Le Front antinational, mon dernier livre, sera en librairie ce jeudi.
J’avais envie de m’expliquer sur le FN, sur le danger qu’il représente. Surtout aujourd’hui, à un moment où il est lancé dans une vaste entreprise de séduction, pour essayer de faire croire qu’il avait changé et s’était modéré. Et cette entreprise de séduction a été efficace, si l’on en juge par l’audience médiatique et les derniers résultats électoraux. D’autant plus efficace que l’extrême droite est désormais incarnée par une femme.
Le FN de Marine Le Pen se présente comme un parti renouvelé, qui aurait pris ses distances avec les excès de son précédent président. C’est un mensonge. La tête du parti a changé, mais les hommes sont restés et les idées sont les mêmes. Et l’extrême-droite est toujours aussi radicale.
J’ai voulu m’adresser dans ce livre à ceux qui ont l’impression que le FN a changé, et à ceux qui sont tentés par le vote FN. J’ai voulu leur rappeler combien ce parti est étranger aux valeurs de ma famille politique : la droite républicaine. Le FN, lui, ne rêve que d’une France à genoux, parce qu’il ne prospère que dans la crise et le malheur. C’est d’ailleurs là que nous conduirait son prétendu « programme », avec des mesures économiques aussi délirantes que celle qui voudrait nous faire quitter l’euro. Comme si les 1500 milliards de notre dette en euros pouvaient être soldés ainsi, d’un trait. Cette dette, que nous avons contractée pour les 2/3 auprès de pays étrangers, c’est l’impôt qui la paie : si le FN appliquait ses mesures, ce sont les classes moyennes et les Français es plus fragiles qui seraient le plus durement touchés. Voilà l’un des points sur lesquels j’attire l’attention dans Le Front antinational, conformément aux valeurs politiques qui sont les miennes, pour défendre ce que le FN refuse : l’échange, l’avenir.
livre
Le FN, un parti antinational
Mardi 7 juin 2011 à 15:56 40 commentairesTu viens ? H-24
Mercredi 28 octobre 2009 à 19:52 45 commentairesTu viens ? sort demain en librairie. J’en ai reçu plusieurs dizaines d’exemplaires la semaine dernière, empilés dans des cartons. Je n’osais pas y toucher. Puis je me suis mise à les observer, à les ouvrir et à les apprivoiser enfin. C’était bien mon livre, mais démultiplié, cloné. J’en ai ouvert plusieurs pour rédiger mes premières dédicaces, plus émue sans aucun doute que ceux qui vont les recevoir.
Demain, il sera dispersé, envoyé dans des centaines de librairies. Dans des endroits où je ne suis jamais allée, où je ne connais personne. C’est une impression très étrange, où se mêlent à la fois de la fierté et de la fébrilité.
J’ai achevé la dernière version du manuscrit fin août, après un peu plus de six mois d’écriture. Des éditeurs m’avaient démarchée, déjà, pour me « commander » un livre, mais j’avais envie d’autre chose. J’avais envie d’écrire, à mon rythme, puis de frapper à la porte de l’éditeur qui me plaisait et m’impressionnait le plus.
J’ai hésité puis je me suis décidée à tenter ma chance en juin, en remettant à Antoine Gallimard les deux-tiers de ce qui allait devenir Tu viens ? Je me souviens d’avoir reçu un mot de lui un samedi. Un mail dans lequel il m’écrivait qu’il souhaitait publier le futur livre. Il parlait donc de « livre ». Je n’en revenais pas.
J’ai achevé en septembre les dernières corrections de mon manuscrit, puis après quelques temps le livre est donc arrivé. Le voilà qui existe et qui m’échappe déjà. Il va vivre sa vie ailleurs, loin de moi. Il ne me reste plus qu’à espérer qu’il trouve ses lecteurs, qu’on le lise, qu’il vous plaise.
Un heureux événement peut en cacher un autre
Mardi 15 septembre 2009 à 19:23 6 commentairesC’est un peu l’automne des naissances, pour moi.
Au moment où va naître mon second enfant, je vois quelques messages et articles qui commencent à annoncer une autre naissance, la parution de mon livre. Alors oui, j’ai écrit un livre, qui sortira aux éditions Gallimard dans les tous derniers jours d’octobre. J’y ai travaillé depuis cet hiver et achevé en août, il y a tout juste quelques semaines.
Le titre en est Tu viens ?
C’est une question un peu racoleuse, mais vous verrez pourquoi j’ai choisi cette invitation.
C’est un livre sur le monde qui vient, entre l’écologie et le numérique, et sur quelques questions qui me tiennent à cœur. Il y est question des femmes en politique, de quelques épisodes de mon propre engagement, et l’on y croise aussi un crapaud fou. Le jour de la publication de ce livre, je lancerai un projet collaboratif d’un genre nouveau, auquel j’aimerais pouvoir associer tous ceux d’entre vous que l’aventure pourra tenter. Mais je vous en dirai plus bientôt, quand le site www.tuviens.fr sera prêt, au moment de la sortie du livre.

