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	<title>Nathalie Kosciusko-Morizet &#187; responsabilité</title>
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		<title>Des quotas faute de mieux</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Jan 2010 15:18:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Kosciusko-Morizet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de coeur/coup de gueule]]></category>
		<category><![CDATA[entreprise]]></category>
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		<description><![CDATA[La place des femmes dans les conseils d&#8217;administration est aujourd&#8217;hui au menu du déjeuner des États généraux de la femme. C&#8217;est le magazine Elle qui est à l&#8217;origine de cette initiative. Quarante ans après avoir lancé les premiers États généraux, Elle a lancé une nouvelle édition pour réfléchir aux problèmes des femmes d&#8217;aujourd&#8217;hui. Je ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="shadow"><a href="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2010/01/etatsgeneraux.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1690" title="etatsgeneraux" src="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2010/01/etatsgeneraux.jpg" alt="etatsgeneraux" width="497" height="96" /></a></p>
<p>La place des femmes dans les conseils d&#8217;administration est aujourd&#8217;hui au menu du déjeuner des États généraux de la femme. C&#8217;est le magazine <em>Elle</em> qui est à l&#8217;origine de cette initiative. Quarante ans après avoir lancé les premiers États généraux, <em>Elle</em> a lancé une nouvelle édition pour réfléchir aux problèmes des femmes d&#8217;aujourd&#8217;hui. Je ne peux que saluer cette initiative.</p>
<p>Le sujet au menu de ce mercredi n&#8217;est pas anodin : on compte en effet à peine 7 % de femmes siégeant dans les conseils d&#8217;administration des grandes entreprises ! Les autres pays ne font pas forcément mieux que nous. Ainsi, aux États-Unis, les femmes sont certes 45 % parmi les cadres, mais seulement 5 % à avoir accédé au statut de cadre dirigeant. Pis, les femmes n&#8217;occupent que 2 % des postes de PDG dans les 500 premières entreprises mondiales.</p>
<p><span id="more-1685"></span>Comme je l&#8217;ai déjà évoqué en octobre, dans <a href="http://nkm-blog.org/pour-faire-voler-en-eclat-le-plafond-de-verre/" target="_blank">un précédent billet</a>, « le plafond de verre » perdure.<br />
Autrement dit, trop de femmes promises à une brillante carrière se heurtent à toute une série d&#8217;obstacles pour accéder aux plus hautes responsabilités. Il ne s&#8217;agit pas de dire que les hommes sont systématiquement en cause. Mais ce qui est sûr, c&#8217;est que les femmes sont bien souvent obligées d&#8217;assumer une charge familiale à laquelle leurs collègues masculins ne prêtent qu&#8217;un modeste concours. Les mentalités et les comportements ont beau avoir évolué, lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de rentrer pour faire dîner les enfants et les coucher, les hommes sont moins souvent présents, tout occupés à se consacrer à leur travail. Et quand vient le moment de donner des gages de motivation pour décrocher un meilleur poste, notamment en restant tard le soir ou en travaillant certains week-end, les femmes sont forcément perdantes à ce jeu.</p>
<p>Je me réjouis que la majorité se soit emparée de cette question de la place des femmes dans la direction des entreprises. Certains ont beau jeu de critiquer l&#8217;idée d&#8217;imposer des quotas. J&#8217;admets que ce n&#8217;est sans doute pas la solution idéale. Mais interrogeons-nous sur les raisons qui obligent à en venir là ! Et prenons garde de ne pas nous focaliser uniquement sur ce qui se passe au sommet de la hiérarchie des entreprises. D&#8217;abord, les inégalités de statut et de traitement entre les sexes sont observables dans l&#8217;ensemble du monde du travail. Ensuite, on voit un peu partout des phénomènes inquiétants qui doivent nous interpeller. Au niveau local, j&#8217;observe par exemple une vraie régression en matière de mixité. A Longjumeau, les professeurs des écoles m&#8217;ont signalé la difficulté grandissante à faire jouer et travailler ensemble garçons et filles. Comme si chacun se repliait sur son genre. J&#8217;en déduis que le combat contre le sexisme concerne tous les niveaux de la société.</p>
