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	<title>Nathalie Kosciusko-Morizet &#187; prospective</title>
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	<description>Le blog de NKM</description>
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		<title>L’insertion professionnelle des docteurs en France</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Nov 2010 17:16:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Kosciusko-Morizet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les difficultés d’insertion professionnelle des docteurs en France ne sont pas nouvelles, les pouvoirs publics s’en inquiètent depuis les années 1980. En 2009, 10 % des titulaires d’un doctorat 2006 sont au chômage, contre 7 % des diplômés 2006 de niveau Master. La recherche en entreprise est dans une situation paradoxale : l’ensemble des docteurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les difficultés d’insertion professionnelle des docteurs en France ne sont pas nouvelles, les pouvoirs publics s’en inquiètent depuis les années 1980. En 2009, 10 % des titulaires d’un doctorat 2006 sont au chômage, contre 7 % des diplômés 2006 de niveau Master. La recherche en entreprise est dans une situation paradoxale : l’ensemble des docteurs y représente seulement 13,6 % contre 50 % pour les ingénieurs. Une situation à laquelle le rapprochement entre grandes écoles et Universités devrait mettre fin.</p>
<p>Depuis la fin des années 1990 la situation s’est néanmoins améliorée : près de la moitié des docteurs est employée dans le secteur privé, les docteurs en Lettres et Sciences humaines ont vu leur taux de chômage trois ans après l’obtention du doctorat passer de 20 % pour les diplômés de 1998 à 11 % pour les diplômés de 2004.</p>
<p>Depuis 2009, le Gouvernement a porté une attention accrue aux conditions d’encadrement des doctorants, dans des formations doctorales qui assurent le lien entre les équipes universitaires responsables des Masters et les laboratoires de recherche au sein desquels travaillent les doctorants. Les financements (CIFRE ou contrat doctoral) sont plus nombreux, y compris en sciences humaines et sociales : ils protègent à la fois de l’abandon en cours de diplôme et du chômage trois ans après le diplôme (6 % pour les doctorats financés). Après la thèse, les docteurs trouvent davantage de contrats post-doctoraux, en France comme à l’étranger, notamment dans le cadre des contrats de recherche de type ANR qui permettent le recrutement de non titulaires. Toutes évolutions qui vont dans le bon sens, à un moment où la démographie académique laisse prévoir un renouvellement profond des générations en trois ou quatre ans.</p>
<p>Pour en savoir plus :<br />
&nbsp;&raquo; <a href="http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=1230" target="_blank">Les difficultés d&#8217;insertion professionnelles des docteurs : les raisons d&#8217;une &#8216;exception française&#8217;</a> &laquo;&nbsp;, Mohamed ARFI et Laudeline AURIOL, Centre d&#8217;analyse stratégique, Note de veille n°189, juillet 2010.</p>
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		<title>Première journée nationale des aidants : ouvrir le chantier de la dépendance</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Oct 2010 15:09:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Kosciusko-Morizet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[© DICOM &#8211; DEACG Jean-Philippe Somme Cette journée a permis pour la première fois de trouver ensemble les mots pour repenser le modèle social français, la « Fraternité » de la devise républicaine, les mots pour désigner les solidarités nécessaires à la vie quotidienne. Nous les avons trouvés dans le cas crucial des personnes atteintes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="shadow"><a href="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2010/10/colloque.JPG"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3657" title="colloque" src="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2010/10/colloque-568x377.jpg" alt="colloque" width="568" height="377" /></a></p>
<p>© DICOM &#8211; DEACG Jean-Philippe Somme</p>
<p><a href="http://www.journeedesaidants.fr/colloque-programme.php" target="_blank">Cette journée</a> a permis pour la première fois de trouver ensemble les mots pour repenser le modèle social français, la « Fraternité » de la devise républicaine, les mots pour désigner les solidarités nécessaires à la vie quotidienne. Nous les avons trouvés dans le cas crucial des personnes atteintes de pathologies invalidantes. Le propre du modèle français, c’est que ces solidarités sont plurielles : nationale, professionnelle, mutualiste, assurantielle, bénévole et familiale. Leur articulation doit être soigneusement réfléchie pour ne pas conduire à un accroissement des inégalités.</p>
<p>Pour désigner les formes les plus concrètes de ces solidarités, celles qui engagent des personnes et non des mécanismes financiers, c’est le mot « aidants » qui s’impose désormais, et il s’impose au bon moment, à la veille du dernier grand chantier de réforme de ce quinquennat, le chantier des politiques de la dépendance.</p>
<p>Il est temps de voir en effet, derrière les questions financières incontournables, les personnes elles-mêmes, aidés et aidants.</p>
