Coup de coeur/coup de gueule

La rentrée des valeurs

Mardi 31 août 2010 à 20:47 6 commentaires

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© Par jeunesump / FlickR

Rentrée studieuse à l’UMP, qui réunit ses équipes et ses élus à Port-Marly, dans les Yvelines.
Aujourd’hui, c’est le « Campus » des jeunes du Mouvement Populaire qui commence, autour de tables rondes, d’ateliers et de débats. L’ambiance est au travail et à la réflexion.
Elle l’était également hier, lors du séminaire consacré aux valeurs des Français. Autour d’universitaires, le bureau politique et les secrétaires départementaux du Mouvement ont débattu des valeurs, de celles qu’il nous revient de défendre, de celles dont l’historien que nous écoutions expliquait qu’elles sont la « vocation » de la droite républicaine et du centre. Le sens de l’État, l’exigence de la prospérité nationale, la défense des traditions et des mœurs sont l’ADN de la droite républicaine, commun à ses trois principales familles : la tradition gaulliste, les centristes et les libéraux.

L’UMP réunit depuis maintenant huit ans cette diversité de familles et de traditions, et elle a accueilli des personnalités et des sensibilités différentes, au fur et à mesure que notre mouvement s’est saisi d’enjeux nouveaux.

Je pense avant tout à l’environnement, mais il en existe d’autres, qui ont conduit l’UMP à s’ouvrir à des familles progressistes pour inventer son propre « pluralisme », celui qui anime Port-Marly depuis hier. Le Mouvement Populaire a huit ans. C’est une formation jeune, qui s’invente petit à petit un destin. Le socle en est solide : il s’agit donc de nos valeurs, de celles qui commandent notre action et qui nous distinguent de nos opposants de gauche, qui ne sont plus aujourd’hui qu’une force d’indignation.

Si notre majorité gagne les élections nationales, c’est parce que notre réalisme est crédible, parce que nous sommes jugés responsables, capables de prendre des risques, et capables d’assumer des mesures parfois impopulaires. Et c’est aussi parce que nous sommes jugés dignes de défendre la justice et l’équité.

Il va nous falloir tenir fermement à nos valeurs, à ce que les citoyens attendent de nous. Notre action politique, celle de l’UMP comme celle du gouvernement, s’efforce de concilier deux aspirations : l’encouragement de l’effort et des initiatives individuelles, et l’exigence de justice sociale et d’équité. La vérité est notre affaire. Qu’elle soit dure à entendre ou que la franchise soit risquée ne doit rien y changer, y compris lorsque nous rencontrons des difficultés ou lorsque nous nous trompons (ce qui nous arrive). Nous tenons à la vérité, nous tenons à la responsabilité et nous tenons à la justice. Ce sont trois valeurs qui sont à la fois dotées d’une charge affective puissante, d’une dimension universelle et « transcendante », qui sont accessibles et capables d’orienter une action politique. Elles seront au principe des futures campagnes électorales et du contrat que notre candidat devra passer avec les citoyens lors des élections de 2012.

D’ici-là, notre réflexion va se poursuivre de la manière la plus populaire qui soit, à travers une série de consultations de débats à différentes échelles, que nous organiserons dans tout le pays, dès le mois de novembre. Notre action gouvernementale va se poursuivre, elle aussi, sans perdre de vue le cap des réformes nécessaires qui est notre mandat depuis 2007.

Saint-Vaast la Hougue

Mercredi 4 août 2010 à 16:41 6 commentaires

Saint Vaast la Hougue

Ce billet est un cliché de vacances, une carte postale que je vous envoie depuis le Cotentin.

Ceux d’entre vous qui ne connaissent pas la région verront qu’ici, à quelques kilomètres de Valognes, le village de Saint-Vaast la Hougue possède des charmes anciens et désormais mondialement reconnus, puisque l’Unesco les a inscrits au patrimoine mondial.

Vauban y est pour beaucoup : ce sont les forts qu’il a édifiés (sur la pointe de La Hougue et sur l’île de Tatihou) qui ont obtenu ce classement en 2008. À l’époque, à la toute fin du XVIIème siècle, ces fortifications étaient attendues depuis déjà plus de trois siècles, parce que les Anglais avaient pris la fâcheuse habitude, depuis la guerre de Cent ans, de nous envahir par cette pointe. Vauban la protégea donc : « ville défendue par Vauban, ville imprenable ».

