Ecologie et numérique dans une école de ma circonscription. Vous devinez que c’est avec grand plaisir que j’ai accueilli début janvier Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, dans l’école Les Casseaux de Villebon-sur-Yvette. L’occasion de constater la réalité du partenariat entre les collectivités locales et l’Etat pour le développement du numérique à l’école.
À Villebon, on voit grand : 3 tableaux numériques interactifs (TNI) ont été installés dans les écoles primaires cette année, portant à 9 le nombre de classes équipées, et une école maternelle expérimente une « classe mobile informatique » de 12 ordinateurs portables connectés à Internet !
Des nouveaux outils qui trouvent leurs usages à tous les âges. Dans la classe de CP, j’ai pu voir des enfants s’exercer au calcul mental grâce au tableau numérique ; chez les CM1, un élève écrire pour la classe les devoirs sur un cahier de texte en ligne.
Ici, le numérique ne bouleverse pas les pratiques : l’enseignant garde toute sa place dans la transmission des savoirs, les élèves continuent de s’exercer au tableau ou à l’oral. Pourtant, quelque chose a changé : l’aspect ludique et interactif du numérique stimule l’engagement des élèves, l’accès à Internet permet de trouver en un instant des éléments de réponse aux questions impromptues, l’enseignant lui-même adapte sa pédagogie au fur-et-à-mesure qu’il découvre les nouvelles possibilités qui lui sont offertes.
Ce qui se construit avec ces nouveaux outils, ce sont des parcours et des pédagogies plus personnalisés, au sein des classes. Et c’est la direction que prend l’Ecole aujourd’hui. Toutes ces questions liées aux nouvelles méthodes et aux nouveaux outils de l’Education seront l’objet du prochain colloque de mon Think Tank, l’ADN, le 20 mars.
Au passage, cette mutation en douceur de l’Ecole, on la retrouve dans les salles de classe comme dans les cantines : les élèves de Villebon profitent de 15% de bio et de produits issus du commerce équitable, dans la lignée du Grenelle.
Certes l’engagement dans l’école numérique a un coût, mais il est partagé entre les collectivités et l’Etat : les premières investissent dans les outils, le second accompagne les enseignants et fournit des ressources pédagogiques. Si la ville de Villebon-sur-Yvette consacre 30 000€ par an à l’informatisation des écoles, chaque commune peut impulser ces projets en fonction de ses capacités, un tableau numérique interactif coûtant autour de 3 000€. Je le sais d’autant mieux qu’à Longjumeau, j’équipe chaque année des classes en tableau numérique. S’appuyer d’abord sur des enseignants moteurs désireux d’expérimenter l’outil est le meilleur moyen d’en convaincre d’autres, et la Ville accompagne cette dynamique dans la mesure de ses moyens.
L’éducation de nos enfants vaut bien cet investissement.








