Coup de coeur/coup de gueule

Les Champs-Elysées commencent à Longjumeau

Mardi 27 juillet 2010 à 17:57 6 commentaires

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© Arnaud Perrin

Dernière étape du Tour de France dimanche : de Longjumeau à Paris, avec une arrivée toujours mythique sur les Champs-Elysées. J’ai suivi l’ensemble de l’étape dans la voiture de Christian Prudhomme, le directeur du Tour, jusqu’au sprint final gagné par Cavendish et la troisième victoire en jaune d’Alberto Contador.

Mais avant ce sacre, il y eut Longjumeau tout en jaune, dès les premières heures du matin. En jaune et noir, aux couleurs du Tour mais aussi des abeilles, à l’honneur dans le « village-ville » que nous avions installé au cœur de notre cité, et qui n’a pas désempli avant la soirée.

Il faut avouer que nous attendions l’événement depuis des mois, et que tout le monde a mis la main à la pâte pour que le départ de l’étape soit une journée festive.

Soyons cocardiers : le plus grand des spectacles, dimanche, c’est bien notre ville qui l’a offert. Ce sont les Longjumellois qui ont fait de cette journée un événement exceptionnel, en organisant une immense fête populaire, autour d’un nombre étonnant de stands, de points de restauration, avec de la musique et des démonstrations de toutes sortes. Nous avons profité de ce départ pour célébrer ensemble notre ville et ses richesses, pour la faire découvrir à tous les visiteurs de passage, avec le concours infatigable des associations de la ville. Certaines avaient préparé des jeux, d’autres ont vendu des capsules de bouchons de champagne aux couleurs du Tour. De son côté, la municipalité avait invité des artistes de rue, avec des jongleurs, des échasses, de la musique encore et encore, et des vélos de toutes sortes : on a pu s’initier pendant des heures aux vélos fous, segway, gyrostar, grand bi, BMX, etc. Nous avons été nombreux à en profiter : rues combles et visiteurs comblés !

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Nuit magique à Longjumeau

Vendredi 16 juillet 2010 à 17:40 5 commentaires

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Crédit : Arnaud Perrin

Il est des fêtes dans l’année que l’on a plus ou moins plaisir à retrouver. Cela tient à un je ne sais quoi, des petits riens qui plongent probablement leurs racines au plus profond de l’enfance. Quant à moi, j’ai depuis toujours un grand faible pour la Fête nationale. Des flonflons du bal à l’air chargé ça et là de souffre, des pétarades assourdissantes à l’éblouissement des feux d’artifices, j’aime tous les rituels de cette longue nuit d’été.

Cette année, Longjumeau a innové en organisant après le traditionnel feu d’artifice, un lâcher de lanternes célestes. Selon la légende thaïlandaise, elles symbolisent l’envol des problèmes et inquiétudes vers le ciel. Si je n’ai pas encore le recul nécessaire pour témoigner de l’effet des lanternes sur les tracas du quotidien, je peux en revanche partager mon émerveillement.

Imaginez plusieurs centaines de lanternes s’envolant, telles des lucioles géantes pour tapisser de leur lumière le ciel de Longjumeau. J’ai été littéralement bluffée et tenais à remercier l’équipe municipale d’avoir réussi à concrétiser cette belle idée. Et ce n’était pas un pari gagné d’avance. Il nous aura fallu obtenir les autorisations des responsables de l’aéroport d’Orly, qui ont été particulièrement surpris par ces objets volants plus ou moins bien identifiés. A se demander, si nos lanternes célestes ne seraient pas à l’origine d’une jurisprudence de l’air.

Au plaisir de vous retrouver, toutes et tous, l’année prochaine sous le ciel illuminé de Longjumeau.

