Les cabinets ministériels abritent de temps en temps une biodiversité qui réserve bien des surprises. Contre toute attente, ces milieux sont parfois favorables au développement de spécimens des plus insolites. Derrière les costumes gris et les tailleurs stricts se cachent parfois des crapauds fous, des individus singuliers aux trajectoires étonnantes. J’en ai d’ailleurs plusieurs dans mon équipe. A ce propos, ma directrice de cabinet lorsqu’elle est un peu à cran me reproche même d’en faire l’élevage.
Mais ce billet n’a pas pour objet de vous parler de l’ensemble de ma collection de batraciens cinoques, mais d’un conseiller en particulier, Fabrice Mattatia.
J’ai rencontré pour la première fois Fabrice sur les bancs de Polytechnique. Spécialiste dans les systèmes de sécurité informatique et d’identité numérique, il a rejoint mon équipe au moment de ma prise de fonction au secrétariat d’État à la prospective et au numérique. Mais il a plus d’une corde à son arc : outre la physique quantique, le latin, le droit et le cryptage, Fabrice est également féru de volcanologie, science qu’il a étudiée en tant que chercheur à l’université de Cambridge.
Alors quand l’Eyjafjöll a commencé à cracher ses cendres, Fabrice s’est essayé à synthétiser, à l’usage des profanes, ses connaissances en la matière. J’ai trouvé la note très claire, intéressante, et j’ai eu envie de partager ma toute nouvelle science.

