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L’A10 change enfin !

Lundi 5 décembre 2011 à 18:58 6 commentaires

a10

Vous connaissez mon engagement concernant l’autoroute A10. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que j’évoque ce sujet sur le blog. Je pousse régulièrement pour que des améliorations importantes soient réalisées pour y développer les modes de transport partagés. Ainsi, trois parkings de covoiturage, qui représentent 300 places, vont être aménagés. Il convient cependant d’aller plus loin. En effet, l’autoroute doit pouvoir être mieux utilisée et doit être un vecteur de déplacement plus respectueux de l’environnement.

Pour faciliter le recours au transport collectif, il est nécessaire de fiabiliser les temps de parcours des bus. C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité la mise en œuvre d’une expérimentation, dès le début du printemps prochain, permettant aux bus qui empruntent l’autoroute de circuler sur la bande d’arrêt d’urgence à l’approche de Massy, une fois les aménagements nécessaires à la sécurité de l’ensemble des usagers de l’autoroute faits.

Cette expérimentation ne constituera qu’une première étape. Une étude est en cours sur l’élargissement à terme de l’autoroute pour pouvoir créer une voie de transport collectif en site propre entre La-Folie-Bessin et Palaiseau pour améliorer, notamment, la desserte de la gare de Massy-Palaiseau. Cette voie dédiée permettra de garantir aux usagers un temps de parcours et limitera les encombrements.

Par ailleurs, j’ai souhaité que le covoiturage soit encouragé. Pour intensifier le recours à ce mode de transport, un abonnement de covoiturage pour les usagers du trajet Dourdan/La-Folie-Bessin sera mis en place dès le 1er février 2012. Cet abonnement offrira une remise de 50% pour le covoiturage à partir de trois personnes sur une large plage horaire de 7h à 20h.

Au-delà du covoiturage, les utilisateurs fréquents de l’A10, qui disposent de très peu d’alternatives à l’autoroute, doivent pouvoir également bénéficier de conditions améliorées. Là aussi, en accord avec la société gestionnaire de l’autoroute, les tarifs qui entreront en vigueur au 1er février 2012 seront plus abordables. Ainsi, en plus de l’abonnement existant, un complément est apporté pour les usagers fréquents du trajet Dourdan/La Folie-Bessin : un passage sur deux sera gratuit au-delà du 25ème passage mensuel. Ces abonnements complémentaires constituent des mesures expérimentales d’accompagnement d’ici la mise en service de la voie de transport collectif en site propre, au plus tard en 2014. D’ici là je souhaite que le Conseil général de l’Essonne puisse participer également à cet effort collectif afin de faire baisser encore plus ces nouveaux tarifs. Des discussions entre le concessionnaire et le département sont en cours.

Enfin, j’ai donné mon accord à la poursuite des études sur le ring des Ulis, en particulier pour définir le coût et le délai de réalisation du projet.

Je crois que ces mesures sont de nature à faciliter les déplacements de l’ensemble des usagers de l’autoroute A10 et permettront une meilleure utilisation de l’autoroute tout en en faisant un mode de déplacement plus aisé et plus respectueux de l’environnement.

La lente modernisation de la RN20

Mercredi 18 mai 2011 à 10:59 14 commentaires

RN 20 - 1

Dans ma circonscription, la ville de Longjumeau, au même titre que Montlhéry, Linas, ou encore la Ville-du-Bois, pâtit d’être traversée par la RN20. Il s’agit d’une vraie souffrance, car avec cette route où passent près de 60 000 véhicules par jour, les encombrements sont monnaie courante. Qui n’a pas déjà mis plus d’une heure pour aller d’Arpajon à Massy ? Qui n’est pas resté, moteur à l’arrêt, sur une route bloquée ?

Les causes sont bien identifiées. La RN20 n’a pas été repensée depuis plus de 40 ans. Elle n’est donc tout simplement pas adaptée au nombre de véhicules qui l’empruntent chaque jour. Elle est hachée par des feux tricolores inadaptés, et elle comporte toujours des zones dangereuses où les accidents restent beaucoup trop nombreux.

