Le résultat des européennes est une excellente nouvelle. Pour notre majorité bien sûr ! Je salue le succès de nos huit listes, et en particulier l’action de Michel Barnier, particulièrement décisive dans cette campagne.
Le scrutin de dimanche est aussi un pied de nez à tous ceux qui s’obstinaient à ne voir dans la préoccupation environnementale qu’un effet de mode, tout au plus un truc à bobo que la crise aurait vite fait de balayer. Il est le signe éclatant de l’irrésistible montée en puissance de la conscience écologiste en France comme partout en Europe, et je ne peux aussi que m’en féliciter!
Ceci dit, je voudrais faire ici entendre une divergence de fond avec Europe Ecologie. Militante écologiste de la première heure, j’ai toujours pensé qu’il était plus efficace de verdir les grands partis de l’intérieur pour porter des politiques environnementales fortes plutôt que de s’engager dans des partis spécialisés. Comprenez-moi bien, ce n’est pas l’utilité de leur action que je conteste mais sa réelle portée.
En effet, que dire du maigre bilan de Dominique Voynet comme ministre de l’environnement du gouvernement Jospin entre 1997 et 2002, si ce n’est la preuve de son impuissance face à la majorité socialiste. On ne peut, également, que constater l’incapacité du PS à proposer une offre crédible en matière d’environnement, comme s’il payait encore aujourd’hui chèrement le fait d’avoir, pendant tellement d’années, sous-traité ce chantier à d’autres.
A l’inverse, la droite a su faire son aggiornamento écologique avec en point d’orgue l’adoption en 2005 de la charte constitutionnelle de l’environnement et le vote à la quasi unanimité du Grenelle de l’environnement en 2008. Un sacré combat qu’il a fallu mener au sein de ma famille politique mais qui se traduit désormais par de grandes réformes.