Exerçant chacun des responsabilités ministérielles au sein du gouvernement, participant à l’animation ou à la direction de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), nos territoires électifs et nos mandats ont leur histoire et leur géographie particulières, nos parcours politiques ont suivi des voies distinctes.
Mais nous partageons tous le même engagement, au sein d’une famille politique dont nous avons la conviction qu’elle est la plus à même de faire face à la situation de notre pays, aux enjeux de l’époque et aux gigantesques défis de l’avenir. Défi, d’abord, du sens de la politique et de la vie commune, dans une société où le poids des inquiétudes et des contraintes pèse sur les initiatives, et où le bien-être se heurte aux excès du consumérisme et d’un capitalisme dérégulé.
Défi de l’Europe, face à la montée en puissance des pays émergents, dont la Chine, désormais deuxième puissance mondiale. Défi écologique, face à la raréfaction des ressources naturelles et au changement climatique. Triple défi économique, de la compétitivité, de la recherche et de l’emploi, afin de faire baisser durablement le niveau de chômage, d’exploiter tous les nouveaux gisements d’activité et de valoriser les talents de chacun. Défi de la dette publique, enfin, qui s’il n’est pas pris en considération, mettra à mal notre souveraineté nationale et notre modèle social de solidarité. Nous sommes donc à un moment de vérité.
Alors même que les responsables politiques, il ne faut pas se le cacher, sont fortement décrédibilisés aux yeux de l’opinion publique, notre génération a un devoir moral d’exigence, de sérieux, et d’engagement. Voilà notre responsabilité, à notre égard comme à l’égard des générations futures : nous devons réfléchir à la façon dont nous vivons en société, à notre conception de l’homme et du citoyen, à l’idée que nous nous faisons de la France.