Régionales 2010

Une dynamique politique contre l’abstention

Lundi 15 mars 2010 à 19:34 28 commentaires

election regionale

Le taux d’abstention exceptionnel reste le fait marquant du premier tour des élections régionales, hier. La présidence des régions n’a pas intéressé les électeurs français. En faisant le choix de ne pas voter, ils ont exprimé une indifférence ou un mécontentement qu’il faudra comprendre mais dont personne ne me fera croire qu’ils sont simplement la manifestation d’une hostilité à l’encontre de la politique gouvernementale.

Lorsque les votants sont minoritaires, comme hier, ce sont les institutions démocratiques qui fonctionnent mal, parce qu’elles sont privées de leur légitimité « arithmétique ». Il faudra la leur rendre dimanche prochain et leur rendre également une véritable dynamique politique. J’ai la conviction que les votants seront plus nombreux dans six jours, notamment parce que les enjeux politiques seront plus clairs et que l’on distinguera mieux les différents programmes.

Les partis de gauche commencent aujourd’hui les tractations et arrangements qui vont les amener à recomposer leurs listes et à sacrifier leurs programmes, pour essayer de rassembler les suffrages qui se sont portés hier sur des projets parfois très différents. Une gauche radicale très hostile à l’inscription des régions dans l’Europe, des socialistes et des Verts divisés vont se partager des places, taire ce qui les oppose et tenter de l’emporter dimanche prochain. Nous allons assister à la disparition pure et simple, dans le discours qu’ils tiendront en commun à la fin de la semaine, de leurs programmes régionaux respectifs.

Notre camp, lui, restera uni : il présentera au second tour les équipes et le projet qui étaient les siens au premier tour. Notre cohérence politique et la pertinence de notre projet vont porter leurs fruits, je n’en doute pas.

L’abstention d’hier a différentes causes. La méconnaissance de l’échelon régional en est une ; la faiblesse des enjeux symboliques attachés à cette collectivité en est une autre. La méconnaissance des élus régionaux et de leurs missions a joué également. Certains électeurs ont profité de ces élections pour exprimer de l’inquiétude ou de la défiance.

En politique, les candidats répondent aux inquiétudes en faisant campagne et en revenant devant les électeurs. La campagne francilienne se poursuit, dès aujourd’hui à Massy, demain soir sur le plateau de Saclay à Saint Aubin, puis mercredi à Paris, jeudi au « ring » de Courtabœuf et à Milly-la-Forêt, et vendredi à Mennecy puis à Arpajon. Jeudi encore, c’est David Douillet qui viendra nous rendre visite, à Longjumeau.

En Essonne, l’abstention a atteint hier presque 55 %. Dans un département que dirige la gauche, la liste de la majorité présidentielle obtient près d’un quart des suffrages, deux points derrière la liste socialiste. L’équation est assez simple : nous devons cette semaine tout faire pour que les électeurs se rendent aux urnes dimanche 21 mars. Nous devons les intéresser au sort de leur région. C’est la dynamique du second tour.

Créer des emplois en Essonne

Jeudi 11 mars 2010 à 16:25 16 commentaires

Lors de la campagne régionale, comme tous les candidats franciliens de la majorité présidentielle, j’évoque très souvent la politique des transports. Les transports sont à la fois l’échec le plus patent de l’exécutif sortant et le motif d’insatisfaction le plus légitime de tous les Essonniens. Nous perdons tous, depuis des années, trop de temps et trop de tranquillité sur des routes saturées ou dans des trains en retard et de moins en moins sûrs.

Cet échec en matière de transports est, indissociablement, un échec social en matière d’emploi. L’Essonne est le département d’Île-de-France qui a le moins créé d’emplois ces quinze dernières années.
L’Essonne n’a pas su combattre deux phénomènes qui sont bien sûr les deux côtés d’une triste médaille : notre département attire peu parce que nous avons de moins en moins d’emplois à offrir, et les Essonniens parcourent des distances de plus en plus grandes pour aller travailler. Si vous ajoutez à cela des transports de plus en plus incertains et de plus en plus longs, vous comprenez pourquoi l’Essonnien manque de travail et pourquoi de moins en moins de monde vient travailler en Essonne.

