d’un côté les contraintes familiales pour les femmes et les réseaux pour les hommes. Mais quand est ce que forment ces réseaux ? Pas à midi, à la cantine de l’entreprise, non. Ils se font lors d’un dîner à l’occasion d’un colloque, à une soirée entre collègues ou anciens d’une école, sur les terrains de sport, sur un golf un week-end, à peu près à tous les endroits et tous les moments où une mère (ou un père) ne peut être car elle (il) s’occupe de ses enfants. Les deux raisons sont donc intimement liées.
Donc pour moi, il faut prendre le problème par les deux bouts, donner aux pères les mêmes droits et les mêmes devoirs qu’aux mères, donner aux femmes qui travaillent les mêmes droits et les mêmes devoirs qu’aux hommes qui travaillent !
Cela pourrait se traduire concrètement par :
- Un vrai congé paternité de 3 mois obligatoire (c’est le cas en Norvège, je crois) et pas simplement 2 semaines optionnelles et que « si tu les prends, c’est mal vu ».
- Une vraie égalité entre homme et femme concernant la retraite notamment, si l’homme choisi comme travail d’élever ces enfants.
- Une égalité plus forte concernant la garde des enfants en cas de divorce.
Cela peut aussi passer par la simple application de lois déjà existantes notamment sur le temps de travail des cadres. Par exemple, vous avez déjà vu un homme refuser une réunion commençant à 18 ou 19h ? et s’il refuse, c’est mal vu. Pour une femme aussi me diriez vous, mais la pression sociale sera moins forte pour qu’elle change d’avis.
Donc voilà, le problème n’est pas simple, mais il faut surement agir sur plusieurs leviers pour obtenir le résultat escompté. Un simple « 40 % de femmes dans les CA » ne suffira pas. C’est ce qui a été fait pour les élections, résultats 18 % à l’assemblé, 20 % au sénat (64 éme sur 187 pays concernant la parité homme/femme dans les assemblés.)!
Isabelle Germain
3 novembre 2009, 21:51Pas si Angel que ça le commentateur précédant ! L’argument selon lequel les femmes en âge d’accéder aux plus hautes fonctions n’ont pas les diplômes requis était valable il y a 20 ans, il ne l’est plus maintenant. Fort heureusement dans certains secteurs, les femmes gagnent autant que les hommes mais globalement en France , les statistiques sont formelles : la différence est de 27 % en défaveur des femmes. L’hôtesse de ce blog a raison : plafond de verre, ciel de plomb, on parle aussi de plancher collant… Autocensure des femmes atteintes du complexe de Cendrillon (elles attendent le prince, puis l’homme puis le patron puis la promotion… féminité est associée à passivité), réseautage des hommes qui se retrouvent dans le club de rugby, le club de fumeurs de cigares ou d’amateurs d’armagnac.. C’est ballot, ce ne sont pas des activités de femmes ! Il faudra plus que des quotas pour évoluer.
Yann
3 novembre 2009, 23:46Un haut fonctionnaire du Ministère de la Défense m’avait expliqué un jour, alors qu’il exprimait son mécontentement au sujet d’une femme qui occupait également un très haut poste dans une entreprise privée, que le problème c’était « qu’à ce niveau on avait besoin de paroles d’hommes, et surtout pas de paroles de femmes ».
Au delà de cette anecdote, j’ai souvent constaté que les femmes étaient « tolérées » jusqu’à un certain niveau de hiérarchie, tant que les affaires n’étaient pas « trop compliquées », mais qu’on ne leur accordait jamais une très grande confiance lorsque la situation devenait un peu plus « sérieuse »…
Christophe
4 novembre 2009, 07:16Pourtant, dans beaucoup de domaines, les femmes s’en tirent mieux que les hommes :
• leur espérance de vie est de 84 ans, au lieu de 77 ans pour les hommes
• elles meurent beaucoup moins de morts violentes (accidents, suicides, meurtres) que leurs congénères masculins
• elles ne représentent qu’un détenu sur trente…
• 82% des entrants à l’école de la magistrature sont des femmes ;
• les filles réussissent mieux à l’école que les garçons, sauf en mathématiques.
