Essonne

Numérique : quand l’Ecole fait sa mutation en douceur

Jeudi 26 janvier 2012 à 14:31 7 commentaires

Ecologie et numérique dans une école de ma circonscription. Vous devinez que c’est avec grand plaisir que j’ai accueilli début janvier Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, dans l’école Les Casseaux de Villebon-sur-Yvette. L’occasion de constater la réalité du partenariat entre les collectivités locales et l’Etat pour le développement du numérique à l’école.

À Villebon, on voit grand : 3 tableaux numériques interactifs (TNI) ont été installés dans les écoles primaires cette année, portant à 9 le nombre de classes équipées, et une école maternelle expérimente une « classe mobile informatique » de 12 ordinateurs portables connectés à Internet !

Des nouveaux outils qui trouvent leurs usages à tous les âges. Dans la classe de CP, j’ai pu voir des enfants s’exercer au calcul mental grâce au tableau numérique ; chez les CM1, un élève écrire pour la classe les devoirs sur un cahier de texte en ligne.

Ici, le numérique ne bouleverse pas les pratiques : l’enseignant garde toute sa place dans la transmission des savoirs, les élèves continuent de s’exercer au tableau ou à l’oral. Pourtant, quelque chose a changé : l’aspect ludique et interactif du numérique stimule l’engagement des élèves, l’accès à Internet permet de trouver en un instant des éléments de réponse aux questions impromptues, l’enseignant lui-même adapte sa pédagogie au fur-et-à-mesure qu’il découvre les nouvelles possibilités qui lui sont offertes.

Ce qui se construit avec ces nouveaux outils, ce sont des parcours et des pédagogies plus personnalisés, au sein des classes. Et c’est la direction que prend l’Ecole aujourd’hui. Toutes ces questions liées aux nouvelles méthodes et aux nouveaux outils de l’Education seront l’objet du prochain colloque de mon Think Tank, l’ADN, le 20 mars.

Au passage, cette mutation en douceur de l’Ecole, on la retrouve dans les salles de classe comme dans les cantines : les élèves de Villebon profitent de 15% de bio et de produits issus du commerce équitable, dans la lignée du Grenelle.

Certes l’engagement dans l’école numérique a un coût, mais il est partagé entre les collectivités et l’Etat : les premières investissent dans les outils, le second accompagne les enseignants et fournit des ressources pédagogiques. Si la ville de Villebon-sur-Yvette consacre 30 000€ par an à l’informatisation des écoles, chaque commune peut impulser ces projets en fonction de ses capacités, un tableau numérique interactif coûtant autour de 3 000€. Je le sais d’autant mieux qu’à Longjumeau, j’équipe chaque année des classes en tableau numérique. S’appuyer d’abord sur des enseignants moteurs désireux d’expérimenter l’outil est le meilleur moyen d’en convaincre d’autres, et la Ville accompagne cette dynamique dans la mesure de ses moyens.

L’éducation de nos enfants vaut bien cet investissement.

Rencontre avec Frédéric Lefebvre aux Ateliers de la 4e

Dimanche 22 janvier 2012 à 18:51 1 commentaire

Tous les mois, les Ateliers de la 4e que j’organise avec Guy Malherbe, député de la 4e circonscription de l’Essonne, sont l’occasion pour les habitants de notre circonscription d’échanger avec des personnalités de référence.

Lundi 30 janvier 2012 à 20h, je vous invite ainsi à rencontrer Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions Libérales et de la Consommation, dans la salle polyvalente de Champlan, parc municipal Gravelin, chemin du Lavoir (localiser sur une carte).

Entrée gratuite - Inscription par mail à contact@nk-m.fr

Télécharger l’invitation

L’A10 change enfin !

Lundi 5 décembre 2011 à 18:58 8 commentaires

a10

Vous connaissez mon engagement concernant l’autoroute A10. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que j’évoque ce sujet sur le blog. Je pousse régulièrement pour que des améliorations importantes soient réalisées pour y développer les modes de transport partagés. Ainsi, trois parkings de covoiturage, qui représentent 300 places, vont être aménagés. Il convient cependant d’aller plus loin. En effet, l’autoroute doit pouvoir être mieux utilisée et doit être un vecteur de déplacement plus respectueux de l’environnement.

Pour faciliter le recours au transport collectif, il est nécessaire de fiabiliser les temps de parcours des bus. C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité la mise en œuvre d’une expérimentation, dès le début du printemps prochain, permettant aux bus qui empruntent l’autoroute de circuler sur la bande d’arrêt d’urgence à l’approche de Massy, une fois les aménagements nécessaires à la sécurité de l’ensemble des usagers de l’autoroute faits.

