économie

Régulation !

Mercredi 8 avril 2009 à 21:13 1 commentaire

Le sommet du G20 a posé les premières pierres d’un monde plus juste. Le travail doit être approfondi, mais il va dans le bon sens.

J’ai regretté que les médias ne s’attachent pour l’essentiel qu’à l’annonce des 1000 milliards de dollars accordés au FMI. C’est une décision majeure, certes, mais d’une importance moindre que la remise à plat des règles du jeu de l’économie mondiale. Comme l’explique DSK, à quoi bon apporter de nouveaux fonds sans préalablement assainir le système bancaire. C’est bien ce que le G20 a commencé de faire en renforçant les autorités nationales et internationales de régulation.

Cette victoire incontestable de Nicolas Sarkozy, est à mes yeux une avancée majeure de ce G20. Elle permettra à l’économie de se concentrer à nouveau sur le long terme, plutôt que sur un court terme aberrant et trop souvent ignorant de l’intérêt général. Vouloir indexer les rémunérations aux résultats boursiers ne peut qu’entraîner des choix contraires au développement harmonieux de notre société. Le développement durable ne peut s’inscrire que dans un temps long, et il nous revient de l’imposer comme une nécessité.

De même les 250 milliards de dollars prévus pour relancer le commerce international sont une bonne chose. Lors de crises, alors que la tentation du repli sur soi refait surface, il est nécessaire de lutter contre les réflexes protectionnistes des États. Agir autrement, ce serait oublier les leçons de la crise de 29 dont la plus dramatique fut la Seconde Guerre mondiale.
Pour autant, cette aide n’aura de sens qu’à la condition que les règles de l’OMC intègrent enfin les critères du développement durable. C’est une doctrine que je défendais déjà en 2003, en tant que jeune députée, membre de la délégation parlementaire à Cancun lors des négociations du cycle de Doha.
6 ans après, elle est plus que jamais d’actualité.

Du Nasdaq à Eco-emballage, quel rapport me direz-vous ?

Lundi 29 décembre 2008 à 10:18 Aucun commentaire

Des pertes vertigineuses de 50 milliards de dollars du Nasdaq à celles plus modestes, mais pas moins, scandaleuses de 60 millions d’euros d’Eco-emballage… La seule vertu de la crise financière est de faire éclater au grand jour les pratiques ordinaires mais condamnables du tout petit et tout puissant monde de la finance. On assiste aujourd’hui à l’essoufflement d’un système financier de plus en plus déconnecté de l’économie réelle. Un système dont la règle est d’amasser le plus dans le minimum de temps. Un système qui repose sur des produits toujours plus sophistiqués et toujours plus virtuels. Au royaume de la spéculation, point de moralité, seul compte le profit à tout prix, au risque même de scier la branche sur laquelle notre société entière est assise. Et, pour moi, c’est bien là que s’impose l’enseignement essentiel de cette crise. Il renforce mes convictions sur la nécessité d’adopter un modèle de croissance plus durable. Un modèle qui privilégie l’investissement dans les besoins réels des sociétés humaines et non la spéculation effrénée sur les marchés de l’éphémère.