<p>Avec le concept d’aide, nous tenons une des traductions du concept anglais de « care » qui, en dehors de cercles très restreints, entraîne aujourd’hui malentendus et incompréhensions (la ville du Caire ? me dit-on lorsque par erreur j’utilise ce mot codé là où il n’a pas cours). L’aide engage une relation entre celui qui donne l’aide et celui qui la reçoit, une relation ambivalente, positive bien sûr, avec le dévouement, l’entraide, l’attention à l’autre, mais négative aussi, lorsque l’aide est servile ou que le don non adapté risque d’enchaîner celui qui le reçoit, de l’humilier, surtout lorsque pour des raisons de politesse ou de contrainte institutionnelle il est impossible à la personne aidée peut-être contre son gré de refuser ce don. Cette dimension humaine de l’aide, et ce n’est pas là son moindre paradoxe, se retrouve aussi dans le cadre d’un contrat de travail salarié ou d’une prestation marchande, qui ne l’effacent pas mais s’y ajoutent. D’où les difficultés des professionnels à mettre à distance la dimension intime de l’aide, car il faut s’en protéger, mais pas trop.</p>
<p>Le mot d’aidant a bien des vertus. Il franchit la barrière de l’âge inscrite depuis 1994 dans les pratiques administratives : dans la même situation, avant 60 ans on est une personne handicapée, après 60 ans on est une personne dépendante. Il surmonte les conflits potentiels entre les aidants familiaux et les aidants professionnels, mais aussi les inégalités de position et de carrière entre les professionnels de l’aide à domicile et les professionnels de l’aide en institution. Dernière vertu, et non des moindres, parler d’aidants, c’est parler de l’aide au masculin. C’est rompre avec la féminité supposée des aidants, vérifiée statistiquement, injustifiable idéologiquement. Sachons saisir ces opportunités.</p>
<p>L’aide n’est pourtant qu’un des trois niveaux du concept anglais de « care », les deux autres sont le choix des objectifs (de qui se soucier ?) et le choix des moyens (comment prendre en charge ?). En termes d’objectifs (les travailleurs et leurs familles), en termes de moyens (la Sécurité sociale à base professionnelle et familiale), la France a construit très tôt une solidarité nationale, même si nous en éprouvons aujourd’hui les limites. À quoi bon alors reprendre la conceptualisation américaine du « care », née dans un pays sans sécurité sociale ? Séparons plutôt ces trois niveaux pour tâcher d’être à la hauteur des grands constructeurs du droit et de la protection sociale qui nous ont précédés.</p>
<p>Parce que la langue est un fait social, et une arme pour penser et pour agir, les mots qui émergent aujourd’hui dans la langue française – aidants, solidarités – ont de quoi me rendre optimiste.</p>
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		<title>Au rythme des élèves</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 16:41:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Kosciusko-Morizet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En septembre, l&#8217;intérêt pour l&#8217;école et l&#8217;éducation est toujours soutenu. C&#8217;est le moment où paraissent les classements internationaux, les indicateurs de l&#8217;OCDE, qui permettent d&#8217;apercevoir les particularités de notre système éducatif, et un certain nombre d&#8217;études sur la vie des élèves. L&#8217;une d&#8217;entre elles m&#8217;a frappée : réalisée par l&#8217;Association de la fondation étudiante pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="shadow"><a href="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2010/09/ecoles.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3540" title="ecoles" src="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2010/09/ecoles-568x339.jpg" alt="ecoles" width="568" height="339" /></a></p>
<p>En septembre, l&#8217;intérêt pour l&#8217;école et l&#8217;éducation est toujours soutenu. C&#8217;est le moment où paraissent les classements internationaux, les <a href="http://www.oecd.org/document/35/0,3343,fr_2649_39263238_45917667_1_1_1_1,00.html" target="_blank">indicateurs de l&#8217;OCDE</a>, qui permettent d&#8217;apercevoir les particularités de notre système éducatif, et un certain nombre d&#8217;études sur la vie des élèves.</p>
<p>L&#8217;une d&#8217;entre elles m&#8217;a frappée : réalisée par l&#8217;<a href="http://www.afev.fr/" target="_blank">Association de la fondation étudiante pour la ville</a>, elle porte sur le rapport difficile que les collégiens des milieux populaires ont avec l&#8217;école : plus des trois-quarts d&#8217;entre eux y vont à reculons, une bonne partie des élèves souffrent d&#8217;inquiétude, de troubles du sommeil ou de maux de ventre. Ils voient le collège tour à tour comme un lieu d&#8217;ennui, d&#8217;humiliation ou de violence.</p>
<p>Beaucoup reste à faire pour l&#8217;école. Depuis 2007, le Gouvernement a réformé en profondeur l&#8217;Université, en la mettant sur la voie de l&#8217;autonomie ; il a recentré les programmes du primaire sur les acquis fondamentaux, il a amélioré le niveau de recrutement des enseignants (Master 2) et il a transformé le bac professionnel.</p>
<p>D&#8217;autres chantiers viennent d&#8217;être ouverts. Celui, indispensable, des « rythmes scolaires » : en France, nous soumettons nos enfants à des journées de travail beaucoup trop lourdes. Le nombre annuel de cours est très élevé par rapport à celui de nos voisins, mais le nombre de jours de cours est très faible. Le résultat de l&#8217;équation est simple : nos journées d&#8217;école sont épuisantes. Quant aux résultats scolaires de nos enfants, ils sont bien loin d&#8217;être les meilleurs de l&#8217;Union européenne.</p>