Pour échapper à ce cercle vicieux et sortir les habitants de la grande couronne de la double peine à laquelle ils sont condamnés (galère des transports et défaut d’emplois), il fallait une politique régionale de la formation et de l’emploi ambitieuse et attentive aux spécificités des territoires.
Nous l’attendons toujours, au bout de douze années de mandat des sortants socialistes et verts. Je crois qu’il est grand temps de tourner cette page et de créer des emplois en Essonne.

C’est la priorité de notre liste, qui propose tout d’abord de renforcer les filières de formation. Nous créerons 500 places d’apprentis autour des métiers de l’environnement et des services à la personne, car ce sont deux secteurs qui créent des emplois et sont appelés à en créer en grand nombre dans les années qui viennent.
En matière de formation toujours, nous soutiendrons la recherche et ses filières d’excellence. C’est tout l’enjeu du développement de la vallée des biotechnologies autour d’Évry et plus encore du plateau de Saclay, qui a vocation à devenir la Silicon Valley française.

Outre ces deux sites privilégiés, l’emploi doit être diffusé sur l’ensemble du territoire. C’est pour y parvenir que nous défendons ces quatre mesures :

  • La création d’un centre de congrès et d’expositions à proximité d’Orly
  • La création d’un prêt régional à taux zéro destiné à soutenir la reprise d’une activité agricole, artisanale ou d’un commerce de proximité ;
  • L’implantation sur le territoire de chaque agglomération qui le souhaitera d’une pépinière d’entreprises, qui aura pour vocation d’accompagner les jeunes activités économiques ;
  • Enfin, la couverture de tout le territoire en réseau internet très haut débit, ce qui favorisera à la fois l’accueil de nouvelles activités économiques mais aussi le développement du télétravail.

    Nous défendons ces quatre mesures simples, accessibles, pour sortir l’Essonne et la grande couronne de leur isolement. L’exécutif sortant n’a rien fait pour l’emploi dans notre Région, et es Verts freinent le développement de Saclay. Reconduire les sortants, c’est reconduire l’impuissance.

  • Réduction du temps de transport en Essonne : nos solutions

    Mardi 9 mars 2010 à 14:08 11 commentaires

    horloge

    Mon billet d’hier appelait bien sûr quelques précisions. Quand je dis qu’il est possible de réduire d’un tiers le temps quotidien perdu dans les transports, pour passer d’une moyenne de 2h25 à environ 1h45, c’est en supposant que la région mène enfin la politique des transports qu’attendent les Franciliens, en utilisant mieux les voies et les réseaux existants, puis en créant ensuite ceux dont nous avons réellement besoin.

    Une politique des transports qui commencera par assurer la ponctualité des trains sur les lignes B, C et D du RER, qui augmentera leur fréquence, maintiendra des trains directs vers Paris.

    Qui fera ensuite sauter les points noirs du trafic routier. En aménageant le « ring » de Courtaboeuf, l’entrée de la zone d’activités d’Étampes, et en construisant un nouveau pont sur la Seine pour faciliter l’accès à la rive droite et à la zone d’emplois Orly-Rungis. Puis en créant une voie supplémentaire pour les bus et les taxis, via l’aménagement de la bande d’arrêt d’urgence sur la francilienne comme sur l’autoroute A10 entre Dourdan et Massy.

    Qui s’attachera à améliorer le service des transports en commun en site propre (préservé de la circulation automobile) et à créer les lignes qui font défaut. Sur les itinéraires Étampes – la Ferté Alais – Mennecy – Evry, puis Étampes – Rambouillet – Milly la Forêt – Fontainebleau. À quoi il faudra ajouter le doublement des passages des bus aux heures creuses, le soir et le week-end sur les zones desservies par les transporteurs privés ; le soutien à la création de services de transports à la demande pour les zones rurales ; enfin, la création sur tout le département d’un service de bus le dimanche équivalent au moins à celui existant le samedi.