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La CCI de l’Essonne est sauvée

Jeudi 24 juin 2010 à 10:02 9 commentaires

Dans un précédent billet, le 17 mai, j’attirais l’attention sur un projet de loi dont l’une des dispositions proposait un regroupement des CCI (les Chambres de Commerce et d’Industrie) franciliennes en une seule et unique CCI d’Île-de-France. La CCI de l’Essonne y aurait perdu son statut d’établissement public. Nous avons souhaité la défendre, parce qu’elle fait un travail remarquable et que son autonomie est la condition d’une action indispensable à notre département, à ses entreprises et à ses emplois. J’ai mené ce combat aux côtés du député Guy Malherbe (qui a rédigé un amendement cosigné par Françoise Briand, Geneviève Colot, Pierre Lasbordes et Franck Marlin) et des sénateurs Laurent Béteille et Serge Dassault. Nous avons tous travaillé avec le président de la CCI, Gérard Huot, et la sauvegarde de l’établissement est acquise. Excellente nouvelle.

Troublante téléprésence

Lundi 14 juin 2010 à 16:43 24 commentaires

Mercredi dernier, je me suis retrouvée nez à nez avec des responsables d’entreprises présents physiquement à Londres, à Bruxelles et à la Plaine Saint Denis. Rien d’extraordinaire me diront certains. Après tout, la visioconférence est une pratique de plus en plus courante dans les entreprises implantées dans le monde entier. Oui mais la nouveauté réside dans l’incroyable effet de présence obtenu par la fluidité parfaite de l’image et surtout l’échange des regards, comme dans une rencontre « réelle ».

Dans cette salle de téléprésence, j’avais devant moi trois grands écrans où je pouvais voir en même temps les trois groupes de personnes situés à trois endroits différents. Les caméras sont placées de telle sorte que je pouvais voir leurs yeux lorsqu’ils me regardaient, ce qui est impossible avec un simple ordinateur et une webcam.

Lors de cette téléconférence, nous avons parlé de ce que changent les réseaux dans la vie des entreprises et dans leurs relations avec leurs clients. Cette conférence était elle-même une illustration de ce que la téléprésence permet de faire. Elle évite les multiples déplacements longs et coûteux auxquels doivent souvent recourir les cadres d’une entreprise mondialisée. Cela représente non seulement une économie importante mais aussi un gain évident en terme de développement durable. Je songe aussi à ce que peut devenir le télétravail avec un tel outil. L’équipement d’une salle de téléprésence reste encore cher mais qu’en sera-t-il demain ?
Lorsque chaque foyer sera équipé de très haut débit, il deviendra possible de participer à de vraies réunions de travail interactives tout en restant chez soi. Et je n’oublie pas les possibilités de rencontres avec des parents ou des amis qui habitent loin.

Ne cédons pas à la tentation facile du « Facebook émissaire » !

Vendredi 21 mai 2010 à 10:27 45 commentaires

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© Ministère de l’intérieur – DICOM
Photographe DELAMOTTE

Je débute ce billet dans un registre que vous n’attendiez sans doute pas de moi : je vais défendre Facebook ! Il faut avouer que les actualités concernant le plus célèbre des réseaux sociaux se télescopent. On ne parle ces jours-ci que des « apéros Facebook » et de leurs conséquences dommageables.

Je tiens à rappeler tout de suite que le Gouvernement n’a en aucune manière l’intention d’interdire les manifestations conviviales. Comme l’a indiqué mercredi Brice Hortefeux à l’issue d’une réunion consacrée à cette question, si le Gouvernement insiste sur le respect des règles d’organisation, c’est qu’il s’agit là du seul moyen d’éviter la mise en danger de la santé ou de la sécurité des participants. Oui à la fête, non aux drames !
Il ne s’agit pas de paroles en l’air : le décès d’un participant à Nantes la semaine dernière rappelle les risques liés à l’absorption excessive d’alcool.

Les apéros géants « spontanés » constituent l’occasion pour les participants de faire la fête, et il n’y a rien de mal à cela ; l’ennui c’est qu’il n’y a ni service d’ordre ni secours en cas de malaise ou d’accident.