Cette expérimentation ne constituera qu’une première étape. Une étude est en cours sur l’élargissement à terme de l’autoroute pour pouvoir créer une voie de transport collectif en site propre entre La-Folie-Bessin et Palaiseau pour améliorer, notamment, la desserte de la gare de Massy-Palaiseau. Cette voie dédiée permettra de garantir aux usagers un temps de parcours et limitera les encombrements.

Par ailleurs, j’ai souhaité que le covoiturage soit encouragé. Pour intensifier le recours à ce mode de transport, un abonnement de covoiturage pour les usagers du trajet Dourdan/La-Folie-Bessin sera mis en place dès le 1er février 2012. Cet abonnement offrira une remise de 50% pour le covoiturage à partir de trois personnes sur une large plage horaire de 7h à 20h.

Au-delà du covoiturage, les utilisateurs fréquents de l’A10, qui disposent de très peu d’alternatives à l’autoroute, doivent pouvoir également bénéficier de conditions améliorées. Là aussi, en accord avec la société gestionnaire de l’autoroute, les tarifs qui entreront en vigueur au 1er février 2012 seront plus abordables. Ainsi, en plus de l’abonnement existant, un complément est apporté pour les usagers fréquents du trajet Dourdan/La Folie-Bessin : un passage sur deux sera gratuit au-delà du 25ème passage mensuel. Ces abonnements complémentaires constituent des mesures expérimentales d’accompagnement d’ici la mise en service de la voie de transport collectif en site propre, au plus tard en 2014. D’ici là je souhaite que le Conseil général de l’Essonne puisse participer également à cet effort collectif afin de faire baisser encore plus ces nouveaux tarifs. Des discussions entre le concessionnaire et le département sont en cours.

Enfin, j’ai donné mon accord à la poursuite des études sur le ring des Ulis, en particulier pour définir le coût et le délai de réalisation du projet.

Je crois que ces mesures sont de nature à faciliter les déplacements de l’ensemble des usagers de l’autoroute A10 et permettront une meilleure utilisation de l’autoroute tout en en faisant un mode de déplacement plus aisé et plus respectueux de l’environnement.

Les Ateliers de la 4e font leur rentrée.

Vendredi 21 octobre 2011 à 21:23 Aucun commentaire

Atelier de la 4e - Nadine Morano

Ce mardi à Villejust, charmant village de ma circonscription, a marqué l’ouverture de la nouvelle saison des « Ateliers de la 4e ». Ces rendez-vous mensuels, ouverts à tous, sont l’occasion d’échanger et de débattre sur des sujets d’actualités ou des thèmes particuliers.

Pour cet atelier de rentrée, j’ai accueilli Nadine Morano, ministre chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle, afin de discuter sans tabou de l’apprentissage. Encore mal connu et parfois considéré comme « une voie de garage », il constitue pourtant un formidable tremplin vers l’emploi. Devant une salle comble et captivée, nous avons rappelé l’engagement du gouvernement de valoriser et de renforcer ce dispositif, à l’image de l’Allemagne où l’alternance fonctionne avec succès.

Le très fort potentiel de l’apprentissage pour l’emploi des jeunes se résume simplement en un chiffre : 8 apprentis sur 10 trouvent un emploi à l’issue de l’apprentissage. Comme l’a souligné une directrice de mission locale durant la conférence « Je rêverais de n’avoir que des apprentis à accompagner ». Pour autant, c’est conscient des difficultés qui subsistent pour trouver un employeur que le gouvernement a, en mars dernier, créé de nouvelles aides destinées à ceux qui emploient des apprentis : aide à l’embauche, bonus pour les entreprises qui dépassent les obligations légales, assouplissement des contrats, etc.

Sur ce domaine où nous manquons parfois d’information, faire c’est important, faire savoir c’est primordial. Le gouvernement a donc renforcé sa communication sur les atouts de la formation par alternance, utile tant aux jeunes qu’aux employeurs. Plus d’apprentis, c’est plus de talents et moins de charges, comme l’explique la campagne lancée en octobre.

Pour trouver une offre d’apprentissage et en savoir davantage sur ce thème, je vous invite à consulter le portail de l’alternance : www.alternance.emploi.gouv.fr

N’hésitez pas à faire connaître l’apprentissage autour de vous, dans votre famille ou auprès de votre employeur. C’est un dispositif où tout le monde est gagnant.

Rencontre avec Nadine Morano aux ateliers de la 4e

Samedi 15 octobre 2011 à 12:04 2 commentaires

Les ateliers de la 4e

Les Ateliers de la 4e permettent aux habitants de notre circonscription de s’informer, à l’occasion de rencontres avec des spécialistes du sujet, invités par Nathalie Kosciusko-Morizet et Guy Malherbe, député de la 4e circonscription de l’Essonne.