Dès 2005 je me suis battue pour que des solutions soient trouvées. A l’époque, j’avais rencontré le directeur de cabinet du ministre des Transport d’alors, Gilles de Robien, pour attirer son attention. Puis j’ai pris l’initiative des 1ères assises de la RN20, à Montlhéry en 2006, qui ont réuni les acteurs locaux concernés, les riverains, les élus et les associations.

Lorsque je suis entrée au Gouvernement en 2007, j’ai commandé un rapport à Bernard Laffargue pour réfléchir à une modernisation de la RN20. Dans ses conclusions, le rapport préconisait un réaménagement total de la RN20, de façon à la transformer en une 2×2 voies, avec une voie de chaque coté réservée au transport en commun. Avec, aussi, des pistes de « circulation douce » (vélos, piétons). Lors de sa présentation à la presse et aux élus, le 16 juin 2008, le projet avait été particulièrement bien accueilli par tous.

C’était il y a presque 3 ans ! Que s’est-il passé depuis ? Un syndicat mixte présidé par le Conseil Général de l’Essonne a été mis en place, avec l’ensemble des acteurs locaux. Il a pour mission de mener la concertation sur le projet : où doit-on placer les gares du futur transport en commun en site propre qui reliera Arpajon à Massy en une trentaine de minutes ? Et ses parking relais? Qui financera le projet ?

Vous imaginez bien que chacun défend son petit intérêt. C’est compréhensible. Seulement la conclusion de tout cela, c’est que le projet n’avance que très lentement et ce sont les riverains et les automobilistes qui en pâtissent tous les jours en attendant !

C’est pourquoi vendredi prochain, le 20 mai, jour où le syndicat mixte doit se réunir de nouveau, je serai présente au feu de La-Ville-du-Bois pour défendre toutes les personnes bloquées une fois encore dans les embouteillages de la RN20. D’ici là, n’hésitez pas à partager ici votre sentiment et à me faire part de vos idées d’action. Tout cela n’a que trop duré. Agissons ensemble sur le terrain pour faire avancer les choses.

Créer des emplois en Essonne

Jeudi 11 mars 2010 à 16:25 16 commentaires

Lors de la campagne régionale, comme tous les candidats franciliens de la majorité présidentielle, j’évoque très souvent la politique des transports. Les transports sont à la fois l’échec le plus patent de l’exécutif sortant et le motif d’insatisfaction le plus légitime de tous les Essonniens. Nous perdons tous, depuis des années, trop de temps et trop de tranquillité sur des routes saturées ou dans des trains en retard et de moins en moins sûrs.

Cet échec en matière de transports est, indissociablement, un échec social en matière d’emploi. L’Essonne est le département d’Île-de-France qui a le moins créé d’emplois ces quinze dernières années.
L’Essonne n’a pas su combattre deux phénomènes qui sont bien sûr les deux côtés d’une triste médaille : notre département attire peu parce que nous avons de moins en moins d’emplois à offrir, et les Essonniens parcourent des distances de plus en plus grandes pour aller travailler. Si vous ajoutez à cela des transports de plus en plus incertains et de plus en plus longs, vous comprenez pourquoi l’Essonnien manque de travail et pourquoi de moins en moins de monde vient travailler en Essonne.

Pour échapper à ce cercle vicieux et sortir les habitants de la grande couronne de la double peine à laquelle ils sont condamnés (galère des transports et défaut d’emplois), il fallait une politique régionale de la formation et de l’emploi ambitieuse et attentive aux spécificités des territoires.
Nous l’attendons toujours, au bout de douze années de mandat des sortants socialistes et verts. Je crois qu’il est grand temps de tourner cette page et de créer des emplois en Essonne.