<p>Il faudra bien que l&#8217;on prenne un jour la décision de rallonger la semaine, de ne pas s&#8217;en tenir mordicus aux « quatre jours » et d&#8217;accepter de perdre une ou deux semaines de vacances dans l&#8217;année.</p>
<p>D&#8217;autres chantiers devraient être ouverts. Celui du collège, avant tout, dont on se dit qu&#8217;il pourrait gagner à être plus autonome, avec des équipes pédagogiques plus stables et plus soutenues. Plus accueillant et moins anxiogène pour les élèves ; plus attentif à la variété des parcours et des aptitudes. Nous devons débattre de ces questions, qui concernent tout autant l&#8217;institution scolaire que les familles, les pouvoirs publics et, au premier chef, nos enseignants. Sans doute faudra-t-il réfléchir à nouveaux frais à leurs missions et à la manière de revaloriser leurs carrières, dans tous les sens du terme. Ce sont quelques unes des questions dont le <a href="http://www.lemouvementpopulaire.fr/" target="_blank">Mouvement Populaire</a> traitera à la mi-novembre, lors de son premier grand « Rendez-vous » public, qui sera intitulé « Tout commence par l&#8217;éducation ».</p>
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		<title>La démographie française : un vieillissement tempéré</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Aug 2010 09:48:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Kosciusko-Morizet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’Institut Diderot est un « fonds de dotation », c’est-à-dire une structure associative, semblable à une Fondation, dont les travaux d’intérêt général sont financés par des personnes morales ou privées. En l’occurrence, l’Institut Diderot a été créé par COVEA, le grand groupe d’assureurs mutualistes. Avec à sa tête Jean-Claude Seys et Dominique Lecourt, l’Institut mène [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="shadow"><a href="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2010/08/institut-diderot.JPG"><img class="alignnone size-medium wp-image-3251" title="institut diderot" src="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2010/08/institut-diderot-568x267.jpg" alt="institut diderot" width="568" height="267" /></a></p>
<p>L’Institut Diderot est un « fonds de dotation », c’est-à-dire une structure associative, semblable à une Fondation, dont les travaux d’intérêt général sont financés par des personnes morales ou privées. En l’occurrence, l’Institut Diderot a été créé par COVEA, le grand groupe d’assureurs mutualistes.</p>
<p>Avec à sa tête Jean-Claude Seys et Dominique Lecourt, l’Institut mène des travaux de prospective et se préoccupe d’économie sociale. Un véritable « think-tank », en somme, animé par des universitaires et des chercheurs de divers horizons, qui se réunissent autour d’invités.</p>
<p>J’avais eu le plaisir d’être reçue par l’Institut au printemps dernier, pour présenter les méthodes et les principaux chantiers de la prospective publique dont j’ai la charge. L’institut en a fait <a href="http://www.institutdiderot.fr/tl_files/diderot/publications/pdfs/DinerNKM.pdf" target="_blank">une plaquette</a>. Il en a édité déjà une dizaine, sur des sujets aussi variés que l’avenir de l’Europe, des nanotechnologies, de l’automobile ou encore sur « L’avenir de la population française », dont je viens d’achever la lecture.</p>
<p>Il s’agit d’un <a href="http://www.institutdiderot.fr/carnets-des-dialogues-du-matin.html?publication_id=53" target="_blank">exposé</a> que l’on peut lire et télécharger, dont l’auteur est François Héran, qui a dirigé l’Institut national d’études démographiques (INED) de 1999 à 2009. Une lecture d’actualité, au moment où l’allongement de la vie est de mieux en mieux connu et anticipé (c’est notamment l’objet d’une <a href="http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=1207" target="_blank">note de veille</a> et de l’<a href="http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=1204" target="_blank">un des derniers rapports</a> du Centre d’analyse stratégique).</p>
<p>La réforme des retraites donne à chacun l’occasion de s’y intéresser depuis le début de l’année, et c’est un fait de société qui sera également au cœur de la création de <a href="http://www.gouvernement.fr/gouvernement/qu-est-ce-que-le-cinquieme-risque" target="_blank">la « cinquième » branche</a> de la sécurité sociale, consacrée au handicap et à la dépendance.</p>
<p><span id="more-3247"></span>L’allongement de la durée de vie bouleverse déjà et va continuer de bouleverser la plupart des sociétés européennes. S’agissant de notre pays, comme le rappelle François Héran, « la France comptait en 1900 huit personnes de 15-64 ans pour une personne de 65 ans et plus. Elle en compte seulement quatre en 2000 ; et le chiffre devrait tomber à deux en 2050. » Nous allons donc connaître un vieillissement accru.</p>
<p>Nous savons qu’il existe et qu’il pèse sur nos régimes de retraites ; nous savons également qu’il pèse sur notre système de santé et qu’il pose à bon nombre de familles la question de l’accompagnement et du soin des aînés. Ce changement démographique aura donc des conséquences aussi nombreuses qu’importantes.</p>
<p>Comme le rappelle François Héran, la situation de la France reste toutefois particulière en Europe, parce que nous avons un « vieillissement par le haut », du fait de l’allongement de la durée de vie, mais pas de « vieillissement par le bas », c’est-à-dire pas de baisse de la fécondité. C’est la raison pour laquelle, conclut-il, la France pourra conserver et même renforcer sa population active si notre natalité reste soutenue et si nous continuons d’accueillir des migrants, comme nous le faisons aujourd’hui.</p>
