Le 16 septembre, j’ai lancé avec l’association Renaissance Numérique l’opération « Rentrée 2.0″ en Île-de-France. Les collectivités, les entreprises et les associations étaient invitées à participer à cette chaîne de solidarité dont le principe est simple : faire reconditionner par des organismes d’insertion du matériel informatique, amorti mais non-obsolète, que donnent des entreprises. Puis une fois le matériel reconditionné, en faire profiter les écoles de la région.
Ce projet s’inscrit dans le programme Ordi 2.0, auquel j’ai souhaité donner une nouvelle impulsion à mon arrivée au secrétariat d’Etat. Ordi 2.0 repose sur des entreprises de reconditionnement et des espaces numériques labellisés, sur un comité stratégique piloté par la Délégation aux Usages de l’Internet et sur des coordinateurs régionaux désignés pour chaque appel à projets. Pour l’Île-de-France, c’est Renaissance Numérique.
L’initiative me tient tout particulièrement à cœur, parce qu’elle contribue à inscrire l’économie numérique dans un développement durable.
Le processus est d’abord écologique, bien sûr. Il ne faut pas oublier que dans la liste des ingrédients nécessaires à la fabrication d’un ordinateur, on constate qu’il y faut près de 240 kg d’énergies fossiles ; 22 kg de produits chimiques ; 1 500 L d’eau. Soit plus d’1,8 tonne de « matières premières », dont beaucoup sont néfastes pour l’environnement et dont certaines sont déjà rares ou en train de le devenir. Reconditionner ces ordinateurs rallonge les cycles de vie de ces objets coûteux et retarde leur mise au rebut.
L’initiative a également un intérêt économique, parce que le reconditionnement crée des emplois, notamment des emplois solidaires. Les entreprises de reconditionnement labellisées font en effet travailler des personnes en insertion professionnelle ou en situation de handicap. L’équilibre est le suivant : tous les 500 ordinateurs reconditionnés, c’est un nouvel emploi qui est créé.
L’initiative est ensuite socialement utile, puisque les ordinateurs reconditionnés sont donnés ou revendus à moindre coût à des familles, des associations, des écoles ou des salariés qui en ont besoin. L’an dernier, à Longjumeau, nous avions pu proposer à des demandeurs d’emploi longjumellois 40 ordinateurs de bureau à un tarif très avantageux, subventionné à 50 % par la mairie. Ordi 2.0 participe donc à la réduction de la fracture numérique en donnant accès aux équipements. Mais ne s’arrête pas là puisqu’il donne accès à la formation, qui est dispensée par les espaces publics numériques.
J’ai tenu à ce que Longjumeau soit résolument impliqué dans Ordi 2.0. Ma ville est la première collectivité partenaire de l’opération Rentrée 2.0. Le centre local de Sanofi- Aventis nous donne 30 ordinateurs fixes à reconditionner qui seront installés dans les écoles maternelles, en fonction des besoins et de l’état du matériel existant. Et près de 20 ordinateurs portables seront distribués à moindre coût à des collégiens ou lycéens dès l’automne. Ce sont des initiatives qui confortent notre politique numérique en milieu scolaire, et qui accompagnent très bien ce que nous avons pu faire, en installant il y a quelques jours des tableaux numériques interactifs dans des écoles élémentaires.
Il n’y a pas de raison que les programmes Rentrée 2.0 et Ordi 2.0 ne prennent pas encore plus d’ampleur. Le potentiel est formidable, nous avons largement de quoi équiper toutes les écoles d’Île-de-France, et bien plus. L’aventure est belle. Alors n’hésitez pas et rejoignez-là !





