Paris

Réduction du temps de transport en Essonne : nos solutions

Mardi 9 mars 2010 à 14:08 11 commentaires

horloge

Mon billet d’hier appelait bien sûr quelques précisions. Quand je dis qu’il est possible de réduire d’un tiers le temps quotidien perdu dans les transports, pour passer d’une moyenne de 2h25 à environ 1h45, c’est en supposant que la région mène enfin la politique des transports qu’attendent les Franciliens, en utilisant mieux les voies et les réseaux existants, puis en créant ensuite ceux dont nous avons réellement besoin.

Une politique des transports qui commencera par assurer la ponctualité des trains sur les lignes B, C et D du RER, qui augmentera leur fréquence, maintiendra des trains directs vers Paris.

Qui fera ensuite sauter les points noirs du trafic routier. En aménageant le « ring » de Courtaboeuf, l’entrée de la zone d’activités d’Étampes, et en construisant un nouveau pont sur la Seine pour faciliter l’accès à la rive droite et à la zone d’emplois Orly-Rungis. Puis en créant une voie supplémentaire pour les bus et les taxis, via l’aménagement de la bande d’arrêt d’urgence sur la francilienne comme sur l’autoroute A10 entre Dourdan et Massy.

Qui s’attachera à améliorer le service des transports en commun en site propre (préservé de la circulation automobile) et à créer les lignes qui font défaut. Sur les itinéraires Étampes – la Ferté Alais – Mennecy – Evry, puis Étampes – Rambouillet – Milly la Forêt – Fontainebleau. À quoi il faudra ajouter le doublement des passages des bus aux heures creuses, le soir et le week-end sur les zones desservies par les transporteurs privés ; le soutien à la création de services de transports à la demande pour les zones rurales ; enfin, la création sur tout le département d’un service de bus le dimanche équivalent au moins à celui existant le samedi.

Qui s’appuiera sur la nouvelle boucle de métro du Grand Paris capable de relier les bassins d’emplois franciliens sans passer par Paris. Nous pourrons ainsi aller d’Évry à Versailles ou de Palaiseau à Villejuif, de Massy à Créteil en effectuant un seul changement.

Qui profitera enfin, en 2017, de l’ouverture du tram/train Massy-Savigny-Viry-Grigny-Courcouronnes-Evry.

À très court terme, le temps de trajet quotidien actuel peut être diminué d’un quart ; à moyen terme, il peut l’être d’un tiers. Il faut en avoir l’ambition politique. Celle qui aura manqué pendant douze ans à la majorité sortante.

Sur l’air du métropolitain…

Jeudi 11 décembre 2008 à 10:17 Aucun commentaire

Savez-vous que nous passons plus de 80 % de notre temps dans des espaces clos ? Des lieux dont l’air peut être chargé en polluants, en composés organiques volatils. Il n’y a pas que sur le périph’ que l’on peut inhaler de l’air toxique. Nox (oxydes d’azote), PM 2,5 (particules fines) et Co (monoxyde de carbone) ne sont pas le nom des derniers groupes à la mode… Mais bien les composants d’un cocktail détonnant auxquels nos poumons sont souvent exposés. C’est pour cette raison que j’ai voulu investir le champ de la pollution de l’air intérieur. Une première victoire est acquise grâce au partenariat Airparif-Ratp. Si je vous disais que l’on allait enfin savoir ce que l’on respire dans le métro parisien… Me croiriez-vous ? N’en doutez plus. Avec le programme de mesures réalisé par Airparif et la Ratp, nous saurons dès le premier trimestre 2009 ce que nous respirons dans nos chers transports parisiens. Vous voyez de quoi je parle ? Si si, vous savez… Les tunnels souterrains dans lesquels nous avons tendance à nous entasser dès le matin. Si l’on pouvait avoir une meilleure connaissance de la qualité de l’air qu’on y respire, nous pourrions nous attaquer au problème avec transparence et efficacité. Rassurez-vous, cette initiative a vocation à faire des petits… D’autres lieux publics (crèches, écoles, gares…) subiront le même traitement !

Première campagne de mesure Ratp-Airparif : du 1er au 15 décembre à la station de métro Faidherbe-Chaligny.