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	<title>Nathalie Kosciusko-Morizet &#187; Facebook</title>
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	<description>Le blog de NKM</description>
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		<title>Ne cédons pas à la tentation facile du « Facebook émissaire » !</title>
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		<pubDate>Fri, 21 May 2010 09:27:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Kosciusko-Morizet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de coeur/coup de gueule]]></category>
		<category><![CDATA[apéros Facebook]]></category>
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		<description><![CDATA[© Ministère de l&#8217;intérieur &#8211; DICOM Photographe DELAMOTTE Je débute ce billet dans un registre que vous n’attendiez sans doute pas de moi : je vais défendre Facebook ! Il faut avouer que les actualités concernant le plus célèbre des réseaux sociaux se télescopent. On ne parle ces jours-ci que des « apéros Facebook » [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="shadow"><a href="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2010/05/aperos-geants.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2588" title="aperos geants" src="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2010/05/aperos-geants.jpg" alt="aperos geants" /></a></p>
<p>© Ministère de l&#8217;intérieur &#8211; DICOM<br />
Photographe DELAMOTTE</p>
<p>Je débute ce billet dans un registre que vous n’attendiez sans doute pas de moi : je vais défendre Facebook ! Il faut avouer que les actualités concernant le plus célèbre des réseaux sociaux se télescopent. On ne parle ces jours-ci que des « apéros Facebook » et de leurs conséquences dommageables.</p>
<p>Je tiens à rappeler tout de suite que le Gouvernement n’a en aucune manière l’intention d’interdire les manifestations conviviales. Comme l&#8217;a indiqué mercredi Brice Hortefeux à l&#8217;issue d&#8217;une réunion consacrée à cette question, si le Gouvernement insiste sur le respect des règles d’organisation, c’est qu&#8217;il s&#8217;agit là du seul moyen d’éviter la mise en danger de la santé ou de la sécurité des participants. Oui à la fête, non aux drames !<br />
Il ne s’agit pas de paroles en l’air : le décès d’un participant à Nantes la semaine dernière rappelle les risques liés à l’absorption excessive d’alcool.</p>
<p>Les apéros géants « spontanés » constituent l’occasion pour les participants de faire la fête, et il n&#8217;y a rien de mal à cela ; l’ennui c’est qu’il n’y a ni service d’ordre ni secours en cas de malaise ou d’accident.</p>
<p>Et Facebook dans tout ça ? Facebook est le médium par lequel les apéros sont lancés. Le réseau social ne porte aucune responsabilité quant à l’organisation de ces événements. Selon la loi (pour ceux qui veulent savoir, c’est la loi de 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, LCEN de son petit nom), un service qui donne aux internautes la possibilité de publier des données n’est en rien responsable des contenus ainsi mis en ligne. Il n’a pas d’obligation de surveillance de ces contenus.<br />
Toutefois, si un de ces contenus lui est signalé comme illicite, il doit le retirer, faute de quoi sa responsabilité civile et pénale est engagée.</p>
<p>On ne peut donc pas reprocher à Facebook d’héberger des groupes appelant à organiser des apéros. Tout au plus pourrait-on lui reprocher de ne pas effacer l’invitation à un apéro qui lui aurait été signalé comme illicite, c&#8217;est-à-dire qui n’aurait pas fait l’objet d’une déclaration par les organisateurs aux autorités au plus tard 3 jours avant la date prévue, ou qui aurait été interdit par les autorités en raison de risques graves de sécurité.</p>
<p>N’accablons donc pas Facebook sur le thème des apéros géants. Ne l’accablons pas non plus pour une autre affaire dont on parle ces jours-ci, celle de deux personnes qui ont été licenciées par leur employeur pour avoir, sur Facebook et dans le cercle d’échanges privés, critiqué le management de leur entreprise.<br />
Leur dialogue, qui n’était pas public, avait été transmis à l’employeur par un des « amis » ayant accès aux contenus en question.</p>
<p>Là encore, Facebook n’est pas responsable. Cette affaire nous rappelle opportunément que toute donnée mise en ligne sur Internet nous échappe, même lorsque l’on croit qu’elle est réservée à un cercle privé d’amis. Nos « amis Facebook » sont susceptibles de faire de ces données un usage que nous n’avions pas prévu, éventuellement à notre détriment, comme le montre ce litige. On attend avec intérêt la décision du conseil des prud&#8217;hommes de Boulogne-Billancourt, initialement prévue pour le 20 mai et renvoyée à une date ultérieure.</p>
<p>Il y a en revanche des reproches plus fondés à formuler envers Facebook concernant la protection des données personnelles.</p>
<p><span id="more-2582"></span>Le groupe « Article 29 » (G29), qui rassemble les CNIL de toute l’Union européenne, a adressé mercredi 13 mai 2010 une <a href="http://ec.europa.eu/justice_home/fsj/privacy/news/docs/pr_12_05_10_en.pdf" target="_blank">lettre</a> de protestation à Facebook. Le G29 reproche au réseau social d’avoir modifié les réglages par défaut des comptes au détriment de la protection de la vie privée des utilisateurs. Il juge cette pratique « inacceptable ».</p>
<p>Dans son <a href="http://ec.europa.eu/justice_home/fsj/privacy/docs/wpdocs/2009/wp163_fr.pdf" target="_blank">Avis 5/2009 sur les réseaux sociaux en ligne</a>, publié en juin 2009, le G29 avait déjà préconisé un paramétrage par défaut sur les options les plus favorables à la protection des données personnelles. Il recommandait également d’offrir aux utilisateurs un maximum de contrôle sur les informations collectées par les applications tierces.</p>
