Réforme des retraites : le débat est lancé

Mercredi 26 mai 2010 à 16:53 26 commentaires

J’ai ouvert hier matin la « Convention nationale sur la réforme des retraites » organisée par le Mouvement Populaire. La convention s’est déroulée toute la journée à l’Assemblée nationale, dans une salle comble, de l’ouverture à la clôture. Les places étaient comptées, tout le monde n’a malheureusement pas pu rentrer. Cette convention, comme toutes celles que nous avons organisées depuis deux ans, a montré combien l’UMP vit désormais au rythme du débat.

Hier, les trois tables rondes ont été suivies par des militants et des sympathisants, mais également par un public intéressé par le thème des retraites et attiré par la qualité des intervenants. Nous n’étions pas dans un meeting, mais au cœur d’un véritable débat où des positions différentes, parfois franchement hostiles, ont pu s’exprimer.

Dominique Paillé a modéré les tables rondes et les échanges avec le public, sans se départir de son flegme. Impressionnant, parce que certains échanges étaient vifs. « Nous sommes là pour brasser des idées », disait-il à un moment où la salle s’emportait. Il a tenu bon, et des élus, des acteurs sociaux, des syndicalistes et des économistes ont eu le temps d’exposer leurs vues et de répondre aux questions. Ils ont pu éprouver aussi les réactions de la salle, qui était partagée sur certaines propositions. Le sociologue Louis Chauvel en a fait l’expérience, lorsqu’il a plaidé en faveur de la taxation fiscale des retraités les plus riches. Une bonne partie de la salle protestait ; quelques jeunes semblaient plus séduits. La solidarité intergénérationnelle était mise à l’épreuve, en direct.

La rencontre a été plus qu’enrichissante, parce que les vraies questions ont toutes été posées. J’ai le sentiment que nous avançons. En lucidité, sur les enjeux démographiques comme sur la crise qui frappe le financement des retraites ; en clarté, aussi, sur ce que l’on attend du Mouvement Populaire dans la concertation engagée par le Gouvernement. Nous avons un objectif publiquement assumé, sur lequel Xavier Bertrand a insisté : sauver les retraites par répartition sans diminuer les pensions des retraités. Et sans non plus accabler la prochaine génération en la condamnant à des augmentations de cotisation qui la priveront à la fois d’emplois et de retraites !

Il faut exploiter, ici et maintenant, les leviers dont nous disposons et dont la plupart de nos voisins européens font bon usage : l’allongement progressif de la durée de cotisations, le report de l’âge du départ à la retraite et l’extension des recettes susceptibles de financer le coût croissant des retraites. Il faudra demander un effort aux contribuables les plus aisés et taxer les plus hauts revenus, comme l’a exposé très clairement Pierre Méhaignerie, chiffres à l’appui. Les niches fiscales et les « retraites chapeaux » sont visées. Il faudra aussi modérer la dépense publique, en lui permettant d’être plus efficace.

Il faudra enfin s’intéresser à tous les régimes qui dérogent à la solidarité nationale. Jean-François Copé, interpellé sur le sujet, a répondu sans détour : oui, les députés de la majorité engageront une réforme des retraites des parlementaires. D’autres sujets essentiels ont été abordés, de la pénibilité au travail à la retraite des femmes, en passant par les mesures qui favoriseront l’emploi des seniors. Comme vous pouvez le voir en ligne, le débat est solidement engagé. Nous ne sommes pas venus présenter hier des mesures déjà négociées et arbitrées : nous avons posé des questions, confronté des hypothèses. Les réponses sont là, nombreuses. Le travail doit donc se poursuivre.

Nous continuons à l’UMP notre tour de France des fédérations, en organisant des réunions publiques sur les retraites, et nous soumettrons, dans quelques semaines, à Éric Woerth et au Gouvernement nos propositions.

Vidéo du discours d’introduction :

Be Sociable, Share!

26 commentaires

  1. RFK

    26 mai 2010, 17:36

    Le débat semble déjà clôt et les décisions déjà prises. C’est bien dommage sur une question aussi importante que les retraites.

  2. GUILLOT Jean-Pierre

    26 mai 2010, 18:05

    Bonjour,
    Ne perdons pas de vue les fermetures d’usine, la délocalisation, etc… , ok pour faire un effort mais pas à n’importe quel prix balayons déjà devant notre porte.

