UMP

Réforme des retraites : le débat est lancé

Mercredi 26 mai 2010 à 16:53 36 commentaires

J’ai ouvert hier matin la « Convention nationale sur la réforme des retraites » organisée par le Mouvement Populaire. La convention s’est déroulée toute la journée à l’Assemblée nationale, dans une salle comble, de l’ouverture à la clôture. Les places étaient comptées, tout le monde n’a malheureusement pas pu rentrer. Cette convention, comme toutes celles que nous avons organisées depuis deux ans, a montré combien l’UMP vit désormais au rythme du débat.

Hier, les trois tables rondes ont été suivies par des militants et des sympathisants, mais également par un public intéressé par le thème des retraites et attiré par la qualité des intervenants. Nous n’étions pas dans un meeting, mais au cœur d’un véritable débat où des positions différentes, parfois franchement hostiles, ont pu s’exprimer.

Dominique Paillé a modéré les tables rondes et les échanges avec le public, sans se départir de son flegme. Impressionnant, parce que certains échanges étaient vifs. « Nous sommes là pour brasser des idées », disait-il à un moment où la salle s’emportait. Il a tenu bon, et des élus, des acteurs sociaux, des syndicalistes et des économistes ont eu le temps d’exposer leurs vues et de répondre aux questions. Ils ont pu éprouver aussi les réactions de la salle, qui était partagée sur certaines propositions. Le sociologue Louis Chauvel en a fait l’expérience, lorsqu’il a plaidé en faveur de la taxation fiscale des retraités les plus riches. Une bonne partie de la salle protestait ; quelques jeunes semblaient plus séduits. La solidarité intergénérationnelle était mise à l’épreuve, en direct.

La rencontre a été plus qu’enrichissante, parce que les vraies questions ont toutes été posées. J’ai le sentiment que nous avançons. En lucidité, sur les enjeux démographiques comme sur la crise qui frappe le financement des retraites ; en clarté, aussi, sur ce que l’on attend du Mouvement Populaire dans la concertation engagée par le Gouvernement. Nous avons un objectif publiquement assumé, sur lequel Xavier Bertrand a insisté : sauver les retraites par répartition sans diminuer les pensions des retraités. Et sans non plus accabler la prochaine génération en la condamnant à des augmentations de cotisation qui la priveront à la fois d’emplois et de retraites !

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Pour sauver les retraites, soyons clairs et justes

Vendredi 30 avril 2010 à 17:31 13 commentaires

Institut sondage INSEE

Le Gouvernement, en concertation avec les partenaires sociaux, a engagé le débat et la réflexion sur la réforme des retraites. L’UMP a choisi, elle aussi, de faire de cette réforme essentielle un vrai débat. À la fin du mois de mai, nous organiserons une Convention sur les retraites, qui sera l’occasion de faire le point sur les enjeux et les propositions, et d’ici l’été, des réunions seront organisées dans chaque fédération, autour de tous les acteurs locaux.

La réforme des retraites est nécessaire : elle est la conséquence du vieillissement de notre population et de l’entrée plus tardive dans la vie active, deux facteurs dont on peut se réjouir. Elle résulte aussi d’un paramètre beaucoup moins enthousiasmant : les actifs sont moins nombreux, le système de répartition est en crise. Aujourd’hui, une retraite sur dix n’est pas financée.

Ce système, fondé sur la solidarité intergénérationnelle, nous y sommes tous profondément attachés. Il nous faut le sauver. C’est un choix de responsabilité politique et un choix de justice.

La réforme, qui en est donc aujourd’hui à sa phase de concertation, devra rééquilibrer un certain nombre de paramètres. Les quatre principaux d’entre eux, qui décident du montant des pensions, sont les cotisations des salariés (les « cotisations salariales ») ; les cotisations des employeurs (les « cotisations patronales ») ; la durée de cotisation ; et enfin, l’âge du départ à la retraite.

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Un tour de France peut en cacher un autre

Jeudi 15 avril 2010 à 10:00 4 commentaires

cartefrancetdf

Source : Le site du Tour de France

Cette année, le dimanche 25 juillet, la dernière étape du Tour de France partira de Longjumeau. Les coureurs parcourront 105 km, avant de rejoindre les Champs-Élysées. Je serai sur la ligne de départ, avec tous les Longjumellois que cette étape magique du Tour va enthousiasmer.