Mardi 18 octobre 2011 à 20h, à l’espace communal des Coudrayes, chemin de Courtabœuf à Villejust (carte Google), les Ateliers vous invitent à une rencontre avec Nadine Morano, ministre auprès du ministre du Travail, de l’Emploiet de la Santé, chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle.

Entrée libre - Inscription par mail à contact@nk-m.fr

Télécharger le PDF de l’invitation

Pour l’hôpital de Longjumeau

Mercredi 20 juillet 2011 à 18:39 3 commentaires

hopital de longjumeau

Lundi après-midi, j’ai invité Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, à visiter le centre hospitalier de Longjumeau.

Notre hôpital joue un rôle essentiel en Essonne. Avec près de 25 000 hospitalisations et 50 000 personnes accueillies aux urgences chaque année, il possède le plus important service d’urgence du nord du département. Le professionnalisme du personnel hospitalier, composé de 1200 agents et de 140 médecins, est reconnu de tous. Leur compétence et leur engagement sont d’autant plus remarquables que leur travail est exigeant et souvent stressant. Ils travaillent pourtant main dans la main pour  redonner à notre hôpital la place qu’il mérite. Et il faut les y aider.

Je me suis engagée depuis plusieurs années à tout faire pour que le centre hospitalier de Longjumeau soit modernisé. Construit en 1973, bon nombre de ses équipements commencent à tomber en désuétude, et une réorganisation de son fonctionnement s’impose. J’ai porté avec les médecins et le directeur de l’hôpital un projet ambitieux qui a été présenté à l’agence régionale de santé Ile-de-France fin 2010 dans le cadre du plan Hôpital 2012. Il s’agit de rénover l’actuel bâtiment et de restructurer les urgences, les blocs opératoires et le SMUR.

Xavier Bertrand a insisté pour que nous poursuivions les coopérations avec les deux autres centres hospitaliers que sont Orsay et Juvisy, dans le cadre d’un projet médical commun. Un projet ambitieux, qui pourra offrir au nord du département un réseau de santé cohérent et efficace. Lundi, le ministre de la Santé a compris que notre engagement en faveur de la modernisation de l’hôpital était total.

Xavier Bertrand nous a quittés sur ces mots : « En venant, je savais que votre projet était bon. Et après avoir pu échanger avec vous, je repars en sachant qu’il a maintenant encore plus d’atouts ». D’ici l’annonce du plan Hôpital 2012, fin septembre, je continuerai à travailler au côté des élus et des responsables de l’hôpital pour m’assurer que notre projet y figure en bonne place.

L’A10 au quotidien…

Mercredi 22 juin 2011 à 08:45 16 commentaires

A10 v1

© Jérôme Bon – 2007

Il est des dossiers qui ne nous quittent pas, quelles que soient nos responsabilités d’élu. L’A10 fait partie de ceux-là. Dès 2003, alors que j’arrivais à l’Assemblée Nationale, je me penchais sur le sort de cette autoroute et m’engageais vigoureusement contre la construction d’un parking pour poids lourds sur l’aire de Briis-Janvry. Deux années de mobilisation plus tard, l’idée était définitivement enterrée.

Mais ce n’est là qu’une péripétie parmi toutes les grosses difficultés attachées à l’A10. La première d’entre elles à mes yeux concerne les nombreux essonniens qui empruntent quotidiennement cette autoroute pour aller travailler. Un aller le matin, un retour le soir, avec parfois un trajet au moment du déjeuner pour s’occuper d’une question urgente : c’est autant de fois que l’on passe le péage de Dourdan, et que l’on paye 1,60€. Sur une année, cela peut représenter plus de 2000€ pour un ménage !

En octobre dernier, j’avais donc sollicité une réunion avec les élus locaux, l’association « A10 gratuite » les services du ministère des transports, et secrétaire d’Etat au Transport de l’époque. Il avait été convenu que la société concessionnaire de l’A10, Cofiroute, allait conduire une étude de trafic sur la zone concernée pour évaluer l’impact financier des différentes options envisageables.

Le destin fait parfois bien les choses. Quelques semaines plus tard, je me suis retrouvée en charge du Ministère des Transports. J’ai donc demandé dès le mois de février un point d’étape sur les suites de la rencontre d’octobre. Les modalités de l’étude de trafic ont été validées et nous nous sommes donnés rendez-vous quelques mois plus tard pour la présentation des résultats. Elle a eu lieu mercredi 18 mai et chaque partie étudie maintenant en détail les données recueillies.

