Dimanche 20 décembre 2009 à 11:22
Les effets ravageurs des excès de CO2 dans l’atmosphère sont déjà là : pas moins de 250 millions de femmes, d’hommes et d’enfants sont frappés chaque année par des tsunamis, des cyclones ou d’autres formes moins soudaines de catastrophes climatiques, notamment la montée des eaux ou la désertification de certaines régions. Sous l’effet de telles catastrophes, les populations les plus démunies n’ont souvent pas d’autre choix que de fuir, au moins provisoirement.
Mais comment permettre à ces populations de vivre ailleurs dans des conditions décentes ? Depuis la convention de Genève de 1951, il existe un statut de réfugié politique, mais qu’en est-il du sort des migrants environnementaux ? C’est pour répondre à cette question que j’ai demandé au Centre d’analyse stratégique de mener une étude prospective sur ce que pourrait être le statut des réfugiés climatiques.
Le grand rendez-vous de Copenhague mentionne ces enjeux mais sans véritable perspective pour y remédier. Faute de véritable statut juridique, ces réfugiés climatiques risquent fort d’être des laissés-pour-compte de la communauté internationale. Selon le rapport Stern, 200 millions de personnes – soit une personne sur 45 – pourraient être qualifiées de migrants environnementaux d’ici 2050. Les régions les plus touchées sont l’Afrique (Sahel, Corne de l’Afrique, Afrique centrale), l’Asie centrale, du Sud et du Sud-Est, l’Amérique centrale et la partie ouest de l’Amérique du Sud. Mais ce sont les petits États insulaires dont l’existence est aujourd’hui la plus menacée. L’évacuation des îles Carteret de Papouasie-Nouvelle-Guinée a déjà commencé. Les villes côtières de tous les pays du monde, comme celles de la très peuplée baie du Bengale, seront très fortement touchées par la montée des eaux. Certaines populations sont aujourd’hui capables d’adopter des stratégies pour prévenir les changements climatiques, s’y adapter et organiser l’assistance aux populations. Mais d’autres, en revanche, bien plus vulnérables, ne peuvent se prémunir contre ces fléaux, à moins de partir.
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Jeudi 19 novembre 2009 à 11:21

Au titre de ma casquette prospective, le Centre d’Analyse Stratégique (CAS) m’a remis mardi un rapport sur ce que sont les déterminants du bien-être et les moyens de les favoriser : « La santé mentale, l’affaire de tous. Pour une approche cohérente de la qualité de la vie ».
J’ai d’autant plus d’intérêt pour ce sujet que Longjumeau a ouvert il y a deux mois un centre d’accueil et de crise pour les personnes en situation de détresse psychologique mais qui ne doivent pas être confondues avec ce qu’on appelle habituellement les malades mentaux. Cette « hospitalité pour éviter l’hospitalisation » comme le dit très bien Guy Dana, le psychiatre à l’origine et en charge de la structure, est une façon d’aider les personnes en situation de crise à prendre de la distance avec leur milieu habituel pour retrouver un minimum de sérénité. La thérapie est essentiellement axée sur la parole, par des entretiens individuels et des ateliers.
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Vendredi 30 octobre 2009 à 17:42

Le 19 octobre, l’économiste Daniel Cohen m’a remis au Centre d’analyse stratégique le rapport qu’il a dirigé sur les « nouveaux modèles de croissance ». C’est un travail solide mené par une équipe d’économistes, de sociologues et d’autres experts de renom. Ils ont cherché à analyser la portée de cette crise, à saisir les changements qu’elle annonce, aussi bien dans les habitudes de consommation que dans la nature des biens et les services qui vont être produits dans les prochaines années.
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Mardi 5 mai 2009 à 21:12

La semaine dernière, j’ai présidé un colloque sur la crise. Plus exactement sur les mots de la crise. Il ne s’agissait pas de refaire un énième débat sur la gravité de la situation économique et sur les moyens de sortir du tunnel. En organisant cette rencontre je voulais comprendre le ressenti des Français. Pour cela nous avons fait appel à un institut qui se sert des mots pour cerner les valeurs des Français, leur état d’esprit face à la crise, leurs doutes, leurs espoirs, leurs craintes… La méthode de cette enquête est assez originale : on soumet à 1500 personnes le même échantillon de plus de 200 mots. On leur demande ce qu’évoquent ces mots. Par exemple est-ce que «richesse», «morale», «marché», «justice», «souplesse», «attachement»… évoquent pour vous quelque chose de positif ou de négatif ? D’agréable ou de désagréable?
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Mercredi 22 avril 2009 à 19:48