En 1944, le débarquement des Anglais y fut cette fois très attendu : Saint-Vaast fut l’un des tout premiers ports de la Manche libérés par les alliés.

Installée en famille à quelques minutes de là, j’ai pris l’habitude d’y aller le samedi matin, jour de marché.

Saint-Vaast entretient un patrimoine architectural splendide, que ses habitants n’ont pas cessé d’habiter et d’animer. On y trouve une église célèbre pour sa flèche, des demeures du XVIème siècle, dont un manoir qui avait appartenu au redoutable corsaire « Jambe de bois » et qui a aujourd’hui une vocation très pacifique : c’est un centre d’insémination artificielle !

Sur l’île de Tatihou, le musée Maritime et les fortifications côtoient une réserve ornithologique protégée : l’île aux oiseaux.

Le week-end prochain, traversée du Cotentin d’est en ouest, et cap vers Granville, qui organise les 7 et 8 août son salon du livre annuel, dont je suis l’une des invités. Avant de rejoindre Granville, j’irai saluer les tours de Saint-Vaast.

La sécurité et la République

Dimanche 1 août 2010 à 11:52 40 commentaires

J’ai parcouru avec étonnement les réactions de l’opposition au discours que le Président a prononcé vendredi dernier à Grenoble.
Cris d’orfraies et indignations surjouées, certains n’hésitant pas à dénoncer des mesures « anti-républicaines ».

Tout cela m’a rappelé les propos de la campagne électorale de 2007, lorsque les socialistes ne trouvaient rien de mieux à objecter. Trois ans plus tard, il ne me semble pas que nous vivions dans un État policier. Passons.

Une remarque, toutefois, sur la République. Depuis qu’elle existe, sous sa forme moderne, elle a toujours été pensée comme une réponse à la violence et à l’insécurité. Comment peut-on prétendre que la préservation de la sécurité  soit une menace pour la République ?
C’est parfaitement contradictoire. La violence délinquante et criminelle est exactement ce dont une République protège ses citoyens. Céder devant elle, ne pas la combattre, c’est accepter que la force fasse droit, que la loi du plus fort et l’état de guerre l’emportent.

Mais la France est un État de Droit où, je cite Rousseau, « l’on n’est obligé d’obéir qu’aux puissances légitimes ». Je crois que nous souhaitons tous qu’elle le reste, y compris les représentants de l’opposition ; eux aussi savent que le gouvernement légitime, lorsqu’il s’emploie à faire respecter la loi et à défendre la sécurité, protège la République.

Les Champs-Elysées commencent à Longjumeau

Mardi 27 juillet 2010 à 17:57 7 commentaires

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© Arnaud Perrin

Dernière étape du Tour de France dimanche : de Longjumeau à Paris, avec une arrivée toujours mythique sur les Champs-Elysées. J’ai suivi l’ensemble de l’étape dans la voiture de Christian Prudhomme, le directeur du Tour, jusqu’au sprint final gagné par Cavendish et la troisième victoire en jaune d’Alberto Contador.

Mais avant ce sacre, il y eut Longjumeau tout en jaune, dès les premières heures du matin. En jaune et noir, aux couleurs du Tour mais aussi des abeilles, à l’honneur dans le « village-ville » que nous avions installé au cœur de notre cité, et qui n’a pas désempli avant la soirée.

Il faut avouer que nous attendions l’événement depuis des mois, et que tout le monde a mis la main à la pâte pour que le départ de l’étape soit une journée festive.

Soyons cocardiers : le plus grand des spectacles, dimanche, c’est bien notre ville qui l’a offert. Ce sont les Longjumellois qui ont fait de cette journée un événement exceptionnel, en organisant une immense fête populaire, autour d’un nombre étonnant de stands, de points de restauration, avec de la musique et des démonstrations de toutes sortes. Nous avons profité de ce départ pour célébrer ensemble notre ville et ses richesses, pour la faire découvrir à tous les visiteurs de passage, avec le concours infatigable des associations de la ville. Certaines avaient préparé des jeux, d’autres ont vendu des capsules de bouchons de champagne aux couleurs du Tour. De son côté, la municipalité avait invité des artistes de rue, avec des jongleurs, des échasses, de la musique encore et encore, et des vélos de toutes sortes : on a pu s’initier pendant des heures aux vélos fous, segway, gyrostar, grand bi, BMX, etc. Nous avons été nombreux à en profiter : rues combles et visiteurs comblés !

