Le Gouvernement, en concertation avec les partenaires sociaux, a engagé le débat et la réflexion sur la réforme des retraites. L’UMP a choisi, elle aussi, de faire de cette réforme essentielle un vrai débat. À la fin du mois de mai, nous organiserons une Convention sur les retraites, qui sera l’occasion de faire le point sur les enjeux et les propositions, et d’ici l’été, des réunions seront organisées dans chaque fédération, autour de tous les acteurs locaux.
La réforme des retraites est nécessaire : elle est la conséquence du vieillissement de notre population et de l’entrée plus tardive dans la vie active, deux facteurs dont on peut se réjouir. Elle résulte aussi d’un paramètre beaucoup moins enthousiasmant : les actifs sont moins nombreux, le système de répartition est en crise. Aujourd’hui, une retraite sur dix n’est pas financée.
Ce système, fondé sur la solidarité intergénérationnelle, nous y sommes tous profondément attachés. Il nous faut le sauver. C’est un choix de responsabilité politique et un choix de justice.
La réforme, qui en est donc aujourd’hui à sa phase de concertation, devra rééquilibrer un certain nombre de paramètres. Les quatre principaux d’entre eux, qui décident du montant des pensions, sont les cotisations des salariés (les « cotisations salariales ») ; les cotisations des employeurs (les « cotisations patronales ») ; la durée de cotisation ; et enfin, l’âge du départ à la retraite.