  3. mlb9146

    26 mai 2010, 18:31

    Nathalie,
    J’adhère à l’idée que la « fixation » sur l’age légal de 60 ans n’est plus tenable …

    Mais je défends aussi celle qui consiste à affirmer que les seniors ne doivent ps être les « dindons de la farce » … qui n’en sera pas une (de farce attrape … couillons) si des mesures d’accompagnement sont prises pour ceux qui courent le risque de dégraissages sauvages (le préventif), COMME pour ceux qui en seront malgré tout victime, COMME POUR CEUX QUI L’ONT DÉJÀ ÉTÉ, et ont épuisé leurs droits (le curatif)…

    Et là, je pense à ces seniors, qui pour s’en sortir créent leur boite (entreprise individuelle ou SARL, EURL, EIRL à venir en 2011) et qui ne peuvent pas « pomper » dessus avant qu’elle n’ait décollé suffisamment…

    Aujourd’hui l’entrepreneur senior, surtout s’il a choisit un régime fiscal « au réel » est totalement en marge des systèmes tels que l’AER, le RSA, … si jamais sa boite ne marche pas ou insuffisamment pour dégager un salaire , ou si un « accident commercial » intervient …
    Et dans ce cas, il n’a plus qu’à attendre UN AN minimum (la sortie du bilan de son année N-1) pour prétendre à une aide suffisante à subsister …, avant que quelqu’un lève le petit doigt pour l’aider …

    C’est mon cas ; je bénéficie aujourd’hui d’une AER minorée forfaitairement (650€/mois) en attendant de pouvoir apporter la preuve (par mon bilan) d’une activité encore déficitaire …

    C’est pourquoi, au delà de mon cas personnel, je réclame en vain depuis 2 ans qu’un dispositif AER Entrepreneur Senior soit mis en place, permettant :
    1- de débloquer une fraction de sa retraite cotisée/validée, sur conditions (trimestres, age, …, preuve d’acitivité)
    2- de disposer, ainsi, d’un revenu garanti décent …
    3- si la retraite débloquée est suffisante, d’embaucher, pourquoi pas, un jeune pour développer son business,
    4- de travailler encore un peu plus, y compris au delà de 60 ans, plutôt que d’écouter les incitations à « mettre le clignotant » pour rentrer dans l’assistanat …

    Tout cela, je l’ai fait remonter en plusieurs occasions, et hormis une écoute polie, parfois ponctuée de retours type « acquittement », je n’en vois toujours pas le début du commencement d’une mise en œuvre …
    Bien à vous !

  4. GUILLOT Jean-Pierre

    26 mai 2010, 18:58

    bonsoir,
    Comme ci bien dit avant, je veux bien participer mais me faire couillonner.

  5. GAYET

    26 mai 2010, 20:52

    Bonsoir,

    Le problème de l’âge à partir duquel un salarié part en retraite dépend de plusieurs facteurs, notamment :

    Espérance de vie,
    Situation « frictionnelle » par rapport à l’emploi et la reprise d’études…

    Avec l’espérance de vie qui augmente, le maintient à 60 ans, l’âge de la retraite, devient une position aberrante (je soutiens la position de DSK) ; en effet le risque « de passer plus d’années à la retraite qu’en années actives » va s’amplifier mais va poser un grave choc social et fiscal pour les « actifs » (salariés ayant donc 1 emploi mais aussi les chômeurs qui sont comptabilisé et considérés comme actif)

    Il faut néanmoins prendre en considération les postes et activités pénibles (anciennes et nouvelles TMS) en réactualisant ces derniers et en mettant l’âge de la retraite des fonctionnaires au même niveau que les salariés du privé.

    Il existe une composante qui nuit à l’économie d’un pays, socialement mais aussi politiquement ; il s’agit du chômage qu’il soit frictionnel (incohérence entre diplômes – valeur du diplôme et l’offre d’emploi de la part des employeurs)

    Pour ceux qui n’auraient pas vu 8 fois debout, c’est le moment d’aller le voir et je ne fais pas de promotion pour le film de Julie G, homonyme (ne faisant pas partie de mon arbre généalogique).

    Le chômage ou du moins la frustration de ne pas entrer dans la vie active par la grande porte, force la reprise d’études qui amplifie le manque de financement des retraites actuelles. L’externationalisation et la sous-traitance à tout crains ne signifie pas gain d’économie pour une entreprise mais un surcoût induit car il vaut mieux avoir du capital gris dans son entreprise qu’à l’extérieur.

    La logique de la reprise des études enseignée et soulignée par tous les profs d’éco-droit n’est pas à condamner en soi mais doit obliger les enseignants de ces matières (économie, droit, économie d’entreprise) à impulser une réflexion auprès d’eux-mêmes et auprès de leurs élèves. L’économie et le droit doit d’être un des foyers de réflexion de nos sociétés et non comme un moyen de « commandement » comme le sont les traders…

    Il faut aussi réfléchir sur le bien fondé travail ; n’est-on pas en train de réhabiliter l’esclavage par le biais du harcèlement moral et psychologique et par l’impact du travail sur le milieu familial ?