    Qui s’appuiera sur la nouvelle boucle de métro du Grand Paris capable de relier les bassins d’emplois franciliens sans passer par Paris. Nous pourrons ainsi aller d’Évry à Versailles ou de Palaiseau à Villejuif, de Massy à Créteil en effectuant un seul changement.

    Qui profitera enfin, en 2017, de l’ouverture du tram/train Massy-Savigny-Viry-Grigny-Courcouronnes-Evry.

    À très court terme, le temps de trajet quotidien actuel peut être diminué d’un quart ; à moyen terme, il peut l’être d’un tiers. Il faut en avoir l’ambition politique. Celle qui aura manqué pendant douze ans à la majorité sortante.

    Regagner le temps perdu

    Lundi 8 mars 2010 à 14:58 15 commentaires

    rer essonne

    © Arnaud Perrin

    Voici le problème que le professeur nous a soumis : « Sachant qu’un Essonnien passe en moyenne 2h25 par jour à galérer dans les transports, combien cela fait-il de jours perdus dans l’année ? ».

    J’ai calculé ainsi : 47 semaines de travail pour ceux qui ont 5 semaines de congés annuels. 5 jours de travail dans la semaine.
    Donc, 2h25, c’est 145 minutes, que je multiplie par 47 puis par 5. Ce total de 34075 minutes, je vais le diviser par 60, j’obtiens presque 568 heures, que je divise par 24. Résultat : l’Essonnien passe un peu plus de 23 jours par an dans les transports.
    Plus de trois semaines. C’est la durée des vacances d’été, passées en famille, avec les enfants. Ça donne le vertige.

    Au fond de la classe, pourtant, tout était calme. L’élève Huchon dormait. Un parisien, en moyenne, passe 12 à 15 minutes dans les transports. L’élève Huchon n’est pas concerné, il n’aime pas le métro.

    Avec les candidats de la liste de la majorité présidentielle, en Essonne comme dans l’ensemble de la grande couronne francilienne, nous pensons qu’il est possible de réduire d’un tiers ce temps de transport quotidien.

    Régionales : J-8

    Lundi 8 mars 2010 à 10:07 1 commentaire

    À J-8 du 1er tour, je me rends avec mes colistiers à la rencontre des Essonniens dans les gares, cafés, associations de quartiers, sur les marchés et même… dans les embouteillages. Ici, nous étions avec Valérie Pécresse à Sainte-Geneviève-des-Bois pour le marché dominical :


    Tractage à Sainte-Geneviève-des-Bois
    envoyé par NKM. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

    Spice Girls et Drôles de dames

    Vendredi 5 mars 2010 à 18:42 35 commentaires

    oreillesde mickey1

    Qu’il y ait des femmes politiques est une réalité dont certains hommes semblent ne pas pouvoir s’accommoder. Il y a quelques semaines, un opposant socialiste essonnien disait des têtes de liste UMP en Île-de-France (Valérie Pécresse, Chantal Jouanno, Rama Yade et moi-même) que nous étions les « Spice Girls » de la Droite.

    Aujourd’hui dans le Figaro.fr, c’est le journaliste Éric Zemmour qui nous compare cette fois aux « Drôles de dames ». Dans les deux cas, les femmes sont rassemblées dans un groupe. A l’image de petits pois, elles sont identiques et interchangeables, et elles ont des rôles de composition qui ne sauraient bien sûr dissimuler l’essentiel : elles ne sont pas à leur place.

    C’est étrange, non, cette obstination à vouloir enfermer les femmes dans des rôles fictifs pour mieux moquer leur incompétence ? Finalement, il y a des têtes au sommet desquelles les oreilles de Mickey seraient du plus bel effet.

    100 heures pour convaincre en Essonne

    Mercredi 3 mars 2010 à 15:28 10 commentaires

    À quelques jours du grand meeting départemental organisé le 16 février au théâtre de Longjumeau, nous sommes allés à la rencontre des Essonniens. Avec tous les membres de la liste de la majorité présidentielle, nous avons présenté nos propositions pour l’Essonne et le programme de Valérie Pécresse pour l’Ile-de-France :


    Opération 100 heures pour convaincre en Essonne
    envoyé par JeunesPopulaires91. – L’actualité du moment en vidéo.

