Comme l’attestent vos tweets et commentaires, vous avez noté que le plan de relance s’est doté d’un volet numérique. Pour tout vous dire, il n’était pas prévu à mon arrivée au Secrétariat d’État et il a fallu batailler ferme aux côtés de Patrick Devedjian pour l’obtenir. Les promesses du numérique en terme de croissance, de compétitivité, d’innovation sont telles qu’elles ne pouvaient rester ignorées plus longtemps.
Peut-être l’avez-vous remarqué, mais en France, pour faire sérieux dans le secteur du numérique il faut parler réseaux, tuyaux, hardware. Sans doute un vieux réflexe d’ingénieurs (et je m’y connais ! ) … Si les réseaux sont, certes, essentiels, il n’en reste pas moins que le secteur du numérique ne peut se résumer à cette question. Il est donc de ma mission de faire évoluer, notamment auprès de la classe politique, cette image restrictive des TIC vers une vision plus ouverte et globale qui intègre à part entière l’importance des services et des usages. Et sur ce front nous venons aussi de marquer des points. Outre le financement d’une partie réseau, nous avons également réussi à dégager des budgets pour développer de nouvelles applications.
Concernant les réseaux, il s’agit de préparer le développement économique de demain à travers la mise en place d’infrastructures très haut débit. Pour cela, la Caisse des Dépôts a été chargée de conduire la structuration de fonds propres pour développer ces réseaux, à hauteur de 750 millions d’euros sur trois ans. La Caisse des Dépôts aura un rôle mobilisateur, de coordination des acteurs privés et publics pour « fibrer » notre pays. Outre les emplois qui seront créés pour réaliser ces travaux, des milliers d’autres sont attendus liés aux services et aux échanges qui verront le jour grâce à ces réseaux.