Concernant les hommes :
• 84% des entrants à l’école polytechnique sont des hommes et 98% des guides de haute montagne le sont aussi
• les revenus des hommes sont en moyenne plus élevés ; il est vrai que les hommes interrompent moins leur vie professionnelle car la paternité est moins exigeante que la maternité.
N’en déplaise à la « théorie du genre », les hommes et les femmes différent naturellement, et culturellement par leurs choix, leurs comportements, leurs attitudes.
Fran
4 novembre 2009, 09:51L’égalité parfaite est un lent processus mais inexorable, les nouvelles générations d’hommes étant bien plus à l’aise que les précédentes avec celà.
Un citoyen
4 novembre 2009, 10:42Tout ça c’est du pipeau de grande bourgeoise qui veut un job de chef. La dictature UMP va peut-être établir 500 femmes dans des conseils d’administration, mais pour les 32 millions de françaises qui restent, le seul avenir promis par l’UMP et le Medef, c’est : précarité, trottoir, bouffe OGM, démolition de la santé publique, école payante pour les enfants, retraites miséreuses, etc, etc, etc.
mlb9146
4 novembre 2009, 11:09Pour faire court et apporter ma modeste contribution à ce fil qui aurait tendance à partir dans … l’excessif, je me limiterais à affirmer que les projets les plus réussis que j’ai eu à mener (en partie) en tant d’ingénieur d’affaire ou Chef de Projet, dans ma carrière professionnelle, ont tous eu la caractéristique de l’avoir été en binôme avec des femmes, en position complémentaire de la mienne, soit d’experte soit de directrice de contrat … voire de N+1
Au delà du « merge » de nos compétences (pas que techniques …), je ne sais quelle alchimie a exercé une influence magique sur l’efficacité de nos co-management … où la relation hiérarchique était passée au second plan !
Et pourtant le fils unique que je suis, d’éducation « old fashion » (…) était plutôt « mal barré » sur cet aspect … Mais je pense avoir bien évolué !?
;-)
imbert
4 novembre 2009, 12:14Juste une précision sur l’utilisation du terme compétition pour désigner l’utilisation des réseaux masculins :
j’ai développé, en tant que chercheur en sciences sociales, une distinction entre les concepts de concurrence et compétition. A quoi peuvent servir ces définitions ? A mettre en évidence que ce ne sont pas les mêmes fonctionnements qui sont à l’œuvre. En très court, la concurrence est un terme générique pour désigner toute opposition au sens générique, elle est réglée par la loi du plus fort ou l’entente (cf. les condamnations récentes de grands opérateurs téléphonique). Avec cette définition, les réseaux masculins obéissent à la triple obligation maussienne de donner recevoir, rendre les bienfaits comme les méfaits. La logique mise en place est anti-utilitaire, i.e. qui est basée sur l’honneur, la fidélité et l’histoire des acteurs. Cette logique du don est souvent contradictoire avec les règles de droit. En revanche, la compétition est un moment régi par des règles explicites qui permet de sortir, un temps, de la concurrence. Par exemple, un championnat sportif désigne un champion pour une année précise. La concurrence s’arrête alors. C’est aussi le cas lorsque l’on recrute un individu sur des critères de compétence.
Il ne peut donc pas y avoir « d’autre compétition » (celle des réseaux) mais une concurrence entre dimensions utilitariste (le droit) et anti-utilitariste (le don)
Pourquoi les dirigeants se choisissent-ils par le don ? parce que celui qui est nommé de cette façon à obligation de rendre, c’est à dire de s’affranchir du droit.
Pardon d’être abscons pour les non-familiers de la théorie anti-utilitariste (Mauss, Caillé…)
Guillaume
4 novembre 2009, 13:41Je suis d’accord avec « I’m An Angel ».
Le problème du peu de femmes dans les CA est surtout du au fait que peu étaient en écoles d’ingénieurs et commerce il y a plus de 30 ans.
De plus, les jeunes femmes ingénieures sont très souvent recrutées avec un meilleur salaire et avec plus de facilités car les RH ont a coeur de féminiser les equipes. (un petit coté discrimination positive).