<p>D’autres pays, comme l’Allemagne ou l’Italie, seront bien plus à la peine pour enrayer la baisse de leur population active. La question est bien d’actualité, pour l’Europe tout entière.</p>
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		<title>Phillip Blond, « Le Conservateur Rouge »</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Jul 2010 14:07:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Kosciusko-Morizet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Menant une prospective sur le débat d’idées politiques à l’étranger, j’essaie d’être attentive aux regards novateurs sur la société et l’action publique que proposent nos voisins européens. J’ai suivi par exemple la campagne victorieuse des « Tories » britanniques et pris la mesure du travail considérable et original qu’avait réalisé en à peine plus d’un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class='shadow'><a href="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2010/07/blond.jpg"><img src="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2010/07/blond-568x319.jpg" alt="blond" title="blond" width="568" height="319" class="alignnone size-medium wp-image-3151" /></a></p>
<p>
Menant une prospective sur le débat d’idées politiques à l’étranger, j’essaie d’être attentive aux regards novateurs sur la société et l’action publique que proposent nos voisins européens. </p>
<p>J’ai suivi par exemple la campagne victorieuse des « Tories » britanniques et pris la mesure du travail considérable et original qu’avait réalisé en à peine plus d’un an le think-tank « <a href="http://www.respublica.org.uk">ResPublica</a> ». J’ai reçu hier son directeur, Phillip Blond, qui a publié l’an dernier un manifeste politique ambitieux : <a href="http://www.faber.co.uk/work/red-tory/9780571251674/" http://www.faber.co.uk/work/red-tory/9780571251674/"><em>Red Tory</em></a>.</p>
<p>Phillip Blond est un universitaire, théologien et philosophe enthousiaste, et il a donné aux Conservateurs britanniques l’essentiel de leur dernier programme électoral, celui de la « Big Society ». </p>
<p>Dans <em>Red Tory</em>, Blond dresse un état des lieux très sombre d’une société anglaise morcelée et fragmentée (« a broken society », écrit-il). Il explique que les gouvernements de droite comme de gauche portent la responsabilité partagée de cette destruction, soit parce qu’ils ont encouragé la confiscation du capital par une élite (sous les gouvernements de Mme Thatcher), soit parce qu’ils ont mené une politique socialiste de dépense publique orchestrée par l’État (avec les Travaillistes du Labour).</p>
<p>Dans les deux cas, ces gouvernements ont produit un même effet dévastateur : ils ont privé les classes populaires d’un accès à la richesse nationale, et ils ont détruit les corps intermédiaires et les communautés locales, qu’elles soient syndicales, associatives ou familiales, pour abandonner les individus au seul secours d’un État de plus en plus bureaucrate et lointain. La société « cassée », selon Blond, c’est une société où les individus sont privés de force collective.</p>
<p><span id="more-3139"></span>C’est de ce côté-là, affirme Blond, que l’action politique doit s’engager : en « recapitalisant » les classes populaires et en redonnant aux groupes locaux, aux associations, les moyens d’exercer eux-mêmes un certain nombre d’activités, y compris d’activités publiques. </p>
<p>Depuis une semaine, le Premier Ministre David Cameron lance des expériences pilotes qui vont dans ce sens et dont nous allons pouvoir observer le déroulement, à Londres comme à Liverpool. Il est probable que les initiatives anglaises ne soient pas transposables partout, notamment en France. Le fonctionnement de nos services publics, de notre administration et de nos collectivités n’est pas identique à celui des Anglais. Mais les hypothèses de Blond et des Conservateurs méritent d’être réfléchies ici, chez nous. Que disent-ils, finalement ? Qu’il faut donner aux citoyens, réunis dans des groupes ouverts les uns aux autres, les moyens d’exercer eux-mêmes des services d’intérêt général, de s’approprier eux-mêmes la maîtrise des transports, de l’énergie, des dépenses locales. Je retrouverai Phillip Blond dès cet automne, de l’autre côté de la Manche cette fois, pour aller observer avec lui le travail de « ResPublica » et voir comment les expériences pilotes sont menées.</p>
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		<title>Les liens intergénérationnels et le monde qui vient</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Jun 2010 08:09:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Kosciusko-Morizet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[© Marie Etchegoyen / Storybox Photo J’ai animé hier matin à Sciences Po la séance inaugurale d’un séminaire de réflexion sociale et de prospective : « Le monde qui vient ». Sous ce titre presque poétique, un projet aussi simple que vaste : s’intéresser avec les meilleurs observateurs aux transformations qui sont en train de dessiner la société de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="shadow"><a href="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2010/06/le-monde-qui-vient.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2904" title="le monde qui vient" src="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2010/06/le-monde-qui-vient-568x366.jpg" alt="le monde qui vient" width="568" height="366" /></a></p>
<p>© Marie Etchegoyen / Storybox Photo</p>