Je vais à ma façon parcourir quelques étapes, à un rythme moins enlevé : j’ai commencé jeudi dernier une série de déplacements, en allant à la rencontre des militants du Mouvement populaire, chez eux. Le secrétaire général adjoint de l’UMP que je suis a besoin de se rendre au cœur des fédérations. Les dernières élections régionales ont été marquées par une abstention dont j’ai envie de comprendre les raisons sur place, en discutant avec les uns et les autres des inquiétudes et des attentes. Un mécontentement s’est exprimé, partout, et je souhaite aller en entendre les raisons dès que le temps m’en sera donné.

Jeudi, ma première étape m’a conduite à Nantes. Étape de plaine, avec quelques pavés. J’ai rencontré les militants de la région et les responsables départementaux du Mouvement populaire. Débats très vifs, échanges très intéressants, avec beaucoup de franchise, d’espoirs et de détermination. Nous avons bien sûr discuté du dernier scrutin, celui des Régionales, des raisons de l’abstention et de l’échec de nos listes.

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Une dynamique politique contre l’abstention

Lundi 15 mars 2010 à 19:34 28 commentaires

election regionale

Le taux d’abstention exceptionnel reste le fait marquant du premier tour des élections régionales, hier. La présidence des régions n’a pas intéressé les électeurs français. En faisant le choix de ne pas voter, ils ont exprimé une indifférence ou un mécontentement qu’il faudra comprendre mais dont personne ne me fera croire qu’ils sont simplement la manifestation d’une hostilité à l’encontre de la politique gouvernementale.

Lorsque les votants sont minoritaires, comme hier, ce sont les institutions démocratiques qui fonctionnent mal, parce qu’elles sont privées de leur légitimité « arithmétique ». Il faudra la leur rendre dimanche prochain et leur rendre également une véritable dynamique politique. J’ai la conviction que les votants seront plus nombreux dans six jours, notamment parce que les enjeux politiques seront plus clairs et que l’on distinguera mieux les différents programmes.

Les partis de gauche commencent aujourd’hui les tractations et arrangements qui vont les amener à recomposer leurs listes et à sacrifier leurs programmes, pour essayer de rassembler les suffrages qui se sont portés hier sur des projets parfois très différents. Une gauche radicale très hostile à l’inscription des régions dans l’Europe, des socialistes et des Verts divisés vont se partager des places, taire ce qui les oppose et tenter de l’emporter dimanche prochain. Nous allons assister à la disparition pure et simple, dans le discours qu’ils tiendront en commun à la fin de la semaine, de leurs programmes régionaux respectifs.

Notre camp, lui, restera uni : il présentera au second tour les équipes et le projet qui étaient les siens au premier tour. Notre cohérence politique et la pertinence de notre projet vont porter leurs fruits, je n’en doute pas.

L’abstention d’hier a différentes causes. La méconnaissance de l’échelon régional en est une ; la faiblesse des enjeux symboliques attachés à cette collectivité en est une autre. La méconnaissance des élus régionaux et de leurs missions a joué également. Certains électeurs ont profité de ces élections pour exprimer de l’inquiétude ou de la défiance.

En politique, les candidats répondent aux inquiétudes en faisant campagne et en revenant devant les électeurs. La campagne francilienne se poursuit, dès aujourd’hui à Massy, demain soir sur le plateau de Saclay à Saint Aubin, puis mercredi à Paris, jeudi au « ring » de Courtabœuf et à Milly-la-Forêt, et vendredi à Mennecy puis à Arpajon. Jeudi encore, c’est David Douillet qui viendra nous rendre visite, à Longjumeau.

En Essonne, l’abstention a atteint hier presque 55 %. Dans un département que dirige la gauche, la liste de la majorité présidentielle obtient près d’un quart des suffrages, deux points derrière la liste socialiste. L’équation est assez simple : nous devons cette semaine tout faire pour que les électeurs se rendent aux urnes dimanche 21 mars. Nous devons les intéresser au sort de leur région. C’est la dynamique du second tour.

Créer des emplois en Essonne

Jeudi 11 mars 2010 à 16:25 16 commentaires

Lors de la campagne régionale, comme tous les candidats franciliens de la majorité présidentielle, j’évoque très souvent la politique des transports. Les transports sont à la fois l’échec le plus patent de l’exécutif sortant et le motif d’insatisfaction le plus légitime de tous les Essonniens. Nous perdons tous, depuis des années, trop de temps et trop de tranquillité sur des routes saturées ou dans des trains en retard et de moins en moins sûrs.

