Le numérique sera dans les prochains mois un levier majeur de la sortie de crise pour notre pays. Le secteur de l’économie numérique, celui des réseaux, des équipements, des logiciels et des services en ligne, est l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie mondiale, et les outils qu’il produit sont pour l’ensemble des activités qui en font usage un moyen de modernisation et de rationalisation. Le numérique n’est toutefois pas seulement un levier économique, il est aussi, à travers Internet, un outil de médiation sociale sans équivalent. Nous devons nous en servir au mieux pour réduire la « fracture numérique », qui est l’un des noms et l’un des indices de la fragilité sociale, et pour préparer l’avenir, au-delà même de la sortie de crise.
Le développement de l’économie numérique, dont j’ai la responsabilité au sein du gouvernement, n’a de sens que si les contenus et les usages, qui sont la finalité du développement technologique, sont conçus à l’avantage de tous les citoyens. Voilà qui exige que les technologies soient mises au service d’un développement durable et d’un effort de solidarité d’autant plus impérieux que les temps sont durs. Si l’heure est à l’économie solidaire, je tiens qu’elle l’est également à l’économie numérique solidaire.
Tribunes
L’économie numérique solidaire, aujourd’hui pour demain | Libération 11.05.09
Mardi 12 mai 2009 à 14:04 1 commentaireLa bioéthique : un débat populaire | La Croix 23.04.09
Vendredi 24 avril 2009 à 12:00 Aucun commentaireUn parti politique qui entend exercer pleinement ses missions a le devoir de susciter le débat sans lequel la communauté nationale serait privée de voix. Ce rôle est d’autant plus important que la complexité des savoirs rend aujourd’hui difficile d’accès certains sujets, alors même qu’ils ont sur notre vie des conséquences considérables. Il en va ainsi, tout particulièrement, des questions qui vont être examinées lors des États Généraux de la Bioéthique que viennent d’ouvrir la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot et le député Jean Léonetti.
La loi de bioéthique, votée en 2004, doit être régulièrement révisée. Pour une raison simple : la recherche médicale et génétique avance, et avec elles les applications technologiques. Elles rendent possibles, ou tout du moins pensables, des interventions qui étaient jusqu’ici inconcevables. Ces avancées technologiques rendent également nécessaires l’évolution de la réglementation.
À mesure qu’elles se développent, les technologies du vivant nous donnent de nouveaux moyens d’agir et nous confrontent à des questions qui exigent une réflexion profonde et patiente : qu’est-ce qu’ « être parent » ? Que signifie « avoir un enfant » ? Qu’est-ce que « mourir » ? Tout cela relèvera-il encore demain du hasard et de l’inéluctable, ou bien tout pourra-t-il être soumis à la volonté souveraine des individus ? Et si tel devait être le cas, devrions-nous le souhaiter ? Et jusqu’à quel point ?