<p>J’ai animé hier matin à Sciences Po la séance inaugurale d’un séminaire de réflexion sociale et de prospective : « Le monde qui vient ». Sous ce titre presque poétique, un projet aussi simple que vaste : s’intéresser avec les meilleurs observateurs aux transformations qui sont en train de dessiner la société de demain. S’intéresser à ce qui vient et s’annonce, dès aujourd’hui. Je poursuivrai ce séminaire à un rythme régulier. La prochaine séance aura lieu à l’automne et sera consacrée au travail, à ses métamorphoses récentes et aux transformations du salariat.</p>
<p>Nous avons traité des « liens intergénérationnels », pendant plus de deux heures, avec deux sociologues : Jean-Pierre Le Goff et Louis Chauvel. Vous pouvez d&#8217;ailleurs trouver différents documents sur <a href="http://prospective-numerique.gouv.fr/presse/actualites/220610-debat-quels-liens-entre-les-generations-dans-le-cadre-du-seminaire-le-monde" target="_blank">le site du secrétariat d’État</a>, puisque nous avons réaliser quelques entretiens en marge de l’événement (un grand merci à Sciences Po pour son accueil).</p>
<p>Louis Chauvel a proposé un diagnostic très sombre et plutôt incisif du déséquilibre profond qui sépare aujourd’hui, en France, deux générations. Celle d’une jeunesse en grande difficulté devant l’emploi et le logement, et celle des seniors qui viennent de prendre leur retraite après avoir connu une période de prospérité autrement plus soutenue. La situation est donc critique, selon Louis Chauvel, qui estime que la France, comme d’autres pays latins, reste une société à « statuts » qui fait payer ses déséquilibres sociaux et économiques à la jeunesse. Le statut y est garanti à ceux qui en disposent, quand le coût des déséquilibres pèse sur ceux qui attendent parfois en vain d’en obtenir un : les jeunes.</p>
<p>Jean-Pierre le Goff a tempéré quelque peu ce portrait de générations opposées, en insistant plutôt sur le bouleversement des repères culturels et historiques qui gêne aujourd’hui la transmission. Les déséquilibres patrimoniaux ne sont pas l’essentiel des enjeux à ses yeux, là où en revanche la difficulté à transmettre perturbe les repères sociaux qui rythment la succession des générations. La continuité des âges de la vie est aujourd’hui heurtée ; le passage à l’âge adulte et au travail est à la fois retardé et difficile ; la stabilité conjugale et familiale est ébranlée. Ces bouleversements doivent être pris en compte : non pas pour revenir à un état antérieur de la société, ce qui serait vain, mais pour forger de nouvelles formes de transmission entre générations.</p>
<p>Nous avons débattu longuement, avec les deux intervenants et avec le public. Il m’a semblé important de rappeler que d’opposer les générations entre elles n’était pas de mise. Après tout, comme l’a concédé L. Chauvel, le rôle des retraités dans la formation des plus jeunes, dans le soutien financier des enfants et des petits-enfants, est aujourd’hui une forme de solidarité à la fois concrète et indispensable. Et les familles, qu’elles soient nouvelles ou recomposées, restent bien le lieu privilégié des liens intergénérationnels. Nous avons abordé ce matin un grand nombre de questions. La prochaine séance nous donnera l’occasion de poursuivre notre exploration de ce monde qui vient. Et de débattre.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="550" height="340" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdyadi" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="550" height="340" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdyadi" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Ne pas oublier les réfugiés climatiques &#124; Les Echos 18.12.09</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Dec 2009 10:22:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Kosciusko-Morizet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les effets ravageurs des excès de CO2 dans l’atmosphère sont déjà là : pas moins de 250 millions de femmes, d’hommes et d’enfants sont frappés chaque année par des tsunamis, des cyclones ou d’autres formes moins soudaines  de catastrophes climatiques, notamment la montée des eaux ou la désertification de certaines régions. Sous l’effet de telles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les effets ravageurs des excès de CO2 dans l’atmosphère sont déjà là : pas moins de 250 millions de femmes, d’hommes et d’enfants sont frappés chaque année par des tsunamis, des cyclones ou d’autres formes moins soudaines  de catastrophes climatiques, notamment la montée des eaux ou la désertification de certaines régions. Sous l’effet de telles catastrophes, les populations les plus démunies n’ont souvent pas d’autre choix que de fuir, au moins provisoirement.</p>
<p>Mais comment permettre à ces populations de vivre ailleurs dans des conditions décentes ? Depuis la convention de Genève de 1951, il existe un statut de réfugié politique, mais qu’en est-il du sort des migrants environnementaux ? C’est pour répondre à cette question que j’ai demandé au Centre d’analyse stratégique de mener une étude prospective sur ce que pourrait être le statut des réfugiés climatiques.</p>