<p>Cette attitude est préjudiciable à la confiance dans le net en général, et dans Facebook en particulier. Selon une <a href="http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-55-des-utilisateurs-de-facebook-se-mefient-du-reseau-social-30606.html" target="_blank">étude</a> récente, 55 % des utilisateurs de Facebook s’en méfient, et seuls 16 % lui font confiance.</p>
<p>Afin d’améliorer la protection de la vie privée des internautes, j’avais lancé en novembre 2009 une réflexion sur le droit à l’oubli numérique, en présence de Facebook. Le problème est particulièrement complexe du fait de la nature mondiale du réseau, alors que les législations nationales sont souvent différentes.<br />
C’est pourquoi j’ai organisé un cycle de concertation avec les différents acteurs de l’internet (utilisateurs, associations, fournisseurs de services, etc.), dans le but de définir des pratiques respectueuses des droits de chacun et de rédiger une charte d’engagements. Ces réunions de concertation rassemblent des sites collaboratifs (réseaux sociaux, sites de publication de contenus, blogs, forums), des moteurs de recherche, des associations de protection de l’enfance, parmi lesquels figurent Google, Microsoft, Skyblog, 123people, Copains d&#8217;avant, Viadeo…</p>
<p>Ces réunions ont d’ores et déjà permis d’élaborer les premières pistes d’une charte de bonnes pratiques, avec deux objectifs principaux :</p>
<li>Améliorer la transparence de l’exploitation qui est faite des données, soit publiées intentionnellement, soit recueillies à l’occasion de la navigation ;</li>
<li>Faciliter la possibilité pour une personne de rendre inaccessible à des tiers une donnée personnelle, publiée par elle-même ou par un tiers, susceptible de lui être préjudiciable.</li>
<p>Les internautes sont appelés à donner leur avis sur ce sujet, jusqu’au 31 mai 2010, sur la <a href="http://www.prospective-numerique.gouv.fr/place-publique/" target="_blank">Place publique</a> du site du secrétariat d&#8217;État. N’hésitez pas à venir contribuer à cette consultation publique, il ne vous reste plus que quelques jours !</p>
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		<title>Les Ateliers de l&#8217;élu 2.0 font des petits</title>
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		<pubDate>Tue, 18 May 2010 14:41:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Kosciusko-Morizet</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="580" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/9n1oJyeZj8M&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="580" height="385" src="http://www.youtube.com/v/9n1oJyeZj8M&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Les « Ateliers de l&#8217;élu 2.0 » que j&#8217;ai lancés à l&#8217;automne dernier ont fait salle comble à chacune des sessions : les parlementaires et les élus de tous bords on été assidus et enthousiastes. C&#8217;est un succès, parce que les participants étaient nombreux et plus encore parce qu&#8217;ils ont fait connaître cette initiative auprès de leurs collègues en France et au Parlement Européen !</p>
<p>Durant les dix sessions, nous avons reçu près de deux cents participants, qui sont venus assister aux ateliers d&#8217;introduction puis aux séances pratiques organisées sur différents thèmes et outils. Ces élus sont devenus les porte-parole des outils numériques et ils ont contribué au « buzz » des ateliers. Avec succès, manifestement, puisque plus d&#8217;une centaine de comptes ont été ouverts ou réactivés au lendemain des sessions. Et je vois que le groupe socialiste de l&#8217;Assemblée nationale a désormais une personne à plein temps en charge de valoriser les députés PS sur Internet.</p>
<p>Ces groupes improvisés rassemblaient des utilisateurs de tous niveaux. Il y avait des parlementaires parfaitement « connectés », comme Alain Lambert ou Pierre Moscovici, qui se sont mélangés à des débutants et les ont guidés. Et des défricheurs, comme Lionel Tardy, qui ont livré des astuces aux plus curieux.</p>
<p>Le plus souvent, les élus se posaient des questions sur le profil des internautes qui visitent leurs pages, pour mieux adapter leurs messages à leurs destinataires virtuels. Les parlementaires ont tous souhaité valoriser leurs échanges avec les administrés de leur circonscription en utilisant les réseaux sociaux. L&#8217;avantage de Facebook et de Twitter étant bien sur que les élus qui en font usage savent à qui ils s&#8217;adressent. C&#8217;est important pour cibler leur discours, pour expliquer leur démarche et surtout poursuivre le débat. Les élus avaient également envie de savoir où trouver sur la toile une veille thématique susceptible de les instruire sur les débats d&#8217;opinion. Nous leur avons indiqué des pistes.</p>
<p><span id="more-2542"></span>Les équipes de mon cabinet assurent la hotline des ateliers de l&#8217;élu 2.0, certains parlementaires les contactent pour les interroger sur la mise en place de groupes thématiques sur Facebook, ou bien sur des fonctionnalités de Twitter en accès sur leur téléphone mobile.</p>
<p>Le 14 avril dernier, l&#8217;association des maires d&#8217;Île de France avait elle aussi pris l&#8217;initiative d&#8217;organiser ces ateliers pour renforcer le lien entre les citoyens et les élus en zone urbaine.</p>
<p>Et aujourd&#8217;hui, ce mardi 18 mai, Damien Abad, le benjamin des députés européens, Président de l&#8217;intergroupe Jeunesse du Parlement, lance la déclinaison européenne des Ateliers de l&#8217;élu auprès des parlementaires de la délégation française. C&#8217;est le début d&#8217;une seconde vie des ateliers, les sessions vont se succéder et seront ouvertes à tous pendant les prochains mois.</p>
<p>Ces rendez-vous des nouvelles technologies dédiés aux élus s&#8217;intègrent au paysage institutionnel : ils essaiment et je m&#8217;en félicite.</p>