    Une âme perdue en rase campagne

    Vendredi 19 février 2010 à 18:37 11 commentaires

    J’avais eu quelques doutes sur la sincérité du Parti socialiste face à Georges Frêche.
    Invitée sur France Inter à débattre avec François Rebsamen, j’avais émis l’hypothèse que le PS pourrait céder à la tentation de ne défendre que très mollement une liste concurrente de celle de Frêche. À l’antenne, F. Rebsamen avait juré ses grands dieux que la page Frêche était tournée et que le PS ferait tout pour le faire battre.
    Aujourd’hui dans Le Monde, le même Rebsamen explique qu’il faut soutenir Frêche et que le PS n’y « perdra pas son âme ».

    L’Essonne en campagne

    Jeudi 18 février 2010 à 10:15 5 commentaires

    meeting3

    © Arnaud Perrin

    Le théâtre de Longjumeau a accueilli mardi soir une grande réunion publique. Nous présentions la liste de la Majorité présidentielle en Essonne pour les élections régionales. J’ai pu présenter chacun des membres de cette liste devant un public très mobilisé.

    Il y avait bien du monde dans ma ville mardi soir. Sur scène, un grand nombre d’élus, des députés, des Sénateurs, des conseillers généraux, des maires ; quelques ministres, encore, tous venus dire à l’Essonne combien elle méritait autre chose que la présidence socialiste et verte de la Région. Car nous avons parlé de l’Essonne; de ses territoires urbains et agricoles, de ses habitants si divers, de leurs aspirations, de leurs difficultés. De leurs conditions de vie qui ne s’améliorent pas, des transports qui les épuisent.

    Nous avons parlé de l’immense budget de la Région : 4,5 milliards annuels, auxquels s’ajoutent les 6,5 milliards du Stif, chaque année. Un budget qu’augmente une fiscalité de plus en plus folle. De l’argent dont les Franciliens profitent d’autant moins que les dépenses de fonctionnement explosent alors que nous avons avant tout besoin d’investissements. Et de l’argent qui semble parfois ne servir qu’à financer des campagnes de communication de plus en plus mensongères.

    Nous avons parlé de la formation en berne, des lycées qui attendent leur rénovation depuis plus de dix ans, de la sécurité qui manque dans les gares. Nous avons parlé vie quotidienne, en exposant nos ambitions pour la région, notre programme.

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    Les mauvais calculs du Conseil général de l’Essonne

    Mardi 16 février 2010 à 14:09 34 commentaires

    calcul

    Dans l’Essonne, le Conseil général que dirigent les socialistes a puisé dans ses fonds pour financer des campagnes de communication hostiles au Gouvernement. Des affiches et des espaces publicitaires, puis des brochures et divers courriers ont été fabriqués et publiés pour servir une campagne caricaturale contre le projet de réforme des collectivités territoriales, au moment où il est discuté au Parlement.

    Je m’associe bien sûr aux élus du groupe UMP du Conseil général de l’Essonne pour condamner fermement l’utilisation qui a été faite de l’argent des Essonniens à des fins partisanes. Depuis la fin de l’année 2009, le Conseil général a consacré rien moins que 200.000 euros à cette campagne.

    Je soutiens pleinement l’initiative prise par les élus qui viennent de porter plainte auprès du Procureur de la République et de rappeler que le rôle de l’institution départementale n’est pas, comme a pu le croire l’exécutif du moment, de financer une campagne nationale pour le compte du Parti socialiste.

    Les collectivités que dirigent les socialistes accablent leurs habitants d’impôts depuis des années. On se demande parfois ce qui est fait de cet argent public. La réponse en Essonne est malheureusement explicite. Le Conseil général avait pourtant une autre campagne à mener, d’intérêt général celle-là : une campagne consacrée à la promotion des métiers en Essonne et des talents de banlieue. Elle n’a pas pu être financée.