Coup de coeur/coup de gueule

Créer des emplois en Essonne

Jeudi 11 mars 2010 à 16:25 6 commentaires

Lors de la campagne régionale, comme tous les candidats franciliens de la majorité présidentielle, j’évoque très souvent la politique des transports. Les transports sont à la fois l’échec le plus patent de l’exécutif sortant et le motif d’insatisfaction le plus légitime de tous les Essonniens. Nous perdons tous, depuis des années, trop de temps et trop de tranquillité sur des routes saturées ou dans des trains en retard et de moins en moins sûrs.

Cet échec en matière de transports est, indissociablement, un échec social en matière d’emploi. L’Essonne est le département d’Île-de-France qui a le moins créé d’emplois ces quinze dernières années.
L’Essonne n’a pas su combattre deux phénomènes qui sont bien sûr les deux côtés d’une triste médaille : notre département attire peu parce que nous avons de moins en moins d’emplois à offrir, et les Essonniens parcourent des distances de plus en plus grandes pour aller travailler. Si vous ajoutez à cela des transports de plus en plus incertains et de plus en plus longs, vous comprenez pourquoi l’Essonnien manque de travail et pourquoi de moins en moins de monde vient travailler en Essonne.

Pour échapper à ce cercle vicieux et sortir les habitants de la grande couronne de la double peine à laquelle ils sont condamnés (galère des transports et défaut d’emplois), il fallait une politique régionale de la formation et de l’emploi ambitieuse et attentive aux spécificités des territoires.
Nous l’attendons toujours, au bout de douze années de mandat des sortants socialistes et verts. Je crois qu’il est grand temps de tourner cette page et de créer des emplois en Essonne.

C’est la priorité de notre liste, qui propose tout d’abord de renforcer les filières de formation. Nous créerons 500 places d’apprentis autour des métiers de l’environnement et des services à la personne, car ce sont deux secteurs qui créent des emplois et sont appelés à en créer en grand nombre dans les années qui viennent.
En matière de formation toujours, nous soutiendrons la recherche et ses filières d’excellence. C’est tout l’enjeu du développement de la vallée des biotechnologies autour d’Évry et plus encore du plateau de Saclay, qui a vocation à devenir la Silicon Valley française.

Outre ces deux sites privilégiés, l’emploi doit être diffusé sur l’ensemble du territoire. C’est pour y parvenir que nous défendons ces quatre mesures :

  • La création d’un centre de congrès et d’expositions à proximité d’Orly
  • La création d’un prêt régional à taux zéro destiné à soutenir la reprise d’une activité agricole, artisanale ou d’un commerce de proximité ;
  • L’implantation sur le territoire de chaque agglomération qui le souhaitera d’une pépinière d’entreprises, qui aura pour vocation d’accompagner les jeunes activités économiques ;
  • Enfin, la couverture de tout le territoire en réseau internet très haut débit, ce qui favorisera à la fois l’accueil de nouvelles activités économiques mais aussi le développement du télétravail.

    Nous défendons ces quatre mesures simples, accessibles, pour sortir l’Essonne et la grande couronne de leur isolement. L’exécutif sortant n’a rien fait pour l’emploi dans notre Région, et es Verts freinent le développement de Saclay. Reconduire les sortants, c’est reconduire l’impuissance.

  • Réduction du temps de transport en Essonne : nos solutions

    Mardi 9 mars 2010 à 14:08 8 commentaires

    horloge

    Mon billet d’hier appelait bien sûr quelques précisions. Quand je dis qu’il est possible de réduire d’un tiers le temps quotidien perdu dans les transports, pour passer d’une moyenne de 2h25 à environ 1h45, c’est en supposant que la région mène enfin la politique des transports qu’attendent les Franciliens, en utilisant mieux les voies et les réseaux existants, puis en créant ensuite ceux dont nous avons réellement besoin.

    Une politique des transports qui commencera par assurer la ponctualité des trains sur les lignes B, C et D du RER, qui augmentera leur fréquence, maintiendra des trains directs vers Paris.

    Qui fera ensuite sauter les points noirs du trafic routier. En aménageant le « ring » de Courtaboeuf, l’entrée de la zone d’activités d’Étampes, et en construisant un nouveau pont sur la Seine pour faciliter l’accès à la rive droite et à la zone d’emplois Orly-Rungis. Puis en créant une voie supplémentaire pour les bus et les taxis, via l’aménagement de la bande d’arrêt d’urgence sur la francilienne comme sur l’autoroute A10 entre Dourdan et Massy.