<p>MAJ : L&#8217;<a href="http://www.touteleurope.fr/fr/divers/flux-rss/afficher/fiche/4437/t/43979/from/2778/breve/damien-abad-avoir-des-deputes-europeens-20-est-essentiel.html?cHash=c7a0963c51" target="_blank">interview </a>de Damien Abad &laquo;&nbsp;Avoir des députés européens 2.0 est essentiel&nbsp;&raquo;</p>
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		<title>Atelier de l&#8217;élu 2.0 : des parlementaires assidus et motivés</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 10:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Kosciusko-Morizet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La cinquième et dernière session d&#8217;introduction des « Ateliers de l&#8217;élu 2.0 » s&#8217;est déroulée la semaine dernière. J&#8217;ai été très impressionnée par le sérieux, l&#8217;envie et l&#8217;implication de nos élus dans la découverte des nouveaux outils de dialogue avec leurs administrés. Et comme je vous l&#8217;avais promis, je vous dirai bientôt lesquelles et lesquels [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="shadow"><a href="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2009/12/ateliers-élu-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1421" title="ateliers élu 2" src="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2009/12/ateliers-élu-2-568x425.jpg" alt="ateliers élu 2" width="568" height="425" /></a></p>
<p>La cinquième et dernière session d&#8217;introduction des « Ateliers de l&#8217;élu 2.0 » s&#8217;est déroulée la semaine dernière.</p>
<p>J&#8217;ai été très impressionnée par le sérieux, l&#8217;envie et l&#8217;implication de nos élus dans la découverte des nouveaux outils de dialogue avec leurs administrés. Et comme je vous l&#8217;avais promis, je vous dirai bientôt lesquelles et lesquels ont franchi le pas en créant leur propre blog, leurs comptes Facebook ou Twitter.</p>
<p>A chacune des étapes de ce cycle, j&#8217;ai apprécié la liberté avec laquelle chacun, député ou sénateur, membre de la majorité ou de l&#8217;opposition, élu de la ville ou de la campagne, s&#8217;est amusé de la relation entre les différents supports, s&#8217;est fendu de l&#8217;écriture d&#8217;un billet ou s&#8217;est parfois publiquement plaint de l&#8217;obsolescence de son matériel.</p>
<p>Une inquiétude exprimée lors de ces échanges ? Le temps qu&#8217;il faut pour pratiquer au quotidien&#8230;<br />
Vous rendez-vous compte qu&#8217;Alain Lambert passe une heure par jour à pianoter ? Mais c&#8217;est un cas encore exceptionnel, un élu 2.0 de pointe.</p>
<p>Quoiqu&#8217;il en soit, j&#8217;adresse un grand merci à tous les parlementaires qui ont participé à ces premiers ateliers et leur donne rendez-vous en 2010 pour la session des travaux pratiques.</p>
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		<title>Petite mise au point</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 12:12:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Kosciusko-Morizet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J’ai pu lire ici ou là que certains s’interrogent sur la manière dont j’utilise Twitter, Facebook, mon blog, et se questionnent encore sur la sincérité de mon approche. Pour clarifier une fois pour toutes : Je twitte toute seule comme une grande. Et de tous mes outils, c’est même celui qui emporte ma préférence. Oui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai pu lire ici ou là que certains s’interrogent sur la manière dont j’utilise Twitter, Facebook, mon blog, et se questionnent encore sur la sincérité de mon approche.</p>
<p>Pour clarifier une fois pour toutes :</p>
<ul>
<li>Je twitte toute seule comme une grande. Et de tous mes outils, c’est même celui qui emporte ma préférence.</li>
<li>Oui je consulte quotidiennement Facebook et mon blog pour lire vos messages.</li>
</ul>
<p>Seulement, mon emploi du temps est loin de me permettre de m’adonner à cette activité tout au long de la journée. Je suis d’ailleurs perplexe qu’on en vienne à s’étonner que je ne réagisse pas quasiment en temps réel à chaque commentaire. Ne pas répondre au coup par coup ne signifie pas que j’ai l’intention de les laisser lettre morte.</p>
<p>Alors, afin de concilier ma vie familiale, professionnelle, et numérique, j’ai décidé d’identifier les sujets qui vous tiennent à cœur, ceux qui émergent, pour apporter une réponse collective, un peu à la manière de ce billet sous la forme d&#8217;une spéciale dédicace à Christophe D., CV webmaster, Coltrane et Fran.</p>
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		<title>Initiation au Web 2.0 : premiers retours d’expérience</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 12:05:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nkm</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au moment de ma prise de fonction, en janvier dernier, au secrétariat d’État à la Prospective et au Développement de l’économie numérique, j’ai accru mon usage d’Internet, notamment en m’initiant aux réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Heureux hasard, pure coïncidence… Non, simplement une question de tempérament, un penchant naturel pour l’empirisme qui me pousse, chaque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class='shadow'><a href="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2009/10/initiation-web20.jpg"><img src="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2009/10/initiation-web20-568x340.jpg" alt="initiation web20" title="initiation web20" width="568" height="340" class="aligncenter size-medium wp-image-970" /></a></p>
<p>Au moment de ma prise de fonction, en janvier dernier, au secrétariat d’État à la Prospective et au Développement de l’économie numérique, j’ai accru mon usage d’Internet, notamment en m’initiant aux réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Heureux hasard, pure coïncidence…<br />