<p>Le grand rendez-vous de Copenhague mentionne ces enjeux mais sans véritable perspective pour y remédier. Faute de véritable statut juridique, ces réfugiés climatiques risquent fort d’être des laissés-pour-compte de la communauté internationale. Selon le rapport Stern, 200 millions de personnes – soit une personne sur 45 – pourraient être qualifiées de migrants environnementaux d’ici 2050. Les régions les plus touchées sont l’Afrique (Sahel, Corne de l’Afrique, Afrique centrale), l’Asie centrale, du Sud et du Sud-Est, l’Amérique centrale et la partie ouest de l’Amérique du Sud. Mais ce sont les petits États insulaires dont l’existence est aujourd’hui la plus menacée. L’évacuation des îles Carteret de Papouasie-Nouvelle-Guinée a déjà commencé. Les villes côtières de tous les pays du monde, comme celles de la très peuplée baie du Bengale, seront très fortement touchées par la montée des eaux. Certaines populations sont aujourd’hui capables d’adopter des stratégies pour prévenir les changements climatiques, s’y adapter et organiser l’assistance aux populations. Mais d’autres, en revanche, bien plus vulnérables, ne peuvent se prémunir contre ces fléaux, à moins de partir. </p>
<p><span id="more-1611"></span>Une étude du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), a montré ainsi qu’aux États-Unis il y a 93 fois plus de catastrophes climatiques qu’au Bangladesh, mais 34 fois moins de morts. Si les conséquences alimentaires et sanitaires de ces phénomènes sont bien connues, on évoque moins souvent les effets du changement climatique sur la cohésion sociale et la sécurité des pays les plus touchés. Les crises actuelles<br />
au Darfour ou dans l’Ouest sahélien démontrent la validité de ce lien : en raison de la sécheresse croissante, les<br />
éleveurs du nord du Sahel ont en effet migré vers la région sud déjà occupée par des fermiers, provoquant conflits<br />
et destruction de bétail et de fermes. </p>
<p>Par ailleurs, le manque d’eau, l’insécurité alimentaire, la dégradation de la terre tendent à envenimer les relations entre les populations et leurs autorités dans des pays déjà éprouvés par la pauvreté et les faiblesses de la gouvernance. Malgré ces constats, les migrants environnementaux ne peuvent revendiquer ni le droit d’asile ni le statut de réfugiés. Seul le plan d’action pour le XXIe siècle (Agenda 21), adopté lors du sommet de la Terre à Rio de 1992, y fait référence à propos de la lutte contre la désertification. Afin de pousser les gouvernements à reconnaître ce phénomène, de nombreuses ONG, comme Christian Aid ou Alofa Tuvalu, très actives, ont publié des rapports d’alerte. Des propositions ambitieuses sont faites pour bâtir un statut juridique complet en faveur des migrants environnementaux, c’est le cas par exemple du projet de convention relative au statut des déplacés environnementaux de l’université de Limoges. Certains soutiennent que les migrants environnementaux remplissent en réalité les critères de la convention de Genève de 1951 sur les réfugiés. D’autres plaident en faveur de sa révision afin d’y faire figurer la notion de « persécution écologique ». Le développement des principes directeurs sur les déplacés internes, la création d’un statut de réfugié écologique dans une nouvelle convention internationale sur mesure, la mise à disposition d’un nouveau visa de migration ou la mise en place d’accords bilatéraux sont quelques unes des autres solutions envisagées. Mais, au-delà de ces perspectives générales, puisque la migration environnementale restera majoritairement un phénomène interne aux grands continents, j’ai la conviction que le rôle des organisations régionales et des banques régionales de développement pourrait être décisif. Un pays comme le Bénin, par exemple, tire parti de son appartenance à diverses organisations régionales, comme l’Union économique et monétaire ouest-africaine, pour multiplier ses sources de financement et ses coopérations en matière de développement. Cette approche, étendue aux questions environnementales, pourrait favoriser une différenciation des obligations et des devoirs entre États en fonction de leurs capacités et de leur vulnérabilité. Le futur traité de l’après-Kyoto prendra-t-il en compte la question du statut juridique des migrants environnementaux ? Ou bien devra t- on trouver des solutions au cas par cas, selon les régions ? Cette question essentielle n’est aujourd’hui envisagée que dans le seul volet « adaptation au changement climatique » des négociations dites « post-2012 ». Une évidence s’impose : ce cadre est trop étroit pour un problème de cette taille.</p>
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		<title>La santé mentale, l&#8217;affaire de tous !</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 10:21:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Kosciusko-Morizet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au titre de ma casquette prospective, le Centre d&#8217;Analyse Stratégique (CAS) m&#8217;a remis mardi un rapport sur ce que sont les déterminants du bien-être et les moyens de les favoriser : « La santé mentale, l&#8217;affaire de tous. Pour une approche cohérente de la qualité de la vie ». J&#8217;ai d&#8217;autant plus d&#8217;intérêt pour ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="shadow"><a href="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2009/11/santementale800px.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1307" title="santementale" src="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2009/11/santementale800px-568x335.jpg" alt="santementale" width="568" height="335" /></a></p>
<p>Au titre de ma casquette prospective, le Centre d&#8217;Analyse Stratégique (CAS) m&#8217;a remis mardi un rapport sur ce que sont les déterminants du bien-être et les moyens de les favoriser : « La santé mentale, l&#8217;affaire de tous. Pour une approche cohérente de la qualité de la vie ».</p>