Et Facebook dans tout ça ? Facebook est le médium par lequel les apéros sont lancés. Le réseau social ne porte aucune responsabilité quant à l’organisation de ces événements. Selon la loi (pour ceux qui veulent savoir, c’est la loi de 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, LCEN de son petit nom), un service qui donne aux internautes la possibilité de publier des données n’est en rien responsable des contenus ainsi mis en ligne. Il n’a pas d’obligation de surveillance de ces contenus.
Toutefois, si un de ces contenus lui est signalé comme illicite, il doit le retirer, faute de quoi sa responsabilité civile et pénale est engagée.

On ne peut donc pas reprocher à Facebook d’héberger des groupes appelant à organiser des apéros. Tout au plus pourrait-on lui reprocher de ne pas effacer l’invitation à un apéro qui lui aurait été signalé comme illicite, c’est-à-dire qui n’aurait pas fait l’objet d’une déclaration par les organisateurs aux autorités au plus tard 3 jours avant la date prévue, ou qui aurait été interdit par les autorités en raison de risques graves de sécurité.

N’accablons donc pas Facebook sur le thème des apéros géants. Ne l’accablons pas non plus pour une autre affaire dont on parle ces jours-ci, celle de deux personnes qui ont été licenciées par leur employeur pour avoir, sur Facebook et dans le cercle d’échanges privés, critiqué le management de leur entreprise.
Leur dialogue, qui n’était pas public, avait été transmis à l’employeur par un des « amis » ayant accès aux contenus en question.

Là encore, Facebook n’est pas responsable. Cette affaire nous rappelle opportunément que toute donnée mise en ligne sur Internet nous échappe, même lorsque l’on croit qu’elle est réservée à un cercle privé d’amis. Nos « amis Facebook » sont susceptibles de faire de ces données un usage que nous n’avions pas prévu, éventuellement à notre détriment, comme le montre ce litige. On attend avec intérêt la décision du conseil des prud’hommes de Boulogne-Billancourt, initialement prévue pour le 20 mai et renvoyée à une date ultérieure.

Il y a en revanche des reproches plus fondés à formuler envers Facebook concernant la protection des données personnelles.

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Les Ateliers de l’élu 2.0 font des petits

Mardi 18 mai 2010 à 15:41 13 commentaires

Les « Ateliers de l’élu 2.0 » que j’ai lancés à l’automne dernier ont fait salle comble à chacune des sessions : les parlementaires et les élus de tous bords on été assidus et enthousiastes. C’est un succès, parce que les participants étaient nombreux et plus encore parce qu’ils ont fait connaître cette initiative auprès de leurs collègues en France et au Parlement Européen !

Durant les dix sessions, nous avons reçu près de deux cents participants, qui sont venus assister aux ateliers d’introduction puis aux séances pratiques organisées sur différents thèmes et outils. Ces élus sont devenus les porte-parole des outils numériques et ils ont contribué au « buzz » des ateliers. Avec succès, manifestement, puisque plus d’une centaine de comptes ont été ouverts ou réactivés au lendemain des sessions. Et je vois que le groupe socialiste de l’Assemblée nationale a désormais une personne à plein temps en charge de valoriser les députés PS sur Internet.

Ces groupes improvisés rassemblaient des utilisateurs de tous niveaux. Il y avait des parlementaires parfaitement « connectés », comme Alain Lambert ou Pierre Moscovici, qui se sont mélangés à des débutants et les ont guidés. Et des défricheurs, comme Lionel Tardy, qui ont livré des astuces aux plus curieux.

Le plus souvent, les élus se posaient des questions sur le profil des internautes qui visitent leurs pages, pour mieux adapter leurs messages à leurs destinataires virtuels. Les parlementaires ont tous souhaité valoriser leurs échanges avec les administrés de leur circonscription en utilisant les réseaux sociaux. L’avantage de Facebook et de Twitter étant bien sur que les élus qui en font usage savent à qui ils s’adressent. C’est important pour cibler leur discours, pour expliquer leur démarche et surtout poursuivre le débat. Les élus avaient également envie de savoir où trouver sur la toile une veille thématique susceptible de les instruire sur les débats d’opinion. Nous leur avons indiqué des pistes.