Non, simplement une question de tempérament, un penchant naturel pour l’empirisme qui me pousse, chaque fois que possible, à avoir recours à l’expérience pour guider mon action politique. Approche que j’ai déjà adoptée avec l’écologie et que je prolonge aujourd’hui jusque dans la gestion de Longjumeau, où je m’emploie à mettre en pratique localement les principes du Grenelle de l’environnement.</p>
<p>Mais revenons à Internet, car l’ouverture de mon blog est l’occasion de dresser le premier bilan de ces 8 mois d’utilisation assidue des outils du Web 2.0.</p>
<p>J’ai, avant tout, découvert, un lien direct avec vous, une relation humaine toute nouvelle totalement interactive, immédiate, libre, sans affectation, et en perpétuelle évolution. J’y ai vu d’emblée une autre façon d’être en prise avec le terrain.</p>
<p><span id="more-780"></span><br />
Depuis mes premiers pas sur Facebook et Twitter, je me sens dans la peau d’un pionnier propulsé dans un espace sans limite, qui se réinventerait sans cesse, une forme de « work in progress » dont le carburant serait l’intelligence collective. C’est à la fois vertigineux et exaltant.</p>
<p>Côté exploration, je n’en suis encore qu’aux tâtonnements et pourtant au fur à mesure de mon apprentissage, je prends conscience de la puissance de ces objets. Plus je pratique, plus je réalise à quel point il appartient à chaque utilisateur d’imaginer les usages qui lui conviennent, comme si par capillarité chaque usage en appelait un autre.</p>
<p>A la manière d’un jeu vidéo, j’accède à différents niveaux, ouvrant chaque fois sur une dimension nouvelle. A ce stade de mon parcours, je suis déjà saisie par la valeur ajoutée que représentent les réseaux sociaux dans le cadre de mon activité :</p>
<li>En tant qu’espace d’expression libre et directe qui autorise l’emploi du « je » une nouvelle d’écriture, personnelle et maîtrisée que ne permettaient, véritablement jusque-là, ni la communication institutionnelle ni les médias traditionnels.</li>
<li>En tant qu’expérience collaborative. Une manière de travailler en projection, de repousser les murs du ministère, pour faire remonter et échanger points de vues, propositions et avis. Un matériau précieux qui me sert à nourrir ma réflexion sur des questions aussi sensibles et pointues que la neutralité du réseau ou la protection des données personnelles.</li>
<li>En tant que caisse de résonance de l’action du secrétariat d’État. Twitter m’a permis notamment d’optimiser le lancement des appels à projets « Serious game » et « Web 2.0 », qui ont été l’objet d’une mobilisation record avec plus de 500 dossiers de candidature.</li>
<li>En tant que canal instantané d’information et de dialogue. Application que j’ai, d’ailleurs, testée le 10 septembre dernier, à l’occasion du séminaire intergouvernemental consacré à la place du numérique dans le grand emprunt. Les contraintes liées à l’organisation ne laissant pas de place à l’interactivité, j’ai commenté les débats et échangé en live avec les internautes en mode micro-blogging. Résultat, le hashtag* #emprunt est arrivé ce jour-là en tête sur Twitter. Avec plus de 1000 tweets, il s’est placé devant le traditionnel champion toute catégorie, le hashtag #sex !
<p>Au-delà de tous ces enseignements, la grande leçon que je tire de ma connaissance du réseau, c’est qu’on ne peut l’investir à moitié. Il faut en accepter la part d’inconnu comme le caractère incontrôlable.</p>
<p>Or, cette règle du « sans filtre » consubstantielle de la spontanéité, de l’instantanéité d’Internet, bref de toutes ces vertus que je viens juste de louer, constituent également une mise en danger. Une brèche qui expose aux fausses rumeurs et aux provocations des trolls**. Sans doute, la vieille histoire de la médaille et de son revers.</p>
<p>Au final, le côté obscur de la toile ne saurait me priver de sa fréquentation et je reste plus que jamais persuadée de la nécessité d’être praticien d’Internet pour comprendre l’ampleur de la révolution numérique. C’est donc en internaute avertie que j’y poursuis ma route.<br />
</p>
<blockquote><p>* Hashtag : mot clé utilisé sur Twitter pour regrouper les messages autour d’un même thème.<br />
** Troll : désigne un provocateur sur le net</p></blockquote>
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		<title>Ouverture de mon blog : jour J</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 08:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nkm</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici mon blog. La pièce jusque là manquante. Je ressentais le besoin d&#8217;avoir un espace d&#8217;expression ouvert à tous, un espace où je puisse écrire plus longuement qu&#8217;en 140 caractères comme sur mon compte Twitter, et auquel puissent accéder tous les internautes, et pas seulement les amis comme sur mon profil Facebook. Je ne renonce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici mon blog. La pièce jusque là manquante. Je ressentais le besoin d&#8217;avoir un espace d&#8217;expression ouvert à tous, un espace où je puisse écrire plus longuement qu&#8217;en 140 caractères comme sur mon compte Twitter, et auquel puissent accéder tous les internautes, et pas seulement les amis comme sur mon profil Facebook.</p>
<p>Je ne renonce pas du tout à mes autres lieux de vie numérique, bien au contraire. Je les ordonne ainsi en un ensemble dont la porte d&#8217;entrée sera naturellement le blog, à partir duquel on peut accéder à tout. Mais dans lequel chaque espace jouera sa partition. Et je n&#8217;ai ici qu&#8217;un souhait : que l&#8217;on vienne y surfer, s&#8217;y exprimer, approuver, contester, critiquer. Bref, la vie numérique.</p>
<p>Cela me va bien enfin que le blog soit prêt pour mon retour de congé maternité. Et je choisis de le lancer précisément le jour de la première session des ateliers de l&#8217;élu 2.0, le cycle de formation au Web 2.0 que j&#8217;organise au Secrétariat d&#8217;État au numérique, pour les parlementaires. Parce que je continue à apprendre tous les jours, avec vous. </p>