J’ajouterai quelque chose qui risque de faire grincer des dents.
Je pense qu’il y a peu de femmes qui ont des postes a très haute responsabilités car, souvent, elles ont du mal à contenir le stress à leur métier ou à leur famille. Elles le communiquent a leur entourage très facilement.
A mon niveau personnel, je peux vous garantir qu’il n’est pas la peine d’espérer être en bon terme avec les femmes de mon entourage lors de grosses périodes de stress ! (exams, coup de bourre au boulot…)
Il semble donc difficile d’avoir une vie de couple épanouie et une carrière fulgurante pour une femme.
Il n’y a qu’a regarder en politique :
SR est séparée du père de ses enfants
Angela Merkel n’a pas d’enfants
Mme Clinton a eu les problèmes que l’on sait avec son mari.
etc…
Mon propos ne se veut pas machiste, cet état de fait est peut-être d’ailleurs du aux compagnons de ces femmes qui n’acceptaient pas cette situation.
JeSuisLà
4 novembre 2009, 13:57Ascension professionnelle? Pour faire quoi? Commander, écraser, imposer, se faire mousser, se rassurer, avoir plus que le voisin?
Entre le sourire d’un enfant, la plaisir de faire bien ce que l’on aime , le respect d’une part et d’autre part, épreuves de force, combats de coq, copinages, magouilles, foot, voitures et petites nana, gros ventres, banquets et j’en passe, beaucoup de femmes, dont je suis, n’hésitent pas…
M
4 novembre 2009, 16:08et sinon, moi je me demande pourquoi 99% des hommes ne sont pas (et ne seront jamais) aux postes de ces fameuses instances dirigeantes….
Chab
4 novembre 2009, 16:29J’aurais parié que les hommes qui prendraient la peine de commenter ici se montreraient encore une fois incapables de faire preuve de solidarité avec leurs compagnes du genre humain, qu’ils se sentiraient obligés de les dénigrer, souvent d’une manière insidieuse, pour mieux se sentir supérieurs à elles. J’appellerais ça de la mesquinerie.
Mais on peut espérer que ceux qui ne s’expriment pas ont l’esprit plus ouvert et plus généreux.
Julie Dep
4 novembre 2009, 16:52Le plus étonnant est qu’à degré d’évolution égal la France soit sempiternellement à la traîne. Sur la cause une idée m’est venue, jamais ou peu, que je sache, évoquée : la langue française, contrairement à l’anglais ou à l’allemand, est complice d’une vieille misogynie.
Des féminins de métiers prestigieux en « esse », par exemple, propres à dissuader les gamines d’y entrer, le masculin qui grammaticalement l’emporte… Ce qui n’a l’air de rien pénètre, dès l’enfance, au même titre que ces jouets réservés (ménagère pour la fille, mécano pour le garçon), surtout dans les milieux traditionnels. (Par ailleurs, il y a peu de chance qu’on se fasse aux féminisations du genre « procureure ». )
La féminisation de certains mots est ridicule. Les enfants y sont sensibles. Je ne sais si vous êtes en mesure d’initier un changement de cet ordre (des potes à l’Académie?) Mais il s’impose.
Profitez en tout cas d’être aussi bien perçue – à juste titre – tous azimuts.
Tous mes vœux pour que ça dure.
J J Bois
4 novembre 2009, 17:23J’ai été un des premiers à embaucher une femme dans un secteur alors strictement réservé aux hommes, commerciale dans l’informatique,et je me suis heurté à des oppositions machistes que je n’avait pas du tout anticipées.Je vous parle des années 70….la malheureuse a du abandonner…et je n’ai pu éviter son départ.
Depuis les choses ont bien changées,je peux le constater,mais les freins dus à l’autocensure que vous evoquez,ainsi que le décalage du au temps pour les diplomes,
(combien de femmes à l’X il y a 30 ans….),font que psychologiquement et mécaniquement le retard dans le partage des responsabilités est encore loin!
Mais confiance grace à vous en particulier les choses évoluent.
D’accord avec Julie Dep la féminisation des mots tend au ridicule,et un procureur ,homme ou femme reste un procureur,c’est un faux débat.
