Essonne

Internet à très haut débit à Longjumeau !

Jeudi 5 mai 2011 à 16:46 4 commentaires

la fibre

« Light Fountain », par Jim Sher – 2010

J’ai reçu lundi dernier à Longjumeau France Télécom-Orange, pour que l’entreprise me présente ses projets de fibre optique sur notre territoire. La Fibre, c’est l’Internet à très haut débit.

En tant que Maire, j’ai toujours attaché beaucoup d’importance à ce que les Longjumellois puissent bénéficier des nouveaux services offerts par le très haut-débit. La qualité de la connexion Internet à Longjumeau est très variable. Il y a les quartiers denses, bien desservis par l’ADSL, mais il y a aussi les hameaux de Balizy-Gravigny qui ne bénéficient pas toujours de débits suffisants pour profiter de certains services, à commencer par la TV par Internet !

En déployant la fibre optique sur toute notre commune, nous allons pouvoir mettre fin à ces fractures territoriales. C’est un vrai levier pour le développement de nos territoires et la croissance de notre économie, mais plus encore pour la qualité de vie des habitants de Longjumeau. Ce sont les différentes raisons pour lesquelles, lorsque j’étais secrétaire d’Etat à la Prospective et au Développement de l’économie numérique, j’avais convaincu le Président de la République de consacrer 2 milliards d’euros du grand emprunt au déploiement de la fibre optique dans tout le pays.

Encore faut-il le faire dans un contexte de saine concurrence, pour que chaque habitant puisse choisir l’opérateur (et le prix !) qui lui convient. C’est l’objectif que nous avons poursuivi à Longjumeau.

Free a été le premier. Il investit depuis plus d’un an déjà, et commence tout juste à raccorder les premiers immeubles. La signature du bailleur 3F va permettre à plus de 900 logements d’avoir accès à la fibre. Les autres immeubles et les pavillons suivront très prochainement.

Maintenant, c’est au tour de France Télécom-Orange de s’engager. L’entreprise couvrira 67% de la ville dès 2011, dans le centre-ville et la partie dense du quartier Sud, puis les hameaux de Balizy-Gravigny en 2012. Les derniers foyers seront raccordés en 2013. En trois ans, la totalité du territoire communal sera donc couverte.

En 2013, tous les Longjumellois auront le choix entre deux opérateurs d’Internet à très haut-débit !

Je tenais aussi à ce que les villes voisines, membres de notre communauté d’agglomération Europ’Essonne, ne soient pas oubliées. J’ai demandé à France Télécom-Orange d’accélérer son calendrier, et de prendre plus fortement en compte les zones blanches et grises (toutes celles qui ne sont pas ou peu couvertes par l’Internet haut-débit actuellement). Ballainvilliers, Champlan, Epinay-sur-Orge, Saulx-les-Chartreux seront donc équipées à partir de 2013. Et en 2015, le déploiement aura été engagé sur toutes les communes de l’agglomération.

La fibre arrive !

Ordi 2.0 fait sa rentrée

Mardi 28 septembre 2010 à 16:38 12 commentaires

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Le 16 septembre, j’ai lancé avec l’association Renaissance Numérique l’opération « Rentrée 2.0″ en Île-de-France. Les collectivités, les entreprises et les associations étaient invitées à participer à cette chaîne de solidarité dont le principe est simple : faire reconditionner par des organismes d’insertion du matériel informatique, amorti mais non-obsolète, que donnent des entreprises. Puis une fois le matériel reconditionné, en faire profiter les écoles de la région.

Ce projet s’inscrit dans le programme Ordi 2.0, auquel j’ai souhaité donner une nouvelle impulsion à mon arrivée au secrétariat d’Etat. Ordi 2.0 repose sur des entreprises de reconditionnement et des espaces numériques labellisés, sur un comité stratégique piloté par la Délégation aux Usages de l’Internet et sur des coordinateurs régionaux désignés pour chaque appel à projets. Pour l’Île-de-France, c’est Renaissance Numérique.

