La semaine dernière, dans mon billet consacré au volet numérique du Plan de relance, je mentionnais les services qui découleraient du passage au très haut débit. Des communications rapides et fiables permettront, par exemple, le développement du télétravail, qui présente de nombreux avantages.
Il permet au « télétravailleur » d’améliorer sa qualité de vie en habitant dans des zones où le coût de la vie et du logement est plus faible, d’économiser sensiblement le temps passé dans les transports, d’atteindre un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
L’entreprise fait aussi des économies sur les coûts immobiliers ou administratifs.
Enfin, outre la création d’emplois, au chapitre de l’intérêt général, le télétravail aboutit à une meilleure répartition de la population sur le territoire, un développement du tissu économique local, une baisse de la pression immobilière sur les zones les plus peuplées, une diminution des émissions de CO2. Il s’articule très bien avec le statut de l’auto-entrepreneur lancé par mon collègue Hervé Novelli.
L’une (l’un ?) d’entre vous m’avait interpellée (désolée je ne parviens pas à retrouver le message) sur le risque de désocialisation que pourrait représenter le télétravail. Ce risque existe si l’on conçoit le télétravail uniquement chez soi, seul face à son ordinateur. Mais le télétravail s’accompagne aussi de l’implantation de télécentres sur l’ensemble du territoire. Ces plateformes connectées au très haut débit, et offrent des services communs, tels des salles de visio-conférence, de l’équipement de bureau ou plus prosaïquement une cantine. Dans ces conditions, le risque d’isolement du télétravailleur est rompu.