C’est la priorité de notre liste, qui propose tout d’abord de renforcer les filières de formation. Nous créerons 500 places d’apprentis autour des métiers de l’environnement et des services à la personne, car ce sont deux secteurs qui créent des emplois et sont appelés à en créer en grand nombre dans les années qui viennent.
En matière de formation toujours, nous soutiendrons la recherche et ses filières d’excellence. C’est tout l’enjeu du développement de la vallée des biotechnologies autour d’Évry et plus encore du plateau de Saclay, qui a vocation à devenir la Silicon Valley française.

Outre ces deux sites privilégiés, l’emploi doit être diffusé sur l’ensemble du territoire. C’est pour y parvenir que nous défendons ces quatre mesures :

  • La création d’un centre de congrès et d’expositions à proximité d’Orly
  • La création d’un prêt régional à taux zéro destiné à soutenir la reprise d’une activité agricole, artisanale ou d’un commerce de proximité ;
  • L’implantation sur le territoire de chaque agglomération qui le souhaitera d’une pépinière d’entreprises, qui aura pour vocation d’accompagner les jeunes activités économiques ;
  • Enfin, la couverture de tout le territoire en réseau internet très haut débit, ce qui favorisera à la fois l’accueil de nouvelles activités économiques mais aussi le développement du télétravail.

    Nous défendons ces quatre mesures simples, accessibles, pour sortir l’Essonne et la grande couronne de leur isolement. L’exécutif sortant n’a rien fait pour l’emploi dans notre Région, et es Verts freinent le développement de Saclay. Reconduire les sortants, c’est reconduire l’impuissance.

  • Réduction du temps de transport en Essonne : nos solutions

    Mardi 9 mars 2010 à 14:08 11 commentaires

    horloge

    Mon billet d’hier appelait bien sûr quelques précisions. Quand je dis qu’il est possible de réduire d’un tiers le temps quotidien perdu dans les transports, pour passer d’une moyenne de 2h25 à environ 1h45, c’est en supposant que la région mène enfin la politique des transports qu’attendent les Franciliens, en utilisant mieux les voies et les réseaux existants, puis en créant ensuite ceux dont nous avons réellement besoin.

    Une politique des transports qui commencera par assurer la ponctualité des trains sur les lignes B, C et D du RER, qui augmentera leur fréquence, maintiendra des trains directs vers Paris.

    Qui fera ensuite sauter les points noirs du trafic routier. En aménageant le « ring » de Courtaboeuf, l’entrée de la zone d’activités d’Étampes, et en construisant un nouveau pont sur la Seine pour faciliter l’accès à la rive droite et à la zone d’emplois Orly-Rungis. Puis en créant une voie supplémentaire pour les bus et les taxis, via l’aménagement de la bande d’arrêt d’urgence sur la francilienne comme sur l’autoroute A10 entre Dourdan et Massy.

    Qui s’attachera à améliorer le service des transports en commun en site propre (préservé de la circulation automobile) et à créer les lignes qui font défaut. Sur les itinéraires Étampes – la Ferté Alais – Mennecy – Evry, puis Étampes – Rambouillet – Milly la Forêt – Fontainebleau. À quoi il faudra ajouter le doublement des passages des bus aux heures creuses, le soir et le week-end sur les zones desservies par les transporteurs privés ; le soutien à la création de services de transports à la demande pour les zones rurales ; enfin, la création sur tout le département d’un service de bus le dimanche équivalent au moins à celui existant le samedi.

    Qui s’appuiera sur la nouvelle boucle de métro du Grand Paris capable de relier les bassins d’emplois franciliens sans passer par Paris. Nous pourrons ainsi aller d’Évry à Versailles ou de Palaiseau à Villejuif, de Massy à Créteil en effectuant un seul changement.

    Qui profitera enfin, en 2017, de l’ouverture du tram/train Massy-Savigny-Viry-Grigny-Courcouronnes-Evry.

    À très court terme, le temps de trajet quotidien actuel peut être diminué d’un quart ; à moyen terme, il peut l’être d’un tiers. Il faut en avoir l’ambition politique. Celle qui aura manqué pendant douze ans à la majorité sortante.

