Source : Le site du Tour de France
Cette année, le dimanche 25 juillet, la dernière étape du Tour de France partira de Longjumeau. Les coureurs parcourront 105 km, avant de rejoindre les Champs-Élysées. Je serai sur la ligne de départ, avec tous les Longjumellois que cette étape magique du Tour va enthousiasmer.
Je vais à ma façon parcourir quelques étapes, à un rythme moins enlevé : j’ai commencé jeudi dernier une série de déplacements, en allant à la rencontre des militants du Mouvement populaire, chez eux. Le secrétaire général adjoint de l’UMP que je suis a besoin de se rendre au cœur des fédérations. Les dernières élections régionales ont été marquées par une abstention dont j’ai envie de comprendre les raisons sur place, en discutant avec les uns et les autres des inquiétudes et des attentes. Un mécontentement s’est exprimé, partout, et je souhaite aller en entendre les raisons dès que le temps m’en sera donné.
Jeudi, ma première étape m’a conduite à Nantes. Étape de plaine, avec quelques pavés. J’ai rencontré les militants de la région et les responsables départementaux du Mouvement populaire. Débats très vifs, échanges très intéressants, avec beaucoup de franchise, d’espoirs et de détermination. Nous avons bien sûr discuté du dernier scrutin, celui des Régionales, des raisons de l’abstention et de l’échec de nos listes.
Fallait-il ou non unir les forces de droite comme nous l’avons fait ? L’offre était-elle claire ? Notre message était-il adapté à tous les électorats, qu’ils soient urbains ou ruraux ? Nos listes régionales ont-elles pâti d’un mécontentement national ou pas ?
Tous les sujets ont été abordés, y compris ceux qui fâchent. Nous sommes revenus sur des mesures nationales qui désorientent ou contrarient les uns et les autres, en évoquant la taxe carbone et la fiscalité, et nous avons évoqué les sujets d’avenir, notamment celui des retraites. En la matière, la demande est d’abord une demande de clarification. Les militants, comme la plupart des Français, n’y voient pas clair.
Le Mouvement populaire va consacrer sa première grande convention sur les retraites le 19 mai, avant de poursuivre un travail de concertation dans l’ensemble des départements.
Je suivrai ce dossier à l’UMP et m’attacherai à défendre une réforme que je perçois comme nécessaire, pour les raisons démographiques et budgétaires que l’on sait, et qui doit être l’exemple même d’une réforme juste. La question des retraites pose de manière cruciale la question du lien social, du lien générationnel et de l’action publique. Elle nous demande comment nous voulons vivre demain, ensemble. Ce débat important, j’en ferai l’un des fils conducteurs des rencontres qui m’attendent.
Dans les semaines à venir, je vais donc me rendre dans d’autres villes et d’autres campagnes. Je sais déjà que j’irai à Marseille début juillet, et j’aurai l’occasion dans un prochain billet de vous donner le détail de mes autres étapes.


politoblog
15 avril 2010, 14:33Lors des dernières élections régionales, lors du second tour, je me suis abstenu. Et j’en suis fier. Car mon abstention lors de ce scrutin était politique. Alors que l’Etat UMP minimisait sa défaite du premier tour par le taux d’abstention, c’était pour moi une façon de signifier mon mécontentement plus marquante, que de faire un simple vote sanction pour l’opposition PS qui aurait traduit ce vote un injustement par l’approbation de sa politique dans les régions. Et c’était la première fois que je m’abstenais.