Cet échec en matière de transports est, indissociablement, un échec social en matière d’emploi. L’Essonne est le département d’Île-de-France qui a le moins créé d’emplois ces quinze dernières années.
L’Essonne n’a pas su combattre deux phénomènes qui sont bien sûr les deux côtés d’une triste médaille : notre département attire peu parce que nous avons de moins en moins d’emplois à offrir, et les Essonniens parcourent des distances de plus en plus grandes pour aller travailler. Si vous ajoutez à cela des transports de plus en plus incertains et de plus en plus longs, vous comprenez pourquoi l’Essonnien manque de travail et pourquoi de moins en moins de monde vient travailler en Essonne.

Pour échapper à ce cercle vicieux et sortir les habitants de la grande couronne de la double peine à laquelle ils sont condamnés (galère des transports et défaut d’emplois), il fallait une politique régionale de la formation et de l’emploi ambitieuse et attentive aux spécificités des territoires.
Nous l’attendons toujours, au bout de douze années de mandat des sortants socialistes et verts. Je crois qu’il est grand temps de tourner cette page et de créer des emplois en Essonne.

C’est la priorité de notre liste, qui propose tout d’abord de renforcer les filières de formation. Nous créerons 500 places d’apprentis autour des métiers de l’environnement et des services à la personne, car ce sont deux secteurs qui créent des emplois et sont appelés à en créer en grand nombre dans les années qui viennent.
En matière de formation toujours, nous soutiendrons la recherche et ses filières d’excellence. C’est tout l’enjeu du développement de la vallée des biotechnologies autour d’Évry et plus encore du plateau de Saclay, qui a vocation à devenir la Silicon Valley française.

Outre ces deux sites privilégiés, l’emploi doit être diffusé sur l’ensemble du territoire. C’est pour y parvenir que nous défendons ces quatre mesures :

  • La création d’un centre de congrès et d’expositions à proximité d’Orly
  • La création d’un prêt régional à taux zéro destiné à soutenir la reprise d’une activité agricole, artisanale ou d’un commerce de proximité ;
  • L’implantation sur le territoire de chaque agglomération qui le souhaitera d’une pépinière d’entreprises, qui aura pour vocation d’accompagner les jeunes activités économiques ;
  • Enfin, la couverture de tout le territoire en réseau internet très haut débit, ce qui favorisera à la fois l’accueil de nouvelles activités économiques mais aussi le développement du télétravail.

    Nous défendons ces quatre mesures simples, accessibles, pour sortir l’Essonne et la grande couronne de leur isolement. L’exécutif sortant n’a rien fait pour l’emploi dans notre Région, et es Verts freinent le développement de Saclay. Reconduire les sortants, c’est reconduire l’impuissance.

  • Regagner le temps perdu

    Lundi 8 mars 2010 à 14:58 15 commentaires

    rer essonne

    © Arnaud Perrin

    Voici le problème que le professeur nous a soumis : « Sachant qu’un Essonnien passe en moyenne 2h25 par jour à galérer dans les transports, combien cela fait-il de jours perdus dans l’année ? ».

    J’ai calculé ainsi : 47 semaines de travail pour ceux qui ont 5 semaines de congés annuels. 5 jours de travail dans la semaine.
    Donc, 2h25, c’est 145 minutes, que je multiplie par 47 puis par 5. Ce total de 34075 minutes, je vais le diviser par 60, j’obtiens presque 568 heures, que je divise par 24. Résultat : l’Essonnien passe un peu plus de 23 jours par an dans les transports.
    Plus de trois semaines. C’est la durée des vacances d’été, passées en famille, avec les enfants. Ça donne le vertige.

    Au fond de la classe, pourtant, tout était calme. L’élève Huchon dormait. Un parisien, en moyenne, passe 12 à 15 minutes dans les transports. L’élève Huchon n’est pas concerné, il n’aime pas le métro.

    Avec les candidats de la liste de la majorité présidentielle, en Essonne comme dans l’ensemble de la grande couronne francilienne, nous pensons qu’il est possible de réduire d’un tiers ce temps de transport quotidien.

    Régionales : J-8

    Lundi 8 mars 2010 à 10:07 1 commentaire

    À J-8 du 1er tour, je me rends avec mes colistiers à la rencontre des Essonniens dans les gares, cafés, associations de quartiers, sur les marchés et même… dans les embouteillages. Ici, nous étions avec Valérie Pécresse à Sainte-Geneviève-des-Bois pour le marché dominical :


    Tractage à Sainte-Geneviève-des-Bois
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    Porte de Versailles, Aïda chante l’agriculture française

    Samedi 6 mars 2010 à 17:02 2 commentaires

    salon agriculture

    J’ai visité le Salon de l’Agriculture hier soir. Il est encore ouvert aujourd’hui et demain, je vous encourage à aller y faire un tour. Impossible de tout visiter en moins d’une demi-journée, c’est immense et d’une richesse invraisemblable.