<p>Vous êtes ici chez moi, vous êtes ici chez vous.</p>
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		<title>Nom de code : NAKOMO</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Jun 2009 14:25:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nkm</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lorsque je faisais ma préparation militaire durant mes études à Polytechnique, toute ma promo et moi-même avons été rebaptisés par nos officiers à coup de trigrammes. Ils décidèrent de m&#8217;appeler KKO. Cela ne dura pas et très vite j&#8217;ai été affublée d&#8217;un nouveau surnom, digne d&#8217;un personnage de manga : NAKOMO. Pourquoi vous en parler [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque je faisais ma préparation militaire durant mes études à Polytechnique, toute ma promo et moi-même avons été rebaptisés par nos officiers à coup de trigrammes. Ils décidèrent de m&#8217;appeler KKO.<br />
Cela ne dura pas et très vite j&#8217;ai été affublée d&#8217;un nouveau surnom, digne d&#8217;un personnage de manga : NAKOMO.</p>
<p>Pourquoi vous en parler maintenant ? Comme vous le savez, depuis peu, Facebook permet de personnaliser son adresse. Si cela a très bien marché pour mon profil, impossible de sélectionner « n.k.m » pour ma page. J&#8217;ai donc ressorti de ma boîte à souvenirs mon nom de code militaire. Et désormais ma page est accessible à cette adresse : <a href="http://www.facebook.com/nakomo">www.facebook.com/nakomo</a> !<br />
Ce billet est aussi le moment idéal pour vous rappeler, surtout si vous faites partie des 3798 qui souhaitent être de mes amis, que ma page Facebook est ouverte à tous et sans file d&#8217;attente ! Vous y êtes les bienvenus !</p>
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		<title>Répondre à vos messages</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 16:04:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nkm</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Facebook est un bel outil et j&#8217;apprécie le contact direct qu&#8217;il me permet de nouer avec vous. J&#8217;ai ainsi remarqué que certains choisissaient cette voie, encore peu conventionnelle, pour solliciter des rendez-vous, m&#8217;inviter à participer à des rencontres ou apporter des contributions. Demandes qui auparavant me parvenaient par la Poste ou le mail du Secrétariat [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Facebook est un bel outil et j&#8217;apprécie le contact direct qu&#8217;il me permet de nouer avec vous. J&#8217;ai ainsi remarqué que certains choisissaient cette voie, encore peu conventionnelle, pour solliciter des rendez-vous, m&#8217;inviter à participer à des rencontres ou apporter des contributions. Demandes qui auparavant me parvenaient par la Poste ou le mail du Secrétariat d&#8217;État.<br />
Souhaitant que ces messages soient traités avec la même rigueur que le courrier &laquo;&nbsp;traditionnel&nbsp;&raquo;, j&#8217;ai donc demandé à mes collaborateurs de s&#8217;en occuper. Je ne pense pas traiter, par exemple, les questions d&#8217;agenda en direct, mes nuits n&#8217;y suffiraient pas !<br />
Ne soyez donc pas étonnés si vous m&#8217;envoyez un message sur Facebook et si vous recevez une réponse signée par l&#8217;un des membres de mon cabinet et non par moi-même (ce qui pourra aussi arriver !).</p>
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		<title>48 heures chronos</title>
		<link>http://nkm-blog.org/48-heures-chronos-dimanche-19-avril-2009-a-2340/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=48-heures-chronos-dimanche-19-avril-2009-a-2340</link>
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		<pubDate>Sun, 19 Apr 2009 21:40:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nkm</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p class="shadow"><img class="aligncenter size-medium wp-image-164" title="48heureschrono" src="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2009/09/48heureschrono-530x353.jpg" alt="48heureschrono" width="530" height="353" /></p>
<p>Vendredi dernier, je postais mon premier billet en direct de <a href="http://www.facebook.com/home.php" target="_blank">Facebook</a>, où j&#8217;avais rendez-vous pour discuter de leur business model et de protection des données personnelles. Mon déplacement à San Francisco aura été passionnant, mais l&#8217;agenda était complètement fou. C&#8217;est une fois arrivée à New-York après un vol de nuit assez spartiate et une série de rendez-vous le matin dont je vous parlerai plus loin, que j&#8217;ai enfin le temps d&#8217;écrire cet article !</p>
<p><span id="more-62"></span>J&#8217;ai donc commencé ma tournée de la Silicon Valley par Facebook. Ambiance très sympa, on a discuté à la cafétéria, haut lieu de toutes les boites de la Silicon Valley. Entre distributeur gratuit de barres chocolatées et fontaine à café «organic» j&#8217;ai pu aborder les sujets sérieux avec Chris Kelly, le Chief Privacy Officer. En fait, sur la protection des données personnelles, Facebook fait peut-être plus que les autres grands réseaux sociaux. Probablement parce qu&#8217;ils sont plus sous pression. Le processus qu&#8217;ils décrivent, concernant le paramétrage des données que l&#8217;on souhaite divulguer, l&#8217;absence de contact direct entre les annonceurs et les facebookers (Facebook achemine les pubs et ne donne pas accès au fichier des utilisateurs pour les pubs ciblées), est relativement rassurant. Pour autant, des progrès restent à faire, et Facebook n&#8217;a pas véritablement apporté de réponse construite à mes questions concernant la nécessité d&#8217;autoriser l&#8217;effacement complet de ses données personnelles quand on le souhaite, par exemple. Et puis, ils ont un problème avec l&#8217;utilisation par les mineurs. La Loi américaine les oblige à obtenir le consentement écrit des parents pour les mineurs de moins de 13 ans. Comme ils n&#8217;ont pas réussi à automatiser ce processus, ils ont tout bonnement interdit Facebook aux moins de 13 ans. Mais comment peuvent-ils vérifier que les utilisateurs ont atteint l&#8217;âge obligatoire, ils ne le savent pas eux-mêmes. Et d&#8217;ailleurs, un membre de ma délégation a une fille de 10 ans qui utilise Facebook. Ces problèmes doivent être réglés, mais tant qu&#8217;un système d&#8217;authentification fiable ne sera pas mis en place sur Internet pour les utilisateurs, comme par exemple la carte d&#8217;identité électronique, ça sera difficile.</p>