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Nuit magique à Longjumeau

Vendredi 16 juillet 2010 à 17:40 5 commentaires

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Crédit : Arnaud Perrin

Il est des fêtes dans l’année que l’on a plus ou moins plaisir à retrouver. Cela tient à un je ne sais quoi, des petits riens qui plongent probablement leurs racines au plus profond de l’enfance. Quant à moi, j’ai depuis toujours un grand faible pour la Fête nationale. Des flonflons du bal à l’air chargé ça et là de souffre, des pétarades assourdissantes à l’éblouissement des feux d’artifices, j’aime tous les rituels de cette longue nuit d’été.

Cette année, Longjumeau a innové en organisant après le traditionnel feu d’artifice, un lâcher de lanternes célestes. Selon la légende thaïlandaise, elles symbolisent l’envol des problèmes et inquiétudes vers le ciel. Si je n’ai pas encore le recul nécessaire pour témoigner de l’effet des lanternes sur les tracas du quotidien, je peux en revanche partager mon émerveillement.

Imaginez plusieurs centaines de lanternes s’envolant, telles des lucioles géantes pour tapisser de leur lumière le ciel de Longjumeau. J’ai été littéralement bluffée et tenais à remercier l’équipe municipale d’avoir réussi à concrétiser cette belle idée. Et ce n’était pas un pari gagné d’avance. Il nous aura fallu obtenir les autorisations des responsables de l’aéroport d’Orly, qui ont été particulièrement surpris par ces objets volants plus ou moins bien identifiés. A se demander, si nos lanternes célestes ne seraient pas à l’origine d’une jurisprudence de l’air.

Au plaisir de vous retrouver, toutes et tous, l’année prochaine sous le ciel illuminé de Longjumeau.

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La CCI de l’Essonne est sauvée

Jeudi 24 juin 2010 à 10:02 9 commentaires

Dans un précédent billet, le 17 mai, j’attirais l’attention sur un projet de loi dont l’une des dispositions proposait un regroupement des CCI (les Chambres de Commerce et d’Industrie) franciliennes en une seule et unique CCI d’Île-de-France. La CCI de l’Essonne y aurait perdu son statut d’établissement public. Nous avons souhaité la défendre, parce qu’elle fait un travail remarquable et que son autonomie est la condition d’une action indispensable à notre département, à ses entreprises et à ses emplois. J’ai mené ce combat aux côtés du député Guy Malherbe (qui a rédigé un amendement cosigné par Françoise Briand, Geneviève Colot, Pierre Lasbordes et Franck Marlin) et des sénateurs Laurent Béteille et Serge Dassault. Nous avons tous travaillé avec le président de la CCI, Gérard Huot, et la sauvegarde de l’établissement est acquise. Excellente nouvelle.

Troublante téléprésence

Lundi 14 juin 2010 à 16:43 21 commentaires

Mercredi dernier, je me suis retrouvée nez à nez avec des responsables d’entreprises présents physiquement à Londres, à Bruxelles et à la Plaine Saint Denis. Rien d’extraordinaire me diront certains. Après tout, la visioconférence est une pratique de plus en plus courante dans les entreprises implantées dans le monde entier. Oui mais la nouveauté réside dans l’incroyable effet de présence obtenu par la fluidité parfaite de l’image et surtout l’échange des regards, comme dans une rencontre « réelle ».

Dans cette salle de téléprésence, j’avais devant moi trois grands écrans où je pouvais voir en même temps les trois groupes de personnes situés à trois endroits différents. Les caméras sont placées de telle sorte que je pouvais voir leurs yeux lorsqu’ils me regardaient, ce qui est impossible avec un simple ordinateur et une webcam.