L’initiative me tient tout particulièrement à cœur, parce qu’elle contribue à inscrire l’économie numérique dans un développement durable.
Le processus est d’abord écologique, bien sûr. Il ne faut pas oublier que dans la liste des ingrédients nécessaires à la fabrication d’un ordinateur, on constate qu’il y faut près de 240 kg d’énergies fossiles ; 22 kg de produits chimiques ; 1 500 L d’eau. Soit plus d’1,8 tonne de « matières premières », dont beaucoup sont néfastes pour l’environnement et dont certaines sont déjà rares ou en train de le devenir. Reconditionner ces ordinateurs rallonge les cycles de vie de ces objets coûteux et retarde leur mise au rebut.

L’initiative a également un intérêt économique, parce que le reconditionnement crée des emplois, notamment des emplois solidaires. Les entreprises de reconditionnement labellisées font en effet travailler des personnes en insertion professionnelle ou en situation de handicap. L’équilibre est le suivant : tous les 500 ordinateurs reconditionnés, c’est un nouvel emploi qui est créé.

L’initiative est ensuite socialement utile, puisque les ordinateurs reconditionnés sont donnés ou revendus à moindre coût à des familles, des associations, des écoles ou des salariés qui en ont besoin. L’an dernier, à Longjumeau, nous avions pu proposer à des demandeurs d’emploi longjumellois 40 ordinateurs de bureau à un tarif très avantageux, subventionné à 50 % par la mairie. Ordi 2.0 participe donc à la réduction de la fracture numérique en donnant accès aux équipements. Mais ne s’arrête pas là puisqu’il donne accès à la formation, qui est dispensée par les espaces publics numériques.

J’ai tenu à ce que Longjumeau soit résolument impliqué dans Ordi 2.0. Ma ville est la première collectivité partenaire de l’opération Rentrée 2.0. Le centre local de Sanofi- Aventis nous donne 30 ordinateurs fixes à reconditionner qui seront installés dans les écoles maternelles, en fonction des besoins et de l’état du matériel existant. Et près de 20 ordinateurs portables seront distribués à moindre coût à des collégiens ou lycéens dès l’automne. Ce sont des initiatives qui confortent notre politique numérique en milieu scolaire, et qui accompagnent très bien ce que nous avons pu faire, en installant il y a quelques jours des tableaux numériques interactifs dans des écoles élémentaires.

Il n’y a pas de raison que les programmes Rentrée 2.0 et Ordi 2.0 ne prennent pas encore plus d’ampleur. Le potentiel est formidable, nous avons largement de quoi équiper toutes les écoles d’Île-de-France, et bien plus. L’aventure est belle. Alors n’hésitez pas et rejoignez-là !

Les Champs-Elysées commencent à Longjumeau

Mardi 27 juillet 2010 à 17:57 6 commentaires

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© Arnaud Perrin

Dernière étape du Tour de France dimanche : de Longjumeau à Paris, avec une arrivée toujours mythique sur les Champs-Elysées. J’ai suivi l’ensemble de l’étape dans la voiture de Christian Prudhomme, le directeur du Tour, jusqu’au sprint final gagné par Cavendish et la troisième victoire en jaune d’Alberto Contador.

Mais avant ce sacre, il y eut Longjumeau tout en jaune, dès les premières heures du matin. En jaune et noir, aux couleurs du Tour mais aussi des abeilles, à l’honneur dans le « village-ville » que nous avions installé au cœur de notre cité, et qui n’a pas désempli avant la soirée.

Il faut avouer que nous attendions l’événement depuis des mois, et que tout le monde a mis la main à la pâte pour que le départ de l’étape soit une journée festive.

Soyons cocardiers : le plus grand des spectacles, dimanche, c’est bien notre ville qui l’a offert. Ce sont les Longjumellois qui ont fait de cette journée un événement exceptionnel, en organisant une immense fête populaire, autour d’un nombre étonnant de stands, de points de restauration, avec de la musique et des démonstrations de toutes sortes. Nous avons profité de ce départ pour célébrer ensemble notre ville et ses richesses, pour la faire découvrir à tous les visiteurs de passage, avec le concours infatigable des associations de la ville. Certaines avaient préparé des jeux, d’autres ont vendu des capsules de bouchons de champagne aux couleurs du Tour. De son côté, la municipalité avait invité des artistes de rue, avec des jongleurs, des échasses, de la musique encore et encore, et des vélos de toutes sortes : on a pu s’initier pendant des heures aux vélos fous, segway, gyrostar, grand bi, BMX, etc. Nous avons été nombreux à en profiter : rues combles et visiteurs comblés !