<p>J&#8217;ai d&#8217;autant plus d&#8217;intérêt pour ce sujet que Longjumeau a ouvert il y a deux mois un centre d&#8217;accueil et de crise pour les personnes en situation de détresse psychologique mais qui ne doivent pas être confondues avec ce qu&#8217;on appelle habituellement les malades mentaux. Cette « hospitalité pour éviter l&#8217;hospitalisation » comme le dit très bien Guy Dana, le psychiatre à l&#8217;origine et en charge de la structure, est une façon d&#8217;aider les personnes en situation de crise à prendre de la distance avec leur milieu habituel pour retrouver un minimum de sérénité. La thérapie est essentiellement axée sur la parole, par des entretiens individuels et des ateliers.</p>
<p><span id="more-1306"></span>Le rapport du CAS s&#8217;intéresse à la santé mentale dans son ensemble, à la santé ordinaire et à ce qui peut contribuer au bien-être psychique des personnes. Les leçons du <a href="http://www.strategie.gouv.fr/IMG/pdf/Rapp_sante_mentale_16nov09_imprimerie.pdf" target="_blank">rapport</a> sont extrêmement nombreuses. On découvre en particulier que si les dépressions sévères sont relativement stables au sein de la population (environ 3 %), les dépressions légères augmentent en revanche fortement. Autre enseignement : la détresse psychologique touche plus particulièrement les jeunes, les personnes âgées mais aussi les actifs et plus encore les femmes. A l&#8217;inverse, la tranche d&#8217;âge qui semble la plus sereine est celle des 60-75 ans.</p>
<p>La santé mentale n&#8217;est pas un luxe, c&#8217;est l&#8217;un des autres enseignements forts du rapport. A ce propos, l&#8217;UE évalue entre 3 à 4 % du PIB les coûts directs et indirects de la mauvaise santé mentale sur l&#8217;économie (invalidité, accidents du travail et maladies professionnelles, absentéisme, baisse de la productivité).</p>
<p>Enfin, le rapport met aussi en évidence le fait qu&#8217;une bonne santé mentale ne dépend pas seulement des professionnels de santé. De nombreux acteurs de la société, à l&#8217;école, dans l&#8217;entreprise, dans les services sociaux, ont un rôle à jouer pour favoriser ce qu&#8217;on appelle les &laquo;&nbsp;déterminants&nbsp;&raquo; du bien-être, notamment la confiance en soi, la capacité à surmonter les épreuves de la vie, le sentiment de maîtriser son destin&#8230;</p>
<p>J&#8217;ai voulu inscrire ce rapport dans la continuité des travaux de la <a href="http://" target="_blank">commission Stiglitz</a>. C&#8217;est pourquoi il s&#8217;attache à proposer des approches qui permettent d&#8217;intégrer la notion de bien-être dans la mesure du PIB.</p>
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		<title>Nouveaux modèles de croissance : ce n’est pas gagné !</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 15:42:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Kosciusko-Morizet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 19 octobre, l’économiste Daniel Cohen m’a remis au Centre d’analyse stratégique le rapport qu’il a dirigé sur les « nouveaux modèles de croissance ». C’est un travail solide mené par une équipe d’économistes, de sociologues et d’autres experts de renom. Ils ont cherché à analyser la portée de cette crise, à saisir les changements [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="shadow"><a href="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2009/10/Rapport-Cohen.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1114" title="Rapport Cohen" src="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2009/10/Rapport-Cohen-568x345.jpg" alt="Rapport Cohen" width="568" height="345" /></a></p>
<p>Le 19 octobre, l’économiste Daniel Cohen m’a remis au Centre d’analyse stratégique le rapport qu’il a dirigé sur les « nouveaux modèles de croissance ». C’est un travail solide mené par une équipe d’économistes, de sociologues et d’autres experts de renom. Ils ont cherché à analyser la portée de cette crise, à saisir les changements qu’elle annonce, aussi bien dans les habitudes de consommation que dans la nature des biens et les services qui vont être produits dans les prochaines années.</p>
<p><span id="more-1113"></span>A la lecture du rapport, il faut me rendre à l’évidence : la croissance verte n’est pas pour l’année prochaine. Les Français ont bien le souci de consommer de manière plus responsable et plus respectueuse des équilibres de la planète. Mais un fil rouge traverse cette étude, celui du pouvoir d’achat qui reste trop limité pour permettre aux Français de passer des bonnes résolutions aux actes.</p>
<p>Dans le budget de la plupart des foyers, la place occupée par les dépenses de base (le logement, les transports, l’alimentation) n’a fait qu’augmenter depuis une trentaine d’années. D’autres dépenses aujourd’hui jugées indispensables, comme les abonnements téléphoniques, sont venues s’ajouter. Difficile dans ces conditions d’acheter en masse des produits verts et de donner accès à tous les Français aux produits de haute technologie…</p>
<p>Le rapport n’est pas pour autant pessimiste. Il montre clairement que de nouveaux modes de consommation sont en germe, notamment chez les plus jeunes. Une consommation dans laquelle le statut social et le standing sont bien moins prisés que la réalisation de soi et le lien avec les autres. Avec de telles évolutions, je suis persuadée que nous avons tous à y gagner. Encore un peu de patience mais aussi de volontarisme pour qu’elles produisent leurs fruits !<br />