  6. Antoine2Paris

    26 mai 2010, 22:58

    Sarkozy en mai 2008 sur la retraite à 63 ans: « Je ne le ferai pas »

    «Voici ce qu’il déclarait au micro de RTL, interrogé sur un possible passage à la retraite à 63 ans: « Je dis que je ne le ferai pas, pour différentes raisons, et la première c’est que je n’en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle. Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français, je n’ai donc pas de mandat pour faire cela ». Et il réaffirme : « Je n’ai pas parlé des 63 ans et demi, donc je ne le ferai pas ».» – http://www.lepost.fr/article/2010/05/26/2087661_quand-nicolas-sarkozy-exluait-le-passage-de-l-age-legal-a-la-retraite-a-63-ans-et-demi.html

  7. politoblog

    27 mai 2010, 12:25

    J’ai 28 ans et j’ai encore le triste sentiment de me faire avoir par la génération du baby boom, comme d’habitude d’ailleurs. Ils auront connu la retraite à 60 ans, l’Etat providence, la libération sexuelle, le plein emploi, les 30 glorieuses, un monde sans guerre … etc. Et sous leur égide la France a régressé économiquement.

    Nous, nous aurons la retraite à 63, 65 voir peut être même la mort au travail, la fin de l’Etat providence, le chômage de masse, al fin de l’ascension sociale républicaine par l’école le sida, le remboursement de leur dette et la concurrence mondiale. Méfiez vous les banlieues, composées à majorité jeunes grondent, il ne suffirait plus que d’une petite étincelle !!!
    Il est tout à fait anormal que nous soyons, tout comme mes grands parents et arrières grands parents, la génération sacrifiée !!! Je suis écoeuré !!!!

  8. politoblog

    27 mai 2010, 12:28

    Madame la ministre,

    Les cheveux détachés vous vont bien mieux que le chignon ( ca vous vieilli).

  9. politoblog

    27 mai 2010, 12:37

    Madame la ministre,

    Vous dîtes que jes jeunes ont bénéficié de l’éducation.
    Mais pas de souci moi je suis près à rembourser mes frais de scolarité pour ne pas avoir à être solidaire avec mes aieux. Et l’on ne peut pas dire que l’école républicaine constitue encore aujourd’hui un facteur d’intégration. C’est tout le contraire, c’est un facteur d’exclusion. Aujourd’hui il vaut encore mieux être bien né que de réussir scolairement.

  10. GAYET

    27 mai 2010, 14:35

    Bonjour,

    Le « climat » (pour reprendre le terme de Montesquieu) serait-il révolutionnaire dans le style Printemps du Peuple (le Peuple Européen – fédéré) ou contre révolutionnaire (conservatisme) avec une logique de coup d’état du 18 Brumaire d’un certain général, petit par sa taille mais grand dans l’histoire européenne (Napoléon, n’a laissé qu’une seule chose de bonne ; le code civil et une certaine construction du Droit sur le Continent Européen)?

    Il ne faudrait pas jouer avec le feu ; le 18 brumaire pourrait être incarné entre autre par une femme blonde avide de pouvoir (prise du parti de son père et la prise de l’Elysée à défaut d’une certaine commune du Nord de la France).

  11. GAYET

    28 mai 2010, 05:26

    Bonjour,

    Suivant le résultat du sondage de France 2, les Français semblent opposés au recul de l’âge de la retraite ; la France fait donc le choix du « conservatisme » ce qui va mener le pays et aussi l’Europe à sa perte.

  12. jpcd

    1 juin 2010, 12:56

    Sous ses apparences de gros bon sens, le débat tel qu’il est posé est absurde, malhonnête et malthusien!

    Sans entrer dans les détails:
    * se fonder sur les projections à 2050 est débile: la plupart des paramètres (y compris démographiques) sont inconnus, vous êtes bien placée, à la prospective, pour le savoir…
    * un actif, il y a cinquante ans, nourrissait (mal) 0,2 retraité; un actif actuel nourrit correctement 0,6 retraité; affirmer que cette progression est terminée c’est nier que le progrès de la productivité du travail (et de la société) va se poursuivre: je suis sûr que dans vingt ans un actif nourrira sans difficultés (à prélèvement égal) 0,8 retraités au moins… ne pas croire cela c’est ne plus croire au progrès…
    * s’appuyer sur les exemples de nos voisins est mensonger : la France a de loin la meilleure démographie d’Europe (la population baisse en Allemagne ou en Italie – elle croît chez nous)
    * l’âge actuel moyen auquel on atteint le taux plein est déjà autour de 65 ans : revenir sur les 60 ans c’est taper sur ceux qui ont commencé à travailler à 16 ans et sur les femmes et précaires avec des carrières à trous.
    * si nous prévoyons de passer les vingt prochaines années avec une croissance réelle nulle (croissance apparente – croissance démographique), il y a pas mal d’autres révisions déchirantes à pratiquer…
    * lancer la réforme au milieu de la plus grande crise connue depuis 1930, c’est jouer à se faire peur alors qu’on a réformé les régimes spéciaux à prix d’or (bilan négatif à cause des cadeaux en échange de renoncements symboliques), que le chômage (avec ses implications financières globales) a crû de 700.000 personnes depuis 18 mois. Mais comment être dupe : il s’agit de rassurer les marchés (nos prêteurs) alors qu’on est incapable de maîtriser le budget de l’Etat.
    * le refus de l’imagination et de la créativité en cette matière est consternant : des mesures pour l’emploi des femmes énergiques pourraient résoudre une bonne partie du problème (win-win!), la simplification drastique du système permettrait des économies considérables et un regain de confiance (du fait de la visibilité pour chacun) salutaire… entre autres.
    * la question serait résolue si on passait de 13 à 16% de prélèvement, est-ce tellement obscène alors que la proportion de « séniors » croît si vite? et alors que la masse des salaires a chûté de 7 points de PIB en trente ans (soit 200 milliards par an qui vont aux marchés financiers au lieu d’aller aux salaires).
    * les assureurs et autres marchands de rêves fianciers sont en embuscade pour compléter des pensions dévalorisées par les réformes – Bébéar, par exemple, ne s’en cache pas… cela en plein crash boursier et obligataire : on en est vraiment à lâcher la proie pour l’ombre (quoiqu’on dise du maintien de la répartition. D’ailleurs, vu l’état du dialogue sociale et le bilan du paritarisme, je serai davantage rassuré par une fiscalisation des retraites avec garanties constitutionnelles : les Danois s’en tirent très bien comme ça : pas de chômage et bonne croissance.
    Il y aurait encore beaucoup à dire mais j’ai déjà abusé…