I'm An Angel
4 novembre 2009, 21:20Raphaël > J’adhère en votre sens concernant la fameuse pression sociale inégale entre femme et homme.
Mais parfois je me demande si c’est pas tout simplement un phénomène français. Mon boss actuel n’a pas du tout fait sa scolarité en France et une bonne moitié de sa vie professionnelle s’est faite hors de France. Je vois la différence. Il bosse comme en Angleterre. Si tu pars + tard le soir, c’est que t’es pas organisé dans la journée.
Isabelle Germain > Moi je suis pour la négociation du salaire au cas par cas. Et ça ne me dérange absolument pas qu’une femme gagne plus que moi. Tant mieux pour elles ;-)
Les quotas, au final quel intérêt, ça ne fait que choisir une personne non pas pour une qualité professionnelle mais pour sa dite « différence ». Pour avoir eu la chance (dans le sens expérience enrichissante) d’avoir pu mener un entretien avec un de mes précédents employeurs. Le candidat avait des origines d’un autre pays et nous l’a sorti (et appuyé) comme argument. Sous-entendu, si vous prenez pas, c’est du racisme. Nous lui avons fait remarquer que seules ses qualités professionnelles comptaient.
Remarque générale et pour NKM > Ils existent de + en + de réseaux entrepreneurs de femmes. Et ça marche plutôt bien.
lulu
4 novembre 2009, 21:21un politique contre la cooptation… c’est vraiment drôle…
Angela
4 novembre 2009, 23:34Pour la femme qui préfère faire des bisous sur les joues rose de bébé, en aucun cas on ne la forcera à travailler. Son commentaire est donc absolument incongru. Si des femmes préférent être dépendantes, tant pis pour elles. Si elles y prennent du plaisir tant mieux.
Mais en quoi cela justifie t il d’être contre une mesure qui permettrai d’aider les femmes qui elles veulent travailler.
Et non toutes les femmes ne veulent pas être mère, et oui le grand capital n’est pas gentil. mais au lieu de critiquer( tout en y participant par l’intermèdiare de son mari), on ferait mieux d’essayer de le changer.
PS: Et à ceux qui parlent d’une nature hypothétique de « La Femme » , pourquoi ne parlerions pas aussi de la nature hypothétique « Du Noir »… Le biologique ne conditionne en rien l’être, c’est le regard que la société porte sur ce bioloque qui crée les différences entre les sexes, ou races.
Arretons donc de nous cacher derrière une nature, presupposée prescriptrice de comportements pour cacher nos systémes d’oppressions.
JeSuisLà
5 novembre 2009, 09:58Il n’est pas toujours vrai que: « Pour la femme qui préfère faire des bisous sur les joues rose de bébé, en aucun cas on ne la forcera à travailler. » On peut très bien faire les deux, et même professionnellement arriver à un très bon niveau international, sans pour autant tomber dans un engrenage du combat-stress-magouille.
Je suis assez d’accord avec Julie, on trouve mille exemples curieux de masculin/féminin dans la langue française, par exemple: une chaise sans bras, on s’assoit juste dessus et un fauteuil avec des bras (rassurants? généreux?…?).
Et aussi d’accord avec « I’m An Angel ». Du moment que ce que l’on fait est bien et original, les anglo-saxons et nordiques, dans l’ensemble, ne font plus aujourd’hui aucune différence entre femme et homme, jeune ou vieux, blanc, jaune, rouge ou noir… Et pour tous: « I love Paris! ». Moi zo6!
Aurélie
5 novembre 2009, 11:01L’inégalité hommes-femmes semble avoir de beaux restes, mais j’aime être optimiste et penser que c’est en train de changer. Beaucoup de ces « grands dirigeants » d’aujourd’hui ont connu l’école de filles et l’école de garçons, ce n’est pas si vieux mais aujourd’hui on voit bien que c’est une autre époque, qui a fait son temps…
Notre (ma) génération les remplacera un jour. Nous sommes des milliers d’étudiantes à avoir envie de cartonner dans notre future vie professionnelle et rien ne nous arrêtera ! Réussir, c’est montrer qu’on est capable, et tenir bon.
