Lors de la campagne régionale, comme tous les candidats franciliens de la majorité présidentielle, j’évoque très souvent la politique des transports. Les transports sont à la fois l’échec le plus patent de l’exécutif sortant et le motif d’insatisfaction le plus légitime de tous les Essonniens. Nous perdons tous, depuis des années, trop de temps et trop de tranquillité sur des routes saturées ou dans des trains en retard et de moins en moins sûrs.
Cet échec en matière de transports est, indissociablement, un échec social en matière d’emploi. L’Essonne est le département d’Île-de-France qui a le moins créé d’emplois ces quinze dernières années.
L’Essonne n’a pas su combattre deux phénomènes qui sont bien sûr les deux côtés d’une triste médaille : notre département attire peu parce que nous avons de moins en moins d’emplois à offrir, et les Essonniens parcourent des distances de plus en plus grandes pour aller travailler. Si vous ajoutez à cela des transports de plus en plus incertains et de plus en plus longs, vous comprenez pourquoi l’Essonnien manque de travail et pourquoi de moins en moins de monde vient travailler en Essonne.
Pour échapper à ce cercle vicieux et sortir les habitants de la grande couronne de la double peine à laquelle ils sont condamnés (galère des transports et défaut d’emplois), il fallait une politique régionale de la formation et de l’emploi ambitieuse et attentive aux spécificités des territoires.
Nous l’attendons toujours, au bout de douze années de mandat des sortants socialistes et verts. Je crois qu’il est grand temps de tourner cette page et de créer des emplois en Essonne.
C’est la priorité de notre liste, qui propose tout d’abord de renforcer les filières de formation. Nous créerons 500 places d’apprentis autour des métiers de l’environnement et des services à la personne, car ce sont deux secteurs qui créent des emplois et sont appelés à en créer en grand nombre dans les années qui viennent.
En matière de formation toujours, nous soutiendrons la recherche et ses filières d’excellence. C’est tout l’enjeu du développement de la vallée des biotechnologies autour d’Évry et plus encore du plateau de Saclay, qui a vocation à devenir la Silicon Valley française.
Outre ces deux sites privilégiés, l’emploi doit être diffusé sur l’ensemble du territoire. C’est pour y parvenir que nous défendons ces quatre mesures :
Nous défendons ces quatre mesures simples, accessibles, pour sortir l’Essonne et la grande couronne de leur isolement. L’exécutif sortant n’a rien fait pour l’emploi dans notre Région, et es Verts freinent le développement de Saclay. Reconduire les sortants, c’est reconduire l’impuissance.