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Pour le maintien de l’autonomie des CCI départementales en Ile-de-France

Lundi 17 mai 2010 à 15:47 10 commentaires

CCI Essonne

Un projet de loi visant à réformer les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) a été examiné à l’Assemblée nationale. Cette réforme est nécessaire et attendue.

Cependant, une des dispositions du texte vise à créer une Chambre de Commerce et d’Industrie d’Ile-de-France unique, privant ainsi les chambres départementales de leur statut d’établissement public. Chaque délégation départementale ne pourrait alors plus agir que sur habilitation de l’échelon régional. Autant dire que cet amendement parlementaire, fortement soutenu par la CCI de Paris, mettrait en péril les actions de proximités remarquables des CCI départementales, à l’image de celles menées en Essonne, sous l’impulsion de son président, Gérard Huot.
La CCI Essonne illustre sa performance en se classant ainsi au 8ème rang national sur 143 en termes de bases économiques. Autre écueil dénoncé également par la CCI Seine-et-Marnaise, ce projet de fusion risque d’alourdir les charges pour les entreprises.

J’ai à cœur, avec mon suppléant Guy Malherbe, de soutenir l’autonomie de la CCI de l’Essonne afin qu’elle poursuive son accompagnement au quotidien de toutes nos entreprises locales. Entreprises qui, surtout en cette période de crise sans précédent, ont plus que jamais besoin de s’appuyer sur la compétence des services qu’offre la CCI Essonne.

C’est pourquoi, j’ai personnellement sensibilisé à cette question mon collègue Hervé Novelli, secrétaire d’État qui est notamment chargé du commerce. Guy Malherbe a par ailleurs déposé un amendement visant à maintenir cette autonomie. Bien que l’amendement ait été rejeté, Hervé Novelli s’est engagé en séance à ce « que le schéma retenu au niveau francilien laisse toute leur place à l’Essonne et à la Seine-et-Marne. Cela est possible et réalisable ».

Je me suis toujours battue aux côtés des acteurs économiques de mon département pour défendre au mieux leurs intérêts, car l’emploi sur notre territoire dépend de leur dynamisme. La préservation de l’autonomie de la CCI de l’Essonne est un dossier auquel je suis donc particulièrement attentive. Prochaine étape début juin avec le passage du texte au Sénat : je serai vigilante.

Nuisances sonores : bonne nouvelle pour les riverains d’Orly

Jeudi 22 avril 2010 à 09:18 53 commentaires

Depuis ma première élection en 2002 en tant que Députée de l’Essonne, je me suis toujours beaucoup mobilisée pour faire bouger le dossier des nuisances aériennes. En tant que secrétaire d’État chargée de l’Écologie, j’ai poursuivi mon combat contre les nuisances aériennes et j’ai souhaité en faire une priorité de l’action du Gouvernement.

Afin d’améliorer la qualité de vie des riverains en diminuant les nuisances sonores aéroportuaires, j’ai lancé fin 2007, avec mon collègue chargé des transports, Dominique Bussereau, les premiers travaux pratiques issus du Grenelle de l’environnement. Nous avons transformé l’essai le 28 janvier 2008 en signant une convention avec le secteur aérien, portant notamment sur la modification des procédures de vol à l’approche ou au départ des aéroports franciliens.

Outre la mise en œuvre de procédures d’approche moins bruyantes, « en profil continu », un des engagements pris alors était la généralisation sur toute l’Ile-de-France du relèvement de 300 mètres de l’altitude des avions abordant leur phase d’atterrissage. Ce relèvement à 1200 mètres ne pouvait intervenir sans une enquête publique, laquelle s’est déroulée du 16 novembre au 17 décembre dernier. Elle était attendue depuis longtemps par les populations concernées, notamment celles du canton de Limours.
La mobilisation des élus et des associations de riverains que je soutiens depuis le début porte ses fruits.
Je me félicite également des conclusions de la commission d’enquête qui ont été rendues publiques par le Préfet de l’Essonne.