<p>J&#8217;ai également rencontré Reid Offmann, de <a href="http://www.linkedin.com/" target="_blank">LinkedIn</a>, le réseau social dédié aux professionnels. C&#8217;est la mode dans la Silicon Valley, on a également discuté dans la cafétéria. Il faut dire que nous sommes nombreux, et qu&#8217;une simple salle de réunion ne suffit pas à tous nous recevoir !<br />
Reid Hoffmann est à la fois un chef d&#8217;entreprise heureux, avec une boîte qui fait du bénéfice et qui double presque son chiffre d&#8217;affaires tous les ans, et un investisseur avisé, un des business angels les plus efficaces de la vallée. La discussion tourne autour de l&#8217;impact de la crise sur le secteur des TIC. Et ses réponses, que j&#8217;ai entendues plusieurs fois et de plusieurs interlocuteurs, sont rassurantes. Non seulement il ne pense pas que la crise ait un effet trop dur sur le secteur, mais en plus, il est convaincu que, si l&#8217;écosystème de l&#8217;innovation est maintenu, qu&#8217;on laisse les investisseurs faire leur travail et que les jeunes entrepreneurs continuent d&#8217;être motivés et innovants, le secteur des TIC sera le grand gagnant de la reprise, en l&#8217;accélérant, et en donnant aux autres secteurs de l&#8217;industrie et des services les moyens de rebondir rapidement. LinkedIn, à ce propos, est très utilisé en ce moment par les entreprises qui veulent recruter de manière très ciblée des jeunes talents dans l&#8217;informatique et les services.</p>
<p>Puisque je vous parle de l&#8217;investissement, je dois vous dire également un petit mot des différents investisseurs que j&#8217;ai rencontrés dans les environs de San Francisco. J&#8217;ai pu parler avec des capitaux risqueurs (Venture capitalists dans le texte) des investisseurs du premier jour (early seeders), des chercheurs de talents.<br />
Tous ces leviers de financement, de repérage et d&#8217;accompagnement des jeunes pousses sont situés géographiquement à proximité de Stanford, le joyaux de la Silicon Valley, d&#8217;où viennent nombre des grands entrepreneurs qui ont fait Google, Facebook, Apple, etc&#8230;<br />
Il y a donc bien un écosystème, tout cela se complète et s&#8217;articule également à une réalité géographique.<br />
Pierre Lamond par exemple, est un Français installé dans la Vallée depuis plus de 30 ans. Il vient de quitter Sekoïa, les venture capitalists légendaires qui ont par exemple financé Google, pour rejoindre Khosla Ventures, autre entreprise de Venture Capitalism plus orientée sur les clean techs et les green techs. Vous imaginez bien que je ne pouvais pas rater ça ! Cet homme, qui flaire les bonnes affaires comme pas un, a décidé d&#8217;investir dans les clean techs, parce qu&#8217;il est persuadé que c&#8217;est l&#8217;Industrie de l&#8217;avenir dans la Vallée. Non pas que les TIC doivent à terme disparaître, mais que leur prolongement naturel, leur avenir, se situe dans les clean techs. La jonction de ces deux univers, nécessaire, porteuse d&#8217;espoir économique et d&#8217;opportunités pour mieux respecter notre environnement, est imminente. Et c&#8217;est maintenant qu&#8217;il faut construire les entreprises de demain : rendre les réseaux d&#8217;énergie intelligents, mieux connaître sa consommation pour la maîtriser, organiser un véritable système d&#8217;information des ressources naturelles dans tous les domaines, de leur renouvellement, des niveaux de consommation raisonnables, voilà l&#8217;enjeu ! Nous ne sommes, en France, pas en retard, mais nous manquons de lieux comme la Silicon Valley pour assurer le développement rapide et harmonieux des industries de demain. Les pôles de compétitivité sont des pistes, les simplifications administratives en cours vont dans la bonne direction, mais nous avons encore des progrès à faire dans la mobilisation de l&#8217;investissement privé. Du coup, j&#8217;invite M. Lamond à Paris, et je lui transmets toutes les informations sur les projets clean techs en cours en France, afin, peut-être, de le convaincre d&#8217;investir ailleurs qu&#8217;en Californie. J&#8217;ai bon espoir, il avait l&#8217;air très attentif à mes arguments.</p>
<p>Pierre Lamond nous l&#8217;a bien dit, il est toujours à la recherche de jeunes entrepreneurs dynamiques, avec des idées, mais surtout de la suite dans les idées. Mais ce n&#8217;est pas tout, les montants en jeu sont déjà suffisamment importants pour que les entrepreneurs qui se présentent à lui aient déjà de quoi faire une démo de leurs produits, aient une société légalement existante, aient quelques références. Pour cela, rien de tel qu&#8217;un «early seeder»; j&#8217;en ai rencontré deux, Paul Graham et Jessie Lininvgston, de l&#8217;incubateur «Y combinator». Leur job à eux, c&#8217;est de tester les personnalités des jeunes porteurs de projet, leur motivation, puis de les aider à préciser leur business plan, «d&#8217;incorporer» leur société, bref de s&#8217;occuper de la paperasse, et d&#8217;investir contre une part de leurs actions entre 5000 et 15000 $ en fonction du nombre de fondateurs de la société. Tout cela se fait par appel à projets, ouverts au monde entier. Les heureux lauréats sont accueillis au cœur de la Silicon Valley pendant trois mois, pour affiner leur projet et enfin le présenter à un panel des plus gros venture capitalists de la Vallée. Je ne peux qu&#8217;encourager mes lecteurs les plus entreprenants à leur envoyer une candidature, mais ce que je veux aussi, c&#8217;est que ce type de dispositif se développe chez nous, parce qu&#8217;on ne peut pas se contenter de voir partir nos meilleurs cerveaux en Californie !</p>
