réseaux

Troublante téléprésence

Lundi 14 juin 2010 à 16:43 24 commentaires

Mercredi dernier, je me suis retrouvée nez à nez avec des responsables d’entreprises présents physiquement à Londres, à Bruxelles et à la Plaine Saint Denis. Rien d’extraordinaire me diront certains. Après tout, la visioconférence est une pratique de plus en plus courante dans les entreprises implantées dans le monde entier. Oui mais la nouveauté réside dans l’incroyable effet de présence obtenu par la fluidité parfaite de l’image et surtout l’échange des regards, comme dans une rencontre « réelle ».

Dans cette salle de téléprésence, j’avais devant moi trois grands écrans où je pouvais voir en même temps les trois groupes de personnes situés à trois endroits différents. Les caméras sont placées de telle sorte que je pouvais voir leurs yeux lorsqu’ils me regardaient, ce qui est impossible avec un simple ordinateur et une webcam.

Lors de cette téléconférence, nous avons parlé de ce que changent les réseaux dans la vie des entreprises et dans leurs relations avec leurs clients. Cette conférence était elle-même une illustration de ce que la téléprésence permet de faire. Elle évite les multiples déplacements longs et coûteux auxquels doivent souvent recourir les cadres d’une entreprise mondialisée. Cela représente non seulement une économie importante mais aussi un gain évident en terme de développement durable. Je songe aussi à ce que peut devenir le télétravail avec un tel outil. L’équipement d’une salle de téléprésence reste encore cher mais qu’en sera-t-il demain ?
Lorsque chaque foyer sera équipé de très haut débit, il deviendra possible de participer à de vraies réunions de travail interactives tout en restant chez soi. Et je n’oublie pas les possibilités de rencontres avec des parents ou des amis qui habitent loin.

Victoire ! Le plan de relance ne fera pas l’impasse sur le numérique

Vendredi 15 mai 2009 à 15:35 1 commentaire

Comme l’attestent vos tweets et commentaires, vous avez noté que le plan de relance s’est doté d’un volet numérique. Pour tout vous dire, il n’était pas prévu à mon arrivée au Secrétariat d’État et il a fallu batailler ferme aux côtés de Patrick Devedjian pour l’obtenir. Les promesses du numérique en terme de croissance, de compétitivité, d’innovation sont telles qu’elles ne pouvaient rester ignorées plus longtemps.

Peut-être l’avez-vous remarqué, mais en France, pour faire sérieux dans le secteur du numérique il faut parler réseaux, tuyaux, hardware. Sans doute un vieux réflexe d’ingénieurs (et je m’y connais ! ) … Si les réseaux sont, certes, essentiels, il n’en reste pas moins que le secteur du numérique ne peut se résumer à cette question. Il est donc de ma mission de faire évoluer, notamment auprès de la classe politique, cette image restrictive des TIC vers une vision plus ouverte et globale qui intègre à part entière l’importance des services et des usages. Et sur ce front nous venons aussi de marquer des points. Outre le financement d’une partie réseau, nous avons également réussi à dégager des budgets pour développer de nouvelles applications.

Concernant les réseaux, il s’agit de préparer le développement économique de demain à travers la mise en place d’infrastructures très haut débit. Pour cela, la Caisse des Dépôts a été chargée de conduire la structuration de fonds propres pour développer ces réseaux, à hauteur de 750 millions d’euros sur trois ans. La Caisse des Dépôts aura un rôle mobilisateur, de coordination des acteurs privés et publics pour « fibrer » notre pays. Outre les emplois qui seront créés pour réaliser ces travaux, des milliers d’autres sont attendus liés aux services et aux échanges qui verront le jour grâce à ces réseaux.

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L’économie numérique solidaire, aujourd’hui pour demain | Libération 11.05.09

Mardi 12 mai 2009 à 14:04 1 commentaire

Le numérique sera dans les prochains mois un levier majeur de la sortie de crise pour notre pays. Le secteur de l’économie numérique, celui des réseaux, des équipements, des logiciels et des services en ligne, est l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie mondiale, et les outils qu’il produit sont pour l’ensemble des activités qui en font usage un moyen de modernisation et de rationalisation. Le numérique n’est toutefois pas seulement un levier économique, il est aussi, à travers Internet, un outil de médiation sociale sans équivalent. Nous devons nous en servir au mieux pour réduire la « fracture numérique », qui est l’un des noms et l’un des indices de la fragilité sociale, et pour préparer l’avenir, au-delà même de la sortie de crise.
Le développement de l’économie numérique, dont j’ai la responsabilité au sein du gouvernement, n’a de sens que si les contenus et les usages, qui sont la finalité du développement technologique, sont conçus à l’avantage de tous les citoyens. Voilà qui exige que les technologies soient mises au service d’un développement durable et d’un effort de solidarité d’autant plus impérieux que les temps sont durs. Si l’heure est à l’économie solidaire, je tiens qu’elle l’est également à l’économie numérique solidaire.

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Gros sous, gouvernement 2.0, prospective politico-technologique

Mercredi 22 avril 2009 à 19:48 3 commentaires

gros sous gouvernement 2.0 prospective politico technologique

Atterri ce matin après deux journées d’immersion à Washington, pour aborder au niveau politique les thématiques qui auront structuré mon déplacement, à savoir la protection des données personnelles, la neutralité du réseau, les tendances à venir de la société du numérique, l’impact de la crise sur le secteur des TIC. Nous avons également abordé les problèmes essentiels de la gouvernance de l’Internet et du renforcement de la sécurité des réseaux.

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Des puces et des robots

Vendredi 20 février 2009 à 15:56 Aucun commentaire

Des puces et des robots

Photo : Olivier Ezratty

La journée commence par une rencontre avec les correspondants de la presse française au Japon. La crise est dans tous les esprits. A quelques heures de la fin de ce voyage d’étude, plutôt que de commenter l’actualité française, je m’efforce de concentrer mes réponses sur les premiers enseignements que je peux tirer de ce voyage, les forces et les faiblesses que j’ai perçues dans les modèles coréens et japonais, ce dont nous pourrions nous inspirer. Enfin, ce qui inspire mes interlocuteurs dans ce que fait la France dans ce domaine. Ce n’est pas un hasard si je suis partie dans ces deux pays pour mon premier déplacement officiel. Ils représentent à eux deux, en tous cas vus de France, la quintessence d’une politique de croissance par l’innovation et l’utilisation des TIC.

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