  13. Fenêtre sur le Monde

    4 juin 2010, 13:56

    C’est sûr qu’il faut trouver une solution à ce problème

  14. Dominique Bouts

    5 juin 2010, 09:33

    En ce qui concerne les retraites je suis surpris des chiffres discordants que l’on trouve çà et là.
    >> Selon les informations diffusées par les médias le coût total moyen des salariés du
    >> secteur public représente 66% * (* tous les chiffres sont arrondis pour
    >> la
    >> facilité du raisonnement) de la valeur ajoutée des entreprises, le reste
    >> (33%) correspondant à la rémunération du capital.
    >> Si tel était le cas pour tous les actifs, leur coût total représenterait
    >> aussi 66% du PNB (2000 milliards) soit 1330 milliards, dont en gros la
    >> moitié (660 milliards) de salaires nets avant impôts, l’autre moitié
    >> représentant les charges sociales (employeurs et employés).
    >>
    >> La « pyramide » des âges des français garde en gros depuis quelques années
    >> la forme
    >> d’un crayon pointu:
    >> Sa base est large de 825000 personnes par année, la hauteur du tronc fait
    >> 60 ans (de 0 à 60 ans d’âge) et la hauteur du triangle de tête 40 ans (de
    >> 60 à 100 ans d’âge environ).
    >> Au passage on ne voit nulle part de bosse qui correspondrait à ce fameux
    >> « baby-boom ».
    >> Le quart de la population (16500000) a moins de 20 ans, la moitié
    >> (33000000) de 20 à 60 ans, et le dernier quart (16500000) plus de 60 ans.
    >> La richesse nationale permettrait donc de verser un revenu net moyen
    >> avant
    >> impôt de 20000 euros à chacun des 33 millions de français âgés de 20 à 60
    >> ans, c’est-à-dire aux « actifs » mais également aux chômeurs, RMIstes,
    >> mères
    >> ou pères au foyer, personnes sans revenus etc…et même aux rentiers, qui
    >> n’en n’ont pas besoin.
    >> C’est donc une valeur par défaut.
    >>
    >> On pourrait se donner comme objectif de verser le même revenu net avant
    >> impôts aux 16,5 millions de Français âgés de plus de 60 ans, parmi
    >> lesquels on trouve des retraités mais aussi des chômeurs, des RMIstes,
    >> des personnes
    >> sans revenus et .. des rentiers, qui n’en n’ont à nouveau pas besoin.
    >> C’est donc également une valeur par défaut, pour un coût de 330
    >> milliards,
    >> soit la moitié des charges sociales.
    >>
    >> Le reste des charges sociales (330 milliards) serait affecté à la santé:
    >> Notons que cela représenterait 1/4 du coût total des actifs et 1/6 de la
    >> richesse nationale. C’est donc un bon objectif (j’ignore le coût réèl de
    >> la santé en France tant les chiffres que j’ai trouvés sont discordants).
    >> Et si cela ne suffit pas
    >> on pourrait taxer à 25% les bénéfices distribués avant impôts aux
    >> rentiers, comme on le fait pour la rémunération totale des salariés…et
    >> inciter le gouvernement à mettre en place un véritable contrôle des coûts
    >> plutôt que d’augmenter régulièrement les cotisations.
    >>
    >> La population potentiellement retraitée (la pointe du crayon) croit comme
    >> la base du crayon d’une part (ce qui est donc mécaniquement compensé au
    >> niveau des charges par l’accroissement de la population des actifs, de
    >> plus avec un certain retard) et comme la durée moyenne de la retraite
    >> d’autre part, soit un trimestre par an actuellement pour environ 20
    >> années, cad 1,25 %. De plus cela ne durera pas
    >> indéfiniment: On ne va pas vivre jusqu’à 150 ans.
    >> Il suffit donc d’affecter tous les ans 1,25%x330/2000=0,2 point de
    >> PNB à l’augmentation de la charge annuelle des retraites.
    >> par exemple par le biais d’un impôt sur les revenus du capital.
    >>Il est vrai qu’au bout de 10 à 20 ans cela ferait 2 à 4 points de PNB,
    >>mais ça laisse du temps pour trouver d’autres solutions.
    >> Le problème n’est donc pas si catastrophique.
    >> Il faudrait restructurer le mode de rémunération de tous les actifs
    >> (ainsi que celui des rentiers qui ne payent que 12% de CSG et autre RDS)
    >> sur le modèle de celui des salariés (50% de revenus nets avant impôts et
    >> 50% de cotisations dont 25% pour les retraites et 25% pour la santé, voir
    >> ci-dessus), trouver du travail pour 33 millions d’actifs potentiels (ça
    >> créerait de la croissance), réduire les coûts de la santé (le problème
    >> des retraites ne peut pas être traité indépendemment de celui du chômage
    >> et de la santé), et
    >> redistribuer les revenus de manière équitable (il est anormal que
    >> certains
    >> vivent avec quelques centaines d’euros par mois quand d’autres gagnent
    >> des
    >> millions par an, pour une moyenne de 20000 euros nets avant impôts).
    >>
    >> Pour cela il faudrait admettre que les entreprises ne sont pas là pour
    >> générer des profits pour les actionnaires mais pour créer des richesses,
    >> et que le rôle de l’état est d’assurer leur partage équitable.

