Dans un précédent billet, le 17 mai, j’attirais l’attention sur un projet de loi dont l’une des dispositions proposait un regroupement des CCI (les Chambres de Commerce et d’Industrie) franciliennes en une seule et unique CCI d’Île-de-France. La CCI de l’Essonne y aurait perdu son statut d’établissement public. Nous avons souhaité la défendre, parce qu’elle fait un travail remarquable et que son autonomie est la condition d’une action indispensable à notre département, à ses entreprises et à ses emplois. J’ai mené ce combat aux côtés du député Guy Malherbe (qui a rédigé un amendement cosigné par Françoise Briand, Geneviève Colot, Pierre Lasbordes et Franck Marlin) et des sénateurs Laurent Béteille et Serge Dassault. Nous avons tous travaillé avec le président de la CCI, Gérard Huot, et la sauvegarde de l’établissement est acquise. Excellente nouvelle.
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Troublante téléprésence
Lundi 14 juin 2010 à 16:43 21 commentairesMercredi dernier, je me suis retrouvée nez à nez avec des responsables d’entreprises présents physiquement à Londres, à Bruxelles et à la Plaine Saint Denis. Rien d’extraordinaire me diront certains. Après tout, la visioconférence est une pratique de plus en plus courante dans les entreprises implantées dans le monde entier. Oui mais la nouveauté réside dans l’incroyable effet de présence obtenu par la fluidité parfaite de l’image et surtout l’échange des regards, comme dans une rencontre « réelle ».
Dans cette salle de téléprésence, j’avais devant moi trois grands écrans où je pouvais voir en même temps les trois groupes de personnes situés à trois endroits différents. Les caméras sont placées de telle sorte que je pouvais voir leurs yeux lorsqu’ils me regardaient, ce qui est impossible avec un simple ordinateur et une webcam.
Lors de cette téléconférence, nous avons parlé de ce que changent les réseaux dans la vie des entreprises et dans leurs relations avec leurs clients. Cette conférence était elle-même une illustration de ce que la téléprésence permet de faire. Elle évite les multiples déplacements longs et coûteux auxquels doivent souvent recourir les cadres d’une entreprise mondialisée. Cela représente non seulement une économie importante mais aussi un gain évident en terme de développement durable. Je songe aussi à ce que peut devenir le télétravail avec un tel outil. L’équipement d’une salle de téléprésence reste encore cher mais qu’en sera-t-il demain ?
Lorsque chaque foyer sera équipé de très haut débit, il deviendra possible de participer à de vraies réunions de travail interactives tout en restant chez soi. Et je n’oublie pas les possibilités de rencontres avec des parents ou des amis qui habitent loin.
Pour le maintien de l’autonomie des CCI départementales en Ile-de-France
Lundi 17 mai 2010 à 15:47 10 commentairesUn projet de loi visant à réformer les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) a été examiné à l’Assemblée nationale. Cette réforme est nécessaire et attendue.
Cependant, une des dispositions du texte vise à créer une Chambre de Commerce et d’Industrie d’Ile-de-France unique, privant ainsi les chambres départementales de leur statut d’établissement public. Chaque délégation départementale ne pourrait alors plus agir que sur habilitation de l’échelon régional. Autant dire que cet amendement parlementaire, fortement soutenu par la CCI de Paris, mettrait en péril les actions de proximités remarquables des CCI départementales, à l’image de celles menées en Essonne, sous l’impulsion de son président, Gérard Huot.
La CCI Essonne illustre sa performance en se classant ainsi au 8ème rang national sur 143 en termes de bases économiques. Autre écueil dénoncé également par la CCI Seine-et-Marnaise, ce projet de fusion risque d’alourdir les charges pour les entreprises.
J’ai à cœur, avec mon suppléant Guy Malherbe, de soutenir l’autonomie de la CCI de l’Essonne afin qu’elle poursuive son accompagnement au quotidien de toutes nos entreprises locales. Entreprises qui, surtout en cette période de crise sans précédent, ont plus que jamais besoin de s’appuyer sur la compétence des services qu’offre la CCI Essonne.
C’est pourquoi, j’ai personnellement sensibilisé à cette question mon collègue Hervé Novelli, secrétaire d’État qui est notamment chargé du commerce. Guy Malherbe a par ailleurs déposé un amendement visant à maintenir cette autonomie. Bien que l’amendement ait été rejeté, Hervé Novelli s’est engagé en séance à ce « que le schéma retenu au niveau francilien laisse toute leur place à l’Essonne et à la Seine-et-Marne. Cela est possible et réalisable ».
Je me suis toujours battue aux côtés des acteurs économiques de mon département pour défendre au mieux leurs intérêts, car l’emploi sur notre territoire dépend de leur dynamisme. La préservation de l’autonomie de la CCI de l’Essonne est un dossier auquel je suis donc particulièrement attentive. Prochaine étape début juin avec le passage du texte au Sénat : je serai vigilante.
Des quotas faute de mieux
Mercredi 27 janvier 2010 à 16:18 17 commentairesLa place des femmes dans les conseils d’administration est aujourd’hui au menu du déjeuner des États généraux de la femme. C’est le magazine Elle qui est à l’origine de cette initiative. Quarante ans après avoir lancé les premiers États généraux, Elle a lancé une nouvelle édition pour réfléchir aux problèmes des femmes d’aujourd’hui. Je ne peux que saluer cette initiative.
Le sujet au menu de ce mercredi n’est pas anodin : on compte en effet à peine 7 % de femmes siégeant dans les conseils d’administration des grandes entreprises ! Les autres pays ne font pas forcément mieux que nous. Ainsi, aux États-Unis, les femmes sont certes 45 % parmi les cadres, mais seulement 5 % à avoir accédé au statut de cadre dirigeant. Pis, les femmes n’occupent que 2 % des postes de PDG dans les 500 premières entreprises mondiales.
Pour faire voler en éclat le « plafond de verre »
Mardi 3 novembre 2009 à 18:41 38 commentairesPourquoi les femmes parviennent si rarement aux postes à responsabilités ?
Sur ce plan, on pointe souvent du doigt le monde politique mais on oublie que le tableau est encore moins brillant dans le monde de l’entreprise. A peine 7 % des patrons de moyennes et grandes entreprises sont des femmes. Et dans les conseils d’administration des entreprises, elles ne sont également que 7 % à siéger ! Les autres pays ne font pas forcément mieux que nous. Ainsi aux États-Unis, les femmes sont certes 45 % parmi les cadres mais seulement 5 % à avoir accédé au statut de cadre dirigeant.