<br/></p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="520" height="315" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xaxyg2&amp;related=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="520" height="315" src="http://www.dailymotion.com/swf/xaxyg2&amp;related=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xaxyg2_remise-du-rapport-cohen_news">Remise du rapport Cohen</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/NKM">NKM</a>. &#8211; <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news">L&#8217;info video en direct.</a></em></div>
<li>Consulter le rapport <a href="http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=1064">Sortie de crise : vers l’émergence de nouveaux modèles de croissance ?</a></li>
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		<title>Les mots de la crise</title>
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		<pubDate>Tue, 05 May 2009 19:12:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nkm</dc:creator>
				<category><![CDATA[Libre cours]]></category>
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		<description><![CDATA[La semaine dernière, j’ai présidé un colloque sur la crise. Plus exactement sur les mots de la crise. Il ne s’agissait pas de refaire un énième débat sur la gravité de la situation économique et sur les moyens de sortir du tunnel. En organisant cette rencontre je voulais comprendre le ressenti des Français. Pour cela [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="shadow"><img class="alignnone size-full wp-image-272" title="2_les-mots-de-la-crise" src="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2009/05/2_les-mots-de-la-crise.jpg" alt="2_les-mots-de-la-crise" width="636" height="424" /></p>
<p>La semaine dernière, j’ai présidé un colloque sur la crise. Plus exactement sur les mots de la crise. Il ne s’agissait pas de refaire un énième débat sur la gravité de la situation économique et sur les moyens de sortir du tunnel. En organisant cette rencontre je voulais comprendre le ressenti des Français. Pour cela nous avons fait appel à un institut qui se sert des mots pour cerner les valeurs des Français, leur état d’esprit face à la crise, leurs doutes, leurs espoirs, leurs craintes… La méthode de cette enquête est assez originale : on soumet à 1500 personnes le même échantillon de plus de 200 mots. On leur demande ce qu’évoquent ces mots. Par exemple est-ce que «richesse», «morale», «marché», «justice», «souplesse», «attachement»… évoquent pour vous quelque chose de positif ou de négatif ? D’agréable ou de désagréable?</p>
<p><span id="more-130"></span>Ce qui ressort de cette enquête sort plutôt des idées reçues. En fait les Français sont loin de partager les mêmes sentiments sur la nature de cette crise, sa gravité et les craintes qu’elle suscite. Il y a des «repliés», ceux qui ont tendance à ne pas sortir de leur travail et de leur famille. Il y a des «battants», des Français qui se sentent prêts à affronter les difficultés et qui voient dans la crise une occasion de rebondir ; des «réformateurs», ceux pour qui la crise est l’occasion d’améliorer le fonctionnement de notre modèle économique contrairement aux «rebâtisseurs», qui estiment que notre société doit être changée radicalement. Il y a enfin les «sinistrés», les personnes les plus pessimistes, en général les plus exposées aux conséquences de la crise.</p>
<p>Reste un sentiment communément partagé, la crise est très grave et elle sera longue : pour 42 % des Français, elle est aussi grave que celle de 1929 ; elle est même pire encore selon 31 % des personnes interrogées. Seuls 3 % pensent que nous en sortiront en 2009, le bout du tunnel ne viendra qu’en 2010, selon 30 % des Français, en 2011 pour 33 % et même plus tard selon 34 % des sondés.</p>
<p>Pour évoquer le ressenti de cette crise et les mots qui sont les plus significatifs dans ce contexte, plusieurs tables rondes avaient été organisées. Les débats ont été très vivants car à dire vrai les intervenants étaient rarement d’accord entre eux. Le politologue <a href="http://reynie.typepad.fr/" target="_blank">Dominique Reynié</a> a estimé que nous vivions une vraie crise de civilisation ce que ne partage pas l’économiste Jean-Hérvé Lorenzi et encore moins l’historien <a href="http://www.jacquesmarseille.fr/" target="_blank">Jacques Marseille</a> pour qui, au fond, cette crise ressemble à beaucoup d’autres du passé. L’avocat Michel Guénaire a tenu des propos qui ont pu froissé les plus européens d’entre nous. Car pour lui la France est en quelque sorte empêchée d’agir face à la crise en raison des contraintes européennes.</p>
<p>Bien différente était la dernière table ronde dans laquelle Michel Datchary de Pages jaunes, Arnaud Mitre et Sébastien Badault de Google, nous ont parlé des requêtes actuelles dans les annuaires et les moteurs de recherche. C’est un révélateur très intéressant des comportements, des modes d’achat et centres d’intérêt en temps de crise. On découvre par exemple que les Internautes sont très à l’affût des bonnes affaires, que le nombre de petites annonces pour vendre des objets entre particuliers explose ou encore que les consommateurs achètent de plus en plus sur le net avec en tête la perspective de revendre plus tard leurs acquisitions. Voir, par exemple, les recherches Google à partir du mot «<a href="http://www.google.com/insights/search/#q=%C3%A9conomiser&amp;date=today%2012-m&amp;cmpt=q">économiser</a> ».</p>
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