    >> Ce modèle socio-économique simplifié montre qu’en première approximation
    >> (1er ordre) il n’y a pas de problème des retraites dans les 10 à 20 ans à
    >> venir.
    Et extrapoler au dela me semble hasardeux: La moitié de la population active de 2050 n’est pas encore née et l’autre moitié est sur les bancs de l’école.
    >> En l’affinant aux ordres supérieurs, les grandes masses ne sauraient
    >> changer.
    >> J’ai appris pendant mes études d’ingénieur à vérifier les ordres de
    >> grandeur après calcul.
    >> Et là, il y a semble-t-il erreur grossière.
    >> Sauf erreur de ma part (?) les simulations faites à ce jour sont
    >> fausses.
    >> Il n’y a pas de problème des retraites dans les 20 à venir, et pour au
    >> delà il aura fallu changer de modèle économique de société !
    J’aimerais avoir votre avis sur ces quelques idées.

  15. GAYET

    5 juin 2010, 17:20

    Voilà une idée qui est à la fois anti-social et anti-démocratique. Le système de protection social que l’on connait post 1944 nous vient des différents courants de pensées de la Résistance. Avant c’était un système de retraite « volontaire » par capitalisation pour les plus aisés et les autres rien…

    Je vois dans ce genre de propos et des autres commentaires sur ce blog site que vous êtes très amère vis à vis de la Res Publica, des politiques et les réflexions générales y afférents.

    Je vais me faire psy sauce Mireille DUMAS : Que resentez-vous en postant vos billets sur ce blog ? Avez-vous reçu des « feed back » positifs ou critiques comme mon billet ?

    Hervé GAYET

  16. TALBOT Jean-Francois

    6 juin 2010, 05:36

    Cher Nathalie,
    On sait bien, que le coût de la retraite ces 20 prochaines année, est à gérer.
    Et qu’il va falloird y passer à 65 ans ou + à terme. (Sinon qui paiera ?)
    Pour les moins jeunes, vous avez qu’à les rassurer avec l’explication.
    Pour les plus jeune….il suffit de proposer un modèle de capitalisation paralèlle…intéressant.
    JFT

  17. GAYET

    6 juin 2010, 07:41

    Attention, avec le système par capitalisation, il y a un risque de voir « des MADOFF » surgir ; quand on voit ce que les banques ont fait miroiter à des personnes âgées sur des placements sans risques jusqu’à ce que la bourse ce retourne…

    Crise économique, crise de la société, crise environnementale… toutes ces crises sont liées et pour résoudre le problème de la crise économique il faut passer par un meilleur usage de la planète et de ses ressources.

