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	<title>Nathalie Kosciusko-Morizet &#187; usage</title>
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	<description>Le blog de NKM</description>
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		<title>Initiation au Web 2.0 : premiers retours d’expérience</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 12:05:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nkm</dc:creator>
				<category><![CDATA[Libre cours]]></category>
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		<description><![CDATA[Au moment de ma prise de fonction, en janvier dernier, au secrétariat d’État à la Prospective et au Développement de l’économie numérique, j’ai accru mon usage d’Internet, notamment en m’initiant aux réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Heureux hasard, pure coïncidence… Non, simplement une question de tempérament, un penchant naturel pour l’empirisme qui me pousse, chaque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class='shadow'><a href="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2009/10/initiation-web20.jpg"><img src="http://nkm-blog.org/wp-content/uploads/2009/10/initiation-web20-568x340.jpg" alt="initiation web20" title="initiation web20" width="568" height="340" class="aligncenter size-medium wp-image-970" /></a></p>
<p>Au moment de ma prise de fonction, en janvier dernier, au secrétariat d’État à la Prospective et au Développement de l’économie numérique, j’ai accru mon usage d’Internet, notamment en m’initiant aux réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Heureux hasard, pure coïncidence…<br />
Non, simplement une question de tempérament, un penchant naturel pour l’empirisme qui me pousse, chaque fois que possible, à avoir recours à l’expérience pour guider mon action politique. Approche que j’ai déjà adoptée avec l’écologie et que je prolonge aujourd’hui jusque dans la gestion de Longjumeau, où je m’emploie à mettre en pratique localement les principes du Grenelle de l’environnement.</p>
<p>Mais revenons à Internet, car l’ouverture de mon blog est l’occasion de dresser le premier bilan de ces 8 mois d’utilisation assidue des outils du Web 2.0.</p>
<p>J’ai, avant tout, découvert, un lien direct avec vous, une relation humaine toute nouvelle totalement interactive, immédiate, libre, sans affectation, et en perpétuelle évolution. J’y ai vu d’emblée une autre façon d’être en prise avec le terrain.</p>
<p><span id="more-780"></span><br />
Depuis mes premiers pas sur Facebook et Twitter, je me sens dans la peau d’un pionnier propulsé dans un espace sans limite, qui se réinventerait sans cesse, une forme de « work in progress » dont le carburant serait l’intelligence collective. C’est à la fois vertigineux et exaltant.</p>
<p>Côté exploration, je n’en suis encore qu’aux tâtonnements et pourtant au fur à mesure de mon apprentissage, je prends conscience de la puissance de ces objets. Plus je pratique, plus je réalise à quel point il appartient à chaque utilisateur d’imaginer les usages qui lui conviennent, comme si par capillarité chaque usage en appelait un autre.</p>
<p>A la manière d’un jeu vidéo, j’accède à différents niveaux, ouvrant chaque fois sur une dimension nouvelle. A ce stade de mon parcours, je suis déjà saisie par la valeur ajoutée que représentent les réseaux sociaux dans le cadre de mon activité :</p>
<li>En tant qu’espace d’expression libre et directe qui autorise l’emploi du « je » une nouvelle d’écriture, personnelle et maîtrisée que ne permettaient, véritablement jusque-là, ni la communication institutionnelle ni les médias traditionnels.</li>
<li>En tant qu’expérience collaborative. Une manière de travailler en projection, de repousser les murs du ministère, pour faire remonter et échanger points de vues, propositions et avis. Un matériau précieux qui me sert à nourrir ma réflexion sur des questions aussi sensibles et pointues que la neutralité du réseau ou la protection des données personnelles.</li>
<li>En tant que caisse de résonance de l’action du secrétariat d’État. Twitter m’a permis notamment d’optimiser le lancement des appels à projets « Serious game » et « Web 2.0 », qui ont été l’objet d’une mobilisation record avec plus de 500 dossiers de candidature.</li>
<li>En tant que canal instantané d’information et de dialogue. Application que j’ai, d’ailleurs, testée le 10 septembre dernier, à l’occasion du séminaire intergouvernemental consacré à la place du numérique dans le grand emprunt. Les contraintes liées à l’organisation ne laissant pas de place à l’interactivité, j’ai commenté les débats et échangé en live avec les internautes en mode micro-blogging. Résultat, le hashtag* #emprunt est arrivé ce jour-là en tête sur Twitter. Avec plus de 1000 tweets, il s’est placé devant le traditionnel champion toute catégorie, le hashtag #sex !
<p>Au-delà de tous ces enseignements, la grande leçon que je tire de ma connaissance du réseau, c’est qu’on ne peut l’investir à moitié. Il faut en accepter la part d’inconnu comme le caractère incontrôlable.</p>
<p>Or, cette règle du « sans filtre » consubstantielle de la spontanéité, de l’instantanéité d’Internet, bref de toutes ces vertus que je viens juste de louer, constituent également une mise en danger. Une brèche qui expose aux fausses rumeurs et aux provocations des trolls**. Sans doute, la vieille histoire de la médaille et de son revers.</p>
<p>Au final, le côté obscur de la toile ne saurait me priver de sa fréquentation et je reste plus que jamais persuadée de la nécessité d’être praticien d’Internet pour comprendre l’ampleur de la révolution numérique. C’est donc en internaute avertie que j’y poursuis ma route.<br />
</p>
<blockquote><p>* Hashtag : mot clé utilisé sur Twitter pour regrouper les messages autour d’un même thème.<br />
** Troll : désigne un provocateur sur le net</p></blockquote>
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