J’ai bien des raisons d’être pleine d’espoir quant à l’avenir des femmes. La plus importante est que j’en suis une et que je ne compte pas me laisser marcher sur les pieds pour une raison aussi absurde que mon sexe…
Moi, je ne suis pas juste une jeune femme, je suis aussi mon cerveau, mes passions, mon éducation… Je ne renie pas mon sexe, mais ce n’est qu’une part de ma personnalité qui ne doit pas plus compter qu’une autre, que ce soit en bien ou en mal. Je me considère comme un tout, et j’attends des autres qu’ils me voient ainsi. Il n’y a rien de stupide à dire que la motivation, la confiance en soi et l’envie d’aller loin aident à avancer.
Être une fille ne m’empêchera pas d’attendre le meilleur de ma vie, et jamais ce ne sera une excuse à mes échecs…
Allez les filles ! Ne vous laissez pas décourager par les obstacles ! J’aime beaucoup le conseil de Sénèque à Lucilius : Laissons les autres dire : « Peut-être ce malheur n’arrivera-t-il pas. » Toi, dis ceci : « Qu’il vienne, et après ? Nous verrons bien lequel de nous deux m’emportera. » Foncez !
Jany Keochkerian
5 novembre 2009, 14:22Je vais vous expliquer le pourquoi du comment. A ma façon, s’entend.
hommes = ho mm es
femmes = fe mm es
En arménien, la lettre yètch (5ème de l’alphabet) se prononce Yé en début de mot, ou é en milieu de mot. On ne la trouve pas en fin de mot. L’anglais Yerevan est à ce titre plus correct que le français Erevan. Mais passons : là n’est pour l’heure pas le propos.
L’idée c’est que le « es » ci-dessus peut être vu comme « Yes », oui en français.
ho a une graphie très proche de « no », non en anglais.
Quant à « fe », le « f » est « philologiquement » proche du « s », et « se » pas très éloigné de « si ».
On est donc ramené à No/Yes pour les hommes, une antinomie, et Si/Yes pour les femmes, au prix d’une paronomase fe / si.
La femme prend donc en compte l’hystérèse. En ce sens elle est plus riche que l’homme. La femme possède deux nons, alors que l’homme n’en possède qu’un.
On retrouve cela dans les noms.
La langue française, actuelle, n’accepte pas la paronomase. C’est la raison pour laquelle le rap, dont la paronomase est la figure de style de choix, n’est pas accepté dans les cercles de la bien-pensance. Mais force est de constater que la paronomase est la clé de notre monde.
Le moonwalk de Michael Jackson, c’est une danse où la gravité est toute relative.
En arménien Par et Bar sont mot et dance. Paronomase = bar of no mass.
L’Europe et le rap : voyez la proximité entre Barroso et Paronomase.
En anglais « paronomasia » est volontiers associé à « pun », jeu de mots, que l’on peut aussi voir comme l’union du positif et du négatif, {P}U{N}.
On retrouve donc les valeurs de tolérance chez la femme que l’homme n’a pas. Les deux sont nécessaires dans ce monde. Le règne des hommes aura été nécessaire pour mener l’errance, pour nous sortir du bois, pour parler comme Descartes. La femme doit maintenant prendre la place qui lui revient, celle qu’elle n’a du reste jamais quittée : la parole.
Jany Keochkerian
5 novembre 2009, 14:58Le « plafond de verre » = les deux vrais du plat fond.
Taxe professionnelle = Doxa providentielle.
Vendôme = Fantôme.
cf Exit le fantôme de Philip Roth (roman 2009 préféré de Yann Moix !)
Pour faire le lien avec le crapaud fou (www.tuviens.fr), le monde de demain est un monde sans argent.
Le bestiaire peut également s’enrichir de l’âne chargé de sel.