    Il n’y a plus de pétrole « bon marché », le télétravail devra se développer la voiture perso, de fonction, de service devient obsolète. De nouveaux carburants doivent voir le jour en ne faisant pas l’impasse sur le problème alimentaire mondial et l’impact sur les cours des matières premières agricoles…

    Economiquement je suis proche des idées développées par Malthus ; en effet pour moi la puissance du nombre (de la démographie) influence beaucoup le fonctionnement de la gestion de notre maison commune la terre (Eco de économie c’est le même que dans Ecologie)

  18. GAYET

    10 juin 2010, 13:11

    Bonjour,

    Je réponds à Duclos Daniel, qui s’est trompé de billet -> Facebook, qui parle des retraites. En effet c’est une suggestion intéressante mais qui a l’inconvénient de réviser à la hausse les taux de cotisations (collège salarié et collège patronal) car en effet la démographie actuelle est en défaveur des salariés (actifs auxquels je retranche les demandeurs d’emploi). Je vois mal les employeurs éternels pleurnichards quand il s’agit de payer les charges sur les salaires. Idéalement c’est le prélèvement à la source des revenus sur lesquels est imputé une contribution retraite des retraités actuels. En outre il faut qu’il y ait développement économique local (création emploi, maintient emploi, relocalisation…soutien à l’artisanat)

  19. caroline

    11 juin 2010, 21:03

    Que le titre est drôle !!!
    Non, le débat n’est pas lancé, il est clos.
    Jusqu’où va nous mener ce gouvernement. Il veut nous faire travailler plus, même le dimanche et maintenant voila qu’il veut nous faire travailler plus longtemps.
    Nous citoyen lambda, sommes considérés comme des séniors dans le monde du travail dès 45 ans. Après 55 ans, il devient impossible de retrouver un travail si on perd celui que l’on avait. Il serait plus judicieux de d’abord régler ce problème avant de rallonger la durée d’activité.
    Mais nous commencons à être habitués avec ce gouvernement qui met la charrue avant les boeufs.
    Il y aura donc de plus en plus de chomeurs. Et oui, comme vous le dites si bien, il y a de plus en plus de personnes d’âge avancés, donc de plus en plus de chomeurs agés. Les retraites vont donc être de plus en plus réduites et il y aura une forte augmentation de la précarité et de la pauvreté.

    Bon, ok, nous vivons plus longtemps et encore cela reste à démontrer. De plus en plus d’obésité, de plus en plus de femmes touchées par le tabac, etc…. L’espérance de vie ne va pas augmenter à l’infini. Elle va même peut-être stagner et pourquoi régresser, sourtout que notre santé est de moins en moins bien prise en charge.
    En admettant, ok, donc pourquoi pas rallonger la durée du travail. Mais dans ce cas là, il faut prendre les mesures adéquates, c’est à dire privilégier la qualité de vie: les vraies 35 heures avec des vrais RTT. Je dirais même les 4 jours par semaine. Une vie tranquille, où on a des loisirs, on prend le temps de voir grandir nos enfants, nos petits enfants, et même nos arrières petits enfants (et oui, j’ai une amie grand-mère à 40 ans. Elle sera peut-être arrière grand-mère à 60 ans). Une vie vraiment tranquille, sans manque. Ok, pourquoi pas dans ce cas, continuer à avoir une vie active au delà de 60 ans, une vie active adaptée à nos âges.
    Il faudrait d’abord commencer par là.
    Nous ne voulons pas de votre exploitation du peuple.

    Cela fait mal au ventre de voir cette soi-disant élite qui nous gouverne, qui cumule mandats, qui cumule donc salaires, voire salaires + retraites, donc, qui fait obligatoirement de l’absentéisme (oui, c’est bien vous qui être visée), qui ont des logements de fonction (et oui, vous aussi vous avez un logement de fonction à Paris pouvant acceuillir votre famille, alors que vous habitez à Longpont dans une belle maison, tout en étant maire de Longjumeau, ville que vous n’habitez pas, mais dans laquelle vous avez de force un petit logement). Ce sont ces personnes qui baignent dans le fric, le luxe et qui demandent au peuple de s’épuiser au travail.

  20. DOMHARD

    19 juin 2010, 09:03

    La CNRACL (Caisse nationale Retraite des Agents des Collectivités Locales) excédentaire aujourd’hui le sera encore plus avec la convergence des taux de cotisation du secteur Public avec ceux du Secteur Privé. La fiche 7 du dossier retraite publié le 16 juin (Dossier de Presse) comporte un oubli et de taille ! Lorsque le rédacteur oublie de préciser que la pension d’un fonctionnaire est similaire voire supérieure à la retraite d’un salarié du Secteur Privé, il oublie le vocable fonctionnaire « D’ETAT ». Affirmer que les agents des collectivités locales ont une pension similaire (justement où est donc le problème dans ce cas ?) supérieure est manifestement une ommission de taille.
    Citation d’A.JUPPE reprise dans un autre contexte : « on se fout du monde »

  21. Alain

    22 juin 2010, 09:20

    Me Kosciusko-Morizet, pouvez-vous vous expliquer en parlant de retraites sur ce mail débilitant que j’ai reçu en votre nom ?
    http://cgi.dolist.net/online.asp?l=2823-441331-7883-a656e8b1