    Qui s’attachera à améliorer le service des transports en commun en site propre (préservé de la circulation automobile) et à créer les lignes qui font défaut. Sur les itinéraires Étampes – la Ferté Alais – Mennecy – Evry, puis Étampes – Rambouillet – Milly la Forêt – Fontainebleau. À quoi il faudra ajouter le doublement des passages des bus aux heures creuses, le soir et le week-end sur les zones desservies par les transporteurs privés ; le soutien à la création de services de transports à la demande pour les zones rurales ; enfin, la création sur tout le département d’un service de bus le dimanche équivalent au moins à celui existant le samedi.

    Qui s’appuiera sur la nouvelle boucle de métro du Grand Paris capable de relier les bassins d’emplois franciliens sans passer par Paris. Nous pourrons ainsi aller d’Évry à Versailles ou de Palaiseau à Villejuif, de Massy à Créteil en effectuant un seul changement.

    Qui profitera enfin, en 2017, de l’ouverture du tram/train Massy-Savigny-Viry-Grigny-Courcouronnes-Evry.

    À très court terme, le temps de trajet quotidien actuel peut être diminué d’un quart ; à moyen terme, il peut l’être d’un tiers. Il faut en avoir l’ambition politique. Celle qui aura manqué pendant douze ans à la majorité sortante.

    Régionales : J-8

    Lundi 8 mars 2010 à 10:07 1 commentaire

    À J-8 du 1er tour, je me rends avec mes colistiers à la rencontre des Essonniens dans les gares, cafés, associations de quartiers, sur les marchés et même… dans les embouteillages. Ici, nous étions avec Valérie Pécresse à Sainte-Geneviève-des-Bois pour le marché dominical :


    Tractage à Sainte-Geneviève-des-Bois
    envoyé par NKM. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

    Porte de Versailles, Aïda chante l’agriculture française

    Samedi 6 mars 2010 à 17:02 2 commentaires

    salon agriculture

    J’ai visité le Salon de l’Agriculture hier soir. Il est encore ouvert aujourd’hui et demain, je vous encourage à aller y faire un tour. Impossible de tout visiter en moins d’une demi-journée, c’est immense et d’une richesse invraisemblable.

    Toutes les filières et tous les territoires sont rassemblés, c’est à la fois un panorama de l’agriculture française, des semences et des technologies, un véritable jardin zoologique où bovins (mes préférées, ce sont les Normandes) et ovins se disputent la vedette (j’oublie la basse-cour, dans laquelle on tombe dès l’entrée) et, il faut bien le dire, un festival pour les pupilles et les papilles.

    On peut goûter à toutes sortes de produits, les éleveurs et les producteurs sont là pour nous guider, et découvrir un nombre incroyable de produits du terroir. J’ai bien sûr davantage visité les stands de l’Essonne, pour goûter les pots de miel aux cent saveurs de la Miellerie de Misery ou découvrir les nouvelles préparations de l’herbier de Milly ou encore le foie gras de Puiselet le Marais.

    En se promenant dans les allées, on ne peut que se dire que l’agriculture est une véritable culture, à la croisée de l’ingéniosité humaine, du soin de l’environnement, du rapport à la nature. On est plongé aussi dans une véritable histoire, celle des rapports que les hommes entretiennent avec les autres vivants, végétaux et animaux, et celle de l’évolution des technologies.

    Plus tard dans la soirée, rejointe par Xavier Bertrand, j’ai pu m’entretenir avec des agriculteurs. Nous sommes le premier pays agricole de l’Union européenne.
    C’est ce que nous rappelle ce vaste Salon, en même temps qu’il nous dit la chance que nous avons et la responsabilité qui est la nôtre, au moment où bien des filières agricoles sont très durement frappées par la crise.

    La diversité agricole est un trésor que nous allons devoir préserver. Il est menacé, c’est incontestable, mais il est à ce point au cœur de notre identité collective que d’y renoncer, ce serait renoncer à nous-mêmes. C’est ce que chante Aïda, la vache mascotte du Salon.

    Spice Girls et Drôles de dames

    Vendredi 5 mars 2010 à 18:42 35 commentaires

    oreillesde mickey1

    Qu’il y ait des femmes politiques est une réalité dont certains hommes semblent ne pas pouvoir s’accommoder. Il y a quelques semaines, un opposant socialiste essonnien disait des têtes de liste UMP en Île-de-France (Valérie Pécresse, Chantal Jouanno, Rama Yade et moi-même) que nous étions les « Spice Girls » de la Droite.