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Pour le maintien de l’autonomie des CCI départementales en Ile-de-France

Lundi 17 mai 2010 à 15:47 10 commentaires

CCI Essonne

Un projet de loi visant à réformer les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) a été examiné à l’Assemblée nationale. Cette réforme est nécessaire et attendue.

Cependant, une des dispositions du texte vise à créer une Chambre de Commerce et d’Industrie d’Ile-de-France unique, privant ainsi les chambres départementales de leur statut d’établissement public. Chaque délégation départementale ne pourrait alors plus agir que sur habilitation de l’échelon régional. Autant dire que cet amendement parlementaire, fortement soutenu par la CCI de Paris, mettrait en péril les actions de proximités remarquables des CCI départementales, à l’image de celles menées en Essonne, sous l’impulsion de son président, Gérard Huot.
La CCI Essonne illustre sa performance en se classant ainsi au 8ème rang national sur 143 en termes de bases économiques. Autre écueil dénoncé également par la CCI Seine-et-Marnaise, ce projet de fusion risque d’alourdir les charges pour les entreprises.

J’ai à cœur, avec mon suppléant Guy Malherbe, de soutenir l’autonomie de la CCI de l’Essonne afin qu’elle poursuive son accompagnement au quotidien de toutes nos entreprises locales. Entreprises qui, surtout en cette période de crise sans précédent, ont plus que jamais besoin de s’appuyer sur la compétence des services qu’offre la CCI Essonne.

C’est pourquoi, j’ai personnellement sensibilisé à cette question mon collègue Hervé Novelli, secrétaire d’État qui est notamment chargé du commerce. Guy Malherbe a par ailleurs déposé un amendement visant à maintenir cette autonomie. Bien que l’amendement ait été rejeté, Hervé Novelli s’est engagé en séance à ce « que le schéma retenu au niveau francilien laisse toute leur place à l’Essonne et à la Seine-et-Marne. Cela est possible et réalisable ».

Je me suis toujours battue aux côtés des acteurs économiques de mon département pour défendre au mieux leurs intérêts, car l’emploi sur notre territoire dépend de leur dynamisme. La préservation de l’autonomie de la CCI de l’Essonne est un dossier auquel je suis donc particulièrement attentive. Prochaine étape début juin avec le passage du texte au Sénat : je serai vigilante.

Nuisances sonores : bonne nouvelle pour les riverains d’Orly

Jeudi 22 avril 2010 à 09:18 57 commentaires

Depuis ma première élection en 2002 en tant que Députée de l’Essonne, je me suis toujours beaucoup mobilisée pour faire bouger le dossier des nuisances aériennes. En tant que secrétaire d’État chargée de l’Écologie, j’ai poursuivi mon combat contre les nuisances aériennes et j’ai souhaité en faire une priorité de l’action du Gouvernement.

Afin d’améliorer la qualité de vie des riverains en diminuant les nuisances sonores aéroportuaires, j’ai lancé fin 2007, avec mon collègue chargé des transports, Dominique Bussereau, les premiers travaux pratiques issus du Grenelle de l’environnement. Nous avons transformé l’essai le 28 janvier 2008 en signant une convention avec le secteur aérien, portant notamment sur la modification des procédures de vol à l’approche ou au départ des aéroports franciliens.

Outre la mise en œuvre de procédures d’approche moins bruyantes, « en profil continu », un des engagements pris alors était la généralisation sur toute l’Ile-de-France du relèvement de 300 mètres de l’altitude des avions abordant leur phase d’atterrissage. Ce relèvement à 1200 mètres ne pouvait intervenir sans une enquête publique, laquelle s’est déroulée du 16 novembre au 17 décembre dernier. Elle était attendue depuis longtemps par les populations concernées, notamment celles du canton de Limours.
La mobilisation des élus et des associations de riverains que je soutiens depuis le début porte ses fruits.
Je me félicite également des conclusions de la commission d’enquête qui ont été rendues publiques par le Préfet de l’Essonne.

