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	<title>Nathalie Kosciusko-Morizet &#187; métier</title>
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	<description>Le blog de NKM</description>
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		<title>Pour faire voler en éclat le « plafond de verre »</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 17:41:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Kosciusko-Morizet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de coeur/coup de gueule]]></category>
		<category><![CDATA[ascension professionnelle]]></category>
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		<description><![CDATA[Pourquoi les femmes parviennent si rarement aux postes à responsabilités ? Sur ce plan, on pointe souvent du doigt le monde politique mais on oublie que le tableau est encore moins brillant dans le monde de l’entreprise. A peine 7 % des patrons de moyennes et grandes entreprises sont des femmes. Et dans les conseils [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="shadow"><a href="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2009/11/plafonddeverre1000.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1195" title="plafonddeverre1000" src="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2009/11/plafonddeverre1000-568x377.jpg" alt="plafonddeverre1000" width="568" height="377" /></a></p>
<p>Pourquoi les femmes parviennent si rarement aux postes à responsabilités ?<br />
Sur ce plan, on pointe souvent du doigt le monde politique mais on oublie que le tableau est encore moins brillant dans le monde de l’entreprise. A peine 7 % des patrons de moyennes et grandes entreprises sont des femmes. Et dans les conseils d’administration des entreprises, elles ne sont également que 7 % à siéger ! Les autres pays ne font pas forcément mieux que nous. Ainsi aux États-Unis, les femmes sont certes 45 % parmi les cadres mais seulement 5 % à avoir accédé au statut de cadre dirigeant.</p>
<p><span id="more-1194"></span>Les chercheurs américains ont forgé il y a déjà quelques années une expression que je trouve bien vue. Ils parlent du « plafond de verre » pour désigner cette forme d’obstacle contre lequel les femmes à fort potentiel viennent buter, ce qui entrave leur ascension professionnelle.</p>
<p>Ce phénomène perdure, il tend même à s’aggraver, ce qui conduit la sociologue Catherine Marry à parler de « ciel de plomb ». Comment expliquer la persistance de cette inégalité alors que les femmes font un cursus scolaire souvent plus brillant que les hommes, qu’elles ont accès désormais aux métiers les plus traditionnellement masculins ?</p>
<p>On invoque souvent l’autocensure que les femmes s’infligeraient : se sentant obligées, plus que les hommes, de concilier leur charge de travail avec leurs contraintes familiales, elles se décourageraient de briguer les plus hautes places de la hiérarchie. Je pense que cette explication a sans doute du vrai mais on ne peut pas s’en contenter.</p>
<p>Il faut regarder les choses en face : il existe dans les équipes dirigeantes des entreprises une forme de solidarité masculine qui favorise la cooptation des hommes entre eux pour accéder aux plus hauts postes.  J’ai la conviction que ce n’est pas la compétition qui est défavorable aux femmes, mais une forme spécifique de compétition, celle qui passe par les réseaux et la cooptation. Certains pays ont instauré des mesures contraignantes. C’est le cas notamment de la Norvège où, depuis 2006, les entreprises ont l’obligation de faire siéger 40 % de femmes.<br />
Je me réjouis que la majorité s’empare aujourd’hui de ce débat.</p>
<p>Les quotas n’épuisent pas pour autant le sujet. Il ne faudrait pas qu’ils deviennent un prétexte pour abandonner le combat sur d’autres fronts. S’il est difficile de combattre les formes invisibles de solidarité masculine, les femmes ont sans doute intérêt à mettre sur pied, elles aussi, des réseaux de solidarité féminine et à favoriser davantage la nomination de femmes dans les institutions qu’elles contrôlent. Et puis pourquoi ne pas faire en sorte que les hommes soient plus incités à s’occuper de leurs enfants ? Là, ce n’est pas la loi qui peut changer les choses mais bien nos mentalités. Elles ont évolué, certes, mais beaucoup de chemin reste à faire !</p>
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