L’avis favorable est une nouvelle étape importante et elle vient d’être franchie. Après avis de la Commission Consultative de l’environnement d’Orly et de l’Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires, ce projet de relèvement des altitudes doit être rendu effectif au printemps 2011 par une décision ministérielle.
Ce report d’une année par rapport au calendrier initial est justifié par la nécessaire et tant attendue mise en place d’un comité de pilotage. C’est chose faite depuis le 12 avril, date à laquelle Daniel Canepa, Préfet de la région Ile-de-France, a installé le comité régional pour la réduction des nuisances aériennes aux abords des plates-formes aéroportuaires d’Orly, Roissy-Charles-de-Gaulle et Le Bourget.

Quoi qu’il en soit, je reste particulièrement vigilante jusqu’à la mise en œuvre du projet. Nous aurons vraiment gagné lorsque les habitants constateront enfin la diminution par deux du bruit des avions survolant leur logement.

Un tour de France peut en cacher un autre

Jeudi 15 avril 2010 à 10:00 4 commentaires

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Source : Le site du Tour de France

Cette année, le dimanche 25 juillet, la dernière étape du Tour de France partira de Longjumeau. Les coureurs parcourront 105 km, avant de rejoindre les Champs-Élysées. Je serai sur la ligne de départ, avec tous les Longjumellois que cette étape magique du Tour va enthousiasmer.

Je vais à ma façon parcourir quelques étapes, à un rythme moins enlevé : j’ai commencé jeudi dernier une série de déplacements, en allant à la rencontre des militants du Mouvement populaire, chez eux. Le secrétaire général adjoint de l’UMP que je suis a besoin de se rendre au cœur des fédérations. Les dernières élections régionales ont été marquées par une abstention dont j’ai envie de comprendre les raisons sur place, en discutant avec les uns et les autres des inquiétudes et des attentes. Un mécontentement s’est exprimé, partout, et je souhaite aller en entendre les raisons dès que le temps m’en sera donné.

Jeudi, ma première étape m’a conduite à Nantes. Étape de plaine, avec quelques pavés. J’ai rencontré les militants de la région et les responsables départementaux du Mouvement populaire. Débats très vifs, échanges très intéressants, avec beaucoup de franchise, d’espoirs et de détermination. Nous avons bien sûr discuté du dernier scrutin, celui des Régionales, des raisons de l’abstention et de l’échec de nos listes.

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Retrouvons l’âme du Grenelle

Jeudi 25 mars 2010 à 15:01 36 commentaires

Iceberg

© Oskar Herricksson- stock-xchng.com

L’écologie est forcément conflictuelle, j’en sais quelque chose. Les combats y sont rudes et Chantal Jouanno en fait l’épreuve aujourd’hui. J’en ai mené d’autres, lorsque j’ai été rapporteur de la Charte de l’environnement et que nous avions inscrit le principe de précaution dans la Constitution, puis lors de la bataille des OGM. Chaque avancée écologique heurte des intérêts et remet en cause des habitudes. Les résistances sont fortes, parfois féroces. Cela fait dix ans que je les affronte, et je sais qu’il faudra continuer, parce que rien n’est gagné.

Je ne soutiendrai pas que la manière dont nous avons présenté et défendu la taxe carbone a été parfaite. Dans son esprit, cette taxe est un dispositif de bonus/malus, qui comporte donc une pénalité ou un gain, selon les conduites. Malheureusement, le côté gain n’a pas été clairement perçu, et on a retenu avant tout la pénalité. C’est une contribution, mais elle n’a été vue que comme… une taxe ! Il faut l’admettre.

Mais pas au point de supporter l’hypocrisie avec laquelle les socialistes et les Verts défilent aujourd’hui devant le cercueil de la taxe après l’avoir conspuée de son vivant. Ils en disaient tout le mal possible il y a encore quelques jours, ils ont voté contre et ils ont bien sûr contribué à la rendre impopulaire.

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