Je résume la situation : l’Etat dispose en fait de peu de marges de manœuvre car l’exploitation de l’A10 a été concédée à Cofiroute. Si le tronçon devait devenir gratuit, il devrait être gratuit pour tous et il faudrait alors dédommager la société des pertes de revenus que cela engendrerait. C’est une obligation juridique.

 En revanche, il est possible de subventionner des abonnements à bas prix. C’est d’ailleurs ce qui se fait déjà : Cofiroute propose des réductions de 30% sur le prix des péages à travers une gamme de forfaits. Cette réduction est entièrement à sa charge. En général ces tarifs réduits sont également subventionnés par les collectivités locales. L’Agglomération d’Orléans propose ainsi une baisse de 80% du prix du péage sur son tronçon local de l’A10 pour les usagers réguliers. Pour le moment, les conseils généraux de l’Essonne et des Yvelines n’ont pas souhaité participer à l’effort collectif.

 

D’autres pistes sont également envisageables : je crois beaucoup au développement du covoiturage, sans négliger bien entendu le renforcement de l’offre de transports en commun, notamment en passant par l’A10.

 

Un prochain rendez-vous a été fixé au mois de septembre pour faire le point sur ces différentes options. Je continuerai à vous tenir au courant !

Une soirée pour devenir auto-entrepreneur, le 6 juin

Jeudi 19 mai 2011 à 09:48 6 commentaires

Alors que l’Insee a, à nouveau, annoncé hier  de  très  bons chiffres de créations d’auto-entreprises, j’ai souhaité organiser avec Hervé Novelli, le créateur de ce régime, une soirée à Longjumeau pour présenter à tous les Essonniens, ce nouveau statut que plus de 800 000 Français ont déjà adopté.

Ce  régime est fait pour tous ceux qui ont envie de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, à temps plein, ou simplement pour tester une idée en parallèle de leur activité principale.

Il est accessible à tous …

- les salariés ou les fonctionnaires  qui veulent un complément de revenu

- les retraités qui veulent améliorer leur pension

- les jeunes qui ont besoin d’un peu d’argent pour leurs études

- les chômeurs, qui peuvent y trouver une vraie chance pour rebondir ….

… et a été conçu en simplifiant à l’extrême les formalités. On devient auto-entrepreneur en 10 minutes montre en main, et sans se déplacer ! Il suffit de se connecter sur www.lautoentrepreneur.fr, ou de télécharger l’application « auto-entrepreneur » dans l’Apple Store.

Pour tout savoir sur ce régime, je vous donne donc rendez-vous le lundi 6 juin à 20h au théâtre de Longjumeau pour une soirée intitulée « L’auto-entrepreneur : mode d’emploi ».

La soirée sera ponctuée par de nombreux témoignages d’entrepreneurs qui ont cru en leur projet, qui ont osé et qui ont réussi !

Hervé Novelli, Ancien Ministre, Aziz Senni, jeune entrepreneur, auteur du livre L’ascenseur social est en panne, Gérard Huet, Président de la Chambre de Commerce de l’Essonne, Gregoire Leclercq, Président de la Fédération des Auto-Entrepreneurs, mais aussi de nombreux auto-entrepreneurs, partageront  vous donneront les bons conseils, et ils répondront à toutes vos questions. L’auto-entreprenariat n’aura plus de secrets pour vous !

Alors, pourquoi pas vous ?

auto entrepreneurs

La lente modernisation de la RN20

Mercredi 18 mai 2011 à 10:59 14 commentaires

RN 20 - 1

Dans ma circonscription, la ville de Longjumeau, au même titre que Montlhéry, Linas, ou encore la Ville-du-Bois, pâtit d’être traversée par la RN20. Il s’agit d’une vraie souffrance, car avec cette route où passent près de 60 000 véhicules par jour, les encombrements sont monnaie courante. Qui n’a pas déjà mis plus d’une heure pour aller d’Arpajon à Massy ? Qui n’est pas resté, moteur à l’arrêt, sur une route bloquée ?

Les causes sont bien identifiées. La RN20 n’a pas été repensée depuis plus de 40 ans. Elle n’est donc tout simplement pas adaptée au nombre de véhicules qui l’empruntent chaque jour. Elle est hachée par des feux tricolores inadaptés, et elle comporte toujours des zones dangereuses où les accidents restent beaucoup trop nombreux.

Dès 2005 je me suis battue pour que des solutions soient trouvées. A l’époque, j’avais rencontré le directeur de cabinet du ministre des Transport d’alors, Gilles de Robien, pour attirer son attention. Puis j’ai pris l’initiative des 1ères assises de la RN20, à Montlhéry en 2006, qui ont réuni les acteurs locaux concernés, les riverains, les élus et les associations.