Je veux attirer votre attention sur la dichotomie de La Fontaine, et celle d’Esope. Le crapaud fou sera français ou ne sera pas.
http://www.google.fr/search?q=frenchness+blog&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a
http://www.lafontaine.net/lesFables/afficheFable.php?id=33
http://www.english-zone.com/reading/fables/chapter-54.html
Voyez le gaspillage que l’argent provoque. Vous le savez aussi bien que moi, les physiciens détestent les bords, car ils ne savent traiter les problèmes d’effets de bord. Celui qui a fait les plus grandes avancées des trente dernières années en physique a utilisé une logique floue d’association dans les systèmes complexes associée à une rigueur et à une passion des expériences simples, c’était Pierre-Gilles de Gennes.
Lévi-Strauss n’a rien fait d’autre que de prêcher cela.
L’identité française, c’est la franchise. La langue française doit donc servir de révélateur.
Jany Keochkerian
5 novembre 2009, 15:03Le sel = l’oseille.
Jany Keochkerian
5 novembre 2009, 17:12Fé, ֆ, c’est aussi la dernière lettre de l’alphabet arménien. Elle a été introduite avec o pour arméniser les mots d’origine étrangère.
Voyez comme la graphie est proche du dollar. Douleur ?
http://www.wandel.person.dk/armenian.html
L’Allemagne comme l’Arménie changent de nom d’une langue à l’autre. L’Arménie est Hayastan (pays de Hay), l’Allemagne est Deutschland, ou Germany en anglais.
Voyez la proximité entre Allemagne et Arménie. D’ailleurs, la façon de former de nouveaux mots (par accrétion) est commune aux deux langues. De manière subjective, il m’a été très difficile d’apprendre l’arménien sans oublier l’allemand.
En musique, la lettre fé est aussi très proche d’une clé de sol, bien que son son suggère la clé de fa.
La graphie de fé suggère aussi le principe de Fermat en optique, avec un plus court chemin, la ligne droite, et un chemin de traverse qui finit par se perdre semble-t-il.
Cela est vrai dans un milieu uniforme (que le plus court chemin est la ligne droite). Mais le monde dans lequel nous vivons est un sacré « boxon » ! Les évolutions, linguistiques notamment, doivent être vues comme porteuses de sens. Un rayon lumineux s’infléchit localement. Il faut le reconnaître. Jean Sarkozy = Jany Sarkisi !
Il est d’autant plus facile pour moi de voir ces choses qu’elles me sont proches.
C’est parce que mon prénom est on ne peut plus féminin que j’ai une sensibilité féminine que beaucoup d’hommes n’ont pas. Peut-être.
Sèvres = c’est vrai. Turquie = truquerie. Russie = rusée. Arménie = armée nie. Israël = I’ s’ra elle. L’arabe = le rap. Mahomet = Mehmet = M’imite.
Longjumeau = à rapprocher des foyers d’une ellipse. Ou encore deux doigts comme majeur et annulaire (les plus longs ?). 3 et 4 jouent un rôle dans le dernier théorème de Fermat (Pythagore).
Web 2.0 : Web = hymen, 2.0 = une ellipse avec ses deux foyers (oblongue, robe longue).
http://www.merriam-webster.com/dictionary/web sens 3 fait le lien entre Web et Longjumeau.
Pierre (de=?) Fermat. L’ajout abusif de la particule suggère 2 Pi.R déforma ou déforma Pi.R^2. Le recours aux courbes elliptiques pour démontrer le dernier théorème de Fermat ne devrait plus nous surprendre.
Page de Nicholas M. Katz :
http://www.math.princeton.edu/~nmk/
NKM est proche de NKR, self-proclaimed Nagorny-Karabagh Republic. Haut-Karabagh = Aucun Rapport.
NKM =New Knowledge Management ? Haine Qui Aime ?
Jésus = Intchou = Pourquoi ?
(cf Marc 1,1 en grec, Ièssou ressemble à Intchou)
Crucifié = cru si fié. Candide, ou l’Optimiste.
Khristos = Khi aïs toss ? Pourquoi cet arbitraire ?
François Fillon aux nues = Fions-(nous au) français.
Vous savez ce qu’il vous reste à faire ? :)
La formule de Marc 15,34 prend alors tout son sens. La neuvième heure, c’est peut-être le 9 novembre 2009.
C’est là qu’est le génie de la langue française. Dans sa poésie. Ce que je vous dis là est sans queue ni tête. Mais c’est la vérité ! La tour de Babel, c’est l’atour de « pas belle ». A rapprocher du problème P vs NP.