<p>Pour cela, il nous faut une mini vallée. Je pense que le plateau de Saclay est une bonne piste pour cela. Mais il va nous falloir travailler vite et dur pour arriver, à notre échelle, à créer une oasis pour jeunes pousses ! C&#8217;est un travail que je veux mener en commun avec Valérie Pécresse. Ça tombe bien, nous nous sommes croisées en Californie, et nous avons rencontré toutes les deux le Président de Stanford, l&#8217;Université qui est au cœur de tout le dispositif. Ce fut une discussion très alerte, et passionnante. Il faut dire que l&#8217;homme dirige la rolls des universités. Le trésor de guerre de Stanford, c&#8217;est plusieurs milliards de $ ! Les dons à Stanford, l&#8217;année dernière, ce sont 700 millions de $ et plus de 40000 donateurs ! Stanford est en compétition féroce avec ses homologues américaines et internationales. Ils essayent d&#8217;attirer les meilleurs étudiants et les meilleurs profs, et leurs arguments, à la fois en terme d&#8217;excellence de la formation et de conditions matérielles d&#8217;étude et de salaire des enseignants sont tout à fait exceptionnelles. Contrairement aux idées reçues, même une université privée américaine est financée au moins pour le tiers par le gouvernement fédéral américain, le reste provenant des frais d&#8217;inscription (très élevés mais avec des systèmes de bourses) et du produit des prestations que peut rendre l&#8217;université à des sociétés privées. Résultat, les investisseurs viennent repérer les meilleurs étudiants, et les meilleurs profs, pour leur proposer de monter des entreprises. Les étudiants en fin d&#8217;étude et voulant prendre des risques sont accompagnés, les profs peuvent prendre deux années sabbatiques pour lancer leur startup et revenir ensuite enseigner.</p>
<p>Tout cet écosystème de l&#8217;innovation est heureusement connu et observé par des Français, et pas des moindres, qui sont la pour effectuer une veille active et alimenter la réflexion des décideurs de notre pays. Dans cette catégorie, il y a Orange Labs, où j&#8217;ai été accueillie juste avant de quitter la vallée par Georges Nahon, qui m&#8217;a fait une présentation remarquable de l&#8217;histoire de l&#8217;innovation dans la Silicon Valley, qui date des premiers fondeurs de puces dans les années 60. On voit bien les évolutions des grandes tendances, qui partent de l&#8217;équipement et du matériel avec Intel, HP, puis IBM et Sun, pour aller vers les logiciels avec Apple qui fait la transition, puis Microsoft (c&#8217;est vrai qu&#8217;ils ne sont pas dans la vallée, mais difficile de les ignorer), pour enfin arriver aux réseaux sociaux et au Web 2.0 . Ce que cette présentation permettait d&#8217;éclairer, c&#8217;était la succession des générations d&#8217;utilisateurs qui deviennent de plus en plus prescripteurs, et dont les usages façonnent l&#8217;industrie de demain. On offre plus un produit au consommateur, on ne crée pas un besoin, on anticipe sa demande. Cela change tout ! Et cela va s&#8217;accélérer, puisque nous avons désormais devant nous une génération qui a grandit avec l&#8217;ordinateur et le téléphone mobile.<br />
Autre info intéressante, au passage, les femmes sont de plus en plus présentes à tous les niveaux de décision dans la Silicon Valley, comme ailleurs&#8230; Je le savais déjà figurez-vous, mais cela fait toujours plaisir de le voir confirmé même dans un milieu, celui de l&#8217;informatique, traditionnellement très masculin. Messieurs, ne vous inquiétez pas, avec les taux de croissance du secteur, il y aura de la place pour tout le monde. Même pas la peine de vous pousser, on trouve notre place toutes seules !</p>
<p>Dans la catégorie des observateurs, il y a l&#8217;Atelier BNP Paribas et son président dynamique et convaincu, Dominique Piotet. Son slogan, traquer l&#8217;innovation. Et il y arrive pas mal ! Il conseille les boîtes, toutes les boîtes et pas uniquement la BNP, qui veulent mieux comprendre ce monde mouvant de la Silicon Valley, mieux anticiper les tendances de demain, investir dans des jeunes pousses prometteuses.</p>
<p>Pour lui, l&#8217;avenir est clairement dans les systèmes ouverts, open source, interopérables. Non pas par idéologie, mais parce que les jeunes pousses, aujourd&#8217;hui, n&#8217;ont pas les moyens de déposer des tonnes de brevets, ni de répondre à ceux qui pourraient les accuser préventivement de violer les leurs. Par ailleurs, si elles ont une bonne idée, et la développe, il faut qu&#8217;elles puissent, pour le reste de leur produit, profiter des codes déjà existant et déjà rédigés. Il faut être rapide et agile, on a plus le temps de réinventer la roue. Pour cela, l&#8217;open source est une vraie piste, et même les plus gros nous en ont parlé.</p>