Atterri ce matin après deux journées d’immersion à Washington, pour aborder au niveau politique les thématiques qui auront structuré mon déplacement, à savoir la protection des données personnelles, la neutralité du réseau, les tendances à venir de la société du numérique, l’impact de la crise sur le secteur des TIC. Nous avons également abordé les problèmes essentiels de la gouvernance de l’Internet et du renforcement de la sécurité des réseaux.
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Samedi 11 avril 2009 à 16:59

Photo : Ludovic Marin/Réa
C’est enfin le week-end et l’occasion pour moi de vous raconter un peu le dîner blogueuses, organisé lundi soir au Secrétariat d’État. Entièrement placé sous le signe des femmes, j’y ai reçu 21 blogueuses aux centres d’intérêt très variés : mode, parité, Internet, environnement, prospective, vie de famille, marketing, littérature, etc. Autour de quatre tables, nous avons échangé sur les itinéraires et expériences numériques des unes et des autres. En plein débat sur les dérives d’Internet, ce dîner était l’occasion pour moi de valoriser et de rappeler qu’Internet est aussi vecteur de succès et de belles histoires. C’est bien plus qu’un mode d’expression. Internet avait souvent bouleversé la vie de mes invitées et dans le bon sens, vers un épanouissement, parfois vers une révélation. Certaines ont publié un livre à partir de leur blog, d’autres ont accédé à un métier qui les passionne, d’autres encore participent aux évolutions de notre société. Autant de personnalités qui sont aujourd’hui la preuve de ce qu’Internet a de meilleur.
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Jeudi 19 février 2009 à 13:56

Moins de 2000 kilomètres séparent Séoul de Tokyo. Première excellente nouvelle le voyage fut court. Deuxième bonne nouvelle quelques degrés celcius différencient les deux villes et c’est en faveur de Tokyo. J’arrête ici les considérations touristiques.
Dès mon arrivée j’ai pu discuter avec des responsables économiques français du secteur des TIC. Toutes les entreprises qui comptent sont présentes au Japon soit à travers des filiales soit par des bureaux de veille. Leur regard sur les réalités japonaises du secteur est plus mitigé qu’on l’aurait cru vu de France. Les équipementiers japonais pourtant très puissants ont raté le tournant des téléphones mobiles. L’importance du marché local fait paradoxalement leur faiblesse : ils pensent d’abord à définir des standards différents qui les handicapent dans un deuxième temps à l’export. Sur la télévision mobile, les avis sont partagés. Est-elle correctement financée par la pub ? Ou est-elle toujours en recherche de son modèle économique ? En tous cas le choix qui a été fait est celui de la télévision mobile terrestre, assez logiquement pour le pays le plus câblé du monde.
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Mardi 10 février 2009 à 19:11
Je vous ai quittés sur une recette de soufflé au chocolat alors encore secrétaire d’État à l’Écologie, et vous retrouve aujourd’hui, mais avec mes nouvelles responsabilités de secrétaire d’État à la Prospective et au Développement de l’économie numérique.
L’explication de ces quelques semaines de silence, dont Le Parisien s’est d’ailleurs fait l’écho, est liée à l’emménagement dans mon nouveau ministère. Tout numérique qu’il soit, ce dernier est rattaché au réseau très sécurisé de Matignon ce qui limite considérablement les accès Internet. Ainsi, ai-je subi, maigre consolation, les mêmes déboires que Barack Obama à la Maison Blanche.
Équipée depuis ce matin d’une connection ADSL, il est temps pour moi de réinvestir mon Facebook. Surtout que j’ai un projet stimulant à vous proposer pour renouer le contact. Je pars du 17 au 22 février en Corée et au Japon pour un voyage d’études conçu comme une fenêtre sur le futur. Au programme les toutes dernières tendances sur le front des usages numériques en matière de domotique, de réalité augmentée, d’images 3D, de télévision mobile personnelle ou encore de robotique… Bref une immersion sur le mode de l’anticipation que j’ai envie de vous faire partager. A cette fin, j’ai décidé de tenir un journal de bord durant ces quelques jours pour vous livrer pêle-mêle mes réflexions, étonnements, enthousiasmes, doutes qui ne manqueront de m’assaillir au fil de mes visites et de mes rencontres.