Lorsque l’on regarde l’évolution de l’abstention, on se rend compte d’abord que dans toutes les démocraties occidentales il y a la même tendance ; de plus en plus d’abstention. On note aussi que l’abstention varie en fonction aussi de l’importance de l’élection, des enjeux et des sujets. Les élections locales (à l’exception des municipales) drainent plus d’abstention car aux yeux des électeurs, ces élections ont moins d’importance. Contrairement aux législatives et surtout aux présidentielles. Si l’on se souvient des faits de campagne des régionales, il reste quoi ; L’affaire Soumaré, Martine Aubry contre Georges Frêche, quelques vagues problématiques sur les transports en Ile de France et c’est tout. Il me semble que les politiques et surtout les médias ne savent pas vendre à leur public les enjeux des élections. On notera que lors du vote sur le Traité Constitutionnel européen il y avait eu un débat passionné et passionnant, sur un sujet pourtant abstrait et complexe, alors que dans l’opinion, les élections européennes sont souvent perçues comme secondes. Donc il incombe aux politiques de relever le débat, d’expliquer les enjeux de l’élection pour intéresser les électeurs. Trop souvent, à tort, les partis politiques pensent que les élections ne sont qu’une affaire de personne et quand désignant une tête de liste charismatique, cela suffira à fédérer les électeurs dans les urnes. Vaste erreur.
En outre, lorsque l’on s’intéresse aux données brut de l’électeur moyen, on se rend compte que des facteurs tel que l’âge, le niveau social, la stabilité professionnelle, sont autant de facteurs qui favorisent le vote, la vie citoyenne … etc. Tous les éléments qui sont des moteurs de l’exclusion sociale, sont des moteurs de l’exclusion politique. Je ne crois pas qu’un français d’origine étrangère, se sente intégré, lorsque qu’on lui assène les canons de l’identité nationale.
Il me semble que les sondages peuvent être un facteur de désintérêt et de mobilisation pour les électeurs. Grâce aux sondages, on sait quasiment par avance quels seront les vainqueurs et les battus. Au cinéma quel spectateur aimerait savoir à l’avance si le héros triomphera ou chutera. Il me semble, c’est personnel, qu’à cause des sondages, les élections perdent de leur sel. Ex : On savait avant le premier tour que l’Ump allait prendre une « branlée » lors des régionales.
mercier pierre
15 avril 2010, 17:42Madame,
militant du sud, j’aimerais savoir quand comptez vous passer dans la région PACA, car nous aimerions participer à ce genre de débats. Ce que je regrette lors des dernières élections , c’est que nous sommes allés au débats, normal, mais j’amis on nous a donner la parole?? On se déplce pour vous écouter, bien, mais jamais vous nous écouté?? cela n’est pas normal, alors oui pour un débats avec les militants car nous avons notre opinion et il serait bien de l’écouter.
dans l’espoir de pouvoir vous voir chez nous
PIERRE
NonExprimé
16 avril 2010, 10:22Je suis allée voter et je n’ai rien mis dans l’enveloppe. Je me suis exprimée : je refuse de prendre position entre blanc bonnet et bonnet blanc. Pas de gaité de coeur, mais ecoeurée. Et Hop, d’office, je suis décomptée dans les non-exprimés. La population a besoin de s’exprimer et un bulletin de vote sur des millions, une fois tous les 4 ou 5 ans, ne suffit pas. La logique binaire non plus.
L’information et le contrôle des actions des élus par la population est un premier garde-fous aux derives de tout poil. Et Dieu sait qu’il y en a, pas besoin de bruler des kms: il suffit de regarder autour de soi. Par exemple, les conseils municipaux, à quelques rares exceptions près, sont des chambres d’enterrinement. Parfois désinformés par moultes mensonges et autres omissions, parfois informés, voire initiés, mais souvent manipulés consentants et dépendants tellement de leurs avantages, et de la volonté du clan, qu’ils en sont devenus muets. Est-ce cela la démocratie?
Je suggère que vous fassiez, au lieu du tour de France, dans chaque ville où vous avez été élue députée, une réunion publique avec un seul sujet: « venez dire pourquoi vous n’avez pas voté ou pourquoi si vous avez voté, ce n’est ni pour l’un ni pour l’autre. Ce n’est pas un tour de France que je vous propose, mais un tour simple de citoyenne, à l’écoute, pour pouvoir comprendre et répondre aux demandes et questions posées. Pour pouvoir demain les représenter.
En vacances ce jour là
27 mai 2010, 16:41Bonjour Madame la Secrétaire d’Etat,
Combien cela coûte-t-il à notre collectivité de donner le départ de cette dernière étape du Tour, lorsque nous sommes pour une grande partie en vacances dans une autre région de France ?
Cordialement,