    Vous pensez vraiment que c’est en parlant aux sympathisants comme à des retardés que vous allez « mobiliser » (et encore, c’est insultant pour les retardés qui ne sont responsables de rien)

    Prouvez-nous que l’UMP est capable de s’élever un peu au dessus du niveau boueux auquel ses opposants affirme qu’il est descendu, ce que dont je suis de jour en jour de plus en plus persuadé…

  22. Alain

    22 juin 2010, 09:26

    Ah j’allais oublier : vous donnez beaucoup de leçons sur le respect de la propriété intellectuelle, mais vous ne vous illustrez (une fois de plus) pas en ce sens :
    http://www.bnn.fr/wp-content/themes/bnn/images/visu1.jpg

    Avez-vous versé des droits à CNN pour avoir détourné ouvertement leur logo ?

  23. SM

    23 juin 2010, 18:20

    Clause du 13 juillet, mesure protectrice,
    Mr Tron vous avez dit mesure protectrice

    Je partage votre avis : une mesure datant de 1924 et permettant aux femmes fonctionnaires mères de 3 enfants (ou d’un enfant handicapé) de partir après 15 années de services avec une retraite au prorata du nombre d’années de cotisations a besoin d’être revue.

    Et ce d’autant que Monsieur Woerth nous explique qu’une femme avec 3 enfants totalise jusqu’à 15 années de cotisation ( 2 par enfant + 3 par congé parental )

    Soit mais comparons ce qui est comparable :
    J’ai 55 ans, je suis fonctionnaire, je travaille depuis 1975, soit 35 ans, j’ai deux enfants dont un en situation de handicap > 80 % .
    Quand mon enfant handicapé est né, les portes de toutes les crèches – municipales et départementales – se sont fermées, les assistantes maternelles ont également refusées d’accueillir mon enfant. J’ai donc pris un congé parental de 1990 à 1993, congé non rémunéré bien sûr. Et congé sans allocations, mais si souvenez vous, en 1990 le congé pour deuxième enfant n’ouvrait droit à aucune allocation. L’entrée en maternelle c’étant faite à temps très très partielle j’ai du demandé une disponibilité pour élever un enfant handicapé. A l’issue de cette disponibilité j’ai demandé ma réintégration, j’ai trouvé un poste dès la rentrée 2004, mais j’ai du apprendre plus de 6 mois pour que les services des ressources humaines signent le document m’autorisant à occuper ce poste ( 6 mois sans salaire et 6 mois qui aujourd’hui ne sont pas pris en compte pour le calcul de la retraite )
    Faute de service de soins dans mon département j’ai du assurer moi-même les accompagnements en rééducation et consacrer du temps à mon enfant. Je n’ai pu exercer qu’à temps partiel, et si le temps partiel à 80% est en effet rémunéré un peu au-delà de la quotité, c’est le seul pourcentage pour laquelle cette faveur s’applique, il n’en est pas de même du 70% qui est lui payé 70% , tout comme le 50% est payé 50% .
    Rappelons que le temps partiel d’un fonctionnaire est comptabilisé à temps partiel dans les annuités .

    Aujourd’hui 35 ans plus tard, j’ai donc seulement 25 années de validées + (1 an par enfant né avant 2004 =2) + peut être 8 trim pour avoir élevé un enfant handicapé jusque 20 ans ( je dis peut être car il semble que les parents ont des difficultés à faire reconnaître ce dispositif , et pour l’instant ces deux années ne figurent pas sur la simulation qui m’a été fourni ) = actuellement 27ans ( au mieux 29ans )
    Il me manque donc au minimum 6 années.

    Ironie du sort depuis plusieurs années j’ai subi des pressions répétées m’incitant à partir (vous comprenez à votre âge vous êtes trop chère et surtout trop vieille et pas assez disponible) ,
    Voulant maintenir le plus longtemps possible un niveau de vie décent pour mon enfant – Je vous laisse apprécier si la seule AAH à 696,63€ permet de vivre décemment. –
    Je ne me voyais pas d’autre choix que de continuer coûte que coûte.

    Et voilà cet après-midi j’apprends que vous avez courageusement choisi de me protéger, je n’en demandais pas tant, comme je n’ai pas demandé à l’Etat de payer une place en établissement pour mon enfant malgré là aussi les offres à répétition, dès la naissance , à trois ans, à six ans, à deux ans, à 16 ans et maintenant à 20ans. Non j’ai toujours choisi de me battre pour que mon enfant puisse vivre parmi les autres même si pour cela je devais me mettre en huit pour assurer les triples journées.
    Donc cet après-midi j’apprends que j’ai maintenant le choix entre prendre une retraite qui vient en un instant d’être amputé d’un 1/3 par rapport à celle que j’aurais perçu si j’avais accepté de partir il y a quelques mois ( abandon de la double clause des 15 ans et 3 enfants ou un en situation de handicap pour prise en compte de l’année de naissance avec décote pour les années manquantes) ou travailler jusqu’à 67 ans ( à l’heure présente mais qui nous vaudra un bon 70ans d’ici peu)

    La peste ou le choléra ? comment choisir ? j’avoue que vous me mettez dans l’embarras.