Lors de cette téléconférence, nous avons parlé de ce que changent les réseaux dans la vie des entreprises et dans leurs relations avec leurs clients. Cette conférence était elle-même une illustration de ce que la téléprésence permet de faire. Elle évite les multiples déplacements longs et coûteux auxquels doivent souvent recourir les cadres d’une entreprise mondialisée. Cela représente non seulement une économie importante mais aussi un gain évident en terme de développement durable. Je songe aussi à ce que peut devenir le télétravail avec un tel outil. L’équipement d’une salle de téléprésence reste encore cher mais qu’en sera-t-il demain ?
Lorsque chaque foyer sera équipé de très haut débit, il deviendra possible de participer à de vraies réunions de travail interactives tout en restant chez soi. Et je n’oublie pas les possibilités de rencontres avec des parents ou des amis qui habitent loin.

Ne cédons pas à la tentation facile du « Facebook émissaire » !

Vendredi 21 mai 2010 à 10:27 51 commentaires

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© Ministère de l’intérieur – DICOM
Photographe DELAMOTTE

Je débute ce billet dans un registre que vous n’attendiez sans doute pas de moi : je vais défendre Facebook ! Il faut avouer que les actualités concernant le plus célèbre des réseaux sociaux se télescopent. On ne parle ces jours-ci que des « apéros Facebook » et de leurs conséquences dommageables.

Je tiens à rappeler tout de suite que le Gouvernement n’a en aucune manière l’intention d’interdire les manifestations conviviales. Comme l’a indiqué mercredi Brice Hortefeux à l’issue d’une réunion consacrée à cette question, si le Gouvernement insiste sur le respect des règles d’organisation, c’est qu’il s’agit là du seul moyen d’éviter la mise en danger de la santé ou de la sécurité des participants. Oui à la fête, non aux drames !
Il ne s’agit pas de paroles en l’air : le décès d’un participant à Nantes la semaine dernière rappelle les risques liés à l’absorption excessive d’alcool.

Les apéros géants « spontanés » constituent l’occasion pour les participants de faire la fête, et il n’y a rien de mal à cela ; l’ennui c’est qu’il n’y a ni service d’ordre ni secours en cas de malaise ou d’accident.

Et Facebook dans tout ça ? Facebook est le médium par lequel les apéros sont lancés. Le réseau social ne porte aucune responsabilité quant à l’organisation de ces événements. Selon la loi (pour ceux qui veulent savoir, c’est la loi de 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, LCEN de son petit nom), un service qui donne aux internautes la possibilité de publier des données n’est en rien responsable des contenus ainsi mis en ligne. Il n’a pas d’obligation de surveillance de ces contenus.
Toutefois, si un de ces contenus lui est signalé comme illicite, il doit le retirer, faute de quoi sa responsabilité civile et pénale est engagée.

On ne peut donc pas reprocher à Facebook d’héberger des groupes appelant à organiser des apéros. Tout au plus pourrait-on lui reprocher de ne pas effacer l’invitation à un apéro qui lui aurait été signalé comme illicite, c’est-à-dire qui n’aurait pas fait l’objet d’une déclaration par les organisateurs aux autorités au plus tard 3 jours avant la date prévue, ou qui aurait été interdit par les autorités en raison de risques graves de sécurité.

N’accablons donc pas Facebook sur le thème des apéros géants. Ne l’accablons pas non plus pour une autre affaire dont on parle ces jours-ci, celle de deux personnes qui ont été licenciées par leur employeur pour avoir, sur Facebook et dans le cercle d’échanges privés, critiqué le management de leur entreprise.
Leur dialogue, qui n’était pas public, avait été transmis à l’employeur par un des « amis » ayant accès aux contenus en question.

Là encore, Facebook n’est pas responsable. Cette affaire nous rappelle opportunément que toute donnée mise en ligne sur Internet nous échappe, même lorsque l’on croit qu’elle est réservée à un cercle privé d’amis. Nos « amis Facebook » sont susceptibles de faire de ces données un usage que nous n’avions pas prévu, éventuellement à notre détriment, comme le montre ce litige. On attend avec intérêt la décision du conseil des prud’hommes de Boulogne-Billancourt, initialement prévue pour le 20 mai et renvoyée à une date ultérieure.

Il y a en revanche des reproches plus fondés à formuler envers Facebook concernant la protection des données personnelles.