L’avis favorable est une nouvelle étape importante et elle vient d’être franchie. Après avis de la Commission Consultative de l’environnement d’Orly et de l’Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires, ce projet de relèvement des altitudes doit être rendu effectif au printemps 2011 par une décision ministérielle.
Ce report d’une année par rapport au calendrier initial est justifié par la nécessaire et tant attendue mise en place d’un comité de pilotage. C’est chose faite depuis le 12 avril, date à laquelle Daniel Canepa, Préfet de la région Ile-de-France, a installé le comité régional pour la réduction des nuisances aériennes aux abords des plates-formes aéroportuaires d’Orly, Roissy-Charles-de-Gaulle et Le Bourget.

Quoi qu’il en soit, je reste particulièrement vigilante jusqu’à la mise en œuvre du projet. Nous aurons vraiment gagné lorsque les habitants constateront enfin la diminution par deux du bruit des avions survolant leur logement.

Un tour de France peut en cacher un autre

Jeudi 15 avril 2010 à 10:00 4 commentaires

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Source : Le site du Tour de France

Cette année, le dimanche 25 juillet, la dernière étape du Tour de France partira de Longjumeau. Les coureurs parcourront 105 km, avant de rejoindre les Champs-Élysées. Je serai sur la ligne de départ, avec tous les Longjumellois que cette étape magique du Tour va enthousiasmer.

Je vais à ma façon parcourir quelques étapes, à un rythme moins enlevé : j’ai commencé jeudi dernier une série de déplacements, en allant à la rencontre des militants du Mouvement populaire, chez eux. Le secrétaire général adjoint de l’UMP que je suis a besoin de se rendre au cœur des fédérations. Les dernières élections régionales ont été marquées par une abstention dont j’ai envie de comprendre les raisons sur place, en discutant avec les uns et les autres des inquiétudes et des attentes. Un mécontentement s’est exprimé, partout, et je souhaite aller en entendre les raisons dès que le temps m’en sera donné.

Jeudi, ma première étape m’a conduite à Nantes. Étape de plaine, avec quelques pavés. J’ai rencontré les militants de la région et les responsables départementaux du Mouvement populaire. Débats très vifs, échanges très intéressants, avec beaucoup de franchise, d’espoirs et de détermination. Nous avons bien sûr discuté du dernier scrutin, celui des Régionales, des raisons de l’abstention et de l’échec de nos listes.

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Une dynamique politique contre l’abstention

Lundi 15 mars 2010 à 19:34 22 commentaires

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Le taux d’abstention exceptionnel reste le fait marquant du premier tour des élections régionales, hier. La présidence des régions n’a pas intéressé les électeurs français. En faisant le choix de ne pas voter, ils ont exprimé une indifférence ou un mécontentement qu’il faudra comprendre mais dont personne ne me fera croire qu’ils sont simplement la manifestation d’une hostilité à l’encontre de la politique gouvernementale.

Lorsque les votants sont minoritaires, comme hier, ce sont les institutions démocratiques qui fonctionnent mal, parce qu’elles sont privées de leur légitimité « arithmétique ». Il faudra la leur rendre dimanche prochain et leur rendre également une véritable dynamique politique. J’ai la conviction que les votants seront plus nombreux dans six jours, notamment parce que les enjeux politiques seront plus clairs et que l’on distinguera mieux les différents programmes.

Les partis de gauche commencent aujourd’hui les tractations et arrangements qui vont les amener à recomposer leurs listes et à sacrifier leurs programmes, pour essayer de rassembler les suffrages qui se sont portés hier sur des projets parfois très différents. Une gauche radicale très hostile à l’inscription des régions dans l’Europe, des socialistes et des Verts divisés vont se partager des places, taire ce qui les oppose et tenter de l’emporter dimanche prochain. Nous allons assister à la disparition pure et simple, dans le discours qu’ils tiendront en commun à la fin de la semaine, de leurs programmes régionaux respectifs.

Notre camp, lui, restera uni : il présentera au second tour les équipes et le projet qui étaient les siens au premier tour. Notre cohérence politique et la pertinence de notre projet vont porter leurs fruits, je n’en doute pas.