Lorsque je suis entrée au Gouvernement en 2007, j’ai commandé un rapport à Bernard Laffargue pour réfléchir à une modernisation de la RN20. Dans ses conclusions, le rapport préconisait un réaménagement total de la RN20, de façon à la transformer en une 2×2 voies, avec une voie de chaque coté réservée au transport en commun. Avec, aussi, des pistes de « circulation douce » (vélos, piétons). Lors de sa présentation à la presse et aux élus, le 16 juin 2008, le projet avait été particulièrement bien accueilli par tous.

C’était il y a presque 3 ans ! Que s’est-il passé depuis ? Un syndicat mixte présidé par le Conseil Général de l’Essonne a été mis en place, avec l’ensemble des acteurs locaux. Il a pour mission de mener la concertation sur le projet : où doit-on placer les gares du futur transport en commun en site propre qui reliera Arpajon à Massy en une trentaine de minutes ? Et ses parking relais? Qui financera le projet ?

Vous imaginez bien que chacun défend son petit intérêt. C’est compréhensible. Seulement la conclusion de tout cela, c’est que le projet n’avance que très lentement et ce sont les riverains et les automobilistes qui en pâtissent tous les jours en attendant !

C’est pourquoi vendredi prochain, le 20 mai, jour où le syndicat mixte doit se réunir de nouveau, je serai présente au feu de La-Ville-du-Bois pour défendre toutes les personnes bloquées une fois encore dans les embouteillages de la RN20. D’ici là, n’hésitez pas à partager ici votre sentiment et à me faire part de vos idées d’action. Tout cela n’a que trop duré. Agissons ensemble sur le terrain pour faire avancer les choses.

Le « murmure » d’Orly

Dimanche 8 mai 2011 à 17:54 16 commentaires

Orly

Voilà longtemps que je voulais prendre quelques instants pour faire le point avec vous sur les nuisances que nous subissons quotidiennement, nous qui vivons aux abords d’Orly. C’est un ballet quotidien d’avions au dessus de nos têtes, et loin de nous y habituer, j’ai l’impression que plus le temps passe, plus nous sommes sensible à leur bruit!

C’est une problématique sur laquelle je me suis particulièrement mobilisée depuis 2002, d’abord en tant que Députée, puis de Maire, et bien entendu par ma fonction de Ministre. En fait, face à ces nuisances sonores, il y a 4 grandes familles d’actions qui sont efficaces :

•         limiter les avions les plus bruyants sur les tranches horaires les plus gênantes ;

•         limiter le nombre de créneaux de décollage/atterrissage ;

•         choisir les trajectoires qui auront le moins d’impact au niveau du sol ;

•         améliorer l’isolation des bâtiments.

Orly est soumis depuis 1968 à un couvre-feu entre 23h30 et 6h15. Il n’y a donc aucun avion qui atterrit ou qui décolle durant la nuit afin de préserver le sommeil des riverains. Et depuis 1994 et 1999, le nombre de créneaux de décollage/atterrissage est limité, tant au total par an sur l’aéroport, que par compagnie aérienne.

Sur le troisième point, vous savez que je me bats depuis 2007 et mon arrivée au secrétariat d’Etat à l’Ecologie pour « remonter les trajectoires d’interception d’Orly ». Derrière ce vocabulaire technique se cache simplement le fait de faire voler plus haut les avions aux abords de l’aéroport. Le bruit entendu au niveau du sol en sera donc atténué. J’ai bon espoir d’aboutir à l’automne prochain.

Enfin sur la question de l’isolation phonique, il existe une taxe que payent les compagnies aériennes (la TNSA) à chaque fois qu’un avion décolle. Les recettes de cette taxe sont entièrement affectées à des subventions aux particuliers pour qu’ils puissent isoler leur logement. Le montant de la subvention est actuellement compris entre 80% et 95%. Je sais que ce n’est pas assez, et je continue à essayer d’améliorer l’accès au dispositif.

Jusqu’à présent ce financement était réservé aux travaux d’isolation des habitations privées. Or il me semble naturel que si l’on considère le bruit comme une gêne dans un lieu privé, il en soit de même dans un lieu public J’ai donc demandé à Didier Gonzales, Député du Val de Marne, d’étudier les possibilités d’inclure dans ce dispositif les crèches, les écoles, les hôpitaux, etc. Bref l’ensemble des bâtiments publics accueillant du public.

Malheureusement les nuisances d’Orly ne sont pas que sonores… j’y reviendrai dans un prochain billet !