Les mots nous disent tout.
C’est une révolution. Pas une réforme. Dans réforme, il y a déjà l’abandon, voire l’impuissance (réformé de l’armée). Mais cette révolution ne fait table rase du passé. Puisqu’elle ne fait qu’y mettre de l’ordre.
La poétique doit remplacer le politique.
Fabrice Epelboin
5 novembre 2009, 23:13Autre question : pourquoi pardonne-t-on plus facilement aux petites filles d’être mauvaises en maths alors que c’est souvent considéré comme un problème lorsqu’il s’agit d’un garçon ?
Les filières scientifiques forment l’élite Française (on peut le regretter mais c’est ainsi, et cela semble bien difficile à faire évoluer), sans bac scientifique, point d’accès à ces filières, une partie du problème est peut être aussi ici.
Dans ma prépa, il y avait deux filles, traiter le problème à la racine, au collège, est peut être bien plus facile, même si les résultats prendront un certain temps à être visible ;-)
Julie Dep
6 novembre 2009, 21:30@Fabrice
Deux filles seulement dans votre prépa scientifique, et pourtant… Avez-vous entendu parler de « Sciences Ac’ », l’initiative consécutive aux émeutes de 2005 qui ouvrait la voie des lycéens de ZEP les plus doués aux grandes écoles? Les 2/3 des lauréats furent des filles… qui ont dû renoncer, parce que les internats parisiens indispensables à ce type d’ études quand on habite au loin, dans les conditions que l’on sait, leur sont fermés!
On ne rêve pas : réservés aux garçons, comme sous Napoléon. http://www.contre-dits.com/?p=8993
Il paraît aussi que nous sommes au 116e rang mondial pour les inégalités de salaires h/f. Tout cela mériterait un débat national…
Fabrice Epelboin
6 novembre 2009, 21:38@julie
C’est pas gagné… Ceci dit, si on mettait dans la tête des petites filles qu’il n’y a aucune raison valable pour qu’elles soient moins bonne en maths que les garçon, on traiterait (une partie) du problème à la racine.
Alors, affirmative action ? Personnellement, je suis pour.
//note de service: un petit plugin pour suivre les commentaires par email serait le bienvenu, ça se met en place en dix minutes ;-)
Julie Dep
7 novembre 2009, 19:42@Fabrice
« Ceci dit, si on mettait dans la tête des petites filles qu’il n’y a aucune raison valable pour qu’elles soient moins bonne en maths que les garçon, on traiterait (une partie) du problème à la racine. »
Mais ces filles précisément ont réussi les concours, et se sont déclarées partantes pour de longues études. Ce n’est pas la confiance ni le savoir-faire qui leur font défaut, c’est l’accueil. Comme s’il fallait, pour obtenir ce qu’ont facilement les garçons, cumuler touts les talents, y ajouter une endurance qui permettrait de gagner le soir de quoi payer sa chambre…
Sur notre archaïsme spécifique le mystère reste entier, même si Beauvoir en a percé certains aspects. Pourquoi un tel retard sur les autres pays?
politoblog
9 novembre 2009, 12:37Bravo pour ces propos, intelligents et vrais comme souvent d’ailleurs.
Que pensez vous des écrits du nouveau député UMP David Douillet accueilli dans votre groupe politique avec tous les honneurs et toutes les félicités.
“Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n’est pas quelque chose de naturel, de valorisant. Pour l’équilibre des enfants, je pense que la femme est mieux au foyer.”
”C’est la mère qui a dans ses gènes, dans son instinct, cette faculté originelle d’élever des enfants. Si Dieu a donné le don de procréation aux femmes, ce n’est pas par hasard”.
“De fait, cette femme-là, quand elle a une activité professionnelle externe, pour des raisons de choix ou de nécessité, elle ne peut plus jouer ce rôle d’accompagnement essentiel. (…) Je considère que ce noyau est déstructuré. Les fondements sur lesquels était bâtie l’humanité, l’éducation en particulier, sont en partie ébranlés”
“On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes !”