    Regagner le temps perdu

    Lundi 8 mars 2010 à 14:58 11 commentaires

    rer essonne

    © Arnaud Perrin

    Voici le problème que le professeur nous a soumis : « Sachant qu’un Essonnien passe en moyenne 2h25 par jour à galérer dans les transports, combien cela fait-il de jours perdus dans l’année ? ».

    J’ai calculé ainsi : 47 semaines de travail pour ceux qui ont 5 semaines de congés annuels. 5 jours de travail dans la semaine.
    Donc, 2h25, c’est 145 minutes, que je multiplie par 47 puis par 5. Ce total de 34075 minutes, je vais le diviser par 60, j’obtiens presque 568 heures, que je divise par 24. Résultat : l’Essonnien passe un peu plus de 23 jours par an dans les transports.
    Plus de trois semaines. C’est la durée des vacances d’été, passées en famille, avec les enfants. Ça donne le vertige.

    Au fond de la classe, pourtant, tout était calme. L’élève Huchon dormait. Un parisien, en moyenne, passe 12 à 15 minutes dans les transports. L’élève Huchon n’est pas concerné, il n’aime pas le métro.

    Avec les candidats de la liste de la majorité présidentielle, en Essonne comme dans l’ensemble de la grande couronne francilienne, nous pensons qu’il est possible de réduire d’un tiers ce temps de transport quotidien.

    L’Essonne en campagne

    Jeudi 18 février 2010 à 10:15 5 commentaires

    meeting3

    © Arnaud Perrin

    Le théâtre de Longjumeau a accueilli mardi soir une grande réunion publique. Nous présentions la liste de la Majorité présidentielle en Essonne pour les élections régionales. J’ai pu présenter chacun des membres de cette liste devant un public très mobilisé.

    Il y avait bien du monde dans ma ville mardi soir. Sur scène, un grand nombre d’élus, des députés, des Sénateurs, des conseillers généraux, des maires ; quelques ministres, encore, tous venus dire à l’Essonne combien elle méritait autre chose que la présidence socialiste et verte de la Région. Car nous avons parlé de l’Essonne; de ses territoires urbains et agricoles, de ses habitants si divers, de leurs aspirations, de leurs difficultés. De leurs conditions de vie qui ne s’améliorent pas, des transports qui les épuisent.

    Nous avons parlé de l’immense budget de la Région : 4,5 milliards annuels, auxquels s’ajoutent les 6,5 milliards du Stif, chaque année. Un budget qu’augmente une fiscalité de plus en plus folle. De l’argent dont les Franciliens profitent d’autant moins que les dépenses de fonctionnement explosent alors que nous avons avant tout besoin d’investissements. Et de l’argent qui semble parfois ne servir qu’à financer des campagnes de communication de plus en plus mensongères.

    Nous avons parlé de la formation en berne, des lycées qui attendent leur rénovation depuis plus de dix ans, de la sécurité qui manque dans les gares. Nous avons parlé vie quotidienne, en exposant nos ambitions pour la région, notre programme.

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    Les Essonniens ne seront plus les oubliés des transports franciliens

    Mercredi 6 janvier 2010 à 17:20 5 commentaires

    PARIS: Nathalie Kocsiusko-Morizet et les elus de l'Essone manife

    Le 9 décembre dernier, avec plus de 300 élus et usagers des lignes C et D du RER, nous avons manifesté devant le siège du STIF (Syndicat des Transports d’Île-de-France), pour nous opposer au projet d’aménagement des lignes C et D du RER particulièrement injuste pour les habitants de la grande couronne.

    Jean-Paul Huchon avait tenté de nous faire avaler l’affaire en soumettant en même temps au vote des élus en juillet un programme d’investissements, nécessaires et attendus de longue date, et une nouvelle organisation du trafic, visant notamment à rendre omnibus les RER sur la petite couronne. Résultat : un temps de trajet rallongé de 10 minutes dans chaque sens pour les usagers essonniens. Ceux-ci subissent déjà les temps et les coûts de transport parmi les plus élevés, et on envisageait d’aggraver encore leur situation !

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