    Aujourd’hui dans le Figaro.fr, c’est le journaliste Éric Zemmour qui nous compare cette fois aux « Drôles de dames ». Dans les deux cas, les femmes sont rassemblées dans un groupe. A l’image de petits pois, elles sont identiques et interchangeables, et elles ont des rôles de composition qui ne sauraient bien sûr dissimuler l’essentiel : elles ne sont pas à leur place.

    C’est étrange, non, cette obstination à vouloir enfermer les femmes dans des rôles fictifs pour mieux moquer leur incompétence ? Finalement, il y a des têtes au sommet desquelles les oreilles de Mickey seraient du plus bel effet.

    100 heures pour convaincre en Essonne

    Mercredi 3 mars 2010 à 15:28 10 commentaires

    À quelques jours du grand meeting départemental organisé le 16 février au théâtre de Longjumeau, nous sommes allés à la rencontre des Essonniens. Avec tous les membres de la liste de la majorité présidentielle, nous avons présenté nos propositions pour l’Essonne et le programme de Valérie Pécresse pour l’Ile-de-France :


    Opération 100 heures pour convaincre en Essonne
    envoyé par JeunesPopulaires91. – L’actualité du moment en vidéo.

    L’Essonne en campagne

    Jeudi 18 février 2010 à 10:15 5 commentaires

    meeting3

    © Arnaud Perrin

    Le théâtre de Longjumeau a accueilli mardi soir une grande réunion publique. Nous présentions la liste de la Majorité présidentielle en Essonne pour les élections régionales. J’ai pu présenter chacun des membres de cette liste devant un public très mobilisé.

    Il y avait bien du monde dans ma ville mardi soir. Sur scène, un grand nombre d’élus, des députés, des Sénateurs, des conseillers généraux, des maires ; quelques ministres, encore, tous venus dire à l’Essonne combien elle méritait autre chose que la présidence socialiste et verte de la Région. Car nous avons parlé de l’Essonne; de ses territoires urbains et agricoles, de ses habitants si divers, de leurs aspirations, de leurs difficultés. De leurs conditions de vie qui ne s’améliorent pas, des transports qui les épuisent.

    Nous avons parlé de l’immense budget de la Région : 4,5 milliards annuels, auxquels s’ajoutent les 6,5 milliards du Stif, chaque année. Un budget qu’augmente une fiscalité de plus en plus folle. De l’argent dont les Franciliens profitent d’autant moins que les dépenses de fonctionnement explosent alors que nous avons avant tout besoin d’investissements. Et de l’argent qui semble parfois ne servir qu’à financer des campagnes de communication de plus en plus mensongères.

    Nous avons parlé de la formation en berne, des lycées qui attendent leur rénovation depuis plus de dix ans, de la sécurité qui manque dans les gares. Nous avons parlé vie quotidienne, en exposant nos ambitions pour la région, notre programme.

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    Les mauvais calculs du Conseil général de l’Essonne

    Mardi 16 février 2010 à 14:09 33 commentaires

    calcul

    Dans l’Essonne, le Conseil général que dirigent les socialistes a puisé dans ses fonds pour financer des campagnes de communication hostiles au Gouvernement. Des affiches et des espaces publicitaires, puis des brochures et divers courriers ont été fabriqués et publiés pour servir une campagne caricaturale contre le projet de réforme des collectivités territoriales, au moment où il est discuté au Parlement.

    Je m’associe bien sûr aux élus du groupe UMP du Conseil général de l’Essonne pour condamner fermement l’utilisation qui a été faite de l’argent des Essonniens à des fins partisanes. Depuis la fin de l’année 2009, le Conseil général a consacré rien moins que 200.000 euros à cette campagne.

    Je soutiens pleinement l’initiative prise par les élus qui viennent de porter plainte auprès du Procureur de la République et de rappeler que le rôle de l’institution départementale n’est pas, comme a pu le croire l’exécutif du moment, de financer une campagne nationale pour le compte du Parti socialiste.

    Les collectivités que dirigent les socialistes accablent leurs habitants d’impôts depuis des années. On se demande parfois ce qui est fait de cet argent public. La réponse en Essonne est malheureusement explicite. Le Conseil général avait pourtant une autre campagne à mener, d’intérêt général celle-là : une campagne consacrée à la promotion des métiers en Essonne et des talents de banlieue. Elle n’a pas pu être financée.