    Toutes les filières et tous les territoires sont rassemblés, c’est à la fois un panorama de l’agriculture française, des semences et des technologies, un véritable jardin zoologique où bovins (mes préférées, ce sont les Normandes) et ovins se disputent la vedette (j’oublie la basse-cour, dans laquelle on tombe dès l’entrée) et, il faut bien le dire, un festival pour les pupilles et les papilles.

    On peut goûter à toutes sortes de produits, les éleveurs et les producteurs sont là pour nous guider, et découvrir un nombre incroyable de produits du terroir. J’ai bien sûr davantage visité les stands de l’Essonne, pour goûter les pots de miel aux cent saveurs de la Miellerie de Misery ou découvrir les nouvelles préparations de l’herbier de Milly ou encore le foie gras de Puiselet le Marais.

    En se promenant dans les allées, on ne peut que se dire que l’agriculture est une véritable culture, à la croisée de l’ingéniosité humaine, du soin de l’environnement, du rapport à la nature. On est plongé aussi dans une véritable histoire, celle des rapports que les hommes entretiennent avec les autres vivants, végétaux et animaux, et celle de l’évolution des technologies.

    Plus tard dans la soirée, rejointe par Xavier Bertrand, j’ai pu m’entretenir avec des agriculteurs. Nous sommes le premier pays agricole de l’Union européenne.
    C’est ce que nous rappelle ce vaste Salon, en même temps qu’il nous dit la chance que nous avons et la responsabilité qui est la nôtre, au moment où bien des filières agricoles sont très durement frappées par la crise.

    La diversité agricole est un trésor que nous allons devoir préserver. Il est menacé, c’est incontestable, mais il est à ce point au cœur de notre identité collective que d’y renoncer, ce serait renoncer à nous-mêmes. C’est ce que chante Aïda, la vache mascotte du Salon.


    Visite du salon de l’agriculture
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    Spice Girls et Drôles de dames

    Vendredi 5 mars 2010 à 18:42 35 commentaires

    oreillesde mickey1

    Qu’il y ait des femmes politiques est une réalité dont certains hommes semblent ne pas pouvoir s’accommoder. Il y a quelques semaines, un opposant socialiste essonnien disait des têtes de liste UMP en Île-de-France (Valérie Pécresse, Chantal Jouanno, Rama Yade et moi-même) que nous étions les « Spice Girls » de la Droite.

    Aujourd’hui dans le Figaro.fr, c’est le journaliste Éric Zemmour qui nous compare cette fois aux « Drôles de dames ». Dans les deux cas, les femmes sont rassemblées dans un groupe. A l’image de petits pois, elles sont identiques et interchangeables, et elles ont des rôles de composition qui ne sauraient bien sûr dissimuler l’essentiel : elles ne sont pas à leur place.

    C’est étrange, non, cette obstination à vouloir enfermer les femmes dans des rôles fictifs pour mieux moquer leur incompétence ? Finalement, il y a des têtes au sommet desquelles les oreilles de Mickey seraient du plus bel effet.

    Les mauvais calculs du Conseil général de l’Essonne

    Mardi 16 février 2010 à 14:09 34 commentaires

    calcul

    Dans l’Essonne, le Conseil général que dirigent les socialistes a puisé dans ses fonds pour financer des campagnes de communication hostiles au Gouvernement. Des affiches et des espaces publicitaires, puis des brochures et divers courriers ont été fabriqués et publiés pour servir une campagne caricaturale contre le projet de réforme des collectivités territoriales, au moment où il est discuté au Parlement.

    Je m’associe bien sûr aux élus du groupe UMP du Conseil général de l’Essonne pour condamner fermement l’utilisation qui a été faite de l’argent des Essonniens à des fins partisanes. Depuis la fin de l’année 2009, le Conseil général a consacré rien moins que 200.000 euros à cette campagne.

    Je soutiens pleinement l’initiative prise par les élus qui viennent de porter plainte auprès du Procureur de la République et de rappeler que le rôle de l’institution départementale n’est pas, comme a pu le croire l’exécutif du moment, de financer une campagne nationale pour le compte du Parti socialiste.

    Les collectivités que dirigent les socialistes accablent leurs habitants d’impôts depuis des années. On se demande parfois ce qui est fait de cet argent public. La réponse en Essonne est malheureusement explicite. Le Conseil général avait pourtant une autre campagne à mener, d’intérêt général celle-là : une campagne consacrée à la promotion des métiers en Essonne et des talents de banlieue. Elle n’a pas pu être financée.