J’ai ouvert hier matin la « Convention nationale sur la réforme des retraites » organisée par le Mouvement Populaire. La convention s’est déroulée toute la journée à l’Assemblée nationale, dans une salle comble, de l’ouverture à la clôture. Les places étaient comptées, tout le monde n’a malheureusement pas pu rentrer. Cette convention, comme toutes celles que nous avons organisées depuis deux ans, a montré combien l’UMP vit désormais au rythme du débat.
Hier, les trois tables rondes ont été suivies par des militants et des sympathisants, mais également par un public intéressé par le thème des retraites et attiré par la qualité des intervenants. Nous n’étions pas dans un meeting, mais au cœur d’un véritable débat où des positions différentes, parfois franchement hostiles, ont pu s’exprimer.
Dominique Paillé a modéré les tables rondes et les échanges avec le public, sans se départir de son flegme. Impressionnant, parce que certains échanges étaient vifs. « Nous sommes là pour brasser des idées », disait-il à un moment où la salle s’emportait. Il a tenu bon, et des élus, des acteurs sociaux, des syndicalistes et des économistes ont eu le temps d’exposer leurs vues et de répondre aux questions. Ils ont pu éprouver aussi les réactions de la salle, qui était partagée sur certaines propositions. Le sociologue Louis Chauvel en a fait l’expérience, lorsqu’il a plaidé en faveur de la taxation fiscale des retraités les plus riches. Une bonne partie de la salle protestait ; quelques jeunes semblaient plus séduits. La solidarité intergénérationnelle était mise à l’épreuve, en direct.
La rencontre a été plus qu’enrichissante, parce que les vraies questions ont toutes été posées. J’ai le sentiment que nous avançons. En lucidité, sur les enjeux démographiques comme sur la crise qui frappe le financement des retraites ; en clarté, aussi, sur ce que l’on attend du Mouvement Populaire dans la concertation engagée par le Gouvernement. Nous avons un objectif publiquement assumé, sur lequel Xavier Bertrand a insisté : sauver les retraites par répartition sans diminuer les pensions des retraités. Et sans non plus accabler la prochaine génération en la condamnant à des augmentations de cotisation qui la priveront à la fois d’emplois et de retraites !