<p>Google, par exemple, ce monstre de puissance, goguenard et sympathique, dont les développeurs jouent au beach volley sur le campus, et dont les cantines gratuites attirent à l&#8217;heure de mon arrivée les milliers d&#8217;abeilles de la ruche, avec lesquelles je fais la queue avec mon plateau repas. Google est sur tous les fronts. D&#8217;abord, celui de la pub, avec un système de monétisation des contenus incroyablement efficace, ce qui le rend d&#8217;ailleurs un peu effrayant. Ça serait trop long à expliquer ici, mais je compte sur le prochain diner de blogueurs que j&#8217;organise mercredi prochain pour en reparler. Les ambitions de Google sont à la démesure de sa puissance actuelle : Organiser l&#8217;information du monde. Bien entendu, cela implique de notre part à tous, politiques, citoyens, une vigilance accrue face à une entreprise qui nous offre des produits et des services devenus pour chacun de nous indispensables aujourd&#8217;hui. Mais cela nous oblige également à regarder attentivement et comprendre leur stratégie. S&#8217;ils en sont arrivés là, c&#8217;est qu&#8217;ils sont meilleurs que les autres. Il faut se le rappeler, et comprendre pourquoi. Et se réjouir aussi, parfois, de leurs initiatives, notamment dans le domaine des clean techs, ou ils investissent dans la voiture stockeuse d&#8217;énergie, les «smart grids», qui permettent une utilisation plus rationnelle de l&#8217;énergie, et qui proposent des applications simples et puissantes s&#8217;appuyant sur les nouveaux compteurs électriques et qui peuvent vous fournir, en temps réel et avec un historique complet et visuel, votre consommation domestique. J&#8217;ai moi même pu constater dans ma mairie de Longjumeau à quel point la connaissance fine de sa consommation électrique pouvait entraîner des économies substantielles (environ 15% à la mairie) juste par une adaptation des comportements.</p>
<p>En parlant de simplicité et de puissance, j&#8217;ai également rencontré les dirigeants d&#8217;Apple, et la discussion que j&#8217;ai eue avec Bud Tribble a permis de conforter ma conviction que, pour ce qui concerne la valorisation des contenus culturels sur Internet, les deux maîtres mots étaient simplicité et lisibilité de l&#8217;offre. C&#8217;est bien ce qu&#8217;a fait Apple avec iTunes. Des prix uniques, une offre vaste, une utilisation possible sans DRM. Résultat, un immense succès commercial, et des dizaines de millions d&#8217;utilisateurs qui écoutent de la musique à partir d&#8217;une offre légale. Peut-être que cette simple et puissante leçon de Steve Jobs mérite d&#8217;être méditée dans la perspective des discussions que j&#8217;engage en France sur le thème «Internet pour la création» ?</p>
<p>Je ne peux pas terminer la narration forcément subjective de ce marathon sans mentionner deux moments agréables et porteurs d&#8217;espoirs. D&#8217;abord, la Mairie de San Francisco où j&#8217;ai été reçue par Chris Vein, le Chief Information Officer. Les Américains regardent avec beaucoup d&#8217;attention, et d&#8217;envie (eh oui !) la manière dont nous déployons le haut débit dans nos villes et nos campagnes. Et ils sont comme nous, peut être plus que nous à ce stade, en train de révolutionner les rapports entre les administrations et les citoyens, en utilisant au maximum les réseaux participatifs et l&#8217;information en temps réel. Figurez vous que la Maire de San Francisco twitte. Et que ça marche. Cela lui permet de rajouter un canal de communication à ceux, traditionnels, dont il dispose et qu&#8217;il n&#8217;abandonne pas, mais, ce faisant, de toucher un public qui ne suit pas les débats municipaux, et qui pourtant peut être directement impacté par les mesures prises par la municipalité. L&#8217;équipe de Chris a été très chaleureuse, et a insisté sur leur volonté de travailler avec moi et mon équipe dans les mois à venir, afin de comparer les politiques françaises et américaines en matière de gouvernement électronique, et d&#8217;échanger les meilleures pratiques. Et bien, on fera ça !</p>
<p>Enfin, j&#8217;ai rencontré le patron de <a href="http://www.mozilla-europe.org/fr/" target="_blank">Mozilla</a>, John Lilly, comme je vous l&#8217;avais twitté. À la cafétéria, comme vous le devinez, accompagné d&#8217;une équipe aussi diverse que peut l&#8217;être l&#8217;Amérique d&#8217;aujourd&#8217;hui (même si ça manquait un peu de femmes quand même&#8230;). Firefox, c&#8217;est l&#8217;exemple que l&#8217;open source peut marcher, mais de ces propos, je retiens aussi une certaine impuissance à pouvoir appliquer toute la philosophie du libre, faute de moyens. La protection stricte de l&#8217;intimité des utilisateurs, l&#8217;absence de commercialisation de leurs données personnelles, cela a un coût, qu&#8217;il faut pouvoir financer, ce que même des entreprises majeures du libre comme Firefox n&#8217;ont pas les moyens de faire aujourd&#8217;hui. C&#8217;est dommage, et si les tenants de l&#8217;open source et du libre arrivent à briser ce plafond de verre, ils seront, plus que jamais, j&#8217;en suis convaincue, en mesure d&#8217;offrir aux utilisateurs des produits en tous points et dans tous les domaines extrêmement compétitifs.</p>
<p>Je pars maintenant en train pour Washington et, arrivée à l&#8217;hôtel, je vous dirai deux mots de ma matinée du samedi à New York. Bonne soirée à tous !</p>
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		<title>Les limites de l&#8217;exercice</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Mar 2009 14:43:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nkm</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai atteint la limite des 5000 amis sur Facebook depuis peu. Et malgré mes tentatives, impossible d&#8217;aller au-delà. Pourtant, il me semblait que Facebook avait annoncé que l&#8217;effet de seuil était levé. Il faut croire que non. C&#8217;est fâcheux parce que 600 nouveaux amigos sont en attente sur le pas de ma homepage. Alors, si [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai atteint la limite des 5000 amis sur Facebook depuis peu. Et malgré mes tentatives, impossible d&#8217;aller au-delà. Pourtant, il me semblait que Facebook avait annoncé que l&#8217;effet de seuil était levé. Il faut croire que non. C&#8217;est fâcheux parce que 600 nouveaux amigos sont en attente sur le pas de ma homepage. Alors, si vous êtes concernés, deux solutions sont envisageables : patienter jusqu&#8217;à une désertion (eh oui certains de mes amis sont versatiles) afin d&#8217;occuper la place vacante ou bien, si vous êtes très pressé, me rejoindre sur <a href="http://www.facebook.com/nakomo">ma page</a>.</p>
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