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		<title>Pour faire voler en éclat le « plafond de verre »</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 17:41:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Kosciusko-Morizet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de coeur/coup de gueule]]></category>
		<category><![CDATA[ascension professionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[cursus]]></category>
		<category><![CDATA[entreprise]]></category>
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		<description><![CDATA[Pourquoi les femmes parviennent si rarement aux postes à responsabilités ? Sur ce plan, on pointe souvent du doigt le monde politique mais on oublie que le tableau est encore moins brillant dans le monde de l’entreprise. A peine 7 % des patrons de moyennes et grandes entreprises sont des femmes. Et dans les conseils [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="shadow"><a href="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2009/11/plafonddeverre1000.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1195" title="plafonddeverre1000" src="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2009/11/plafonddeverre1000-568x377.jpg" alt="plafonddeverre1000" width="568" height="377" /></a></p>
<p>Pourquoi les femmes parviennent si rarement aux postes à responsabilités ?<br />
Sur ce plan, on pointe souvent du doigt le monde politique mais on oublie que le tableau est encore moins brillant dans le monde de l’entreprise. A peine 7 % des patrons de moyennes et grandes entreprises sont des femmes. Et dans les conseils d’administration des entreprises, elles ne sont également que 7 % à siéger ! Les autres pays ne font pas forcément mieux que nous. Ainsi aux États-Unis, les femmes sont certes 45 % parmi les cadres mais seulement 5 % à avoir accédé au statut de cadre dirigeant.</p>
<p><span id="more-1194"></span>Les chercheurs américains ont forgé il y a déjà quelques années une expression que je trouve bien vue. Ils parlent du « plafond de verre » pour désigner cette forme d’obstacle contre lequel les femmes à fort potentiel viennent buter, ce qui entrave leur ascension professionnelle.</p>
<p>Ce phénomène perdure, il tend même à s’aggraver, ce qui conduit la sociologue Catherine Marry à parler de « ciel de plomb ». Comment expliquer la persistance de cette inégalité alors que les femmes font un cursus scolaire souvent plus brillant que les hommes, qu’elles ont accès désormais aux métiers les plus traditionnellement masculins ?</p>
<p>On invoque souvent l’autocensure que les femmes s’infligeraient : se sentant obligées, plus que les hommes, de concilier leur charge de travail avec leurs contraintes familiales, elles se décourageraient de briguer les plus hautes places de la hiérarchie. Je pense que cette explication a sans doute du vrai mais on ne peut pas s’en contenter.</p>
<p>Il faut regarder les choses en face : il existe dans les équipes dirigeantes des entreprises une forme de solidarité masculine qui favorise la cooptation des hommes entre eux pour accéder aux plus hauts postes.  J’ai la conviction que ce n’est pas la compétition qui est défavorable aux femmes, mais une forme spécifique de compétition, celle qui passe par les réseaux et la cooptation. Certains pays ont instauré des mesures contraignantes. C’est le cas notamment de la Norvège où, depuis 2006, les entreprises ont l’obligation de faire siéger 40 % de femmes.<br />
Je me réjouis que la majorité s’empare aujourd’hui de ce débat.</p>
<p>Les quotas n’épuisent pas pour autant le sujet. Il ne faudrait pas qu’ils deviennent un prétexte pour abandonner le combat sur d’autres fronts. S’il est difficile de combattre les formes invisibles de solidarité masculine, les femmes ont sans doute intérêt à mettre sur pied, elles aussi, des réseaux de solidarité féminine et à favoriser davantage la nomination de femmes dans les institutions qu’elles contrôlent. Et puis pourquoi ne pas faire en sorte que les hommes soient plus incités à s’occuper de leurs enfants ? Là, ce n’est pas la loi qui peut changer les choses mais bien nos mentalités. Elles ont évolué, certes, mais beaucoup de chemin reste à faire !</p>
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