Quand on évoque le nom de David Douillet pour remplacer Rama Yade. Selon le modèle de femme que vous prônez vous devriez peut être plus défendre Rama Yade, alors qu’elle est mise ne difficulté ?
Organik
10 novembre 2009, 11:38La question me semble quelque peu orientée car elle constate que les femmes ne parviennent pas aux postes de responsabilités autant que les hommes.
Mais est-ce qu’elles le == cherchent == aussi souvent que les hommes et se trouvent barrées dans leur trajectoire pour y parvenir ?
JeSuiLà a tout dit dans son commentaire.
« Ascension professionnelle? Pour faire quoi? Commander, écraser, imposer, se faire mousser, se rassurer, avoir plus que le voisin?
Personnellement je pense comme elle et constate que la plupart des femmes sont bien plus avisées que les hommes en matière d’ambition professionnelle et sont en mesure de faire la part des choses entre ce qui compte dans la vie et ce qui relève de la futilité et de l’orgueil.
nkm
10 novembre 2009, 20:20Je vois David Douillet dans le cadre d’une réunion Jeunes Populaires jeudi prochain; ce sera l’occasion d’aborder ce sujet avec lui. Et s’il n’a pas évolué sur le sujet, ce dont je doute quand même, peut-être parviendrai-je à le convaincre ?!! Quant à Rama, elle n’a ni besoin de conseils ni de chienne de garde.
JeSuisLà
11 novembre 2009, 09:51Je suis assez d’accord avec une partie de ce qu’exprime David Douillet . On n’a pas encore vu d’homme, même si les BB-éprouvettes les font rêver, « enceint » ou nourrissant un enfant. Donc un homme n’est pas une femme et réciproquement. En effet, une femme ne sait pas ce qu’est bander même si elle peut le constater. Pourquoi nier cette différence ?
Par contre ses dires: “De fait, cette femme-là, quand elle a une activité professionnelle externe, pour des raisons de choix ou de nécessité, elle ne peut plus jouer ce rôle d’accompagnement essentiel. (…) » ne relèvent pas de cette différence mais de l’organisation du travail et du sens que l’on donne au mot « accompagnement » ou plus généralement à « éducation ».
Et là, on se doit d’y réfléchir et d’améliorer les choses, tout en respectant les choix de chacune et chacun. NKM reste tranquille avec son BB et sa famille quelques temps. Très bien. RD préfère sauter du lit. Très bien. Quand toutes les femmes seront aussi libres de choisir, ceci et le reste, sans aucune coercition, nous aurons fait un grand pas en avant.
magali
11 novembre 2009, 20:59Pour info, une courte video de la BBC sur la mise en place des « quotas » en Norvège.
http://www.europeanpwn.net/index.php?article_id=753
Peut-être une source d’inspiration pour influencer vos collègues du MINEFI.
Bonne continuation.
Marie-Laure
20 novembre 2009, 23:04Mais qu est ce qu Elles attendent pour foncer? Osons , le Progres est a ce prix! Ici en Arabie Saoudite ou je travaille depuis trois mois je mesure ce que veut dire pression sociale!
Damien
28 novembre 2009, 22:25Bonjour,
Je suis pour les jobs à haute responsabilité pour les femmes. Mais le problème n’est-il pas tout simplement dû à la culture de nos ancêtres ? Il y a beaucoup de tabous au niveau du travail, les femmes ne sont pas le seul exemple.
J’ai 18 ans, et ai décidé de me lancer à mon compte après 2 ans de (trop) longues réflexions. Le problème ? Une vision du monde un peu écorchée, une mise à l’écart à cause d’une négation formulée à cause de notre non-ressemblance vis à vis des autres : « Un patron doit être vieux et doit avoir de l’expérience. Les postes à haute responsabilité sont réservés aux hommes ».
De nombreux autres cas sont envisageables …
Fabrice
29 novembre 2009, 05:18La position de la femme dans la société et dans le monde du travail doit énormément évoluer en France. Mon épouse, qui est d’origine polonaise et vit en France depuis une dizaine d’années, a été stupéfaite lors de son arrivée par bien des aspects de la société française. Celle-ci est encore fortement marquée par le code napoléonien…