L’Institut Diderot est un « fonds de dotation », c’est-à-dire une structure associative, semblable à une Fondation, dont les travaux d’intérêt général sont financés par des personnes morales ou privées. En l’occurrence, l’Institut Diderot a été créé par COVEA, le grand groupe d’assureurs mutualistes.
Avec à sa tête Jean-Claude Seys et Dominique Lecourt, l’Institut mène des travaux de prospective et se préoccupe d’économie sociale. Un véritable « think-tank », en somme, animé par des universitaires et des chercheurs de divers horizons, qui se réunissent autour d’invités.
J’avais eu le plaisir d’être reçue par l’Institut au printemps dernier, pour présenter les méthodes et les principaux chantiers de la prospective publique dont j’ai la charge. L’institut en a fait une plaquette. Il en a édité déjà une dizaine, sur des sujets aussi variés que l’avenir de l’Europe, des nanotechnologies, de l’automobile ou encore sur « L’avenir de la population française », dont je viens d’achever la lecture.
Il s’agit d’un exposé que l’on peut lire et télécharger, dont l’auteur est François Héran, qui a dirigé l’Institut national d’études démographiques (INED) de 1999 à 2009. Une lecture d’actualité, au moment où l’allongement de la vie est de mieux en mieux connu et anticipé (c’est notamment l’objet d’une note de veille et de l’un des derniers rapports du Centre d’analyse stratégique).
La réforme des retraites donne à chacun l’occasion de s’y intéresser depuis le début de l’année, et c’est un fait de société qui sera également au cœur de la création de la « cinquième » branche de la sécurité sociale, consacrée au handicap et à la dépendance.