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Les Ateliers de l’élu 2.0 font des petits

Mardi 18 mai 2010 à 15:41 13 commentaires

Les « Ateliers de l’élu 2.0 » que j’ai lancés à l’automne dernier ont fait salle comble à chacune des sessions : les parlementaires et les élus de tous bords on été assidus et enthousiastes. C’est un succès, parce que les participants étaient nombreux et plus encore parce qu’ils ont fait connaître cette initiative auprès de leurs collègues en France et au Parlement Européen !

Durant les dix sessions, nous avons reçu près de deux cents participants, qui sont venus assister aux ateliers d’introduction puis aux séances pratiques organisées sur différents thèmes et outils. Ces élus sont devenus les porte-parole des outils numériques et ils ont contribué au « buzz » des ateliers. Avec succès, manifestement, puisque plus d’une centaine de comptes ont été ouverts ou réactivés au lendemain des sessions. Et je vois que le groupe socialiste de l’Assemblée nationale a désormais une personne à plein temps en charge de valoriser les députés PS sur Internet.

Ces groupes improvisés rassemblaient des utilisateurs de tous niveaux. Il y avait des parlementaires parfaitement « connectés », comme Alain Lambert ou Pierre Moscovici, qui se sont mélangés à des débutants et les ont guidés. Et des défricheurs, comme Lionel Tardy, qui ont livré des astuces aux plus curieux.

Le plus souvent, les élus se posaient des questions sur le profil des internautes qui visitent leurs pages, pour mieux adapter leurs messages à leurs destinataires virtuels. Les parlementaires ont tous souhaité valoriser leurs échanges avec les administrés de leur circonscription en utilisant les réseaux sociaux. L’avantage de Facebook et de Twitter étant bien sur que les élus qui en font usage savent à qui ils s’adressent. C’est important pour cibler leur discours, pour expliquer leur démarche et surtout poursuivre le débat. Les élus avaient également envie de savoir où trouver sur la toile une veille thématique susceptible de les instruire sur les débats d’opinion. Nous leur avons indiqué des pistes.

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Pour le maintien de l’autonomie des CCI départementales en Ile-de-France

Lundi 17 mai 2010 à 15:47 10 commentaires

CCI Essonne

Un projet de loi visant à réformer les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) a été examiné à l’Assemblée nationale. Cette réforme est nécessaire et attendue.

Cependant, une des dispositions du texte vise à créer une Chambre de Commerce et d’Industrie d’Ile-de-France unique, privant ainsi les chambres départementales de leur statut d’établissement public. Chaque délégation départementale ne pourrait alors plus agir que sur habilitation de l’échelon régional. Autant dire que cet amendement parlementaire, fortement soutenu par la CCI de Paris, mettrait en péril les actions de proximités remarquables des CCI départementales, à l’image de celles menées en Essonne, sous l’impulsion de son président, Gérard Huot.
La CCI Essonne illustre sa performance en se classant ainsi au 8ème rang national sur 143 en termes de bases économiques. Autre écueil dénoncé également par la CCI Seine-et-Marnaise, ce projet de fusion risque d’alourdir les charges pour les entreprises.

J’ai à cœur, avec mon suppléant Guy Malherbe, de soutenir l’autonomie de la CCI de l’Essonne afin qu’elle poursuive son accompagnement au quotidien de toutes nos entreprises locales. Entreprises qui, surtout en cette période de crise sans précédent, ont plus que jamais besoin de s’appuyer sur la compétence des services qu’offre la CCI Essonne.

C’est pourquoi, j’ai personnellement sensibilisé à cette question mon collègue Hervé Novelli, secrétaire d’État qui est notamment chargé du commerce. Guy Malherbe a par ailleurs déposé un amendement visant à maintenir cette autonomie. Bien que l’amendement ait été rejeté, Hervé Novelli s’est engagé en séance à ce « que le schéma retenu au niveau francilien laisse toute leur place à l’Essonne et à la Seine-et-Marne. Cela est possible et réalisable ».

Je me suis toujours battue aux côtés des acteurs économiques de mon département pour défendre au mieux leurs intérêts, car l’emploi sur notre territoire dépend de leur dynamisme. La préservation de l’autonomie de la CCI de l’Essonne est un dossier auquel je suis donc particulièrement attentive. Prochaine étape début juin avec le passage du texte au Sénat : je serai vigilante.