L’abstention d’hier a différentes causes. La méconnaissance de l’échelon régional en est une ; la faiblesse des enjeux symboliques attachés à cette collectivité en est une autre. La méconnaissance des élus régionaux et de leurs missions a joué également. Certains électeurs ont profité de ces élections pour exprimer de l’inquiétude ou de la défiance.

En politique, les candidats répondent aux inquiétudes en faisant campagne et en revenant devant les électeurs. La campagne francilienne se poursuit, dès aujourd’hui à Massy, demain soir sur le plateau de Saclay à Saint Aubin, puis mercredi à Paris, jeudi au « ring » de Courtabœuf et à Milly-la-Forêt, et vendredi à Mennecy puis à Arpajon. Jeudi encore, c’est David Douillet qui viendra nous rendre visite, à Longjumeau.

En Essonne, l’abstention a atteint hier presque 55 %. Dans un département que dirige la gauche, la liste de la majorité présidentielle obtient près d’un quart des suffrages, deux points derrière la liste socialiste. L’équation est assez simple : nous devons cette semaine tout faire pour que les électeurs se rendent aux urnes dimanche 21 mars. Nous devons les intéresser au sort de leur région. C’est la dynamique du second tour.

Créer des emplois en Essonne

Jeudi 11 mars 2010 à 16:25 16 commentaires

Lors de la campagne régionale, comme tous les candidats franciliens de la majorité présidentielle, j’évoque très souvent la politique des transports. Les transports sont à la fois l’échec le plus patent de l’exécutif sortant et le motif d’insatisfaction le plus légitime de tous les Essonniens. Nous perdons tous, depuis des années, trop de temps et trop de tranquillité sur des routes saturées ou dans des trains en retard et de moins en moins sûrs.

Cet échec en matière de transports est, indissociablement, un échec social en matière d’emploi. L’Essonne est le département d’Île-de-France qui a le moins créé d’emplois ces quinze dernières années.
L’Essonne n’a pas su combattre deux phénomènes qui sont bien sûr les deux côtés d’une triste médaille : notre département attire peu parce que nous avons de moins en moins d’emplois à offrir, et les Essonniens parcourent des distances de plus en plus grandes pour aller travailler. Si vous ajoutez à cela des transports de plus en plus incertains et de plus en plus longs, vous comprenez pourquoi l’Essonnien manque de travail et pourquoi de moins en moins de monde vient travailler en Essonne.

Pour échapper à ce cercle vicieux et sortir les habitants de la grande couronne de la double peine à laquelle ils sont condamnés (galère des transports et défaut d’emplois), il fallait une politique régionale de la formation et de l’emploi ambitieuse et attentive aux spécificités des territoires.
Nous l’attendons toujours, au bout de douze années de mandat des sortants socialistes et verts. Je crois qu’il est grand temps de tourner cette page et de créer des emplois en Essonne.

C’est la priorité de notre liste, qui propose tout d’abord de renforcer les filières de formation. Nous créerons 500 places d’apprentis autour des métiers de l’environnement et des services à la personne, car ce sont deux secteurs qui créent des emplois et sont appelés à en créer en grand nombre dans les années qui viennent.
En matière de formation toujours, nous soutiendrons la recherche et ses filières d’excellence. C’est tout l’enjeu du développement de la vallée des biotechnologies autour d’Évry et plus encore du plateau de Saclay, qui a vocation à devenir la Silicon Valley française.

Outre ces deux sites privilégiés, l’emploi doit être diffusé sur l’ensemble du territoire. C’est pour y parvenir que nous défendons ces quatre mesures :

  • La création d’un centre de congrès et d’expositions à proximité d’Orly
  • La création d’un prêt régional à taux zéro destiné à soutenir la reprise d’une activité agricole, artisanale ou d’un commerce de proximité ;
  • L’implantation sur le territoire de chaque agglomération qui le souhaitera d’une pépinière d’entreprises, qui aura pour vocation d’accompagner les jeunes activités économiques ;
  • Enfin, la couverture de tout le territoire en réseau internet très haut débit, ce qui favorisera à la fois l’accueil de nouvelles activités économiques mais aussi le développement du télétravail.