    Comment ne pas regretter de ne pas avoir laisser mon enfant à la charge de l’Etat, il vous aurait coûté infiniment plus cher, mais aujourd’hui je ne serais pas confronté au sublime choix protecteur que vous m’offrez, j’aurais pu dûment accumuler mes annuités et m’acheminer tranquillement vers la retraite accompagnée par les réformes courageuses que vous et vos prédécesseurs aimés concocter pendant les vacances.

    Comment en effet ne pas penser à mes collègues travaillant dans le privé, à peine plus âgés que moi et qui sont partis à 55ans, avec 80% de leur salaire et la prise en charge des 5 années de cotisation retraite ou avec un pécule conséquent ?

    Je ne dirai rien des retraites chapeaux et autres double retraites cela me transformerait instantanément de privilégiée en vieille sorcière jalouse .

    Monsieur le Ministre, Monsieur le Secrétaire d’Etat, je ne peux qu’être d’accord avec vous et avec la nécessite de réformer des dispositifs obsolètes.

    Monsieur le Ministre, Monsieur le Secrétaire d’Etat, je suis au regret de ne pas pouvoir accepter vos mesures protectrices.

    Madame NKM je vous remercie de nous laisser une place pour quelques commentaires

    SM

  24. Analyse

    24 juin 2010, 22:54

    La guerre civile, c’est quand ? Je suis pour tous (les financiers et les politocards) les pendre, après avoir vidé leurs comptes bancaires… Je fais parti de ces chômeurs de plus de 45 ans…
    Messieurs les enfoirés, vos jours sont comptés, très bientôt, la masse de gens pauvres ou en passe de l’être sera tellement importante, qu’aucune police ou armée ne les contrôlera…

    La haine qui va se développer envers ce système sera bien plus forte, dès le mois de septembre 2010, que tous les bons sentiments des bobos et autres sinistres abrutis…

    Le pouvoir doit revenir au peuple – UMP et PS, mêmes enc…és ; rappelez-vous qu’ils viennent tous des mêmes écoles !!! privées et hors de prix pour le français lambda !!!
    Vous me trouvez plein de haine et de colère, attendez de voir la suite !!!

    Signé, quelqu’un qui n’attend plus rien des dirigeants, et qui n’a jamais rien attendu de toute manière…

  25. Françoise

    29 juin 2010, 12:08

    Je ne suis pas d’accord avec le départ à la retraite à 62 ans. Je suis aide soignante dans un SSIAD et je vois les dégâts engendrés par les travaux physiquement durs. Car ce sont des métiers mal rémunérés qui entraînent aussi des dégats de stress dûs aux difficultés d’arriver à joindre les 2 bouts tout au long d’une vie.
    Inutile de penser aussi à mettre de l’argent de côté pour les vieux jours quand on ne peut que survivre.
    Je trouve que vous êtes tous loin d’ imaginer comment vivent certains de vos concitoyens. Et ce qui me révolte, c’est le silence de tous ceux qui pourraient faire quelque chose pour ce monde à part, de plus en plus nombreux. Pas de films qui se déroulent dans ce milieu là, ou alors ce sont des histoires sordides, loin de la réalité.Même chose avec la télé, les politiques, bref ,les médias.Je ne comprend pas pourquoi les gouvernement de droite comme de gauche ne font rien pour élever les salaires de cette partie de la population.Pourquoi personne ne se penche sur le problème des loyers prohibitifs pratiqués chez nous. Quand je vois ces HLM dynamités au quatre coins de France je suis écoeuré: les gens qui vivaient dedans ne pourront pas se payer les apparts ou les maisons proposées en échange .
    Ces populations se retrouve encore plus éloignées entre l’autoroute et la voix ferrée.

    J’ai honte de mon pays riche qui oublie tous ces pauvres et voire même les dédaigne.
    Françoise

  26. ORTIZ

    2 juillet 2010, 13:43

    je ris en voyant tout ces commentaires. le francais est l etre le plus faineant sur terre ; nous avons tout en france , 35 H ,securité sociale ,cmu, rsa ,prime pour l emploi,aides en tout genre ,et on se plaint ,on veut payer moins d impot, on veut des augmentation ,plus de proffesseurs, plus d infirmieres ,il n est pas normal d etre aussi egoiste, je suis ouvrier et je pense a l avenir ,l age de la retraite repoussé est tout a fait normal ,avant de vous plaindre regarder dans les autre pays ce qui se passe ,et si on doit travailler plus longtemp pour sauver nos avantages et les garder pour nos enfants ,reveillez vous et participez au lieu de pleurer tout le temps .

Ajouter un commentaire :