système financier

Du Nasdaq à Eco-emballage, quel rapport me direz-vous ?

Lundi 29 décembre 2008 à 10:18 Aucun commentaire

Des pertes vertigineuses de 50 milliards de dollars du Nasdaq à celles plus modestes, mais pas moins, scandaleuses de 60 millions d’euros d’Eco-emballage… La seule vertu de la crise financière est de faire éclater au grand jour les pratiques ordinaires mais condamnables du tout petit et tout puissant monde de la finance. On assiste aujourd’hui à l’essoufflement d’un système financier de plus en plus déconnecté de l’économie réelle. Un système dont la règle est d’amasser le plus dans le minimum de temps. Un système qui repose sur des produits toujours plus sophistiqués et toujours plus virtuels. Au royaume de la spéculation, point de moralité, seul compte le profit à tout prix, au risque même de scier la branche sur laquelle notre société entière est assise. Et, pour moi, c’est bien là que s’impose l’enseignement essentiel de cette crise. Il renforce mes convictions sur la nécessité d’adopter un modèle de croissance plus durable. Un modèle qui privilégie l’investissement dans les besoins réels des sociétés humaines et non la spéculation effrénée sur les marchés de l’éphémère.