    Nous défendons ces quatre mesures simples, accessibles, pour sortir l’Essonne et la grande couronne de leur isolement. L’exécutif sortant n’a rien fait pour l’emploi dans notre Région, et es Verts freinent le développement de Saclay. Reconduire les sortants, c’est reconduire l’impuissance.

  • Réduction du temps de transport en Essonne : nos solutions

    Mardi 9 mars 2010 à 14:08 11 commentaires

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    Mon billet d’hier appelait bien sûr quelques précisions. Quand je dis qu’il est possible de réduire d’un tiers le temps quotidien perdu dans les transports, pour passer d’une moyenne de 2h25 à environ 1h45, c’est en supposant que la région mène enfin la politique des transports qu’attendent les Franciliens, en utilisant mieux les voies et les réseaux existants, puis en créant ensuite ceux dont nous avons réellement besoin.

    Une politique des transports qui commencera par assurer la ponctualité des trains sur les lignes B, C et D du RER, qui augmentera leur fréquence, maintiendra des trains directs vers Paris.

    Qui fera ensuite sauter les points noirs du trafic routier. En aménageant le « ring » de Courtaboeuf, l’entrée de la zone d’activités d’Étampes, et en construisant un nouveau pont sur la Seine pour faciliter l’accès à la rive droite et à la zone d’emplois Orly-Rungis. Puis en créant une voie supplémentaire pour les bus et les taxis, via l’aménagement de la bande d’arrêt d’urgence sur la francilienne comme sur l’autoroute A10 entre Dourdan et Massy.

    Qui s’attachera à améliorer le service des transports en commun en site propre (préservé de la circulation automobile) et à créer les lignes qui font défaut. Sur les itinéraires Étampes – la Ferté Alais – Mennecy – Evry, puis Étampes – Rambouillet – Milly la Forêt – Fontainebleau. À quoi il faudra ajouter le doublement des passages des bus aux heures creuses, le soir et le week-end sur les zones desservies par les transporteurs privés ; le soutien à la création de services de transports à la demande pour les zones rurales ; enfin, la création sur tout le département d’un service de bus le dimanche équivalent au moins à celui existant le samedi.

    Qui s’appuiera sur la nouvelle boucle de métro du Grand Paris capable de relier les bassins d’emplois franciliens sans passer par Paris. Nous pourrons ainsi aller d’Évry à Versailles ou de Palaiseau à Villejuif, de Massy à Créteil en effectuant un seul changement.

    Qui profitera enfin, en 2017, de l’ouverture du tram/train Massy-Savigny-Viry-Grigny-Courcouronnes-Evry.

    À très court terme, le temps de trajet quotidien actuel peut être diminué d’un quart ; à moyen terme, il peut l’être d’un tiers. Il faut en avoir l’ambition politique. Celle qui aura manqué pendant douze ans à la majorité sortante.

    Regagner le temps perdu

    Lundi 8 mars 2010 à 14:58 11 commentaires

    rer essonne

    © Arnaud Perrin

    Voici le problème que le professeur nous a soumis : « Sachant qu’un Essonnien passe en moyenne 2h25 par jour à galérer dans les transports, combien cela fait-il de jours perdus dans l’année ? ».

    J’ai calculé ainsi : 47 semaines de travail pour ceux qui ont 5 semaines de congés annuels. 5 jours de travail dans la semaine.
    Donc, 2h25, c’est 145 minutes, que je multiplie par 47 puis par 5. Ce total de 34075 minutes, je vais le diviser par 60, j’obtiens presque 568 heures, que je divise par 24. Résultat : l’Essonnien passe un peu plus de 23 jours par an dans les transports.
    Plus de trois semaines. C’est la durée des vacances d’été, passées en famille, avec les enfants. Ça donne le vertige.

    Au fond de la classe, pourtant, tout était calme. L’élève Huchon dormait. Un parisien, en moyenne, passe 12 à 15 minutes dans les transports. L’élève Huchon n’est pas concerné, il n’aime pas le métro.

    Avec les candidats de la liste de la majorité présidentielle, en Essonne comme dans l’ensemble de la grande couronne francilienne, nous pensons qu’il est possible de réduire d’un tiers ce temps de transport quotidien.