    Elisabeth Badinter et le féminisme d’aujourd’hui

    Vendredi 12 février 2010 à 18:53 91 commentaires

    Dans son dernier ouvrage, Le conflit, la femme et la mère, Elisabeth Badinter explique que la condition féminine est entrée dans une phase de régression (depuis les années 80′), et que sous les coups conjoints de la crise économique, d’une idéologie familiale réactionnaire et d’une écologie radicale, la femme est aujourd’hui contrainte d’être une « mère idéale », qui pour se réaliser doit avant tout élever et nourrir ses enfants, entre allaitement obligatoire et purées bios.
    L’ouvrage fait une critique savoureuse de ce nouvel idéal maternel qu’on impose aux femmes pour mieux les faire rentrer au foyer.

    E. Badinter me cite dans son livre et m’y désigne comme l’une des porte-parole de cette régression de la condition féminine. Je fais en effet partie de celles qui prônent une attention à l’alimentation des enfants, aux soins infantiles ou à la nourriture bio.

    Voilà qui m’installe donc à la pointe de la réaction, où convergent selon elle le radicalisme écologique et « l’idéologie naturaliste » qui ne voudrait voir dans la femme qu’une mère. J’ai bien sûr de la sympathie pour la critique qu’E. Badinter fait du « maternalisme », c’est-à-dire de la façon dont la société, celle du pouvoir masculin, réduit la femme à son seul statut de mère. J’en ai d’autant plus que la génération d’E. Badinter a justement donné aux femmes la possibilité, la liberté, d’être autre chose qu’une épouse, autre chose qu’une mère.
    Cette génération a combattu pour que les femmes, aujourd’hui, puissent avoir la liberté de choisir, entre la vie de famille et le travail, et la liberté, surtout, de choisir dans le temps, sans exclusion, de pouvoir travailler et de pouvoir être mère, par exemple.

    C’est exactement pour cette raison que je ne suis pas convaincue par l’analyse qu’E. Badinter fait de la situation actuelle, et encore moins par ce qu’elle dit du souci environnemental. À ses yeux, l’écologie est un « naturalisme » nécessairement rétrograde, auquel elle demande qu’on oppose un « artificialisme » progressiste. Je trouve cela un peu rapide. Mais il est vrai que je ne suis pas philosophe.

    Les femmes d’aujourd’hui sont aussi, pour bon nombre d’entre elles, des mères. Que ces mères aient envie, comme ça a été mon cas, d’allaiter leur enfant, qu’elles le fassent si et quand elles le peuvent, me paraît être une liberté importante. Je ne compte pas m’en priver au motif que Madame Badinter trouverait cela réactionnaire et qu’elle y verrait matière à dénoncer le mythe de la « femme parfaite ».

    M’intéressant à la situation des femmes aujourd’hui et aux difficultés qui leur sont faites, je travaille pour ma part sur un certain nombre de questions qui me préoccupent plus que l’allaitement. Je pense notamment à l’évolution du rapport entre les « genres », à la dégradation des relations entre filles et garçons en milieu scolaire, au « plafond de verre » qui bloque les carrières féminines ou encore aux débats actuels autour du voile. De tout cela, dans ce livre « féministe », pas un mot n’est dit.

    Une liste à la hauteur des défis de l’Essonne

    Mercredi 10 février 2010 à 16:48 8 commentaires

    liste regionales essonne

    La force d’une campagne, c’est la rencontre d’un projet et d’une équipe. Il faut un bon projet et des candidats dynamiques et talentueux. Cette année en Essonne, j’ai la chance d’être à la tête d’une liste remarquable qui va défendre, le 14 et le 21 mars, un projet régional à la fois ambitieux et responsable.

    La liste essonnienne de la majorité Présidentielle est une liste renouvelée, jeune, qui tire sa légitimité de l’action de terrain. Ainsi en-est-il de mon numéro 2, Stéphane Beaudet, 37 ans, maire de Courcouronnes, spécialiste de la politique de la ville, de Véronique Carantois, conseillère régionale sortante, totalement impliquée dans la réflexion liée à la mutation écologique comme à l’avenir de sa commune Chilly Mazarin, ou encore de François Durovray, élu d’opposition de Montgeron et à la pointe de notre action sur les transports.

    Une liste qui fait aussi tout naturellement place aux femmes et à la diversité, sans tambour, ni trompette. Une liste avant tout composée d’Essonniens qui connaissent et partagent le quotidien des habitants de la grande couronne. Une liste qui s’est fixée comme unique objectif la qualité de vie pour tous en Essonne avec 4 priorités : les transports, l’emploi, le logement et le développement durable.

    En nous rassemblant dès le premier tour, nous avons fait le choix de la transparence et de l’honnêteté sur les hommes comme sur le projet. Pour l’électeur, avoir la garantie de se voir proposer la même liste au deuxième tour, c’est l’assurance de ne pas devenir l’otage des petits arrangements « entre amis » de l’entre-deux tours.

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